Projet de carrières du Bager : la question que personne ne pose… et pourtant…


Le 25 novembre dernier, l’ACCOB (association pour la conservation du cadre de vie à Oloron et au Bager) invitait élus et citoyens à venir faire le point du projet des carrières en un lieu symbolique de la forêt du Bager, la borne 12. L’occasion a été ainsi donnée à l’ensemble des listes ou des candidats déjà déclarés ou putatifs de faire connaître leur position sur le dossier. Examinons ci-après ces 4 positions, assaisonnons-les d’un commentaire, puis évoquons pour terminer une question qui n’est pas venue jusqu’à présent sur le tapis… et pourtant… Mais revenons auparavant en quelques lignes sur la genèse de l’histoire.

La genèse de l’histoire

C’est un conseil municipal unanime – abstention des 8 élus de l’opposition – qui, le 31 juillet 2014 adopte un rapport autorisant la société GC Conseil à mener une étude d’impact en vue de l’exploitation d’une carrière sur plus de 200 hectares de terrains appartenant à la commune. Terrains destinés, en cas d’autorisation préfectorale d’exploitation, à être vendus à GC Conseil. L’imprécision même du rapport – il n’était accompagné d’aucun plan ni carte de situation du projet – aurait dû alerter les conseillers municipaux et les conduire à se poser et à poser des questions. Si l’on excepte une intervention de Bernard Uthurry au nom de l’opposition, il n’en a rien été.

Des riverains ont fini au bout de quelques mois par apprendre que le projet était situé dans la forêt du Bager. Ils sont à l’origine de la création d’une association, l’ACCOB (pour Association contre les carrières d’Oloron et du Bager, devenue depuis Association pour la conservation du cadre de vie à Oloron et au Bager). Les membres de l’association enchaînent alors les opérations de lobbying, au bon sens du terme, pour sensibiliser élus et opinion aux nuisances du projet pour l’environnement et, par voie de conséquence, pour obtenir son abandon.

La position des quatre équipes candidates déclarées ou putatives aux municipales sur le projet

Daniel Lacrampe

Sa position (propos extraits d’un message qu’il a adressé au président de l‘ACCOB et publiés dans La République le 25 novembre : « à titre personnel, mais je sais aussi que bien des amis partagent mon point de vue, je ne souhaite pas qu’il soit porté atteinte à ce réservoir de biodiversité que constitue la forêt du Bager »

Mon commentaire : c’est la première fois en 5 ans que Daniel Lacrampe exprime un avis personnel sur le sujet. Peut-on interpréter ses propos comme une opposition ferme et définitive au projet de carrières ? Non. Car si les études démontrent – n’est-ce pas d’ailleurs pour partie leur objectif ? – que le projet ne porte pas atteinte « à ce réservoir de la biodiversité que constitue la forêt du Bager », ses réserves tomberont.

Oloron En Commun :

Sa position (site internet) : « Afin d’écarter cette catastrophe écologique, le Collectif « Oloron en Commun » soutient l’engagement sans faille de l’Association pour la Conservation du Cadre de Vie à Oloron et au Bager (Accob) et inscrit dans son programme municipal la suppression de ce funeste projet. »

Mon commentaire : voilà qui est clair, net et précis. Il n’en a pas toujours été ainsi. L’opposition municipale, dont est issue Oloron En Commun s’était « refugiée » dans l’abstention en invoquant l’imprécision du dossier lorsqu’il lui avait fallu se prononcer sur le lancement du projet le 31 juillet 2014. J’écris « réfugiée » parce que, pour moi, l’abstention, cette attitude du ni-oui-ni-non n’est pas une position politique. Ou on vote pour quand on est convaincu du bien fondé de la délibération que l’on soumet à votre approbation, ou l’on vote contre lorsqu’on la juge mauvaise ou trop imprécise pour emporter votre accord.

Liste citoyenne Oloron 2020 :

Sa position (compte Facebook) : « La Liste Citoyenne Oloron 2020 a inscrit dans son programme, le vote d’une résolution spéciale du conseil municipal, enterrant définitivement ce projet de carrière en forêt du Bager, dans les 100 premiers jours de son mandat ».

