Le Grand débat national : les réflexions d’un citoyen lambda (mais à l’avis autorisé) sur les contributions oloronaises dans les thématiques « accompagnement des Anciens » et « Santé »


Depuis peu, la synthèse générale des échanges auxquels a donné lieu le Grand débat national sur notre ville est en ligne sur le site internet de la ville (synthèse à retrouver ici en fin d’article). Avant d’évoquer le sujet, je tiens :

  • à saluer le travail effectué par le cabinet conseil Reshura auquel la commune avait confié la lourde tâche d’animer les réunions, de recueillir, de mettre en forme et de synthétiser les échanges auxquels elles ont donné lieu
  • à saluer également l’implication discrète de la mairie qui a su, tout en se gardant de toute intrusion, donner les moyens techniques, matériels et financiers nécessaires à l’organisation de ce « brainstorming » géant

Comment se présente cette synthèse oloronaise ? Sous forme d’un tableau de 30 pages recensant sur quatre colonnes : 1/ les constats ; 2/ les idées ; 3/ les actions proposées sur le plan local ; 4/ les actions proposées sur le plan nationale. Quant aux thématiques abordées lors des réunions oloronaises, elles sont au nombre de 11 : 1/ Agriculture et alimentation ; 2/ Transition écologique : énergie, environnement et transports ; 3/ Accompagnement des Anciens ; 4/ Santé ; 5/ Associations ; 6/ Fiscalité et pouvoir d’achat ; 7/ Travail ; 8/ Vivre ensemble ; 9/ Éducation – jeunesse ; 10/ Démocratie et citoyenneté ; 11/ Organisation de l’État et services publics.

À la lecture de cette synthèse, on se rend compte que les contributeurs (j’en faisais partie et me met dans le lot pour ce qui suit) n’ont pas fait preuve d’une grande originalité. À peu de choses près, les constats et propositions émanant des Oloronais ayant participé au Grand débat ne diffèrent guère des remarques entendues depuis deux mois sur les médias. Nous atteignons là probablement les limites d’un exercice qui fait la part belle au ressenti plutôt qu’à l’avis autorisé.

Il n’est peut-être donc pas inutile de remettre ces contributions en perspective, par exemple en prenant connaissance des réflexions qu’elles inspirent à tel citoyen lambda plus versé que nous en un domaine particulier. Voici celles que m’a fait parvenir Jean-Louis Coquard sur les contributions oloronaises dans les thématiques « Accompagnement des Anciens » et « Santé » (les parties du texte soulignées reprennent la synthèse tandis que les non-soulignées correspondent aux réflexions de Jean-Louis Coquard).

Suite au GRAND DÉBAT local, les remarques et réponses brèves sur certains items abordés, les autres seraient plus long à développer, le citoyen lambda, baignant dans le monde de la santé, s’est amusé (euh, quoique …) à répondre.

ACCOMPAGNEMENT DES ANCIENS au niveau local

Nombre de places trop limités en EHPAD local : pas tout à fait vrai aujourd’hui et demain car le chez soi sera privilégié.

Pas de transparence financière : pas vrai

Tarif des maisons de retraites : raisonnable à Oloron, les tarifs sont dans la fourchette normale voir basse

Les établissements locaux sont des entreprises publiques : non, seul l’Âge d’Or dépend du centre hospitalier général d’Oloron

Le manque de personnel : oui et non car notion à évaluer et bien cibler les manques pour apporter des projets plus personnalisés au résident.

Le manque de valorisation du personnel : oui mais c’est valable pour tous les soignants.

Le manque de considération : non, elle est direction dépendante voir médico-dépendante

Trop peu d’animations : non, les structures apportent leur lot d’animations, souvent de même type sur la France entière dans un contexte où le ce lieu devient lieu de santé et moins lieu de vie.

Conditions de vie déshumanisante : non pour les résidents en incapacité, oui pour les résidents sans incapacité d’où toute la réflexion pour le maintien « chez soi « 

Plus de club de 3eme âge : oui c’est une réalité, la création d’une maison de la personne âgée serait une réponse, regroupant de la personne sans incapacités à la personne avec incapacités avec toute ses problématiques = une réflexion intéressante proposée dans un rapport national récent.

