10 associations oloronaises perdent leur partenariat avec une importante entreprise locale


C’est un ami lecteur qui m’a mis le courrier sous les yeux. Daté du 28 mars, il est signé du gérant d’une importante entreprise locale. Destinataires : 14 associations. 10 d’entre elles sont oloronaises : le FCO Tennis, le semi-marathon d’Oloron, la JAO Ba      sket, Jazz à Oloron, le FCO Athlétisme, le Pelotari Club Oloronais, le Hand Ball Club Oloronais, le FCO Rugby, Radio Oloron, Escalade. Les 4 autres associations concernées : l’AS Ledeuix, le Pétanque Ledeuix, la Pastorale de Moumour et l’US Aspoise.

La mairie d’Oloron et la communauté de communes sont également destinataires de la missive dont le texte tient en deux phrases :  » C’est avec regret que nous mettons fin au partenariat que nous avons depuis des années. Nos politiques, nous en sommes sûrs vous trouveront d’autres partenaires « .

Lettre aux assos

Message subliminal ? Si l’effet de la décision de l’entreprise est très clair (le retrait de son partenariat), la lettre n’est pas très explicite sur la cause. Mais, comme la seconde phrase mêle les « politiques » à l’affaire, on peut imaginer (mais ce n’est qu’une supposition) le discours suivant : on ne demande pas mieux que de soutenir les associations locales, mais on attend en contrepartie que la mairie et la communauté de communes tiennent davantage compte de notre présence sur leur territoire lors de l’attribution de leurs chantiers.

Ce donnant-donnant est de pratique courante dans le monde des collectivités locales. Le tout étant de savoir si ce donnant-donnant débouche toujours sur du gagnant-gagnant. Il est permis d’exprimer là-dessus quelque doute. Et puis, lorsque le chantier représente un certain niveau d’investissement, la collectivité se doit d’ouvrir l’opération à la concurrence. Elle n’a donc pas la totale maîtrise du choix de l’adjudicataire du marché. Et l’entreprise ne peut alors se formaliser d’avoir été écartée car elle n’était pas la mieux disante.

Les 10 associations seront-elles très pénalisées ? J’ignore tout de la nature et du niveau de ce partenariat. Et si cette lettre avait en réalité pour seul objectif, telle une piqûre de rappel, de mettre la pression sur la commune et sur la communauté de communes ? Réponse dans les prochains jours.

Post-scriptum : un véhicule municipal au moins arbore le logo de cette entreprise locale. Probablement en contrepartie d’une somme versée à la commune à titre de publicité. Est-ce que ce « partenariat » est lui aussi concerné ?

30 commentaires sur « 10 associations oloronaises perdent leur partenariat avec une importante entreprise locale »

  1. Le texte original comporte une belle faute d’orthographe. C’est pas bien de corriger dans la citation ! 😉

    J'aime

  2. Comme on dirait chez moi : « BOUDIOU ! »

    Et oui, voilà où on en arrive quand des choses se font en contre partie… Ne rien devoir à personne est un luxe qui ne se paie jamais plus tard, on paie comptant (et pas content souvent) mais on est définitivement libre :-).

    Va falloir zyeuter les voitures de la mairie pour savoir quelle est cette entreprise alors… Pff…

    Vanessa

    J'aime

    1. Parce que mon propos n’est pas de montrer du doigt telle ou telle entreprise, mais de démontrer l’interdépendance entre le monde économique et celui des collectivités locales… le monde associatif en subissant parfois des dégâts collatéraux lorsque ces relations ne sont pas au beau fixe (cf en d’autres temps la décision de Lindt à l’égard du semi-marathon en réaction à l’institution par la commune d’Oloron du versement transport)

      Aimé par 1 personne

  3. Comme dirait Vanessa: « BOUDIOU !, BOUDIOU ! »
    Je vais essayer de rester plus rationnel et essayer de comprendre pourquoi cette entreprise locale qui soutenait des associations locales s’est subitement fâchée ?
    Je ne connais pas l’entreprise ni l’objet du litige, mais j’ai pu constater du moins pour la communauté des communes (pour la mairie, je laisse le soin au blogueur) quelques modes de fonctionnements « Border-lignes ». Je me permets d’apporter certaines observations car dans ma vie professionnelle j’ai été « Responsable d’approvisionnement de prestations » dans un grand groupe, par contre je ne connais pas les pratiques courantes dans le monde des collectivités courantes.
    La première constatation que j’ai faite et qui m’a profondément choqué c’est la prestation de la piscine de LANNE en BARETOUS validé par la CCHB en date du 15 Juin 2017 (Réf : Rapport N° 170615-40-SET.)
    En effet au départ du projet, il s’agissait uniquement de répondre aux obligations de mise en conformité de l’équipement (préconisation de l’ARS) pour un montant de 349 000 € à la charge de la Commuté des communes de la vallée du Barétou.
    Par la suite le projet a évolué dans l’objectif d’accroître la qualité de l’équipement sur les points suivants : Sécurité, salubrité, confort de baignade et coût énergétique, optimisation environnementale, confort de détente et amélioration paysagère, accessibilité aux personnes handicapées et tout cela à la charge de la CCHB.
    Ces travaux supplémentaires, portent l’enveloppe budgétaire de l’opération de 349 000 € à 890 000 € HT pour la CCHB.
    La gestion d’une prestation prend en compte trois éléments obligatoires, l’aspect technique, l’aspect sécurité et l’aspect financier. Il semblerait que dans le premier cahier des charges, l’aspect sécurité qui est essentiel dans le cadre de lieu public ait été oublié.
    Ce qui me choque dans la gestion de cette affaire c’est qu’il y a eu un changement du contenu de la prestation et un changement du donneur d’ordre. Au vu de l’importance de la modification de cette prestation, la gestion de ce dossier par un avenant me semble aberrante, il y aurait dû y avoir un nouveau cahier des charges et une nouvelle mise en concurrence. Y a-t-il eu du donnant-donnant, du gagnant-gagnant, le contribuable que je suis se pose des questions ?
    J’ai eu affaire à ce genre de fonctionnement dans le privé et je me suis aperçu que dans ce genre d’affaires le sous-traitant local était toujours perdant !
    La gestion de la prestation du nouveau Logo de la CCHB pose à interrogations ?
    La gestion des prestations de viabilisations de certains lotissements porte à interrogations ?
    Au même titre, que l’on demande d’acheter local pour tout ce qui est alimentaire et si l’on veut que nos entreprises locales parrainent nos associations, aidons les !
    Comme dirait Vanessa, je me tais et je m’en vais…..

