Rue Louis-Barthou : l’un des magasins emblématiques de la rue baissera définitivement son rideau en janvier 2020


Affiche liquidation Ets LabaigPendant qu’une poignée de ses commerçants s’échinent à lui redonner un semblant d’animation, la rue Louis-Barthou va perdre début 2020 l’un de ses magasins les plus emblématiques. C’est en effet le 14 janvier qu’André Casas, pour cause retraite (il aura 71 ans) baissera définitivement les rideaux des Établissements Labaig. Alors, du 14 novembre à cette date, il entreprend de liquider ses stocks.

Labaig était le nom du grand-père d’André qui avait fondé ce commerce en 1925, il y a donc près de 95 ans. De quincaillerie et magasin de pièces de rechange pour les machines agricoles à l’origine, les Ets Labaig ont par la suite tourné leur activité vers les cadeaux, la vaisselle et les listes de mariage.

Façade Ets Labaig

À ce jour, Monsieur Casas n’a toujours pas trouvé de successeur pour prendre la suite ou pour exercer une activité nouvelle dans ce grand local commercial. Ce n’est pas faute d’avoir cherché… ni d’avoir fait part de son projet de retraite depuis nombre d’années à des autorités locales fortement préoccupées, s’il faut les croire, par la redynamisation de la rue.

Le rapprochement qui suit, un rien provocateur, va en faire hurler certains :  je suis sûr que nos élus municipaux seront plus nombreux à jouer des coudes pour se retrouver sur la photo qui immortalisera d’ici quelques semaines l’ouverture du magasin Lidl qu’à passer voir André Casas, ne serait-ce que pour le remercier de tout ce qu’il a fait durant ses 50 années d’activité pour le commerce oloronais (c’était avec Édouard Souviron le plus ancien commerçant de notre ville).

Et les hurlements vont maintenant redoubler en même temps que redouble la provocation (quoi que…) : plutôt que de nous dorer la pilule avec je ne sais quel plan Marshall ou quel programme de revitalisation tellement ambitieux qu’il en devient non crédible, quel élu, quel candidat ira jusqu’à nous livrer le fond de sa pensée ? Lequel d’entre eux osera ce discours : « Oloronaises, Oloronais, arrêtez de verser des larmes de crocodile sur le sort de la rue Louis-Barthou et de ses commerçants. Comme moi, parce qu’il m’arrive de vous y croiser, vous faites l’essentiel de vos courses dans les Leclerc, Intermarché ou Lidl de la périphérie ou de l’agglomération paloise. Parce que vous y avez tout sous la main. Parce que vous avez le sentiment de pouvoir garer plus facilement votre véhicule sur leur immenses parkings. Parce que vous estimez que les produits y sont meilleur marché. Regardez ce qui se passe dans les communes de la taille de la nôtre : Il est temps de prendre conscience que le petit commerce de centre-ville, c’est fini. Mobilisons-nous pour redéployer l’activité dans d’autres directions : les services, la culture, les loisirs, l’habitat… ».

Que celles et ceux que ce discours choquerait se rassurent : ils n’y auront jamais droit. On continuera à nous parler de plan Marshall et de programme ambitieux de revitalisation. André Casas me racontait une anecdote : lorsqu’il était petit, ses parents ne voulaient pas qu’il fasse de la trottinette dans la rue pour ne pas gêner les clients des différents commerces qui s’y pressaient. Maintenant, ajoute-t-il, les jeunes pourraient la descendre en skate de bout en bout sans rencontrer personne. Et les faits sont têtus : aujourd’hui, on assiste à plus de fermetures que d’ouvertures de magasins dans la rue Louis-Barthou. En réalité, ce n’est plus d’un plan Marshall dont elle aurait besoin, il faudrait carrément déclencher un plan ORSEC pour lui porter secours et assistance.

Ainsi va le monde. Pour terminer, un souhait : que dès le début de l’année 2020 les locaux trouvent preneur. Et puis une suggestion à nos élus : pourquoi ne remettraient-ils pas la médaille de la ville à André pour ses 50 ans au service des Oloronais ? Indépendamment de lui rendre ainsi un hommage mérité, cette manifestation leur donnerait une occasion de plus de paraître en photo dans le journal. En plus de celle du Lidl !

33 commentaires sur « Rue Louis-Barthou : l’un des magasins emblématiques de la rue baissera définitivement son rideau en janvier 2020 »

  1. Encore bravo Joel pour votre description du problème et moi je dis que les élus ne vont rien résoudre car c est le même partout en France je crois qu il reste quelques terrains de libre en périphérie de la ville pour de nouvelles enseignes pour tous renseignements …….