Démarche en ligne : oui pour la génération du papy-mamy boom et génération future

Embaucher du personnel motivé et impliqué : le marché n’est pas porteur comme celui de gardien de prison… ensuite la motivation n’est pas évidente et l’implication est direction-dépendante et médico-dépendante.

Créer des salons de famille conviviaux : oui, mais dans des locaux neufs ou rénovés… dans l’ancien, c’est plus compliqué.

Créer un bar musical : certes, mais y a-t-il à Oloron un bar musical… une animation de temps à autre mais avec qui… les animations ont un coût… et le bar musical a existé ou existe.

Proposer des ordinateurs : les plus connectés l’auront, dans leur chambre, un monde nouveau apparait comme la e-santé, bref une voie d’avenir avec un coût …la télémédecine est une donnée proche

Un réseau de navette : la majorité a des incapacités et il faut des aidants, des navettes adaptées aux chariots… Pour la minorité tout est possible …

Faciliter l’accès aux animations extérieures : le CCAS fait bien son travail et invite par exemple …les heures d’animation sont contingentées dans l’après-midi uniquement …dites-moi, quelle animation au quotidien en ville entre 14h30et 16h30 ?

En conclusion, une immersion d’une journée des personnes sans incapacité dans un lieu de vie serait pour moi la moins mauvaise réponse.

SANTE au niveau local

SUR LES CONSTATS, il y a des réponses mais trop longues à expliquer d’où des réponses brèves à certains items locaux.

Ouvrir un hôpital pour personne âgée à l’ancienne clinique : locaux privés à acheter, à rénover plus-plus et non adapté plus-plus à la personne âgée de demain.

Maison des alternatives : à proposer au contrat local de santé et dans le cadre d’une maison médicale, intéressante.

Créer un service pédiatrique : la pédiatrie c’est un plateau technique très complexe, aux compétences multiples, travaillant 24 h sur 24, à réserver à un pôle de population type Béarn …

Évaluer les besoins en médecins : pourquoi pas mais surtout évaluer ce qui existe …un exemple , le centre hospitalier général d’Oloron offre aujourd’hui des consultations  de pneumologie –oncologie , l’hépato-gastro-entérologie et oncologie, la cardiologie , la rhumatologie , la médecine interne , l’ORL , la neurologie , la néphrologie, les maladies métaboliques dont le diabète, la polyvalence et soins palliatifs , les plaies et cicatrisations : il reste la disponibilité du praticien, les délais de cs. Le piège à éviter, investir dans une spécialité riche en matériel pour voir la spécialité disparaitre (ex ophtalmologie en son temps ). 

 Jean-Louis Coquard le 10 avril 2019

Synthèse générale des contributions oloronaises au Grand débat national

Un commentaire sur « Le Grand débat national : les réflexions d’un citoyen lambda (mais à l’avis autorisé) sur les contributions oloronaises dans les thématiques « accompagnement des Anciens » et « Santé » »

  1. Une remarque (enfin 2) en passant et je sors, promis 😉

    « Tarif des maisons de retraites : raisonnable à Oloron, les tarifs sont dans la fourchette normale voir basse « .

    1) Tant que le minimum vieillesse ne permettra pas à tous de se payer une maison de retraite décente (donc qui ne sacrifie pas les soins et autres pour enrichir des actionnaires), c’est que le tarif n’est pas raisonnablement humain… non ?

    2) Il y a eu il y a quelques années un éclairant reportage sur la chaine parlementaire (de mémoire) qui expliquait le pourquoi de la flambée des prix et du manque de place : une nombre de lit comptés en France (interdiction d’en faire plus .. ?)

    Et donc des groupes financiers achetaient des petites maison de retraite rurales, qu’ils fermaient en suivant…

    Pour en ouvrir une avec le même nombre de lits dans des lieux où les gens pouvaient payer bien chers (sud-est, côte sud-ouest…);

    Tout en construisant des maisons de retraite tapent à l’œil (rassurant la famille de passage) MAIS avec un personnel malmené et des prestations à 3 francs six sous facturées rubis sur l’ongle… pour avoir un quotation maximale en bourse… et verser des dividendes maximums aux actionnaires…

    La privatisation sensée ouvrir à la concurrence pour avoir aussi bien mais moins cher aurait encore une fois permis aux ultra-riches de s’enrichir en dégradant nos conditions de vie ??? NON, dites moi pas que c’est pas vrai ! :-p

    OK, je file ;-)…

    Vanessa

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