Entre 2008 et 2017, la population de la communauté de communes du Haut-Béarn est restée stable


Il y a quelques jours, nous examinions ici l’évolution de la population municipale d’Oloron entre 2008 et 2017, dernière année dont l’Insee vient de communiquer les chiffres. Un lecteur du blog suggérait que nous regardions aussi ce qu’il en était sur les 48 communes composant aujourd’hui la communauté de communes du Haut-Béarn (CCHB).

Rappelons d’abord une définition : « La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, […], les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. »

Que nous dit l’Insee pour les communes de la CCHB ? Nous allons le voir grâce à 4 tableaux qui nous montreront successivement :

  • L’évolution de la population municipale de la CCHB entre 2008 et 2017
  • La population municipale de chacune des communes de la CCHB année par année entre ces deux dates
  • Le pourcentage d’évolution pour chacune des communes entre 2017 et 2008
  • L’évolution du nombre d’habitants pour chacune des communes entre 2017 et 2008

Tableau n° 1 : L’évolution de la population de la CCHB entre 2008 et 2017

En 2017, la CCHB comptait 32 253 habitants. À titre de comparaison, sa ville principale, Oloron comptait au même moment 10 684 habitants. Elle représente donc à elle seul 33%de la population de la structure intercommunale (contre 35% il y a dix ans). Si l’on considère (cf ci-dessous) l’évolution de la population de la CCHB entre 2008 et 2017, on constate globalement une certaine stabilité

Population municipale CCHB entre 2008 et 2017 - tableau

Tableau n° 2 : La population municipale de chacune des communes de la CCHB année par année entre ces deux dates

Le tableau ci-dessous se passe de commentaire. Il se contente de reprendre commune par commune la population municipale année par année. En espérant que le blogueur s’est gardé de toute erreur de report des chiffres communiqués par l’Insee

Population municipale - évolution 2008-2017 par commune de la CCHB (1)Population municipale - évolution 2008-2017 par commune de la CCHB (2)

Tableau n° 3 : Le pourcentage d’évolution de la population dans chacune des communes entre l’année 2017 et l’année 2008

Dans ce troisième tableau, les communes sont classées « par ordre de mérite ». C’est Aren (+ 28%) qui arrive en tête, suivie par Orin, Geüs, Agnos et Lasseubétat. Et ce sont Lurbe-Saint-Christau, Cette-Eygun, Sarrance et enfin Borce (qui a perdu presque le quart de sa population en 2017 par rapport à 2008) qui ferment la marche.

Population municipale CCHB - évolution 2008-2017 en %

Tableau n° 4 : L’évolution du nombre d’habitants pour chacune des communes entre 2017 et 2008

Dans ce dernier tableau, nous allons voir le nombre d’habitants gagné ou perdu par chacune de ses communes dans l’année 2017 par rapport à l’année 2008. Agnos remporte la palme (+ 177 habitants) suivie par Lasseube, Ogeu-les-Bains et Goès. Côté perdants, ce sont Bidos (- 44), Ance-Féas (-53), Asasp- Arros (-56). Et Oloron ferme la marche (-516 habitants entre 2008 et 2017) alors que, dans le même temps, l’ensemble de la CCHB, elle gagne 218 habitants. Quant aux communes de la vallée d’Aspe, même si c’est souvent dans de faibles proportions, une grande majorité d’entre elle ont perdu des habitants entre ces deux années.

Population municipale CCHB - évolution 2008-2017 en nombre d'habitants

9 commentaires sur « Entre 2008 et 2017, la population de la communauté de communes du Haut-Béarn est restée stable »

  1. le constat est toujours le même, l’etalement urbain progresse. Il serait intéressant de mettre en parallèle les taux de vacances de logement fournis par l’insee avec la répartition de population sur la CCHB. Il semble que les vallées se vident, le centre de l’agglomération d’oloron aussi, mais que la peripherie de la zone urbaine s’agrandisse. Enfin il serait également intéressant de regarder le vieillissement de la population. L ‘état utilise ces sujets pour justifier : moins d’enfants donc moins de maternités et d’écoles Et a contrario, plus de centres de gériatrie et d’EHPADs.Ces mouvements ne sont pas positifs pour le haut Béarn. Question posée aux candidats : comment faire pour attirer,/retenir les jeunes? créer/maintenir l’activité économique et notamment le tourisme pour assurer des activités à l’année? comme s’en est rendu compte tardivement l’EPSA, par rapport aux alpes ( mas vale tarde que nunca). Développer dans le domaine agricole/agroalimentaire la politique de qualité des produits pour répondre à une demande de produits bons, sains et locaux, comme le bio?