Mon commentaire : que dire, sinon qu’il s’agit là d’une position logique au regard des valeurs revendiquées par LCO2020

Hervé Lucbéreilh

 Sa position (propos recueillis et publiés par La République le 26 novembre) : « le sujet n’existe pas à l’échelle de la ville d’Oloron. Il faudrait que l’intercommunalité adopte une modification de son plan local d’urbanisme pour que le projet puisse être déposé en préfecture par le carrier. Or, il semble impossible à l’heure actuelle qu’une majorité puisse être trouvée à l’échelle de la communauté de communes pour ces carrières. Pour moi, le projet est donc enterré »

Mon commentaire : le maire sortant essaie de faire porter le chapeau aux élus de la communauté de communes dont une majorité serait défavorable selon lui au projet. Encore aurait-il fallu les saisir officiellement, comme c’est la règle. Il devait pour cela inviter « son » conseil municipal d’Oloron à délibérer pour demander à la communauté de communes de procéder à la modification du plan d’urbanisme nécessitée par la réalisation du projet. Il s’est bien gardé de le faire. Pour une simple et bonne raison : il craignait d’être mis en minorité au sein de son propre conseil s’il proposait à ses conseillers municipaux de saisir l’intercommunalité de cette demande de modification. Par ailleurs, lorsqu’il considère que « le projet est enterré », cela ne vaut pas constat de l’abandon du projet.

La question que personne ne pose… et pourtant

Et si le patron de GC Conseil, Guillaume Costanzo réclamait à la mairie des dommages et intérêts pour avoir décidé de l’abandon du projet avant même d’avoir eu en main les résultats de l’étude à laquelle elle l’avait autorisé ? Me faisant l’avocat du diable, ce que n’est tout de même pas Guillaume Costanzo, j’imagine son discours : « Vous êtes bien gentils les amis, mais le 31 juillet 2014, le conseil municipal d’Oloron a été unanime – oui, dans un vote municipal, les abstentions comptent pour du beurre, elles ne rentrent pas dans le décompte des voix -, à m’autoriser à réaliser des études en vue de la constitution d’un ou plusieurs dossiers de demande d’autorisation d’exploitation de carrières sur des terrains dont la commune est propriétaire. vous avez précisé que l’éventuelle validation du projet interviendrait après que le compte-rendu de ces études vous ait été donné en conseil municipal. Or aujourd’hui, avant même d’avoir eu en main ces études, vous décidez d’abandonner le projet ? Et vous avez attendu près de 6 ans pour me le dire ? Avez-vous conscience qu’entre temps j’ai engagé des frais très importants pour mener à bien ces études ? Vous n’avez pas respecté les engagements que vous aviez pris à mon égard le 31 juillet 2014. J’exige donc réparation des préjudices subis par ma société »

En conclusion

Il me semblerait sage, avant de faire toute déclaration fracassante sur l’abandon pur et simple du projet de carrière du Bager, de s’entourer de toutes les garanties juridiques sur les éventuelles conséquences contentieuses qui pourraient résulter de ce type de décision au regard des engagements pris par la commune vis-à-vis de GC Conseil dans le cadre de sa délibération du 31 juillet 2014

NB – les lectrices et lecteurs intéressé.e.s  pourront accéder à tous les articles publiés sur le blog à propos des carrières du Bager en cliquant sur l’onglet « Projet des carrières » placé en haut de page ou en cliquant ICI

27 commentaires sur « Projet de carrières du Bager : la question que personne ne pose… et pourtant… »

  1. Cette affaire montre le peu de réflexion et le manque d’expérience dans la conduite de projets des élus oloronnais de tous bords et des fonctionnaires qui sont censés les conseiller…. Qu’a proposé le Directeur des Services ? Il y a bien un juriste pour valider les engagements de ce type…
    Maintenant il semble que tout le monde soit revenu à une vision plus réaliste.
    Dans tous les cas le Bager ne peut être dévasté. J’y suis particulièrement sensible ayant fréquenté très régulièrement cette zone (avec une pensée toute particulière pour le Pain de Sucre, et les bords du gave d’Ossau) durant ma jeunesse.
    Alors messieurs les politiques au travail pour effacer votre stupide décision !

