Nathalie Pastor, tête de liste de LCO2020, revendique son état de « prima inter pares » (chronique franco-latine)


Nathalie Pastor

Crédit photo : LCO2020

Pour celles et ceux qui n’ont pas fait latin au collège, je le précise tout de suite : « prima inter pares » n’est ni un gros mot, ni une insulte. C’est une expression inspirée de la locution latine primus inter pares, que l’on peut traduire littéralement par « premier entre les égaux ». Dans son sens politique, elle désigne une personne qui préside une assemblée sans avoir de pouvoirs propres. On l’emploie pour souligner l’égalité formelle entre les membres ou le fait que les décisions sont prises par consensus.

LCO2020 avait convié vendredi le blogueur à un point presse consacré à la présentation de sa tête de liste. Un blogueur qui, ne faisant part ici que de son propre ressenti et de ce qu’il a retenu de cette réunion, porte sur la démarche de la liste citoyenne un regard à la fois intéressé et interrogatif. Mais avant d’évoquer les raisons qui motivent cet intérêt mêlé d’interrogation(s), revenons sur ce qui constituait le sujet principal de la rencontre, la présentation de Nathalie Pastor.
La présentation de Nathalie Pastor par elle-même

Les propos qui suivent sont extraits de la courte déclaration faite par l’intéressée lors du point presse : « J’ai 53 ans et je suis mère de 3 enfants. Je suis assistante de direction de métier, mais les Oloronaises et les Oloronais me connaissent plus à travers mes différents engagements associatifs dans l’Arbre à lien, l’ACCOB, et Haut Béarn en Transition. […] Je suis sans étiquette politique. Tout comme la Liste Citoyenne Oloron 2020. […] Moi-même particulièrement investie dans le milieu associatif oloronais, je suis animée depuis longtemps par cette idée qu’une véritable justice sociale et une politique de réduction des inégalités sont un préalable incontournable à l’application de l’importe quelle politique publique. »
Le statut de la tête de liste version LCO2020

Ici encore, les propos sont extraits de la déclaration de Nathalie Pastor : « J’ai été élue tête de liste de la LCO2020, mais je n’en suis qu’une porte-parole, un relais. Je considère que ce statut […] ne me confère aucune légitimité hiérarchique au sein de la liste citoyenne Oloron 2020, ni au sein de la future municipalité. […] Je n’ai aucune ambition personnelle. Je tiens ainsi à rappeler que même s’il a fallu choisir une tête de liste, la Liste Citoyenne Oloron 2020 est surtout un collectif citoyen […] ». L’un des intervenants du collectif sera encore plus clair lors des échanges avec les journalistes qui ont suivi l’intervention de Nathalie Pastor : « On a choisi une tête de liste parce qu’on y est obligé. Si ça n’avait tenu qu’à nous il n’y aurait pas de tête de liste »
Pourquoi la démarche de LCO2020 est-elle source d’intérêt ?

  • Parce qu’elle casse les codes. L’exemple peut paraître anecdotique, mais lors de la rencontre de vendredi aucun des membres du collectif – ils étaient une dizaine – qui entouraient Nathalie Pastor n’a hésité à prendre la parole pour apporter telle ou telle précision. Cela nous change de ces présentations où les candidats serrés autour de leur tête de liste boivent les paroles du chef et opinent sans piper mot.
  • Parce qu’elle fait la part belle à la démocratie participative. Par conviction et non, comme d’autres listes qui vont s’y convertir, parce que c’est la mode. L’un des membres de LCO2020 présents résumait ainsi l’esprit de cet aspect de la démarche, tout en ajoutant qu’il faudra bien tout un mandat pour y arriver : « L’objectif c’est que les citoyens ne se tournent plus vers les élus pour leur demander « Qu’est-ce que vous pouvez faire pour nous ? », mais bien « Qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ? » »
  • Parce que LCO2020 compte bien mettre en pratique cette volonté de concertation permanente avec les agents municipaux qui sont, qu’on le veuille ou non, les chevilles ouvrières indispensables au fonctionnement des services au quotidien. L’effet bénéfique qui pourrait résulter de ce souci de davantage les responsabiliser à tous les échelons de la hiérarchie ne fait aucun doute

Pourquoi la démarche de LCO2020 est-elle source d’interrogations ?