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    1. «  » Développer dans le domaine agricole/agroalimentaire la politique de qualité des produits pour répondre à une demande de produits bons, sains et locaux, comme le bio? » »

      Vaste question. Le bio on l’avait mais on l’a flingué pour de multiples raisons.Mondialisme , contraintes en échange d’aides « compensatrices » ( et pas de primes comme on le dit)…pourcentage du budget alimentaire dans la famille s’abaissant d’année en année , enfants partant à la ville pour trouver du travail, C’était l’agriculture locale des années 60-80. L’époque ou être paysan était ringard et sale avec ses ongles noirs et tricot troué..Alors les lotissements sont arrivés avec des gens demandant plus de salles polyvalentes mais moins de bouses dans les rues..Vous comprenez, les mouches , toussa…..Et maintenant ce sont les djeunes de ces arrivants qui se baguenaudent dans les rues à pas d’heure, le pantalon mode déchiré fabriqué en chine , l’écouteur et le portable, chinois eux aussi, la trottinette électrique, chinoise itou, gavés d’environnement par les médias et le systeme scolaire …………Mais les rues sont propres…et le pépé qui chassait la taupe avec son 12 est catalogué comme criminel.

      http://ogeu.mon.village.over-blog.com/2019/12/retour-vers-le-futur.html

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  2. Merci Joël pour ce travail! Cet l’article, comme le précédent sur la ville d’Oloron ne fait que confirmer ce que l’on sait déjà.
    Pour ce qui est de solliciter des candidats, une solution à ces problèmes, vous risquez Mr Eugene de recevoir pour réponses des promesses et pour finir une déception à la hauteur de vos attentes.
    Pour autant les réponses existent mais ne sortent pas d’un chapeau, même si le magicien est bon..
    Ces réponses doivent être portées par l’intelligence collective, l’envie et la volonté de chacun et donc de tous de faire de notre ville l’endroit où il fait bon vivre!
    Cette idée peut paraître utopique et elle l’est! comme disait un slogan de 68 : soyons réalistes demandons l’impossible!!
    Quand la population est interrogée et écoutée comme lors du grand débat (à oloron) ou des réunions de la LCO, les idées fusent!
    Pour être plus concret :
    Si nous souhaitons développer le tourisme peut on porter en même temps des projets de carrières? Doit on continuer à privilégier les lotissements et autres grandes surfaces en périphérie et créer un désert en coeur de ville?
    Si on veut privilégier le bio, les produits sains et locaux, il serait peut-être temps d’arrêter de bétonner les terres agricoles? la commune pourrait préempter des terres et installer des maraichers et développer une arboriculture fruitière?
    Je risque d’épuiser le lecteur avant d’épuiser le sujet.. alors pour conclure. En 2020, prenons notre destin en mains!

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    1. «  »la commune pourrait préempter des terres et installer des maraichers et développer une arboriculture fruitière? » »

      Vous n’y pensez pas ? Et la taxe foncière du bâti ?, le sang qui abreuve nos communes ! 🙂

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  3. Dommage que ce rapport n’ aille pas plus loin et ne donne pas les causes de cette stagnation ou baisse de population, ni d’ information sur les mouvements.
    Est ce pour des raisons économiques ou de vieillissement de la population autochtone ?
    Peut être aussi que c’ est une population extérieure qui n’ a pas trouvé sa place ou son bonheur à Oloron ou sa région et qui repart vers d’ autres cieux.
    Oloron ville reste la grande perdante de ce bilan, sûrement par manque d’ attractivités. Souhaitons que ce bilan sera pris en compte par les différentes listes et qu’ elles en tireront la leçon pour leurs programmes.

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  4. Merci au blogueur pour ce travail colossal. Sur les seules années 2016 et 2017, la vallée d’Oloron à Urdos a perdu 219 habitants dans les villages riverains de la RN 134 . Sur le podium, nous trouvons Oloron, avec une baisse de 134 habitants, puis Bidos dont la population a fléchi de 35 personnes, puis Asasp perdant un effectif de 22 citoyens. Cela serait bien de comparer avec la population implantée dans la Vallée d’Ossau et dans la Vallée de Barétous qui elles, ne sont pas desservies par le train, mais disposent d’une piscine municipale, au contraire de la Vallée d’aspe pour laquelle la seule nouveauté en 2020 résidera dans l’implantation de radars mobiles pour améliorer la fluidité sur la RN 134.

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    1. la seule nouveauté en 2020 résidera dans l’implantation de radars mobiles pour améliorer la fluidité sur la RN 134.
      Votre propos laisse supposer que l’ installation de radars sur la RN 134 en vallée
      d’ Aspe sera un facteur aggravant en faveur du dépeuplement de la vallée.
      Pourriez vous nous expliquer.
      Le manque d’ une piscine en est sûrement un, surtout si elle n’ est pas couverte et chauffée, mais l’ installation de radars est pour moi tout le contraire, surtout si l’ on peut augmenter la sécurité et la qualité de vie des riverains.

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