Annonce de la création d’un terrain synthétique à 500 000 € pour le club de foot d’Oloron : projet sérieux ou (déjà !) ouverture du bal des promesses électorales ?


La République rend compte ce 9 juillet de l’assemblée générale du FCO-Béarn. Quelques phrases de l’article m’ont fait sursauter : « Un terrain synthétique devrait voir le jour prochainement, pour un coût estimé à environ 500 000€. « Il reste à savoir où il se fera », explique Jean-Marie Gruel ». Une source sûre m’a précisé que le co-président Gruel avait bien ajouté que rien n’était fait pour le moment, mais qu’il pensait être en mesure d’officialiser prochainement la chose.

500 000 € pour un terrain de foot en synthétique ? Comparaison faite avec des projets réalisés ailleurs, c’est le prix moyen. Mais l’enveloppe peut grossir selon la nature du terrain d’implantation et les équipements complémentaires (éclairage, parkings etc.). Et dans le cas présent, qui porterait le projet ? Des sponsors privés ? La ville ?

Un projet privé ? 500 000 € d’aide, cela ne se trouve pas sous les crampons d’un poussin débutant. Et ce n’est pas faire injure à notre club local de considérer que son très modeste classement actuel le place au plus bas de la hiérarchie footballistique. Dans cette situation, difficile de convaincre des sponsors de mettre la main à la poche, surtout à concurrence d’un tel montant.

Un projet communal ? Là encore, et même s’il est possible de tabler sur quelques subventions, comment croire que la commune d’Oloron a les moyens d’une telle ambition ? Elle a déjà du mal à débloquer 50 000 € pour le moindre investissement urgent…

Cela étant, si le co-président Gruel n’hésite pas devant les licenciés du club, mais aussi devant la presse, à faire une telle annonce, ce ne peut être que parce qu’il pense avoir obtenu des garanties. De qui ? Lui seul peut le dire. Mais, à mon avis, cette promesse vient de la mairie. Si tel est le cas, il vaut mieux qu’il ne se berce pas d’illusions. Et ce pour deux raisons.

D’une part parce que la personne qui a pu lui tenir un tel discours n’engage qu’elle-même : à aucun moment le conseil municipal n’a évoqué un tel dossier et aucune ligne budgétaire n’a été votée. Ensuite, parce que si un élu se hasardait après le 1er septembre, en sa qualité d’élu (et non de candidat), à officialiser un tel projet, cela pourrait être considéré comme une « promotion publicitaire » et il encourrait les foudres du Code électoral.

Monsieur Gruel, on ne le répètera jamais assez : si nous sommes dans ce cas, méfiez-vous des promesses électorales, elles n’engagent que ceux qui les reçoivent.

Actualisé le 13 juillet à 12 heures : sur son site officiel, le FCO-Béarn a apporté le 9 juillet la précision suivante :  » Concernant le projet de création d’un terrain synthétique, nous sommes actuellement en discussion avec un investisseur privé et la décision finale interviendra d’ici fin Juillet. Rien n’est encore acquis compte tenu du cout du projet qui sera financé à 100% par des fonds privés et qui englobera l’éclairage pour pouvoir jouer des matchs officiels

Donc patience ….. »

Attendons donc cette fin de mois. Et vivement que soit connu le nom de cet investisseur privé et la nature de son projet qui, sauf à être un mécène désintéressé, aura d’autres ambitions que d’offrir un terrain synthétique à un club de foot de niveau départemental.

6 commentaires sur « Annonce de la création d’un terrain synthétique à 500 000 € pour le club de foot d’Oloron : projet sérieux ou (déjà !) ouverture du bal des promesses électorales ? »

  1. oui mais avec le réchauffement climatique chaotique prévu digne d’Armageddon il n’y aura à arroser que les joueurs et ça c’est un réel plus….. 🙂

    Panem circenses .

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  2. Je propose une piste :
    Suite à la Coupe du Monde, les filles ont le vent en poupe ! Macron et Le Graet ont déclaré qu’en septembre, ils allaient booster les investissements dans les clubs afin de répondre à l’envolée attendue en septembre du nombre de demandes de licences féminines….
    Le Président du FCO foot a peut-être quelques ‘entrées » en haut lieu !

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  3. Terrain synthétiques, une façon lucrative de recycler les pneus usagés dont personne ne sait que faire. Si ce n’ est les brûler dans les fours des cimenteries, ce qui dégage des polluants bien plus dangereux. Pas dangereux, mais produit à manipuler avec recommandation d’ utilisation de pincettes, de gants et de masques…… Maintenant reste à connaître l’ amplitude des risques à courir à court et long terme sur une population de jeunes ( voir ci-dessous article de presse)

    Les terrains synthétiques cancérogènes? L’Anses juge les risques pour la santé «peu préoccupants»
    FOOTBALL Le gouvernement avait demandé un rapport sur la question…

    Les terrains synthétiques, avec leurs petites billes noires, seraient dangereuses pour la santé
    L’enquête de So Foot sur le sujet avait fait causer chez les footballeurs du dimanche, à l’automne dernier. Elle concernait les terrains de sport synthétiques à base de granulés de pneus recyclés, potentiellement dangereuses pour la santé des pratiquants, révélait le magazine. Des associations et certaines municipalités s’en étaient émues, et en février dernier, le gouvernement avait demandé un rapport à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur la question. Les conclusions de cette dernière, publiées ce mardi, évoquent un risque «peu préoccupant» pour la santé, même s’il existe des «incertitudes» pour les lieux fermés et les aires de jeu pour enfants.

