Les relations entre la commune d’Oloron et la communauté de communes du Haut-Béarn : un débat en conseil municipal qui n’a pas été à la hauteur des enjeux


C’est un document publié par la communauté de communes du Haut-Béarn. Son titre parle de lui-même : « Rapport d’activités 2018 ». Il rend compte au fil de ses 80 pages de l’action menée par l’intercommunalité au cours de l’année passée dans ses multiples domaines de compétence (développement social, action culturelle et rayonnement du territoire, environnement et transition énergétique, urbanisme, habitat et cadre de vie, développement économique et politiques contractuelles, politique touristique).

On le constate au seul énoncé de ces compétences, une part non négligeable de l’action publique locale ne se passe plus désormais à l’échelon communal, mais à celui de la communauté de communes. Il est donc normal que, comme le prévoit la loi, les conseillers municipaux en soient tenus informés. Chacun d’entre eux a reçu le document. L’a-t-il seulement feuilleté pour en prendre connaissance ? Ceci est une autre histoire. Toujours est-il que lors de sa séance du 24 septembre, le conseil municipal devait, toujours en application de la loi, prendre acte des informations contenues dans ce rapport.

J’ignore si la question de l’intercommunalité figurera au nombre des grands thèmes sur lesquels nos futurs candidats aux élections de mars prochain détailleront leur projet. La question ne semble pas figurer au premier rang de leurs préoccupations… pas plus d’ailleurs qu’elle ne semble figure au premier rang des préoccupations de leurs électeurs. Ceci explique peut-être cela.

Lors des quelques échanges auxquels a donné lieu ce rapport d’activité 2018 lors du conseil municipal, nos élus se sont moins interrogés sur le rôle de l’intercommunalité, les moyens d’améliorer son action au service du territoire… que sur la capacité de la commune d’Oloron de se faire entendre au sein de cette instance. Une manière un rien nombriliste, on en conviendra, d’aborder la question essentielle du développement local. Surtout quand on prétend en être le principal acteur.

En résumé, les débats n’ont pas été à la hauteur des enjeux :

  • Bernard Uthurry a déploré le fait que la voix de la commune d’Oloron ne résonne pas assez au sein de la communauté de communes… sans avancer de solutions pour qu’elle résonne (raisonne ?) davantage. Une pierre jetée dans le jardin de Daniel Lacrampe, l’actuel président de la communauté de communes, probable concurrent de Bernard Uthurry en mars prochain
  • Le maire d’Oloron, qui n’en est pas à une contradiction près, oubliant qu’il a lui-même démissionné du conseil communautaire, a regretté que notre commune souffre d’une sous-représentation. Une seconde pierre jetée après celle de Bernard Uthurry dans le jardin de Daniel Lacrampe, probable concurrent d’Hervé Lucbéreilh lors des prochaines municipales
  • Daniel Lacrampe s’est défendu de ces critiques et a vanté le travail accompli… sans pour autant tracer de perspectives
  • Michel Adam, venant sans doute à la rescousse de Daniel Lacrampe, s’en est pris à l’opposition municipale qui donnerait le sentiment de vouloir poursuivre en conseil communautaire le combat d’opposante qu’elle mène en conseil municipal
  • André Labarthe, qui garde peut-être en travers de la gorge sa défaite lors de l’élection à un poste de vice-président de la communauté de communes, juge, comme le maire, qu’Oloron n’y est pas représentée à sa juste proportion. Une troisième pierre dans le jardin de Daniel Lacrampe. À ce rythme, Costanzo n’aura bientôt plus besoin des carrières du Bager pour trouver où se procurer des cailloux

Vous trouverez ci-dessous la transcription intégrale de ce débat. À charge pour chacune et chacun de se faire sa propre opinion. Et, le cas échéant, de s’assurer de l’objectivité du blogueur.

