Organisation des écoles oloronaises : la proposition d’un citoyen lambda (chronique « il n’y a pas que les élus qui peuvent avoir une idée sur la question »)

Le blogueur est ronchon aujourd’hui. Vous avouerez qu’il y a de quoi : un conseil municipal démobilisé, un maire privé de GPS qui navigue à la godille, une majorité aux abonnés absents, une opposition en panne de propositions, la méthode avec laquelle nos élus se penchent sur un problème plus que crucial, à savoir l’organisation de nos écoles face à a chute de la démographie scolaire (voir billet précédent), est à l’image de la gestion municipale dans son ensemble, c’est-à-dire nébuleuse. Heureusement qu’il existe, dans le cas d’espèce, des citoyens lambda, tel ce lecteur du blog, décidés à apporter leur contribution à une réflexion qui tarde à mûrir chez ceux qui nous gouvernent. Revoyons tout ça dans le détail. Lire la suite « Organisation des écoles oloronaises : la proposition d’un citoyen lambda (chronique « il n’y a pas que les élus qui peuvent avoir une idée sur la question ») »

L’adjointe aux écoles lâchée publiquement par le maire (chronique « solidarité municipale »)

Avec le lâchage (pas encore un lynchage) public de Dominique Foix, adjointe aux écoles, par le maire, nous vivons aujourd’hui une nouvelle illustration de la solidarité sans faille mais aussi des relations de confiance qui se sont tissées au fil du mandat entre les membres de la majorité municipale. S’il s’agissait seulement d’une affaire de personnes, cela prêterait à sourire. Mais c’est aussi un signe supplémentaire de la gestion chaotique dont les Oloronais font les frais. Retour sur cet épisode. Lire la suite « L’adjointe aux écoles lâchée publiquement par le maire (chronique « solidarité municipale ») »

Conseil municipal du 4 février 2019 : une séance mélatonine qui s’est réveillée dans le dernier quart d’heure

Séance mélatonine, du nom de cette hormone du sommeil. Oui, cette séance du conseil municipal a été d’un ennui mortel, si l’on excepte la question d’actualité qui s’est invitée en fin de réunion et qui a eu le mérite de réveiller tout le monde. Au final, et malgré les échéances électorales qui se profilent, tout s’est déroulé dans le calme. Le calme qui précède la tempête ? Lire la suite « Conseil municipal du 4 février 2019 : une séance mélatonine qui s’est réveillée dans le dernier quart d’heure »

Pierre Serena, un adjoint au maire tout feu tout flammes

D’un joueur de rugby qui vient de réaliser un match exceptionnel, les journalistes sportifs, qui ne sont jamais avares de clichés, écrivent qu’il a « mis le feu aux tribunes ». Je ne sais si l’une des prestations de Pierre Serena lorsqu’il maniait le ballon ovale a mérité cette expression. En tout cas, il peut se vanter d’avoir allumé une belle polémique après les propos qu’il a prononcés à la suite de l’incendie qui a détruit la tribune principale du stade Saint-Pée le 6 mars dernier. Lire la suite « Pierre Serena, un adjoint au maire tout feu tout flammes »

Incendie des tribunes du stade : des élus municipaux ont choisi leurs coupables

Pourquoi la Gendarmerie s’escrimerait-elle à déterminer à l’issue d’une enquête sérieuse quels sont les causes (et éventuellement les auteurs) de l’incendie qui a ravagé les grandes tribunes du stade Saint-Pée en début de semaine ? Il suffirait qu’elle interroge les fins limiers de la municipalité qui, maire et adjoint aux sports en tête, ont déjà leur réponse. Mesdames et messieurs de la police scientifique et technique, ne cherchez plus, regardez juste autour du stade, du côté du lycée Jules Supervielle et du lycée Guynemer, surtout de ce dernier côté d’ailleurs. Lire la suite « Incendie des tribunes du stade : des élus municipaux ont choisi leurs coupables »

Lycée Guynemer : des élèves s’exposent

La méconnaissance de certains milieux peut nourrir des préjugés à leur égard. Parfois jusqu’à la caricature. Il est en ainsi, pour ce qui me concerne, de l’Éducation Nationale. J’y vois une énorme maison, coupée du monde réel, repliée sur elle-même, chargée de bourrer le crâne des jeunes qui lui sont confiés, limitant autant que faire se peut leur capacité d’expression. Une simple visite du lycée des métiers Guynemer a suffi pour tempérer cette impression un rien radicale. Pas question dans ce billet de parler technique. Lire la suite « Lycée Guynemer : des élèves s’exposent »