  • Parce que sa réussite est fondée sur une très forte implication des citoyens. Or, on le constate tous les jours : les mêmes citoyens que se plaignent à tout bout de champ de ne pas être consultés ou associés aux décisions municipales refusent de s’impliquer dès que l’occasion leur en est donnée. À leur décharge, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, tout est fait au niveau local comme à d’autres niveau pour faire de l’administré davantage un assisté qu’un citoyen. Mais il paraît qu’il existe des outils pour les inciter à s’engager davantage. Ce sera pourtant là œuvre de longue haleine tant les mentalités en sont éloignées.
  • Parce que la volonté d’être en concertation permanente est très lourde à gérer. Elle prend du temps. D’où un risque de démobilisation, d’essoufflement des troupes au fil du temps. Et puis la gestion du quotidien, qui représente au bas mot 80% de l’activité municipale, n’en sera-t-elle pas ralentie… au détriment des administrés ? Je suppose par ailleurs que dans une commune comme Oloron il y a quotidiennement plus d’une dizaine de décisions parfois très importantes à prendre en urgence. Comment LCO2020 compte-t-elle concilier cette gestion de l’urgence avec son souci de concertation permanente ?
  • Parce que LCO2020 a beau déclarer n’avoir aucune étiquette politique, les soutiens qu’elle reçoit la placent plus dans un camp que dans un autre. Et si tant est que les mots « valeurs de gauche » aient encore un sens aujourd’hui, il lui faut reconnaître que sa sensibilité penche plutôt de côté-là. Ce n’est pas une honte que de l’admettre. Mais peut-être que son indépendance revendiquée l’amènera à annoncer dès à présent qu’en aucun cas il n’est question pour elle de faire alliance avec quelque liste que ce soit au second tour ?

En conclusion provisoire

Ce n’est pas gagné ! Je ne parle pas ici du résultat des élections pour la liste citoyenne, mais de sa capacité à convaincre l’électeur lambda (car c’est lui qui fait la décision) que l’action municipale ne peut se passer de sa participation active. Plus que trois mois pour y parvenir. Et nous allons conclure ce billet comme nous l’avons commencé, c’est-à-dire par une locution latine qui pourrait servir de devise à LCO2020 : « Ad augusta per angusta » que l’on peut traduire librement par : le triomphe ne peut s’acquérir qu’au prix de grandes difficultés.
Rappel : tous les articles du blog consacrés aux élections municipales 2020 sur Oloron sont accessibles à partir de l’onglet « Municipales 2020 » situé tout en haut de la présente page

23 commentaires sur « Nathalie Pastor, tête de liste de LCO2020, revendique son état de « prima inter pares » (chronique franco-latine) »

  1. Bel article, que j’interprète comme une analyse la plus objective possible, et sans jugement. Encourageant, malgré les difficultés (réelles, je le pense aussi..) que vous évoquez. De ma place de « soutien/partisan » de la LCO, je vous remercie.

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  2. Beaucoup de démagogie dans ce programme qui n’en est pas un, forcément, si on fait de la concertation permanente on gère à la petite semaine…
    Une démarche qui ne peut s’appliquer que dans les petites communes,et encore…

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  3. Oui effectivement ce n’est pas un programme mais une proposition qui est faite au citoyen d’Oloron sainte Marie!

    Comme dit l’adage « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin! ».. D’un coté le pouvoir entre les mains d’un petit nombre. Voir d’une personne! de l’autre la démocratie… la vrai!

    Faire confiance dans une personne qui aurait le pouvoir, la volonté de gouverner (le peuple?), les compétences, la moralité.. un doux monarque éclairé?
    Cette gouvernance n’est elle pas celle implantée depuis des mandatures dans notre citée? notre pays? Chacun jugera des résultats…

    De l’autre faire confiance aux citoyens! Une alternative, une modernité, une idée dans l’air du temps, un changement en profondeur comme le fait remarquer Joël!

