Tirage de vers du nez (clin d’œil du dimanche)


En réponse aux commentaires suscités par sa contribution précédente parfois prise au premier degré, Jean-Luc Méchantlong a appelé Cyrano de Bergerac et sa célèbre « Tirade du nez » à la rescousse. Histoire de démontrer qu’il n’a ni les vers (d’Edmond Rostand), ni les Verts (de la Liste Citoyenne Oloron 2020) dans le nez.

 Contrairement à ce que vous pouvez penser, j’ai plutôt de la sympathie pour les valeurs que vous portez. Je suis simplement réticent sur la forme un peu, comment dire, austère, de votre démarche.

A l’origine, je souhaitais juste vous provoquer avec ce que je pensais être un brin de malice, espérant de votre part une réponse, disons plus légère. De toute évidence, à une exception près, c’est un échec dont bien entendu « j’assume pleinement la responsabilité en me retirant – provisoirement – de cette campagne électorale ».

A mon sens, le début de ladite campagne manque paradoxalement de vers. Vous voyez que nous pouvons avoir des objectifs communs. Aussi, pour favoriser la renaissance d’un langage plus fleuri, j’ai fait appel à une vieille connaissance qui m’a considérablement aidé en me tirant bien entendu les vers du nez.

Vous me demandez ce que je souhaite comme réponse ? Je veux bien accepter les remarques qui m’ont été faites, mais pour ne rien vous cacher, je les trouve un peu fades en vous contentant par exemple, de « grosses ficelles, facilité, populisme » (au fait, oui, j’ai les cheveux aussi courts que les idées, voilà un indice de plus pour m’identifier). Je ne sais pas, vous auriez pu ressortir quelque vieux mot qui aurait obligé les plus incultes politiquement à se creuser la tête. Tiens « turlupin », qui fleure bon les années 70. Ou simplement ajouter « valet ». Franchement, « Valet du populisme », ça a quand même plus de gueule que populiste, non ?

Alors, quitte à poursuivre dans la provocation, j’ai essayé avec E.R. (c’est son pseudo) de me faire la réponse que j’aurais pu recevoir et que je me dois donc d’accepter. Si elle vous convient, vous pouvez l’employer à l’égard (l’encontre ?) de qui vous voulez. Je vous aurais bien demandé de me le faire alors savoir, mais il semble que vous n’ayez pas mes coordonnées. Qu’à cela ne tienne : le blogueur essaiera de me joindre pour me prévenir.

 Reprenons donc. Populiste, moi ?

  Ah ! Non ! C’est un peu court jeune homme !

On pourrait dire…oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…

En variant le ton, – par exemple, tenez :

Moqueur : « A nous railler quel est donc votre gain ?

C’est donc que vous seriez tant soit peu con….sanguin ! »

Scolaire : « A nos projets, oui venez, adhérez,

Vous en serez surpris et puis con….sidéré »

Furieux : « En écrivant, ce masque vous plaît-il tant

Que vous le remettez, vous si peu combattant ? »

Pieux : « Pensez-vous que pour nous avoir massacrés

On dira vous voyant : voici le consacré ? »

Hautain : « de votre tour, vous nous rentrez dedans,

Revenez donc vers nous, soyez condescendant »

Rieur : « Vous nous quittez ? Seriez-vous peu têtu ?

Vous arrêtez ainsi ! Vous voilà combattu. »

Financier : « Mais, Monsieur, la gestion des écus

On connaît, savez-vous. Enfin : un convaincu »

Direct : « Quoi ? Des idées ailleurs nous aurions pris ?

Nous les avons choisies, vous n’avez rien compris »

Amical : « D’habitudes vous êtes lesté

Des modèles anciens, aujourd’hui contestés,

Vos propos séditieux, j’en suis bien revenu,

On les entend partout, ils sont bien convenus »

Devin : « Nous proposons de nouvelles réformes

Qu’assurément demain vous trouverez conformes »

Directif : « A La Poste il faut vous amener,

Vous nous écouterez, blanc comme un comprimé »

Menaçant : « Les moqueries, maintenant, c’est assez

Vous pourriez devenir un futur concassé »

Finaud : « Pour ce mandat, laissez-nous alterner.

Vous êtes isolé, peu ou prou concerné »

Matheux : « Surtout, pas de désistement, larbins

Vous passeriez pour de drôles de concubins

Et votre position pour le moins insoumise

Serait évidemment pour le moins compromise »

Incitatif : « Donnez-nous en Mars les moyens,

Par votre bulletin soyez concitoyen »

Vengeur : « Avec Alex, vous n’irez pas au ciel,

Vous êtes trop méchants, tenez : consubstantiels ! »         

 

Voilà ce qu’à peu près, mon cher vous m’auriez dit

Si vous aviez, Oh joie ! Un petit peu d’esprit  

Il est si facile d’en colère vous mettre :

Pour peu que l’on charrie les trois fameuses lettres.

En contestant ainsi le projet LCO                                 

Vous saisissez bien vite votre furieux stylo

Montrant, hélas, combien ainsi je vous énerve,

A vouloir provoquer juste un soupçon de verve.

Pour conclure définitivement, je nous souhaite que les efforts que vous développez pour répandre le terreau de l’écologie soit reconnus de tous et que tous les candidats en lice (même si aucun ne recevra mon bulletin) auront à cœur de s’engager concrètement. Moi, je m’en vais écouter quelques cassettes (habitude de vieux) de Georges BRASSENS, après ça ira mieux pour tous. Ne me remerciez pas.