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  2. La rue louis Barthou ou rue Chanzy..
    A une époque les épiciers du haut et du bas de la rue (les Marti) avaient avec monsieur Haure (électricien) et président des commerçants oloronais (association GO) groupement oloronais demandé aux commerçants d’Oloron et principalement de la rue Chanzy de refuser la 1ere grande surface au jardin public .
    Réponse des commerçants :
    Ils vont vendre que de la bouffe, ils vendront jamais des fringues.
    Depuis pas une, mais plusieurs grandes surfaces, pas que de la bouffe mais le reste aussi….
    Et les familles Faure, Lafourcade, Bernard Pallissy, Rimbes, roux…..ils ont mis la clef sous la porte.
    Cela rappellera des souvenirs à André Casas qui à relevé la tête pour faire face à ce déclin.
    Les commerces:
    Croc cantine fermé parti sans rien dire.
    A Oloron impossible de faire réparer un scooter ou petite moto. Le dernier réparateur (Igouassel) a arrêté cette activité.
    Impossible d’acheter des fringues pour les enfants de 9 ans à 16 ans sauf dans les grandes surfaces.
    La quincaillerie Lavie qui va changer d’enseigne.
    Et je parle pas du quartier Notre Dame,
    Il faut essayer de trouver un restaurant le dimanche soir ou le lundi soir…..
    Et oui Joël tu as raison, pour la photo au Lidll ils seront là avec leurs égos et les municipales en-tête.
    Pauvre France.
    Son nombril avant l’intérêt général.

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    1. Bonjour à tous
      Suite à votre commentaire de nombreux clients nous ont contacté en nous disant qu’il était dommage que nous arrêtions notre activité.
      Nous vous informons que les ETS IGOUASSEL Pascal ne ferme pas le magasin situé au jardin public !!!!!!!!!! Nous continuons à faire la vente et réparation de vélos ainsi que la vente de pièces détachées motorisées et pendant de longues années encore !!!!!!!
      Vous avez peut être remarqué aussi des panneaux VENDU qu’une agence immobilière à posé sur les locaux autour de notre magasin.
      Autre précision ce ne sont pas nos locaux mais ceux de nos voisins!!!!!!!
      Donc ce n’est pas nous qui vendons.
      Pascal Igouassel

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  3. La justesse de la frappe chirurgicale à l’encontre du fonctionnement de la classe politique ne prédispose pas le blogueur à grossir le nombre de candidats qui se bousculeront aux prochaines élections.C’est quand même lui qui a saisi le Procureur des magouilles au sein de la municipalité, les autres se suffisaient du rôle de spectateurs assidus.

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  4. Nostalgie … nostalgie … J’ai bien connu les familles LABAIGT, CASAS puisque M. CASAS et , avant lui, sa mère et sa grand mère étaient mes clients.
    Famille de commerçants soucieux de leur clients ainsi que des « clients de la rue » (l’anecdote de la trottinette l’illustre bien) . Dommage qu’aucun repreneur ne se présente pour reprendre ce qui était une institution et un commerce de qualité . Ainsi va le monde mais je rejoints le blogeur sur son idée de repenser l’activité de cette rue; elle se meurt c’est ainsi; pensons à autre chose …
    Vous citez M. CASAS et SOUVIRON mais n’oubliez pas M. et Mme. PON qui ont toujours soutenu le commerce Oloronais et qui sont « toujours plus ou moins » en activité.
    Nostalgie, nostalgie …

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  5. Le problème est sûrement politique globalement dans le pays, municipal localement, mais avant tout du coté des consommateurs, qui aujourd’hui’ plébiscitent les grandes surfaces, car plus personne ne veut faire 50 mètres à pieds pour se rendre dans un magasin. Faudra t’ il peut être donner une prime à la marche pour que les consommateurs ( trices) franchissent le pas.
    Depuis que les GS savent qu’ elles ont le monopole, elles ne font plus de prix, mais seulement un semblant de concurrence et non une véritable politique de concurrence . Concurrence qui ne se fait pas qu’ à l’ étalage, mais bien souvent plus féroce en amont sur le dos des fournisseurs, malgré des directives récentes sensées les protéger. Ce qui permet ainsi aux GS d’ être gagnantes aux deux extrémités de la chaîne.
    Sans une véritable politique globale de la ville ( plan de circulation, de stationnement, réhabilitation de l’ habitat) et d’ aides aux petits commerces, ce qui remettraient profondément en cause cette fuite en avant vers les GS rien ne sera réaliste en matière de politique commerciale de revitalisation des centres villes.
    Ce n’ est pas avec ce qui ce passe à Oloron actuellement qu’ il faudra en chercher
    l’ exemple, à moins que cela fasse réagir profondément l’ une des futures listes en partance pour la conquête de la municipalité. Un seul constat, qu’ ils soient de D ou de G, nos responsables politiques vont tous s’ agenouiller devant le veau d’ or, tel un seul homme ……