    J’espère juste que dans cette période ou nous débattons de l’avenir de notre commune les contradicteurs s’engageront sur le fond! et sortirons des petites idées prêtes à l’emploi!

    Pour ce qui est de la démagogie « Action de flatter les aspirations à la facilité et les passions des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou pour accroître sa popularité. » vous m’expliquerez en quoi cette définition s’applique plus à notre programme (qui n’en est pas un) qu’aux habitudes depuis longtemps prises en politique.

    Quand à la validité de notre démarche … lorsque l’on parle de démocratie participative, il est souvent fait mention de Grenoble ou Barcelone qui ne sont pas considérées comme des petites villes!
    Enfin concernant la pertinence des outils utilisés, comme la sociocratie ou l’intelligence collectives, ils viennent et sont utilisés dans les grandes entreprises!

    Merci Joël pour ce bel article qui sort notre démarche des clichés simplistes!

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  4. Parce que sa réussite est fondée sur une très forte implication des citoyens. Or, on le constate tous les jours : les mêmes citoyens que se plaignent à tout bout de champ de ne pas être consultés ou associés aux décisions municipales refusent de s’impliquer dès que l’occasion leur en est donnée. À leur décharge, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, tout est fait au niveau local comme à d’autres niveau pour faire de l’administré davantage un assisté qu’un citoyen.

    Je pense que le problème majeur de LCO sera d’ amener les citoyens à s’ impliquer dans ce projet municipal.
    D’ une part parce qu’ il y a une individualisation générale et profonde de la société, or la démarche de LCO va à l’ encontre de cela. Le comportement de LCO est en retard d’ une guerre. Cela me fait penser à la Commune de Paris avec les conséquences que cela eut. Mais la Commune de Paris était en avance pour
    l’ époque. Depuis beaucoup d’ eau est passée sous les ponts.
    D’ autre part, il me semble, cela n’ est qu’ une impression personnelle, qu’ en cas
    d’ échec d’ un projet ou d’ une politique municipale de gestion compte tenu de
    l’ implication des citoyens LCO se débine de ses responsabilités sous le couvert que cela vient d’ une demande citoyenne. LCO se doit de clarifier précisément sa position par rapport à ce problème. Souvenons nous du fameux dilemme  » Coupable mais pas responsable » qui frappa les esprits à son époque.
    Associer les citoyens à la vie de la cité est indéniablement une bonne chose et part sûrement d’ un bon sentiment, mais quand, tout autour, toute la société est hyper centralisée et le deviendra de plus en plus avec IA qui arrive à grands pas, cela ne pourra être que très limité, vu que même l’ implication d’ un tout petit problème local
    est généralement lié à un problème global.
    Pour que cela marche efficacement, sans artifice, il faudrait la modification de
    l’ ensemble de l’ outil politico- administratif, mais malheureusement actuellement nous n’ en prenons pas le chemin. Seul le fédéralisme pourrait être une voie pouvant mener au pouvoir décisionnel des citoyens qui les mettraient responsables face à leurs droits et devoirs. Voir ce qui se passe en Suisse. Les citoyens on refusé l’ allongement des congés proposé par les partis politiques Qui peut aujourd’ hui imaginer que cela se passe en France demain… ?
    De plus « On a choisi une tête de liste parce qu’on y est obligé. Si ça n’avait tenu qu’à nous il n’y aurait pas de tête de liste »
    C ‘ est vrai qu’ aujourd’ hui les mentalités ayant évolué, on a plus besoin d’ un chef de clan pur et dur à la tête d’ une municipalité, mais on a surtout besoin d’ un coordinateur qui face l’ interface entre l’ équipe municipale et les citoyens. Mais il faut que se soit un visage et non une espèce d’ ombre furtive au milieu d’ autres.
    Je pense qu’ il ne faut pas avoir honte de dire que pour cela il faut une personne haute en caractère, d’ une part face face aux Services Municipaux, à l’ équipe municipale pour en garder la cohésion et d’ autre part face aux demandes des citoyens qui doivent être canalisées suivant un fil conducteur, afin de garder une cohérence des projets, sinon aucun n’ arrive pleinement à bon port, sans dérive financière. Sans quoi, pour rappeler un mot célèbre du Général de Gaulle, la chienlit s’ installe. Bon vent à LCO.