    J'aime

  4. Ou quand un système atteint ses limites. D’ un coté on voudrait nous faire croire que
    les entreprises font du sponsoring désintéressé et du coté de la Municipalité on voudrait laisser penser aux administrés qu’ on s’ évite de mettre la main à la poche parce que les entreprises font ce travail de financement des associations. Marché de dupes ou subtilité à la française, du genre entreprises mi publiques, mi privées, car en définitive ce sont les citoyens-contribuables qui au final paient. Et en réalité peut être plus cher que si les aides étaient attribuées directement par les municipalités aux associations, car certains par le fait du hasard, qui fait bien les choses, se trouvent sous la « pissette » au bon moment et prennent peut être au passage leur cote-part sans aucun contrôle.
    Au travers de ce communiqué laconique c’est peut être cela que cette entreprise remet en cause et dénonce. Elle en a peut être marre de se sentir quelque part coupable et éternellement redevable pour de piètres retours.
    Ne vaudrait’ il pas mieux que les prix des marchés soient les plus réduits possible par la concurrence entre entreprises et consacrer ces gains aux associations que
    d’ avoir une espèce de nébuleuse où tout le monde se tient par la barbichette qui permet des dérives, ou de favoriser certaines associations aux dépends d’ autres moins porteuses de voix électorales.

    J'aime

  5. Il serait utile de savoir :
    – quel est le montant cumulé des aides aux 10 assos
    – si c’est le Gérant, le Propriétaire (il y en a au moins un) ou bien le Conseil d’Administration (s’il y en a un) qui a pris la décision (on ne connait que le signataire du courrier)

    J'aime

      1. 1/ donc, le  »chiffre » ne doit pas peser des mille et des cents…ouf ! surtout pour le FCO Rugby, relégable et sans doute relégué…
        2/ donc, sans doute pas beaucoup d’emplois concernés si l’économie d’argent visée trahit des difficultés financières…ouf !
        Quant à l’aspect  »politique » de la lettre à la ponctuation douteuse…j’ai comme un doute, surtout si sa  »livraison » s’est faite lundi !

        J'aime

  6. Se serait bien si le Haut Béarn pouvait sortir du moyen âge. Quel est l’intérêt commun aux associations, aux entreprises, aux élu.es ?
    C’est bien d’avoir un territoire dynamique et attractif, pouvant offrir un certain nombre de services pour sa population, pour le personnel des entreprises et ses proches qui souhaitent s’installer sur le territoire.
    il existe un moyen pouvant répondre à ce défi : une société coopérative d’intérêt collectif, permettant d’accepter à la fois des sociétaires privés de petites et grandes entreprises, des associations et des sociétaires publics comme les collectivités locales, ainsi que des personnes physiques. tout cela autour de projets définis ensemble.
    Cela s’appelle de l’économie sociale et solidaire qui vient en complémentarité de l’économie marchande et non en opposition
    Sortir de son pré carré et des petites guéguerres, pour aller vers de l’innovation sociale qui crée de l’activité et de l’emploi.
    D’autres territoires l’ont compris et expérimentés depuis longtemps.

    J'aime

  7. Jésus, je souscris à ce que tu dis. Envie de renverser la table par moment.. Elle est Où la vision pour le territoire..? L’union des différentes composantes de la société oloronaise (piemontaise, valléenne) pour penser un futur commun..? Ils sont où les espaces d’expérimentation..? Je ne trouve pas mon compte actuellement.

    J'aime

      1. Go ! je me jette à l’eau
        1/ le recoupement des 2 listes ne donne plus que les entreprises suivantes : Charont Imprimerie, Cazapan, CSTI et PGI
        2/ je met une petite pièce sur Cazapan, suivi de prés par PGI ! Grosse côte pour Charont…j’élimine CSTI…
        Et l’heureux élu est : ??

        J'aime

  8. je me lance
    – mon premier est en limite
    – mon second est oui en allemand
    – mon troisième n’est pas tard
    – mon tout est surement vexé de ne pas avoir obtenu un marché public de la mairie

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.