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  6. Sur ce sujet, je ne blamerai pas les politiques, mais que chacun balaie devant sa porte, les consommateurs les premiers. Bien sur que la rue Louis Barthou est morte, définitivement morte, comme une bonne partie du petit commerce Oloronais. La consomation par  » Internet « , la chasse au rabais permanente sur les différents sites. Vous parlez des Ets Igouassel, il me semble et il faudra qu il le confirme , mais Pascal en a marre de jouer au SAV des sites de vente en ligne. C est un exemple parmi d autres. A cela vous rajoutez la sortie du samedi am chez Décathlon, les braderies de Seignosse et Biarritz , la nouvelle génération des boutiques outlet, et vous trouverez une bonne explication de l état du commerce Oloronais. Et Bien oui, Oloron est triste, Oloron est mort, mais arrétons de culpabiliser les politiques, nous sommes tous responsables !

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    1. Les politiques ont tout de même un grand tort : celui de chercher à nous bercer d’illusions en s’agitant autour d’un projet de revitalisation dont ils savent parfaitement eux-mêmes qu’il est voué à l’échec. À moins qu’ils soient les seuls à ignorer que les consommateurs se sont en effet tournés vers d’autres modes de consommation ?!

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    2. Je rajouterai juste qu il ne faudrait pas omettre dans les culpabilités diverses les commerçants eux mêmes qui se sont tiré en son temps une balle dans le pieds….en allant pas contre l ouverture de certaines surfaces qui pensaient ils,ne leurs fairaient pas ombre a eux!

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      1. Eh oui, à l’ époque ils étaient sensibles aux chants des sirènes politiques. Ils savent aujourd’hui’ ce qu’ il leur en coûte. Ils ne sont même pas assez nombreux pour aller porter un cahier de doléance à la Mairie…… C’ est peut être plus les citoyens qui prennent conscience de la gravité de la situation du commerce Oloronais, que eux mêmes. Dommage qu’ ils en soient à un tel point de lassitude, car qui ne dit rien consent .

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        1. La question n’ est pas d’ empêcher l’ installation des GS, mais de trouver un point
          d’ équilibre entre le commerce traditionnel et les GS. Soit à l’ époque les commerçants auraient du se battre pour en limiter le nombre et leur surfaces, plus tard contre leur extension, qui malheureusement continue encore, alors qu’ en France la tendance est à la diminution. Soit ils auraient du se battre contre les différentes municipalités pour obtenir des aides ou des compensations, car à
          l’ époque ils étaient représentatifs d’ un important électorat qui pouvait influencer le résultat d’ une élections. Ils auraient pu aussi avoir des représentants au sein des différentes municipalités. Ce qui n’ a jamais était le cas. Rien de cela n’ a été fait, maintenant il reste les yeux pour pleurer.

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        2. Au moins le moyen de le dire par le biais d une asso des commercants qui était alors très écoutée. Mais pour ça,il aurait fallu que leurs propres commerces soient impactés.Ils ont pensé que ça leur ramènerait de la clientele,sûrement.

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  7. 1. Rue Louis Barthou, route nationale à voie unique. Piétonnisation impossible tant que la rue ne sera pas déclassée.
    2. Proposer aux riverains des places de stationnement hors la rue, afin de libérer de l’espace pour les promeneurs et les commerçants. Levée de boucliers systématique.
    3. Imaginer un système de transport urbain qui permet aux promeneurs et acheteurs de se garer en périphérie de la ville, venir « en centre-ville » grâce à la Navette, faire leurs achats à pied, repartir à leur voiture en Navette, leurs achats étant soit livrés directement chez eux dans la journée, soit mis à leur disposition au coffre de leur automobile. Euh ???