Daniel Lacrampe : dès lors que, comme une collectivité de plus de 20 000 habitants, la communauté de communes du Haut-Béarn a l’obligation d’établir un rapport d’activité chaque année. Ce rapport d’activité doit être également présenté aux conseils municipaux en application de l’article 5211-39 du Code général des collectivités territoriales. Il vous a été adressé à tous. Si par hasard quelqu’un ne l’avait pas eu j’en ai deux exemplaires là. Il vous a été adressé au début du mois de juillet, de mémoire. Donc vous avez tous eu le temps d’en prendre connaissance. S’il y a des questions particulières, je suis bien sûr, nous sommes bien sûr à votre disposition pour y répondre. Sinon, comme il n’y a pas de vote, il vous est demandé de prendre acte des informations qui sont contenues dans ce rapport d’activité et dans le compte administratif 2018 de la communauté de communes du Haut-Béarn.

Le maire : bien. Est-ce qu’il y a des remarques sur ce rapport d’activité ? Pas de remarques ? Donc… oui, pardon, Monsieur Uthurry ?

Bernard Uthurry : il est bien sûr que nous prenons acte. Il serait difficile de faire autrement puisque nous l’avons sous les yeux et lu attentivement. J’imagine que la communauté de communes est le lieu où l’on débat des questions de la communauté de communes, vous l’avez dit plusieurs fois et c’est une forme de vérité. Par contre ce que je regrette un petit peu en tant qu’élu d’Oloron et élu depuis un moment aussi de la communauté de communes, c’est que la voix d’Oloron, outre que le président est bien sûr dans l’exécutif qui permet de…, le président ne pèse pas suffisamment sur ce débat. Non pas pour cannibaliser le territoire, mais tout simplement parce qu’il convient que, au sein du territoire dont la ville d’Oloron est le porte-drapeau, du moins la ville la plus importante, Oloron soit davantage entendue. Et je regrette que le silence soit assez pesant, que quand les élus de l’opposition ici parlent, c’est perçu comme, oui, une opposition là-bas, ce qui n’est pas le cas, et que les élus de la majorité, bon, à l’exception de quelques-uns, hein, ne s’y expriment pas suffisamment pour affirmer le rôle de locomotive que doit être celui d’une ville-centre dans une intercommunalité de ce type-là. Bien sûr que nous prenons acte du rapport.

Le maire : bien. Vous avez montré quand même que cette situation est largement issue de la composition de l’exécutif initial. Et c’est vrai que je partage le point de vue selon lequel la ville d’Oloron qui représente quand même un tiers des habitants de la communauté de communes et apporte l’essentiel de ses ressources, en tout cas en termes d’activité économique, doit avoir une place supérieure. Ce sera je pense l’objet du débat des prochains mois.

Daniel Lacrampe : vous permettrez que je ne partage pas forcément ce point de vue. Bernard Uthurry bien évidemment l’a souligné à plusieurs reprises, ça relève de la posture, bien évidemment personne n’en est dupe, parce que je n’ai pas du tout le sentiment que la voix de la ville d’Oloron ne soit pas entendue à la communauté de communes. Alors effectivement ça peut en surprendre certains, ce n’est pas une tribune politique, la communauté de communes. Il a fallu arriver à concilier les enjeux de l’ensemble du territoire, il a fallu composer avec la fusion des intercommunalités, quatre territoires qui ont fusionné au 1er janvier 2017, quatre territoires qui avaient des enjeux différents, qui avaient des parcours différents, qui avaient des atouts, des faiblesses, comme le nôtre, et j’ai le sentiment que trois ans après cette fusion qui ne s’est pas faite dans des conditions aussi mauvaises qu’on pouvait le penser. Elle a demandé un an de travail avant de procéder à la fusion, deux ans de travail intense de l’ensemble des élus, de l’ensemble du bureau communautaire, avec une participation active de tous les élus pour arriver à harmoniser les compétences, pour arriver à déterminer un intérêt communautaire et pour arriver aussi à faire admettre à tout le monde, et je crois que nous l’avons bien compris, bien admis, que tous les investissements qui étaient attendus sur chacun des territoires ne pouvaient pas être réalisés au même moment. Mais avec beaucoup de compréhension, avec beaucoup d’écoute et puis avec aussi beaucoup de sens des responsabilités, je crois que nous sommes arrivés à présenter les projets, à les mettre en forme et à les inscrire dans les trois années qui viennent de se passer. Voilà mon sentiment. Je suis persuadé que beaucoup de travail a été fait dans cette communauté de communes et il n’y a jamais eu de travail fait au détriment d’une quelconque collectivité quelle qu’elle soit, et surtout pas la principale collectivité, parce que je le rappelle, la ville d’Oloron est une pièce maîtresse de cette communauté de communes parce qu’elle est la capitale du Haut-Béarn.