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  2. Quand la volonté est présente, les convictions fortes, il se trouve toujours des moyens d’arriver à ses fins!
    Pour exemple, Notre Dame des Landes, le Larzac…
    Dans le cas présent, il faut dans tous les cas que la mairie souhaite céder les terre pour qu’il y ait exploitation !
    Le temps des études à été largement attribué? Que manque t-il au dossier ?
    La question manquante, pour moi, c’est : peut on être contre les carrières et pour la déviation?

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    1. Bien sûr qu’on peut abandonner le projet des carrières ou celui de la déviation. Mais il s’agit là d’un choix politique qui peut avoir un coût pour la collectivité. Croyez-vous, pour reprendre vos exemples, que l’abandon des projets du Larzac ou de Notre-Dame des Landes n’ont pas coûté cher à l’État ?

      Serge, placez-vous un instant, pas davantage, dans la peau de Guillaume Costanzo. Il a bien conclu un accord avec la commune, un accord formalisé par la délibération du 31 juillet 2014. Si la commune lui claque la porte au nez avant même d’avoir pris connaissance des résultats de l’étude qu’elle l’a autorisé à mener, n’est-il pas en droit d’estimer qu’il subit un préjudice qui mérite réparation ? D’où l’intérêt pour la commune de s’entourer de toutes les garanties juridiques avant de prendre ce genre de décision. L’article du blog ne dit pas autre chose.

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      1. Oui mais ne pas oublier le sous seing privé signé en catimini chez un notaire…Il peut se plaider une forme de tromperie sur la forme et que ce soit seulement la responsabilité de monsieur Lucbereilh qui soit engagée ainsi que ceux « approchés » par Guillaume dans une forme de lobbying…

        De plus des derniers éléments naturels sont venus « au secours » des opposants à la carrière, notamment le tremblement de terre en Ardéche assez suspect vu sa très faible profondeur. totalement inhabituelle.Très, très lourde responsabilité d’accepter si cela se confirme et pouvant annihiler tout ce qui précède pouvant sauver même ceux qui sont marqués à la culotte.

        En dehors de ça je ne comprends même pas que certains élus attachés à leur territoire, le vantant tant et plus partout en en tous lieux et dont certains se sont occupés de tourisme se soient fait embarqué dans cette aventure par un Gardois au chiffre d’affaires épais comme une ardoise. On me susurre à l’oreille qu’il ne serait qu’un prête nom…..

        En ce premier Dimanche de l’avent, en vérité je vous le dis ,il y avait un peu trop de guirlandes et d’étoiles scintillantes sur le sapin qui cachait la forêt

        enfin moi je dis ça, je dis rien…..

        .

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  3. Nous sommes là dans un cas flagrant de gestion, à la petite semaine, par un comité restreint au départ des projets municipaux. Dans la campagne électorale qui se prépare on a impression que l’ on est de nouveau parti pour ce genre de gestion.
     » Ouvrez le paquet surprise, il y aura des cadeaux. »
    Les électrices et électeurs Oloronais ne veulent plus de ce genre de gestion, ils ont besoin d’ un fil conducteur, sans quoi aller voter n’ aura plus de sens.

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  4. Joël,
    Oui un choix politique! Peut-être, qui a une coût!
    Je suis aussi d’accord qu’il faut s’entourer d’une expertise juridique (ce n’est pas toujours le cas?).
    Mais les exploitations dont nous parlons ont aussi un coût : Humain, environnemental.. et économique!
    Pour la déviation les prix n’arrêtent pas de grimper (nous avons dépassé les 90 millions) et par pitié, ne m’invoqué pas qu’il ne s’agit pas du budget de la mairie.. puisqu’au final l’argent sort des poches du citoyen.
    La réponse qui nous a été faite à l’époque est « il ne s’agit que d’étude et gratuite » pour qui? pour la mairie) et aujourd’hui la marche arrière serait compliqué parce que nous devrions des dédommagement à Mr costanzo?
    Dans ce fameux Conseil municipal, il a été demandé si CG Conseil ou la Mairie c’étaient mises en relation avec les carriers existants sur le haut béarn ou/et les communes voisines… mais la question de demander aux citoyens à elle été posée?
    Pour Notre Dame des Landes l’accord signé entre l’état et le concessionnaire Vinci pose aussi quelques questions ..
    Ce qui est en lien entre cet article et le précédent où il est question de faux nez, c’est que justement la liste citoyenne à des valeurs clairement énoncées!
    Je réinvite tous les spectateurs à monter sur la scène!
    Nous pouvons tous ensemble (donc toutes options politiques confondues qui partage les valeurs de la LCO : Concertation citoyenne, urgence écologique, urgence sociale et économie locale), pour nous mettre au travail!