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  8. Non non, toutes les villes de France ne subissent pas le même sort…
    Je suis cet été allé à St Gaudens, petite ville de Haute Garonne pour ceux qui ne connaissent sensiblement égale à Oloron, et bien j’ai été surpris par le dynamisme du centre urbain.
    Pourquoi là bas et pas ici???

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    1. Il faut reconnaître que sur Oloron, peut etre contrairement à ST Gaudens, nous avons la chance ou la malchance ( tout dépend bien sur du côte ou on est) d avoir une personne à la tête de la plus grosse GS d Oloron , particulièrement redoutable et compétente pour mener de main de maitre son business !!

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  9. Il faut aider le commerce local
    Les grosses collectivités ont des salariés qui font de la gestion.
    Ex: la cchb achète les fournitures dans des grandes chaînes de distribution. Pas chez Lagrave.
    La ville d’oloron a cherché un prix moindre pour les bouteilles de gaz avant prisent sur oloron.
    Combien d’entreprises du territoire travaillent pour les collectivités.
    Même la restauration centrale achète les légumes ailleurs.
    Oui il y a les normes sanitaires, les appels d’offres pour les achats, mais il y a aussi la volonté de vouloir aider les petits commerces et artisans locaux
    On se souvient d’une entreprise d’oloron qui à stoppé son partenariat avec les clubs car pas de travail par la commune d’oloron et à la marge pour la cchb.
    Pensons differamant et alors allons nous réussir de lancer le petit commerce.

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    1.  » Pensons differamant et alors allons nous réussir de lancer le petit commerce »

      Tant qu’ on réfléchira commerce par ouverture de commerce, on ira droit dans le mur. Avant il faut réfléchir contexte global, cela nos responsables politiques ne l’ ont pas encore compris. Pour eux l’ ouverture d’ un commerce se limite à des rentrées financières, d’ où leur intérêt pour les GS, et non à un service à l’ habitant.
      Nous sommes encore loin de tout ça à Oloron.
      Il faudra leur expliquer qu’ un quincailler sert un ferronnier, un charpentier et menuisier, lequel à besoin d’ un vitrier et d’ un peintre. Sans ceux là le quincailler se heurte directement aux GS sans amortisseur.
      Peut être qu’ à partir de ce moment là on pourra envisager quelque chose.
      Pourquoi ne pas envisager des dégrèvements fiscaux, ou autres avantages aux artisans et commerçants, qui viendraient travailler et s’ installer à Oloron?
      Alors qu’ il y en a tant le matin avec des véhicules aux entrées de la ville.
      Les redevances versées par les GS doivent servir aussi à cela.

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  10. A Mm64:
    Pour rappel lire mon précédent commentaire: » Eh oui, à l’ époque ils étaient sensibles aux chants des sirènes politiques. Ils savent aujourd’hui’ ce qu’ il leur en coûte. »
    Je suis convaincu qu’ il y a là la cause racine des problèmes que l’ on constate aujourd’hui. Mais peut être aussi que les commerçants ont été roulé dans la farine, pour l’ instant l’ Histoire ne le dit pas.
    Peut être qu’ un jour certains oseront en parler.
    La période actuelle n’ est effectivement pas favorable au petit commerce. Ce qui est inquiétant et troublant c’ est de voir le niveau de délinquance au quel il est arrivé à Oloron, sans que personne n’ en souffle mot. Y aurait’l une espèce de culpabilité collective à aborder sereinement le problème? Personnellement je ne crois pas à la fatalité, surtout dans ce domaine et surtout que dans d’ autres villes de mêmes importances qu’ Oloron et sans plus d’ atouts, le petit commerce s’ y porte plutôt bien. La différence est peut être que dans ces villes là l’ attention portée au commerce y est permanente et non seulement à l’ approche des élections.

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    1. «  » Ce qui est inquiétant et troublant c’ est de voir le niveau de délinquance au quel il est arrivé à Oloron, sans que personne n’ en souffle mot. » » peut être la trouille d’être catalogué.On ne veut pas être celui qui a le mauvais rôle, le vilain petit canard sur lequel on sautera si il y a une bavure……Alors on attends de voir qui retirera les marrons du feu. Reculer pour mieux sauter…..

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  11. Si vous remontez aux années 70, toute la population était enchantée de voir venir sur notre commune, des grandes surfaces qui faisaient réver ( moins cher, plus de choix etc…). Le maire de l époque ( H Laclau me semble t il) n avait aucun moyen pour empécher l installation de GS.
    Avec 50 ans de recul , il est facile de refaire le monde avec des  » ya qu a  » ou il aurait fallu !!!!