Le maire : [une phrase inaudible]. Monsieur Uthurry ?

Bernard Uthurry : je ne tiens pas rentrer dans un mano a mano qui serait suspect à cette période-ci. Par contre je n’accepte pas, Daniel, que tu évoques « la posture ». La posture, pour moi, c’est comme des simagrées. Je ne suis pas en train de faire des simagrées, je ne suis même pas en train de dire que la parole d’Oloron n’est pas entendue au niveau de la communauté de communes, je ne suis pas en train de dire que la parole d’Oloron n’est pas écoutée au niveau de la communauté de communes. Je suis en train de dire que la parole d’Oloron ne résonne absolument pas au niveau de la communauté de communes, ce qui me semble un peu différent. Je ne méconnais pas les problèmes et les questions relatives à une fusion et d’abord fusion/absorption, plutôt fusion qui doit passer pratiquement par une phase psychologique qui fait que les gens mettent un petit peu de temps naturellement à se ressentir d’une même collectivité dès lors qu’elle est élargie parce qu’ils avaient délibéré précédemment dans des institutions un petit peu différentes. Je vis ça au quotidien dans une région qui est passée de 5 à 12 départements et de 3 millions à 6 millions d’habitants. Donc ce sont les mêmes ressorts qui animent les fusions de communautés de communes. Ce que je dis simplement, ce n’est pas que la parole n’est pas entendue, que la parole n’est pas écoutée, je ne fais pas ce procès-là, ni le procès de la posture non plus que je pourrais te renvoyer à la face, je ne le fais pas non plus. Sauf que ce que je dis et que je maintiens, et que celui qui dans cette assistance n’est pas d’accord, ne l’a pas dit une fois ou deux, me lance la première pierre, c’est que la parole d’Oloron n’est pas prononcée. C’est parce qu’elle n’est pas prononcée qu’elle n’est pas audible. Ou alors elle est très peu prononcée.

Daniel Lacrampe : ce n’est pas parce que la parole n’est pas forte qu’elle ne résonne pas.

Michel Adam : je veux juste rappeler ce que j’ai eu l’occasion de dire lors d’une dernière séance, à savoir que si la parole d’Oloron peut résonner, aujourd’hui elle résonne à contresens et qu’elle a plutôt tendance à agacer les collègues qui eux aussi font partie de l’interco qu’à faire résonner de manière constructive l’image de la ville d’Oloron.

Le maire : Bien, bon, Monsieur Uthurry

Bernard Uthurry : Bon, Michel, on en a parlé publiquement et en tête à tête. Bien évidemment que notre parole, dès lors qu’elle ne va pas dans le sens, c’est-à-dire qu’elle va à contresens, tu as tout à fait raison de le dire, elle est mal comprise par des gens qui pensent que nous reportons systématiquement nos débats d’ici à l’interco. Fais-moi la grâce de penser que l’on peut être aussi autre chose que partisans et que si notre parole va à contresens, elle ne va pas forcément à contrevérité. Et quand notre parole est allée à contresens ici, dans cette instance, est-ce qu’un certain nombre de faits, que nous partageons d’ailleurs maintenant, n’ont pas révélé que, si notre parole a été à contresens par rapport à l’ambiance générale qui régnait dans cette salle, elle n’allait pas contre la vérité. Donc il se peut aussi que lors de nos interventions qui vont à contresens à la communauté de communes, un certain nombre de choses, et c’est pour ça que je demande systématiquement que nos interventions soient mentionnées dans le procès-verbal, soient plus tard affirmées par des faits. C’est pas parce que l’on est à contre sens d’une assemblée que l’on est forcément contre la vérité et surtout contre nos convictions. Et ce n’est pas contraire à l’intérêt général que nous poursuivons les uns et les autres à la fois ici et au sein de l’intercommunalité.