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  5. Ce qui est regrettable dans cette affaire c’ est que l’ opposition municipale se soit limitée à un » non d’ opposition strictement politique  » sans aller au bout de la démarche, qui aurait du être de faire de l’ information citoyenne sur les risques encourus au delà du vote. Car depuis le départ tout le monde savait que cette affaire était douteuse.

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  6. Merci Joël, enfin l’ouverture à un vrai débat !!!! J’espère que les politiques n’attendront pas fin Février pour débattre de vrais sujets pour Oloron et le territoire, car le futur maire d’Oloron peut devenir président de la CCHB.
    Tout d’abord j’aimerais que l’on sépare le projet des carrières de celui de la déviation car les problématiques ne sont pas les mêmes. On peut être contre les carrières et pour la déviation !
    Je ne vais pas débattre sur la déviation, mais je tiens à vous mettre en mémoire la « Catastrophe de los Alfaques » Explosion d’un camion-citerne qui fit 215 morts et des centaines de blessés.
    Sur le projet des carrières le sujet est plus complexe et les intérêts pour nos politiques plus lucratifs ?
    Les études d’impact de GC Conseil devrais démontrer un besoin en granulats ce qui n’est pas le cas car le territoire produit deux fois plus qu’il ne consomme !
    Les études d’impact de GC Conseil devraient démontrer aucune atteinte à la biodiversité, ce qui n’est pas le cas, les carrières étant situés sur un bassin versant de frayères à saumon protégé par la loi-cadre sur la biodiversité.
    Les études d’impact de GC Conseil devraient démontrer qu’il n’y a aucun risque de pollution pour les sources sur le territoire de la forêt du Bager. Impossible à démontrer puisque les sources sont sur une faille de zone sismique majeure. Ces sources assurent 90% de la production annuelle en eau potable d’Oloron Sainte-Marie et ses alentours.
    Alors quel est l’intérêt de GC Conseil et nos politiques ?
    Les terres rares et les matières premières stratégiques et critiques qui sont des enjeux internationaux dont 84% sont produits en chine et moins de 1% en Europe. Il y a des terres rares dans la forêt du Bager.
    Que monsieur Costanzo de GC Conseil présente ses études, il sera facile des démontrer les risques majeurs de son projet et adopter un risque de précaution pour le refuser.
    Je rappelle que des politiques actuels, seul Oloron En Commun s’est positionné depuis le début contre le projet des carrières !
    Qu’en est-il des études de géothermie effectués par ES Géothermie de Strasbourg sur le site de la station thermale de Lurbe Saint Christau et l’ancienne Station Thermale d’Ogeu ?

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  7. Je ne vais pas débattre sur la déviation, mais je tiens à vous mettre en mémoire la « Catastrophe de los Alfaques » Explosion d’un camion-citerne qui fit 215 morts et des centaines de blessés.
    Pour mémoire la catastrophe de los Alfaques s’ est passée sur une déviation qui contournait la ville et longeait des campings, sur laquelle ce PL roulait à vitesse excessive. Comme quoi une déviation n’ est pas toujours signe de sécurité, notamment dans une vallée étroite, comme la vallée d’ Aspe. Il vaut mieux parfois une route à risques où tout le monde respecte les consignes de sécurité et est méfiant, qu’ une route sécurisée à outrance, où tout le monde se laisse aller.