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    1. Le maire de l époque ( H Laclau me semble t il) n avait aucun moyen pour empécher l installation de GS.
      Il n’ est nullement question de remettre en cause la décision du Maire Henri Laclau d’ autant qu’ à l’ époque ce genre de décisions relevaient d’ une politique nationale et non régionale ou locale. D’ autant plus que la vague consumériste balayait tout.
      Par contre les politiques à l’ époque connaissant parfaitement ce qui se passait aux EU ou ailleurs, dans d’ autre pays Occidentaux, auraient pu prendre des mesures comme par exemple limiter la vente et les surfaces dans les GS aux seuls produits frais ( fruits, légumes, produits laitiers frais) et non ouvrir grand la porte à toutes sortes de produits.
      Cela aurait obligé les GS à ouvrir d’ autres magasins de ventes( vêtements, bricolage produits ménagers, électroménager etc ) dans les centres des villes.
      Cela aurait permis la revitalisation des centres villes et garanti la concurrence loyale avec le petit commerce local.
      Si à l’ avenir on veut pas vivre des catastrophes commerciales comme à Oloron, il faudra aller vers ce genre réflexion et de remise en cause des GS sous leur forme actuelle de vente globale.

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      1. Pour remettre en perspective:

        La premiere GS qui avait ouverte au jardin public, le « JP », avait acceptée de reprendre 8-10 ouvriéres de l’usine de bérets qui venait de fermer entre la poste et Ali Baba.

        Combien aujourd’hui d’emplois directs chez les GS oloronaises ? 200-300 ?

        Les quelques familles « bourgeoises » (ce n’est pas péjoratif) qui possedaient les enseignes Rue Louis Barthou ou aileurs ont fait tout leur possible pour bloquer son arrivée auprés du maire, contre l’avis général de la population qui y était favorable. Ces magasins devaient bien profiter d’une situation de monopole avec des marges bien confortables.

        Je pense qu’aujourd’hui la ménagère arrive a bien mieux remplir son panier avec 10% d’un smic qu’à cette époque avec un choix et une praticité sans mesure.

        En clair, je pense que 99% des gens sont gagnants.

        Alors oui c’est triste de voir un centre ville mort mais pour Oloron je pense que c’est d’abord un problème d’accessibilité de la zone (pietonnisation + parkings à l’entrée et sortie, déplacer le marché sur cette rue avec animations musicales/culturelles…)

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        1.  » …..Je pense qu’aujourd’hui la ménagère arrive a bien mieux remplir son panier avec 10% d’un smic qu’à cette époque avec un choix et une praticité sans mesure.En clair, je pense que 99% des gens sont gagnants. »

          On va s’ éloigner un peu du sujet initial, qui est le petit commerce oloronais, mais je pense que votre remarque ci-dessus en mérite une autre.
          Personnellement je ne pense pas que 99% des gens sont gagnants. C’ est peut être vrai dans l’ UE, que la ménagère arrive a bien mieux remplir son panier avec 10% d’un smic, mais pas globalement dans le monde.
          Le remplissage du panier de la ménagère a malheureusement un prix exorbitant, notamment en matière d’ emplois dans l’ agriculture, de 2,5 M d’ emplois dans
          l’ agriculture en France dans les années 1960, on est passé à 250000 en 2019. Cela a été compensé par une utilisation massive d’ intrants chimiques ( engrais, pesticides, insecticides, désherbants) avec toutes les conséquences environnementales et sanitaires que l’ on connait parfaitement aujourd’hui.
          S’ il y a eu baisse des prix, ce n’ est pas par l’ arrivée des GS, elles y sont en gros pour20%, de toute façon ces baisses auraient eu lieu par le jeu de la concurrence qui allait se faire entre le commerce traditionnel et les GS.
          Les baisses sont intervenues surtout par l’ arrivée de produits alimentaires en provenance des pays du Sud de l’ Europe et surtout des pays du bassin méditerranéen, à faible coût de main d’ oeuvre ( Maroc, Egypte, etc…) et à production quasi continue ( tomates, agrumes, légumes, etc….. )
          Ce qui a aussi contribué encore bien plus, que les GS à la baisse des prix ce sont les avancées de la génétique, les sélections variétales( on est passé de centaines de variétés à quelques dizaines dans certains domaines.) Mais pas forcément pour une meilleure qualité nutritionnelle et encore moins pour la résistances des plantes aux maladies( de plus en plus de traitements)
          La PAC, que tout le monde dénigre, a été un facteur très important de la baisse des coûts par ce qu’ elle a apporté en matière d’ optimisation du travail et de la gestion des entreprises agricoles et bien sûr économiquement, mais là contrairement à ce que l’ on pense c’ est la ménagère qui paie.
          Maintenant, reste à savoir si dans les années à venir, avec le changement climatique qui découle pour partie de ce type d’ agriculture, on aura les moyens financiers importants à mettre dans ce genre d’ agriculture artificielle et hors sol.
          Le réveil risque d’ être difficile, car le savoir faire de terrain, est perdu en grande partie.