Le maire : bien écoutez, je pense que c’est un débat… je vais donner la parole à Monsieur Labarthe. Mais faites confiance à ma sagesse… légendaire pour dire qu’il s’agit là d’un débat quand même qui concerne la communauté de communes, puisque vous êtes en train de parler de vos interventions les uns et les autres à la communauté de communes. Donc on va en terminer avec les gens qui souhaitent prendre la parole et ensuite je vous propose de passer à la suite du conseil. Monsieur Labarthe

André Labarthe : oui, moi je n’entends pas du tout polémiquer par rapport à ce qui vient d’être dit. Mais je crois quand même qu’il faut être honnête et qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont. Effectivement, je considère que la parole de la ville d’Oloron Sainte-Marie n’est pas respectée au niveau de la communauté de communes. Et je m’explique. On ne parle pas des débats qu’il y a au sein de l’intercommunalité. On peut être d’accord ou pas d’accord. On l’est parfois ici aussi, pas d’accord. Mais c’est surtout au niveau de l’exécutif. Et c’est là où tout se décide, malheureusement, actuellement. Et à ce niveau-là, il faut le reconnaître, bien sûr il y a un président, et le président, c’est l’arbitre, il ne représente pas la ville d’Oloron Sainte-Marie, il représente l’ensemble de l’intercommunalité. Et la ville d’Oloron Sainte-Marie, je le confirme, n’est pas représentée à ce niveau-là.  Voilà, c’est tout ce que je voulais dire.

Daniel Lacrampe : juste une question. Il n’est bien évidemment pas question de polémiquer une seule seconde avec André Labarthe, mais il est une petite correction quand même qui mérite d’être apportée. Non, ce n’est pas au bureau que se prennent les décisions. Au bureau, se prennent les orientations, se traitent les dossiers. Mais les délibérations, les décisions, elles se prennent au conseil communautaire. Et ça, il ne faut jamais le perdre de vue. C’est là qu’est la décision finale. Parce que le bureau pourrait avoir toutes les intentions, et les meilleures du monde, si le conseil communautaire n’est pas d’accord avec les propositions, les orientations qui sont données par le bureau, c’est le conseil communautaire qui a le dernier mot. Voilà.

Le maire : de toute façon nous aurons l’occasion dans les prochaines semaines de faire le bilan du soutien de la communauté de communes à la commune, comme de celui du conseil départemental, du conseil régional etc. Et à ce moment-là nous verrons la vérité des chiffres tout simplement qui nous montrera si oui ou non, eh bien il y a eu soutien des uns ou des autres. Bon. Je vous propose donc, puisque c’était juste un rapport d’information, de passer au rapport suivant.

 

 

9 commentaires sur « Les relations entre la commune d’Oloron et la communauté de communes du Haut-Béarn : un débat en conseil municipal qui n’a pas été à la hauteur des enjeux »

  1. Quel échange affligeant !
    Le niveau de réflexions de ces vieux politiciens est sur réaliste !
    Ainsi donc le seul problème serait que la parole d’Oloron n’est pas assez entendue !
    Mais au fait pour dire quoi ?
    Quel est le bilan de cette interco ?
    En quoi son programme, son action a été bénéfique pour le citoyen et surtout le contribuable ?
    Quelles sont les économies réalisées par cette mise en commun des moyens ?
    Combien de postes de fonctionnaires ont été supprimés ?
    Quel est son programme pour les années à venir et en quoi ceci ne convient il pas aux oloronais ?
    etc…
    Il est temps de mettre définitivement à la retraite ces élus qui déblatèrent sur des sujets secondaires…

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  2. affligeant.

    a propos de costanzo discussion avec mon maire: « La carrière n’est pas sur mon territoire( non juste à côté)  » « On ne peut rien faire » oui mais il y a l’interco ?  » le Maire: « je n’y suis pas! » comment ça vous n’y êtes pas ? vous y avez des élus conseillers? euh….oui on en a 2 x et y ( et pas des moindres pour l’un d’entre eux).. Et alors monsieur le Maire ?…..silence appuyé….fermé le ban……..