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  5. Ok, Michel, j’entends ce que vous dites (même, si je ne partage pas votre analyse) alors c’est qui ce grand chef à oloron ?
    Vous confondez tête de liste et maire. Je vous comprend c’est à cette soupe que nous sommes alimentés depuis des lustres.
    Nous reprenons juste les fondamentaux de la démocratie.

    Je n’aime pas votre vision pesimiste du monde.
    Si la LCO est élu, c’est que les citoyens auront décidés de prendre en main la gestion de leur commun (commune)!
    J’ai envie de dire : ne prenez pas les gens pour des cons.. Vous en faite parti.. et moi aussi 😛
    .. Et vous c’est quoi votre vision pour la gestion de votre commune ?

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    1.  » Je n’aime pas votre vision pesimiste du monde. »

      Surtout ne pensez pas que le monde me rende pessimiste, bien au contraire. Le fait qu’ il ait des problèmes me laisse l’ espoir que les générations futures sauront apporter des réponses pour que le monde puisse encore tourner. Alors que notre génération qui connait les problèmes depuis la crise pétrolière de 1974 a été malheureusement pour eux totalement incapable d’ apporter la moindre réponse.
      Ce qui est pour moi un échec total.
      Par contre là où je pense que vous vous trompez c’ est lorsque vous laissez croire qu’ avec LCO, Oloron sera un îlot de bonheur au milieu d’ un monde de brutes.
      Malgré votre toute bonne volonté vous serez plus tributaires de retombées problématiques extérieures que de problèmes locaux directs. Je ne pense pas que vous mesurez bien combien cela sera usant. Personnellement je me permets d’ en parler, car j’ ai passé plus de 20 ans de vie professionnelle à être confronté à ce genre de problème.

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  6.  » la gestion d’une commune c’est le pragmatisme: Qu’il soit de droite ou de gauche ou du centre…. vert ou rouge. Tout à fait d’ accord avec vous RD918
    Pour Oloron il faudrait commencer par mettre les mains dans le cambouis, rester les pieds sur terre et mettre le nez dans le guidon. Tant que le système politique français sera basé sur le centralisme l’ expérience de LOC sera difficile à mener.
    Ce n’ est pas bien sûr une question de capabilité de la liste LOC, mais bien du système politique dans son ensemble, dont je parle.
    A moins que LOC veuille faire vivre Oloron en autarcie et fonder un Conté Indépendant, comme un certain a voulu essayer de faire du coté de Laàs, mais en cherchant vite refuge sous les ors du CD pour assurer son avenir de Conte goutte…..

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  7. Un bel article sur la LCO …..EN MARCHE ! aux Municipales …Qui souhaitent vendre et exprimer le blabla traditionnel des Citoyennes et Citoyens sans étiquette, surtout sans parti, aveugles et inconscients. Ceux qui voudraient se passer d’élire un maire responsable ! Comme si une commune se gérait avec le doigt levé ou non sur la gestion de la commune sur la place de l’Hôtel de Ville !
    L’ art de la réunionnite renouvelée sans fin, à l’image des «  Nuits Debouts » parisiennes où l’on a fini par s’endormir, se lasser des « gilets anisés » et des ronds-points qui ont fini par …….tourner court !
    Ah ! les rigolos !

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  8. Dans le langage courant, le pragmatisme est l’attitude d’une personne qui s’adapte à la réalité et qui préfère l’action pratique. En politique, le pragmatisme est une attitude fondée sur le réalisme et qui privilégie l’observation des faits…

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  9. Perso, je n’ai jamais pris l’avion sans commandant de bord, et n’imagine pas prendre le bateau sans capitaine.