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  12. Idéal pour sauver le petit commerce et contre les gs les élus devraient installer le centre ville à l extérieur d Oloron mais pas trop loin regrouper tous les petits commerçants dans un grand bâtiment couvert et chauffé avec un grand parking gratuit et la je pense que se serait un vrai sauvetage et on pourrait même revendre l idée pour plein de ville qui on le même problème

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    1. Alors la ville deviendra un dortoir, ce qui est le cas déjà pour certaines. Mais cela sera t’ il mieux? Pour ce qui me concerne je pense que la ville doit être un mélange équilibré entre les commerces, les habitants, les lieux de vie sociale, les rues et les places, les moyens de déplacements, sinon très vite on créera des ghettos, ce qui se passe depuis bien longtemps dans les pays anglos-saxons et commence à apparaître en France( Marseille Quartiers Nord entre autre)
      Maintenant si les citoyens souhaitent ce genre de modèle, il faut qu’ ils le disent et
      l’ exprime clairement, une occasion opportune n’ est pas très loin, les responsables politiques n’ attendent que cela. A coup sûr ça sera sans moi.

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      1. il faut reconnaitre que la physionomie de la ville d’Oloron ne facilite pas les choses….Et les quartiers nord de marseille ne deviennent pas des ghettos par absence de commerces ou si ils ferment c’est à cause de bien d’autres choses que l’aimant des grandes surfaces.

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  13. L idéal serait de faire le nouveaux centre ville couvert au cabarn et de mettre en place une navette qui rejoindrais toutes les 10 mn l ancien centre ville du nouveaux en plus de cet avantage l habitant pourrait retrouver sur place tous les services public et visiter les nouveaux logements qui fleuriraient très vite autour ….je pense que cette idée est géniale

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  14. Cette fermeture est triste à plus d’un titre. D’abord, un commerce qui ferme en centre-ville (même si à Oloron la notion de centre ville est discutable) c’est triste, d’autant plus quand il s’agit d’un vieux commerce, « traditionnel » et synonyme de conseil et de qualité. Plus cher que chez Lepaclerc? Peut-être , mais à chaque fois que j’y suis allé j’en suis ressorti avec l’objet que j’étais venu chercher, et pas avec un caddie plein (« tiens, et si on prenait ça aussi, oh et là tu as vu ya une promo… »).

    Le fouet acheté pour voir à la foirtouille 3 € m’avait duré 2 semaines avant de se tordre et se rompre lamentablement, celui acheté chez Labaig en remplacement peut-être 10 € n’a pas bougé depuis des mois…

    Quant aux ouvertures de GS, j’avais lu il y a quelques mois une étude disant que les grosses centrales (carrefour, auchan et autres) délaissaient de plus en plus les hypermarchés pour ouvrir, suivant les demandes des consommateurs, des magasins plus petits en ville. Et tiens, une étude de l’insee parue aujourd’hui-même dit que les centre-villes ont tendance à se revitaliser.
    À Oloron ? On fait le contraire, on délaisse les petits commerces (et leurs petits commerçants qui, comme ça a déjà été dit, n’ont pendant longtemps pas craint l’installation des GS, évidemment, le système capitaliste qu’ils défendaient adoooore la concurrence « libre et non faussée ». Ils se sont vite rendus compte du mensonge) et on autorise une horreur absolue comme lidl à ouvrir une nouvelle boite à savon, on encourage Lepaclerc à s’agrandir. Mais je paraphrase le blogueur…

    Quant à moi, je vais le moins souvent possible (c’est à dire presque jamais) dans ces temples de la consommation, je me fournis chez les producteurs locaux, au magasin en vrac près de la mairie, au marché. Et je précise que je pense vivre en dessous du seuil de pauvreté…

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