    La note de l’Anses, qui évoque par ailleurs des «risques potentiels» pour l’environnement, passe en revue une cinquantaine d’études et expertises réalisées dans le monde sur les terrains de sports et aires de jeux construits à partir de matériaux issus du recyclage de pneus usagés. «Les expertises scientifiques ne mettent pas en évidence de risques préoccupants pour la santé, en particulier de risque à long terme cancérogène, leucémie ou lymphome», explique à l’AFP Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’Anses.
    «Quand on suit les populations qui pratiquent sur ces terrains, et qu’on compare à la population générale, on ne voit pas d’excès de risque ou d’augmentation», poursuit-il, notant malgré tout que l’agence soutient une proposition en discussion au niveau européen pour limiter la teneur des granulés en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), substances cancérogènes.

    Des associations pas rassurées pour autant
    Des études épidémiologiques avaient été lancées notamment après l’alerte lancée il y a quelques années par Amy Griffin, entraîneuse de foot dans des universités américaines, qui décrivait une augmentation de cancers chez des étudiants jouant sur terrains synthétiques. ONG et médias ont ensuite largement relayé ces inquiétudes, s’interrogeant sur l’innocuité de milliers de terrains fréquentés notamment par des enfants.
    La note publiée mardi, qui relève des «limites méthodologiques dans les données disponibles» et un manque de données sur d’autres points, n’a pas rassuré l’association Robin des bois, qui avait saisi l’agence. «Ça nous conforte dans notre inquiétude», commente son président Jacky Bonnemains. «Le domaine le plus lacunaire est l’inhalation de particules et de nanoparticules, un risque important en particulier pour des enfants en plein effort physique, avec des poumons dilatés, réceptacles privilégiés de ces particules», souligne-t-il. Et «il faut redoubler de prudence pour les terrains en milieu fermé», indique-t-il.

    La note de l’Anses appelle en effet à mieux évaluer l’exposition sur les terrains indoor, où «les composés organiques volatils émis par les granulats de caoutchouc (…) peuvent provoquer des irritations oculaires et respiratoires». Le «risque thermique» et de déshydratation des sportifs doit également «être considéré», la température y augmentant plus vite.
    Quant aux aires de jeux pour enfants, «la question est un peu différente», note le Pr Lasfargues. «La couche de granulats est protégée par une couche superficielle d’agglomérants, avec des colles et des résines», explique-t-il, soulignant la nécessité de collecter des données sur d’éventuels composés organiques volatils émis par ces produits pour lever les «incertitudes».
    Le directeur de l’organisme chargé de la collecte et du recyclage des pneus regrette les «rumeurs» des derniers mois
    Pour Aliapur, principal organisme chargé de la collecte et du recyclage de des pneus, l’avis de l’Anses est une bonne nouvelle. L’Anses dit «sans ambiguïté» que pour un «gazon synthétique rempli de granulats de caoutchouc», le «risque pour la santé est faible et négligeable», commente son directeur général Hervé Domas, regrettant les «rumeurs» des derniers mois. «Les gens qui pouvaient être légitimement inquiets de ce qui a été véhiculé peuvent aujourd’hui être rassurés», ajoute-t-il.
    Quant aux terrains indoor, dont il note le développement plus récent et moins encadré, la filière «sera tout à fait encline à considérer qu’il est naturel de se pencher sur le sujet». Selon l’Anses, en 2016, 90.000 tonnes de pneus ont été recyclés en granulats, soit 40 à 50% de la filière de traitement des pneus en France.

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  4. Les bons commentaires et les bonnes informations de Michel se passent de commentaires , on ne sait pas trop et le vice président du fco est prudent , on garde le terrain d’honneur en herbe . Cela étant , les périodes caniculaires vont se répéter la végétalisation va rester un rempart écologique en période caniculaire : souhaitons que nos terrains restent et soient végétalisés contrairement à la future construction attendue , passez au rond-point du Portugal et vous comprendrez , informez-vous sur le futur ehpad Légugnon où l’absence de végétalisation sera patente et regardez son environnement ( alors qu’une étude d’impact environnemental , 5000 euros donnés à la commune par l’ARS pour étude , on croit rêver ) ..soyons attentifs et végétaliseurs .

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    1. A la limite extrême que l’ on fasse des terrains de foot en matière synthétique dans les pays arides, on peut le comprendre, à la condition que cela ne soit pas dangereux à court et long terme pour les pratiquants, mais faire ce genre
      d’ installation en Béarn ou il pleut 300 jours par an laisse perplexe. A moins qu’ il y ait des raisons techniques particulières. J’ espère que nos responsables se justifieront de cela, ainsi que de la durée de vie de ce type de revêtement .

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