    Une tête de liste a des responsabilités, l’ignorer est irresponsable et faire croire qu’on l’ignore est démagogique

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    1. Débagoulage tombe à pic ! Ce pourrait être le titre du journal des Municipales de la LCO ! En ajoutant qu’il faudra songer à planter un «Arbre à Palabres » au pied de l, Hôtel de ville en cas d’élection. Afin que citoyennes et citoyens viennent « liker » ou non les décisions prises par les élus, comme au temps du cirque romain ! ( 👍👎)

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      1. Il va falloir nous expliquer votre vision… afin que l’on perçoive une image plus positive de vous!
        C’est facile de railler!
        Nous ne détenons aucune vérité, nous faisons juste une proposition.. c’est le jeu démocratique !?
        Vous n’êtes pas contre la démocratie Monsieur Guérin?

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  10. Je ne vois pas ce qui vous améne à penser que nous serions démagogique ou irresponsable?
    Tout miser sur un capitaine n’a pas été profitable au Titanic😉
    Dans les dernières mandatures quel à été votre capitaine préféré ? Et pour la prochaine ?

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  11. Diriger une commune en France, c ‘est avant tout avoir un réseau dans les différentes strates des collectivités locales. ( le fameux faire remonter un dossier en attente…).
    C est également faire face à une lourdeur et lenteur administrative qui rend pratiquement le projet à son auteur à la fin de son mandat !
    Le constat est ainsi fait que pour faire avancer sa commune, il faut un chef qui organise, des adjoints compétents dans leurs domaines et de solides relations au conseil départemental et régional. Cela s appelle également le pragmatisme.
    Ceux que les Français réclament avant tout, c est de l exemplarité de ses gouvernants, pas de changement de mode de gouvernance !!!

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  12. 1ère participation d’un vieux, nouvel habitant d’Oloron : je voterai pour LCO2020 mort ou vif…. pardon vif. CAR ma brève rencontre avec l’ancien maire fut déprimante alors que ma 1ère soirée avec LCO fut émoustillante.

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  13. LCO pourrait aller au bout de la démarche en promettant sitôt élue (la liste) de mettre en route ça ( sans doute une 1ére en France, ça aurait de l’allure !) :

    gouvernement à gérance municipale
     »Dans un gouvernement à gérance municipale, comme dans certaines villes du Canada et des États-Unis, le maire n’a qu’un rôle protocolaire, le conseil étant le détenteur du pouvoir exécutif.  »

    ainsi défini :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_%C3%A0_g%C3%A9rance_municipale

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  14. Connaissant quelque peu les Français, je pense qu’ avec une telle gouvernance municipale ce n’ est pas 5 ans qu’ ils faudra à la mandature pour faire naître un projet, mais au minimum 10 ou 15. Car les discussion seront sans fin.
    A moins que ce système pour qu’ il fonctionne impose des contraintes d’ obligation de résultat passé un certain délai. Sans ça à Oloron on ira droit dans le mur.
    Si il y a des contraintes d’ obligation de résultat, on ne peut plus parler à ce moment là de démocratie participative, à moins qu’ il y ait consensus total du premier coup.
    Ce qui serait intéressant de savoir, mais que ne dit pas votre article c’ est comment ce système arrive à fonctionner. J’ ai peine à croire qu’ à tout les coups on arrive à un consensus démocratique. Où alors c’ est à la  » cité radieuse » qu’ auront droit les Oloronaises et Oloronais.
    Cela peut fonctionner sur un village avec une homogénéité de population ( Age, profession, sensibilités politique et religieuse proche, intérêts identiques, etc), mais
    j’ ai de fort doute que cela marche au niveau d’ une ville sous la forme d’ un gouvernement à gérance municipale avec une population diversifiée.
    A moins peut être que je ne sache pas que les Français ont beaucoup changé et mis
    leur mouchoir sur leur égo.

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    1. C’est pas faux. Difficile de trouver un compromis car à l’inverse dans certains villages l’heureux élu une fois élu en fait qu’à sa tête n’écoutant pas les conseils des anciens ou n’en tirant pas « la substantifique moelle » comme on dit pour se la péter.. 🙂

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