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  8. Michel,
    Les poids lourds ne passent plus à Notre dame, mais par une déviation, a-t-elle créé une insécurité supplémentaire ?
    Par contre, ces bombes roulantes au nouveau centre-ville, devant le collège et le lycée, aux abords des centres commerciaux est-il toujours pour vous un signe de sécurité ?
    « Pour la vallée étroite, comme la vallée d’Aspe. Il vaut mieux parfois une route à risques où tout le monde respecte les consignes de sécurité et est méfiant, qu’une route sécurisée à outrance, où tout le monde se laisse aller ».
    Vous qui semblait avoir une âme écologique, comme moi ! Pouvez-vous vous interroger sur la vétusté de la N134 qui déverse toute les eaux pluviales chargées d’hydrocarbures dans le Gave d’Aspe ?

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    1. Pouvez-vous vous interroger sur la vétusté de la N134 qui déverse toute les eaux pluviales chargées d’hydrocarbures dans le Gave d’Aspe ?

      A ma connaissance, que la route soit neuve ou pas, le problème sera strictement le même. A moins que l’ on envisage la récupération de la totalité des eaux pluviales et leur traitement dans une station adaptée. Je pense que ce genre de réflexion est encore loin d’ avoir atteint les têtes pensantes des promoteurs et constructeurs de routes et encore moins celles des Elus. Je n’ ai jamais entendu un Maire Aspois réclamer ce genre d’ installation. Par contre réclamer plus de camions pour plus
      d’ investissements routiers, ça fait des années qu’ ils en réclament.
      Pour ce qui me concerne, je suis tout à fait favorable à ce qu’ une route où le trafic PL y est intense soit réalisée avec des équipements qui en limitent le plus possible les impacts. ( murs et revêtement anti-bruits, bien sûr traitement des eaux pluviales,
      mais également profil routier le plus favorable qui permet de réduire la pollution de
      l’ air, traitement des rejets gazeux du tunnel). Mais malheureusement nous sommes bien loin de tout ça.
      PM: il y a quelque temps un PL est tombé dans le gave, qu’ ont fait les responsables depuis pour éviter ce genre d’ accident : Une barrière en plots de plastique !!!!!
      Le contournement de Bedous passe à environ 20m ou peut être pas du gave, que fait’ on pour éviter qu’ un PL déverse dans le gave? On attend que ça arrive…..
      Même pas capables de faire un talus de sécurité en terre et encore moins les Maires de le réclamer !!!!!

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  9. Au vu de tous ces commentaires, je suis obligé de constater que la majorité semble être contre ce projet de carrières et y suspecter une affaire pour le moins douteuse. Les multiples péripétie observées depuis 2014 (passage en conseil en quati mini, rencontre de Costanzo avec certains acteurs oloronais sous le seau du secret, compromis de vente, etc.),
    Mais peut-on m’expliquer pourquoi les bureaux d’études employés par GC Conseil ont fait des études géothermiques dans la forêt du Bager pour le compte de la commune et à la demande de son maire ? Y a-t-il eu facturation de cette prestation ou des intérêts partagés douteux ?..
    Concernant la déviation et à titre personnel, je suis complètement contre, il doit y avoir d’autres moyens de sécuriser la citée et ses citoyens sans dépenser une telle fortune dans des travaux pharaoniques et destructeurs, tant de l’environnement que des terres agricoles. Qu’adviendra-t-il de notre belle ville lorsque plus aucun touriste de la traversera ?
    Si un jour une de nos grande usines créatrice d’emplois venait à se délocaliser, que deviendra Oloron sans tourisme et avec un environnement saccagé ?

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  10. Mettre de l’argent dans le routier est il un investissement d’avenir ? Nous ne pouvons pas continuer à faire comme si nous ne savions pas!!

    Continuer à faire circuler des bombes roulantes, c’est le problèmes ! Ce n’est pas les infrastructures qui les portent!
    Améliorer ces infrastructures c’est augmenter le nombre de bombes roulantes qui passeront dans notre territoire.
    Nous parlions politique et vision à long terme. Que voulez vous pour vos enfants ?

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    1. le probleme est que la France est le carrefour entre les pays du nord et les pays du sud Espagne Italie Portugal . Je ne sais pas si vous avez pris l’autoroute à perpignan, c’est un flot ininterrompu de camions à la queue leu leu, c’est dantesque ,à faire rigoler nos problemes de vallée d’Aspe

      alors que faire ? ben, j’avoue que je ne sais pas, toutes les solutions proposées ayant leur revers sachant que par économie les entreprises n’ont quasiment plus de stocke trop cher à gérer et jouent à flux tendus……..dans les camions…..