    Costanzo peut jouer sur du velours si on était pas le caillou dans sa chaussure.

    tellement affligeant que l’on peut se demander si certains intérêts autres que celui de l’intérêt général ne sont pas en jeu

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  3. C des C rien d’ autre qu’ une pierre dans la chaussure de chacun des membres et même du Président. Comme disait De Gaulle de l’ ONU un espèce de  » grand machin » Tout simplement pour moi une boîte à m—e qui nous mène droit dans le mur à cause des égos de deux personnes. Voilà une mandature de passée sans que rien se passe. Vraiment pitoyable à ce niveau là, tout juste acceptable en maternelle.

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  4. Ce genre de passe d armes fait le quotidien de notre paysage politique, et à Oloron comme ailleurs on ne y échappe pas . Ce qui devrait faire plutot l objet de confrontations, ce sont des projets, datés, chiffrés, en place des futures promesses et invectives qui vont faire notre quotidien électoral !

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    1. Beaucoup trop d’élus se posent pour seule question :  » Qu’est-ce que je vais pouvoir récupérer de la communauté de communes au profit de ma commune ? « , alors que la seule vraie question à se poser me semble être :  » Quel projet commun pouvons-nous bâtir ensemble dans le cadre de la communauté de communes dans l’intérêt général de toutes nos communes ? « 

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      1. Je partage entièrement votre point de vue. Cela est d’ autant plus d’ actualité
        qu’ aujourd’hui’ est annoncé la fermeture définitive de l’ usine Syntertec avec 73 emplois supprimés à la clef.
        Que fait on ? Où est l’ intérêt général face à cette situation?
        Le rôle des Elus n’ est pas de créer des emplois, mais de tout faire pour les favoriser et les développer. Peut on penser que dans un contexte conflictuel permanent entre nos différents Elus Oloronais, le climat ou l’ ambiance, sont’ il sereins pour affronter ce genre de problème, ou tranquilliser les donneurs d’ ordre.
        Il est bien plus important pour eux de laver leur linge sale en famille que de
        s’ occuper de l’ intérêt général de la population locale.

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  5. @Monsieur Daniel Sango, vous paraissez particulièrement bien renseigné sur l’actualité d’Oloron ou presque. L’interco n’a pas forcément un bilan totalement négligeable il me semble pour avoir lu le rapport d’activité. Il est vrai qu’on y retrouve pas de prime abord un chiffre clé : le nombre de fonctionnaire remercié en 2018 sur l’interco. Il y en a eu aussi des recrutements.
    En même temps votre coup de sang est il bien calibré ? Il est vrai que la cause politicienne oloronaise voue parfois une forme de marasme sensationnel, mais il faut reconnaitre d’après les propos repris par notre bloggeur que débat il y a eu à la mairie d’Oloron ce soir de conseil, mauvais débat ou bon débat, c’est un autre sujet. Et le maire d’Oloron semble s’est cantonné dans son rôle d’animateur.
    Il me semble qu’on doit rester prudent sur l’avenir, se respecter. Même s’il est vrai que le Président de la communauté de communes a atteint un age respectable, il a peut être un rôle de doyen à l’avenir, au moins aura t’il un poste de conseiller communautaire qui bénéficiera de nombreuses signatures en cas de besoin d’ancienneté. Je crois me souvenir que dans ces collectivités, en cas de besoin de départage d’autorité, on s’adresse au plus (à la plus ) ancien(ne) élu(e). Est ce que Monsieur Adam pourrait nous le confirmer ?
    Aussi, avez vous entendu parlé d’un mal être ou un certain découragement des fonctionnaires sur le territoire oloronais et du haut béarn ? Des indicateurs peuvent ils être exploités sur le rapport 2018 ? on attend avec impatience le rapport d’activité 2020.

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    1. L’élection du président de la communauté de communes se déroule selon les mêmes règles que celle d’un maire, à savoir : nécessité de recueillir la majorité absolue lors du premier ou, en cas de besoin, lors du deuxième tour de scrutin et de recueillir la majorité relative s’il faut un troisième tour. Et, si les deux candidats arrivés en tête au troisième tour ont recueilli le même nombre de voix, c’est le plus ancien (= le plus vieux) qui est déclaré élu. Pour une fois que l’âge est un privilège…

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