Vœux du maire : opération bla-bla

On a pu s’en apercevoir avec le billet d’il y a deux jours, la trêve des confiseurs a pris fin pour Oloronblog. Et avec elle s’est close – avant même d’avoir été ouverte – la liste des bonnes résolutions prises à l’aube de l’année 2016. Bonnes résolutions au premier rang desquelles figurait Lire la suite « Vœux du maire : opération bla-bla »

La présence des curés au lycée confirmée par le maire lui-même

Ce qui n’était que bruit de fond est devenu fait réel : le gymnase du lycée Jules Supervielle et le gymnase Scohy ont bien été mis par le maire à disposition d’une communauté religieuse durant cet été sans que, pour ce qui concerne le lycée, l’autorisation de l’établissement ait été obtenue. C’est Hervé Lucbéreilh en personne qui l’a confirmé au quotidien Sud-Ouest qui a consacré un long article à cette affaire dans son édition du 22 octobre.

C’était, toujours selon les propos du maire, pour loger 300 jeunes. À partir des éléments d’information donnés par Sud-Ouest et après une rapide navigation sur internet, il s’agit de jeunes qui accomplissaient le trajet Pau-Lourdes dans le cadre de la « Route Saint-Martin 2015 ». On peut trouver bizarre qu’un tel parcours passe par Oloron pour aller de Pau à Lourdes. Mais les voies du Seigneur sont impénétrables ! Et puis si tous les chemins mènent à Rome, ils mènent aussi à Lourdes.

Petite explication de texte pour mieux se mettre dans le contexte. La « Route Saint-Martin » est un pèlerinage annuel de 200 à 300 jeunes de 17 à 30 ans qui, durant le mois d’août, cheminent en France sur les hauts lieux de la chrétienté, encadrés par des prêtres et des séminaristes de la Communauté Saint-Martin (et non Saint Marc, comme l’indique Sud-Ouest). La communauté Saint-Martin est une communauté de prêtres et diacres que l’on peut sans grand risque qualifier de traditionnalistes (et non pas intégristes) : retour aux valeurs chrétiennes d’autrefois, port de la soutane, messe en latin etc. Notre évêque de Bayonne, Lescar et Oloron est issu de cette communauté. Celles et ceux qui connaissent ses prises de position admettront que c’est loin d’être le plus progressiste des évêques de France.

Mais nous nous éloignons là d’Oloron. Pour revenir à ce qui nous concerne, et au risque de choquer, je ne vois, sur le principe, aucun inconvénient à ce que le maire mette un local municipal à la disposition d’une association à objet religieux. Mais à des conditions non négociables :
– aucune activité à caractère religieux dans le local ;
– aucun signe extérieur religieux porté dans le local (et la soutane en fait partie… comme en ferait partie le voile islamique) ;
– mise à disposition uniquement pour une activité en rapport avec la destination du local (un gymnase n’a pas à servir de dortoir) ;
– conditions d’occupation pas plus favorables que celles consenties aux associations locales ;
– passation d’une convention d’occupation reprenant l’ensemble de ces règles.

Tiens parlons des conventions d’occupation. À l’évidence le maire a outrepassé ses pouvoirs en mettant à disposition le gymnase du lycée sans l’autorisation du propriétaire et pour une activité qui n’avait rien de sportif. Mais, si l’on en croit l’organisateur du pèlerinage, cité par Sud-Ouest, une convention a été signée entre la communauté Saint-Martin et la mairie. Si j’étais élu municipal, je demanderais sans perdre de temps communication de cette convention, si tant est qu’elle existe vraiment. Peut-être nous éclairerait-elle un peu sur les conditions offertes par la mairie d’Oloron pour l’accueil de ces jeunes et de leurs accompagnants en soutane.

À la fin des ordonnances royales figurait autrefois la formule « Car tel est notre bon plaisir ». Cette formule ou les actes qui en tiennent lieu n’ont plus leur place dans une collectivité locale au XXIe siècle. Qu’on se le dise.

Post-scriptum- À la lecture de l’article de Sud-Ouest, on sent que le maire a été passablement énervé par les questions posées par le journaliste. L’article est publié le jeudi 22 octobre. Il paraît que depuis ce vendredi 23 octobre, ce journaliste ne fait plus partie de l’équipe du quotidien régional. Mais il n’y aurait aucune relation de cause à effet entre les deux évènements.
(Actualisé le 24 octobre à 12 h 04) : Monsieur Testemale vient de confirmer par tweet qu’il n’y avait pas de relation entre son départ de Sud-Ouest et « une éventuelle intervention divine ou municipale ».