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  11. … La déviation ne va-t-elle pas faire augmenter le nombre de poids lourds dans la vallée du fait justement qu’il s’agira d’un itinéraire plus roulant ? Le contournement d’Oloron par TOUS les véhicules, pas uniquement les poids lourds, je pense aux personnes qui demeurent vers Gurmençon et plus loin, je pense aussi aux touristes, ne va-t-il pas isoler notre ville et paradoxalement l’enclaver pour en faire une ville « morte » ? Je ne sais pas si il y a une réelle relation de cause à effet entre l’ouverture de la déviation Gabarn Pont Laclau, toujours est-il que depuis l’ouverture de cette déviation, quatre commerces ont fermé sur Notre-Dame et quatre autres sont « très malades ». J’avais posé ces questions en réunion publique et un adjoint de l’époque m’avait fait un cours sur le commerce au… Moyen âge. C’est dire qu’il était au fait de la situation.

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  12. Bonjour à tous et toutes,
    Je vous remercie pour tous ces commentaires forts pertinents et éclairés…. comment informer les citoyens et citoyennes de cette situation et des enjeux tant sociaux qu’environnementaux. Comment permettre à chaque habitant(te) , amoureux de son territoire ( de sang ou d’adoption) d’être partie prenante des débats et des décisions qui nous concernent tous? Comment faire pour que la clarté revienne sur ces dossiers opaques d’une politique politicienne? Quels sont les enjeux, les décisions déjà prises, les coûts budgétaires engagés par les collectivités publiques et quels sont les leviers pour éviter cette catastrophe écologique, sociale, financière, humaine,…….. en sup quel est le pouvoir d’agir du citoyen expert d’usage avant, pendant et après les élections municipales prochaines…….
    une proposition…. Peut-on envisager d’organiser rapidement une réunion publique et inviter tout ce petit monde des acteurs locaux concernés autour de la seule question qui vaille la peine « où comment mesurer l’impact des lobbyistes sur le monde du vivant »…….. Bien à vous

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  13. Au vu de tous ces commentaires, je suis obligé de constater que la majorité semble être contre ce projet de carrières et y suspecter une affaire pour le moins douteuse. Les multiples péripétie observées depuis 2014 (passage en conseil en quati mini, rencontre de Costanzo avec certains acteurs oloronais sous le seau du secret, compromis de vente, etc.), Mais peut-on m’expliquer pourquoi les bureaux d’études employés par GC Conseil ont fait des études géothermiques dans la forêt du Bager pour le compte de la commune et à la demande de son maire ? Y a-t-il eu facturation de cette prestation ou des intérêts partagés douteux ?
    Concernant la déviation et à titre personnel, je suis complètement contre, il doit y avoir d’autres moyens de sécuriser la citée et ses citoyens sans dépenser une telle fortune dans des travaux pharaoniques et destructeurs, tant de l’environnement que des terres agricoles. Qu’adviendra-t-il de notre belle ville lorsque plus aucun touriste de la traversera ? Si un jour une de nos grande usines créatrice d’emplois venait à se délocaliser, que deviendra Oloron sans tourisme et avec un environnement saccagé ?

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    1. …D’accord avec vous M. Dutter en ce qui concerne cette déviation et c’est la sonnette que je tire depuis longtemps principalement pour ce qui est du risque de voir notre ville devenir une cité morte, avec une baisse très importante de fréquentation touristique… et à chaque fois, il m’a été répondu que cela n’aura aucun impact sur la cité… sauf que la première déviation en a eu un alors que la municipalité en place à l’époque avait affirmé le contraire (historien en tête).

