À la veille de la Saint Hervé, Jean-Luc Méchantlong souhaite une bonne fête à M. Lucbéreilh


Jean-Luc Méchantlong boucle aujourd’hui son passage en revue des quatre listes en lice le 28 juin prochain. C’est au tour d’Hervé Lucbéreilh d’avoir les honneurs de cette chronique qui paraît, hasard du calendrier, la veille de la Saint Hervé. Jean-Luc Méchantlong a intitulé son billet « Morne plaine ». Un titre énigmatique ? Pas tant que ça.

MORNE PLAINE

Alors que la campagne officielle pour le second tour des municipales est désormais ouverte, j’ai comme l’impression que l’ambiance autour de le liste « confluence des énergies » est quelque peu plombée.

Avouons que le second tour ne se présente pas sous les meilleurs auspices (aucune allusion ici à la moyenne d’âge un peu élevée des 5 premiers membres de la liste). C’est qu’il n’est pas très fréquent que les quatre postulants du premier tour se retrouvent à nouveau face à face au second. Il y a bien eu une proposition de désistement, et, pourquoi pas, de fusion. Après tout, on avait déjà vu cela dans une autre vie. D’accord, c’était juste pour rire. Mais il y a quand même quelques voix à rattraper.

Qu’à cela ne tienne, en bon professionnel, Hervé Lucbéreilh tente le coup de l’accord secret, passé dans son dos entre Bernard Uthurry et Daniel Lacrampe. Il se pourrait bien que cette manœuvre, un peu téléphonée, n’ait pas retenu tout l’intérêt qu’il en attendait. A part pour quelques initiés, c’était déjà un peu moins marrant.

Là, pris un peu de panique, l’actuel maire d’Oloron a essayé de flatter son futur ancien adjoint en le comparant à Poulidor. Car ne nous trompons pas, lorsque le Richard Virenque de la politique Oloronaise, dopé à l’insu de son plein gré, qui pourrait bien être exclu du (second) tour, se mesure à « l’éternel second », il ne fait que lui rendre hommage. Y’a pas photo comme on dit dans la presse sportive en évoquant leurs réputations respectives.

Pour arranger le tout, l’opération masques n’a pas connu un grand succès. Je ne serais pas loin de penser que la date choisie pour leur arrivée n’était pas la meilleure. Mais peut-on attendre beaucoup de réactivité du leader d’une liste dont la rubrique « actualité » du site n’a pas bougé depuis le.23 Avril (relevé à la date du 15 Juin). Certes c’était pour nous tenir informés sur la sortie du confinement le 11 Mai dernier, mais bon, il s’est passé des choses depuis. Dans le même esprit, si un des candidats de « Confluence des énergies » rencontre Hervé Lucbéreilh, peut-il lui indiquer, en réponse au dernier communiqué figurant sur la page d’accueil, que la date du second tour a été fixée au 28 Juin prochain. On voit déjà que la mise en place proposée d’un référent numérique s’impose. A priori, il ne devrait pas être recruté dans cette liste….

Finalement, j’ai l’impression que Hervé Lucbéreilh est en train de vivre ses « cent jours », vous savez, ceux qui ont précédé Waterloo puis l’abdication de Napoléon. Tout le monde est contre lui, il essaie désespérément de nouer des alliances vouées à être dénoncées, il s’emploie à discréditer ses adversaires, espérant les vaincre isolément, l’un après l’autre. Et même la composition de sa liste soutient la comparaison avec cette période. Il a regroupé autour de lui d’un côté de vieux briscards et de l’autre de nouveaux venus dans la politique locale. Les premiers, qui ont parfois changé de camp, sont venus chercher qui des médailles, qui des titres de noblesse. Les seconds, et c’est tout à leur honneur sont là par fidélité à l’homme, indépendamment de son comportement, ou pour renvoyer l’ascenseur après un service rendu. Hervé Lucbéreilh, c’est peut-être un peu Napoléon, mais un Napoléon qui aurait beaucoup emprunté à Caliméro : « c’est vraiment trop injuste, tout le monde est contre moi ».

J’entends déjà quelques commentaires teintés d’indignation : « Comment oses-tu, intervenant aussi incompétent que persifleur, faire une telle comparaison ? Tu n’as aucune crédibilité en la matière, que ce soit sur le plan historique ou sur celui de la politique locale »

Si fait pertinent contradicteur, pour me faire pardonner, je propose une idée de scénario pour un clip de campagne que pourra s’approprier la liste « Confluence des énergies ».

Imaginez : Hervé Lucbéreilh en redingote blanche à pois rouge (référence obligatoire au maillot de meilleur grimpeur), la main droite passée entre deux boutons, arpente, sur un vélo, la promenade Bellevue. Il a troqué le fameux bicorne contre une coquille d’oeuf posée sur la tête.  Au second plan quelques supporters tendent une banderole sur laquelle on peut lire « Vive Napoméro » ou, au choix, « Vive Caliléon ». Il est suivi de quelques aides de camp qui sont prêts à lui tendre une longue vue, ou un extrait de casier judiciaire vierge. Plus loin, un peu en retard, un autre aide de camp porte un carton sur lequel on peut lire « ffp2 made in RPC ».