Le lycée Jules Supervielle squatté cet été par des curés en soutane ?

Don Camillo

 

Attention ! Ceci n’est pas une information. Pas encore. Notre informatrice emploie d’ailleurs le conditionnel pour rapporter ce bruit de couloir qui, s’il se vérifie, n’étonnerait pas grand monde, mais choquerait la plupart d’entre nous. Et mériterait alors que le Conseil régional, qui a en charge les lycées, s’y intéresse. Un des lecteurs du blog est-il en mesure de démentir ce bruit de couloir, ou bien de le confirmer avec certitude ?

Le voici, livré ici tel que reçu :  » Il semblerait que cet été le personnel de direction du Lycée J Supervielle ait fait la surprenante rencontre d’un curé, style « Don Camillo » à l’intérieur des locaux de l’établissement. Après vérification la « Mairie » aurait accepté d’accueillir un groupe de curés en soutane dans le gymnase du lycée et même les aurait autorisé à y dormir sans que la direction du Lycée n’ait été informée de quoi que ce soit ».

Par acquit de conscience, j’ai tenté de vérifier si, par cas, la ville n’avait pas conclu avec la Région une convention permettant l’occupation temporaire des locaux. Dans le fourre-tout qu’est devenu son site internet, j’ai bien trouvé une convention passée devant le conseil municipal du 5 octobre. Ce pouvait être l’objet de ma recherche car elle concernait l’hébergement…. d’un groupe folklorique. Mais c’était au lycée agricole de Soeix et non à Jules Supervielle. Les recherches se poursuivent donc.

Coût des écoles : les calculettes ont chauffé à la mairie

ÉcoleIl y a quelques jours, je m’interrogeais sur le montant apparemment surévalué des dépenses de fonctionnement consacrées aux écoles par la mairie : un communiqué municipal les annonçait à 1 665 000 €, soit 2 220 € par élève. Hier, La République se posait la même question. Depuis, les calculettes ont chauffé dans les services. Ne cherchez plus ! Nous avons la réponse via La République de ce matin.

En fait, selon les services de la ville, le montant des dépenses est dû pour l’essentiel aux frais de personnel. 53 agents seraient employés dans les écoles (dans les classes, dans les cantines, à l’entretien etc..) pour un coût total de 1 310 000 €. Cette somme laisse supposer que tous ces agents sont employés à plein temps. On sait que c’est loin d’être le cas pour certains d’entre eux, je veux parler des vacataires. Mais, admettons. Restent trois questions.

Question n°1 : si ces frais de personnel peuvent être aujourd’hui évalués avec une telle précision, comment se fait-il qu’ils ne figurent pas dans le budget sous le poste « éducation » ? Le propre d’une comptabilité analytique, c’est bien de donner une idée précise du coût de chaque service. Par souci de bonne gestion. Ce n’est à l’évidence pas le cas ici.

Question n°2 : à quoi sont employés ces agents communaux durant les 16 semaines de vacances scolaires ? Il y a certes leurs 5 semaines de congés payés et 2 ou 3 semaines pour nettoyer et remettre en état les établissements scolaires. Mais que font-ils les 7 à 8 semaines qui restent ? Si bonne gestion il y a, ils sont affectés dans d’autres services de la commune… et ne pèsent donc plus alors sur le budget des écoles.

Question n°3 : frustré de ne pas avoir été élu au poste de vice-président de la CCPO, Hervé Lucbéreilh avait, en représailles, fait voter le 25 juin 2014 par sa majorité l’obligation pour les communes extérieures de participer dorénavant aux dépenses de fonctionnement des écoles oloronaises dès lors que certains des enfants de ces communes fréquentaient l’une de ces écoles. Sur la base des dépenses de fonctionnement constatées en 2013, le conseil avait alors fixé à 615 € les charges de fonctionnement par élève. Si je comprends bien l’explication donnée aujourd’hui par les services de la ville, les dépenses de fonctionnement n’incluaient pas les frais de personnel l’an dernier, mais les incluent cette année ? Pas clair, clair tout ça.

En conclusion pour ceux qui commenceraient à ressentir une indigestion de chiffres, le montant des charges du personnel municipal affecté aux écoles est manifestement surévalué. Et comme la mairie ne tient aucune comptabilité analytique permettant de chiffrer ces charges avec précision et sans contestation, le maire peut annoncer les sommes qui lui chantent. Il fait de la communication, pas de l’information.