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  14.  » …Qu’adviendra-t-il de notre belle ville lorsque plus aucun touriste de la traversera ? Si un jour une de nos grande usines créatrice d’emplois venait à se délocaliser, que deviendra Oloron sans tourisme et avec un environnement saccagé ?….. »

    Un désert, ce qu’ il commence à être. A t’ on vu et entendu beaucoup de nos responsables politiques et élus s’ engager dernièrement auprès du personnel de Sintertech pour chercher une réponse à leur problème? A peine certains, du bout des lèvres et les plus impliqués politiquement pas du tout. Heureusement qu’ il y a eu une âme charitable venue de l’ autre coté de la France qui a osé croire au potentiel humain et technique de cette entreprise, mais en laissant toutefois une vingtaine de personnes sur le bas coté de la route.
    Sans cette action miraculeuse de dernière minute, Oloron et sa région, auraient perdu 73 emplois dans l’ indifférence la plus totale.!!!!! Trop occupés que sont tous les futurs candidats aux municipales de s’ occuper de leur avenir personnel.
    On ne peut souhaiter au repreneur de cette entreprise qu’ il réussisse, que les commandes afflueront et que le potentiel technique sera maintenu avec les emplois à la clef.

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    1. La Région Nouvelle-Aquitaine accompagne avec détermination le projet de reprise de SINTERTECH. Bernard UTHURRY, Vice-Président en charge de l’Economie a contribué, de sa place, aux négociations, avec le repreneur et les syndicats qui n’ont jamais baissé les bras. La discrétion vaut mieux que l’affichage pour faire avancer les dossiers sensibles. C’est ainsi ! L’essentiel étant que les machines continuent de tourner, que la production ne s’arrête pas, que les savoirs faire unique de cette entreprise perdurent et qu’à moyen terme des réembauches soient possibles, également que les personnes licenciées soient accompagnées au mieux dans ce passage difficile. Le candidat d’une liste aux prochaines élections municipales a bien donné la priorité absolue à ce dossier important localement contrairement à ce que vous affirmez.

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      1. Le candidat d’une liste aux prochaines élections municipales a bien donné la priorité absolue à ce dossier important localement contrairement à ce que vous affirmez.
        Compte tenu qu’ il n’ y a eu aucune diffusion d’ information officiellement sur ce sujet, qui nous concerne tous, mes propos ne sont pas des affirmations, mais des suppositions.
        Maintenant que l’ intervention de Mr Uthurry dans cette affaire est officiellement confirmée par vos propos, il serait souhaitable pour couper court à toute polémique stérile qu’ il en apporte les preuves, soit par un communiqué de presse, avec documents à l’ appui, soit par un point presse public. Son estime dans le coeur des électeurs n’ en serait que renforcée.
        Plutôt qu’ une traditionnelle photo sur le journal local ,que je ne citerai pas, comme ces derniers jours pour l’ inauguration d’ une placette à Ogeu, où tous nos responsables politiques figuraient tels un seul homme, il aurait été souhaitable qu’ il en soit de même devant l’ usine Sintertech pour un moment de soutient au personnel. Cela leur aurait sûrement réchauffé le coeur en cette période de froidure. Mais cela n’ est pas venu à l’ idée de nos responsables politiques, dommage.
        Je me permet par la même occasion de vous remémorer que le CR intervient financièrement à coup de centaines de milliers d’ euros renouvelables auprès de Nord Hydro à Lacq pour la recherche et le développement de piles de nouvelles générations. Si ces recherches aboutissent, il est fort à parier ( c’ est uniquement moi qui le dit, c’ est une supposition) que ces nouvelles fabrications se réaliseront dans des pays à bas coûts aux dépens des emplois locaux.
        Devant cette situation, quelque peu paradoxale j’ espère que Mr Uthurry interviendra pour que le CR apporte rapidement aussi des aides financières à
        l’ entreprise Sintertech, qui par l’ intermédiaire de son nouveau propriétaire s’ est engagée à maintenir la fabrication à Oloron. Cela malgré que les marchés qui se situent bien loin d’ Oloron et que sans ces aides sa tentation pourrait être grande de faire fabriquer ailleurs dans des pays à bas-coûts et émergents où se situent les futurs marchés automobiles. Ce qui serait alors la fin probable et définitive de Sintertech à Oloron.