Le fond musical est composé d’extraits du « Crépuscule des vieux » (désolé, je n’ai pas pu résister).   En son enchaîné une voix déclame quelques passages des « Châtiments » de presque Victor Hugo (à l’attention d’élèves préparant l’oral du français du bac : gardez-vous bien de citer cette version. Ce serait très mal perçu pour de multiples raisons).

« Illuro!Illuro!Illuro, Quelle peine !

Comme un homme qui bout pour des urnes peu pleines….

Comptage affreux, moment fatal. Hervé inquiet

Sentit que la mairie d’entre ses mains filait.

En vue de l’élection, Labarthe était caché.

Labarthe, espoir superbe et tous les colistiers….

Et leurs voix, c’est écrit, dit « Plus de Lucbéreilh »

En ressassant, il fait la tête, quel réveil ! »

Si avec ça je ne participe pas à un véritable retournement de tendance, c’est que, effectivement je n’ai aucun sens politique.

Je me pose quand même la question de l’après. Imaginons, que malgré mes efforts, le maire ne soit pas renouvelé dans ses fonctions, que fera-t-il ? Il aura le choix entre siéger dans l’opposition ou, pour conserver le modèle de mon impressionnante comparaison, l’exil. Si il devait choisir cette dernière solution, je me permets de lui signaler qu’il existe un quartier Sainte Hélène à Moumour, mais il serait tout à fait compréhensible qu’il opte pour Sainte Marie. J’ai bien une dernière proposition, mais je crains qu’il ne la prenne pas en bonne part : il reste encore le choix de Saint Cérité.

Je suppose le temps venu de me retirer sur la pointe des pieds, en me faisant le plus discret possible. Peut-être que je ferais bien d’aller lire « La politique expliquée aux enfants », tiens.

Jean-Luc Méchanlong

8 commentaires sur « À la veille de la Saint Hervé, Jean-Luc Méchantlong souhaite une bonne fête à M. Lucbéreilh »

  1. Oui on se pose des questions sur cette campagne quand on lit le tract de Lacrampe distribué hier dans les boites aux lettres
    Phrases de 10 lignes sans point, mal rédigées, peu de rigueur dans le choix du vocabulaire , concordance des temps, teutologisme etc . Qui est en charge de sa communication ?

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    1. Bonjour. Nous n’avons pas du lire la même lettre, 3 paragraphes (6, 4 et 3 lignes), ponctués et explicites… Vous devez confondre avec les documents d’un autre candidat où effectivement, il y a quelques phrases pas très claires.

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  2. Si la  » Confluence des énergies » est dans le même état que les passerelles de la
     » Confluence des gaves  » effectivement c’ est mal barré.

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  3. Effectivement, on verra lors de l’élection du Président de la CCPO d’Oloron, s’il y a eu accord entre Uthurry et Lacrampe et si ce dernier a trahi ou pas. On verra bien.

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    1. Non on ne verra rien. S’il est élu ce sera simplement grâce au travail acharné qu’il a fourni au sein de la CCHB durant toutes ces années et à la reconnaissance qui lui a été faite par les élus communautaires, tous bords confondus.

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  4. J’ai beaucoup ri avec ce texte de JL Méchantlong, plein d’humour. La réflexion qui m’est venue à l’esprit en suivant est: quelle carapace les hommes et femmes publiques doivent-ils avoir pour supporter allègrement toutes ces agressions, surtout celles maniées avec humour? Il y a derrière chacun d’eux des êtres humains. Mais d’autre part, je me dis: moi, je ne serais pas capable d’affronter ce déferlement. Alors, je ferais tout pour pour qu’on ait le moins de choses possibles à me reprocher. Rien à se faire reprocher est impossible: tout le monde a quelque chose à reprocher à tout le monde…..
    Alors, si je faisais de la politique, je m’attacherais à respecter le sens étymologique grec et romain des mots tels que  » politique  » et  » république  » : je gérerais la chose publique en tant que bien public et non pas en tant que bien personnel.

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    1. Tout comme moi.Mais le pot de confiture en haut de l’armoire est tellement tentant…D’où l’intérêt de retirer l’escabeau au chenapan.

       » je gérerais la chose publique en tant que bien public et non pas en tant que bien personnel. » Telle devrait être la phrase que tout élu devrait prononcer à haute voix la main sur la bible…le code.

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  5. Vu que cela semble cuit pour le maire, je verrai bien HL postulait pour la place de député mais je n ai rien dit…. Quoi JEAN ? Tu te représente !

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