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  15. Qu’adviendra-t-il de notre belle ville …. ? Si un jour une de nos grandes usines créatrice d’emplois venait à se délocaliser, que deviendra Oloron…?
    Pour en avoir été témoin, une de nos grandes usines créatrices d’emplois a failli quitter le territoire d’Oloron, Il a fallu un concours de circonstances exceptionnel (que je ne citerais pas) pour que cela ne se fasse pas. Aujourd’hui ce n’est que provisoire si l’on ne donne pas une nouvelle attractivité à notre territoire !!!!!
    Concernant la déviation et à titre personnel, la solution proposée, pourrait-on dire, semble être la moins mauvaise avec ses avantages et ses inconvénients. Elle se fera ! Donc soyez force de proposition pour minimiser les inconvénients !
    Pour ce qui est de dépenser une telle fortune dans des travaux pharaoniques et destructeurs, sachez que dans le département et forcément en aquitaine, il y a des rapaces qui attentent notre refus pour spolier cet argent, pour peut-être faire des déviations chez eux ?
    Je ne sais pas si GC Conseil était partenaire, mais c’est ES Géothermie de Strasbourg qui ont fait des études géothermiques à la station thermale de Lurbe Saint Christau sur des terrains cadastrés sur Oloron.
    Une Association a travaillé sur un projet innovant du territoire Haut-Béarn par la création d’un centre de ressourcement créateur d’emplois à proximité de Lurbe St Christau et qui aurait apporté « une nouvelle dynamique de bien être » qui aurait pu stimuler la réouverture de la station. Pourquoi les politiques ne se sont pas saisis de cette opportunité pour développer le tourisme d’Oloron et ses environs ?

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  16. Je ne sais pas si GC Conseil était partenaire, mais c’est ES Géothermie de Strasbourg qui ont fait des études géothermiques à la station thermale de Lurbe Saint Christau sur des terrains cadastrés sur Oloron.
    Il ne s »agit pas de cette recherche dont je parle plus haut, mais bel et bien d’une recherche dans la forêt du Bager, près du gave d’Ossau d’après un de ses bureaux d’études.

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  17. marielysebistu
    Je comprends fort bien votre réaction épidermique suite à l’intervention de Michel qui comme beaucoup d’Oloronais et des communes environnantes sont très inquiets pour les employés de SINTERTECH.
    Je suis très heureux d’apprendre que La Région Nouvelle-Aquitaine accompagne avec détermination le projet de reprise de SINTERTECH et que Bernard UTHURRY contribue, de sa place, aux négociations.
    Je suis comme Michel, beaucoup de nos responsables politiques et élus, nous mettent devant le fait accompli quand il s’agit de parler des projets et de la défense de la commune ou du territoire. On se trouve face à une omerta alors que tous les citoyens du territoire vous on élut afin de les représenter. Donc ils seraient important que tout politique qui représentent la commune et le territoire ai dans sa mission un devoir de communication ce qui n’est pas le cas aujourd’hui !!!!!
    La communication n’est pas une photo de temps en temps sur le journal !!!!

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    1. On se trouve face à une omerta alors que tous les citoyens du territoire vous on élut afin de les représenter. Donc ils seraient important que tout politique qui représentent la commune et le territoire ai dans sa mission un devoir de communication ce qui n’est pas le cas aujourd’hui !!!!!
      La communication n’est pas une photo de temps en temps sur le journal !!!!

      Tout à fait d’ accord avec vous. C’ est dans ce sens là que j’ avais l’ intention de répondre marielysebistu, mais vous l’ avez fait parfaitement à ma place.
      Donc je m’ abstiendrai.
      Je pense qu’ il est possible d’ informer les citoyens d’ une manière normale et non comme une poule qui a trouvé un couteau. Les citoyens sont assez responsables pour comprendre qu’ on n’ a pas besoin d’ information spectacle, mais faire le point de temps en temps sur des affaires qui concernent l’ ensemble de la population ne serait pas superflu, d’ autant que la personne citée se trouve dans l’ opposition municipale. Cela lui permettrait d’ entretenir le lien avec les citoyens et éviterait aussi la diffusion de fausses informations.

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  18. Autre question qui dérange: Comment Monsieur Costanzo a pu, voyant de la lumiere, s’immiscer dans une enquête d’utilité publique pour faire diminuer le périmetre de protection d’une source alors qu « en même temps »..

    https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/agriculture-les-communes-pourront-preempter-des-terres-agricoles-6641553

    Mais que se passe-t-il donc ? C’est un magicien ce gars ? Un envoûteur ? L’île de Pâques lui a monté à la tête ?

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