ZAD du Gabarn : la réponse d’Alex-le-zadiste à la lettre d’un riverain excédé


Le 25 janvier, Oloronblog publiait la lettre au maire d’Oloron d’un riverain faisant part de son exaspération face aux troubles de voisinage causés par les occupants de la ZAD du Gabarn. Cette lettre a suscité nombre de commentaires. Elle a aussi déclenché une réunion en mairie entre le sous-préfet, le maire, la gendarmerie, des riverains et les deux propriétaires des terrains sur lesquels est implantée la ZAD. À la suite de cette réunion, l’un des deux propriétaires a porté plainte pour obtenir la libération des terres qui, selon lui, sont occupées sans autorisation.

Ce matin, trois (longs) commentaires se sont ajoutés à l’article publié sur le blog. Ils ont tous trois été expédiés par la « zad64 ». Sur un mode plutôt peace and love, ils répliquent à la lettre du riverain. J’ai repris ici (mais vous trouverez les deux autres commentaires sous l’article précité) une partie de la réponse d’« Alex » au riverain, parce que c’est la partie qui répond, me semble-t-il, de la manière la plus factuelle aux  doléances de ce dernier.

Bonjour (…). Je m’appelle Alex, je suis sur la zad d’Oloron depuis bientôt 1 an. Ayant 4 chiens je suis surpris d’apprendre qu’ils sont malades. Vous semblez posséder des connaissances vétérinaires assez pousser puisque vous arrivez à diagnostiquer des maladies simplement en nous croisant. Pour le bien de mes animaux j’aimerais savoir de quoi ils souffrent. Bon redevenons sérieux, mes chiens les plus âgés ont 10 et 12 ans, on ne garde pas des chiens malades une dizaine d’années. L’un d’eux souffre malheureusement d’un cancer mais les autres sont en parfaite santé donc de quelle maladie parlez-vous ?

Pour le reste votre seule contestation légitime est, pour moi, les nuisances sonores. Alors relativisons, elles n’ont eu lieu que 2 fois en presque 2ans d’existence de la zad. Nuisance bien moindre que celle qui seront engendré par la déviation. La dernière manifestation musicale était une réponse au propos du maire d’Oloron sainte marie paru le même jour dans la république des Pyrénées. Notre présence lui paraissant insignifiante, contrairement à vous, nous avons voulu lui montrer que nous pouvions réunir une centaine de personnes dans la journée.

Je ne comprends le reste de vos propos. En quoi le fait de construire des cabanes, de faire la manche ou même de boire de l’alcool vous dérange-t-il ? Il me semble déceler un soupçon de jalousie dans vos propos. Si, comme vous l’avez dit, vous souhaitez vous aussi organiser des méga teufs ou construire des cabanes nous serons heureux de vous compter parmi nous. Par contre pour les méga teufs il vaudrait mieux qu’on les organise sur votre terrain, car nous avons des petits problèmes de voisinage. Je vous invite à passer sur la zad, car bien souvent c’est l’ignorance qui conduit à la peur et à la haine.

18 commentaires sur « ZAD du Gabarn : la réponse d’Alex-le-zadiste à la lettre d’un riverain excédé »

  1. Bonjour Alex
    Je n’ai jamais dit « que tous les chiens des zadistes étaient malades » et je ne parlais pas de « vos » chiens en particulier. Vous ne pouvez pas nier que certaines bêtes le sont. Pour voir qu’un chien porte des tumeurs, il ne faut pas être vétérinaire, il suffit simplement d’observer surtout si, comme moi, vous avez ou avez eu des animaux.
    Pour le reste, et je vous l’accorde, ma seule contestation (NOTRE seule véritable contestation devrais-je dire) « légitime » est effectivement les nuisances sonores. 2 fois dans l’année dites-vous… pourtant il est régulier d’entendre de la musique, plus exactement des bruits pouvant ressembler à de la musique, les dimanches matin.
    Le fait de construire des cabanes ne s’adressait pas aux zadistes mais aux propriétaires des terrains qui autorisent ce type de construction sur leur domaine pour héberger des êtres humains alors qu’à quelques pas de là ils sont propriétaires d’hébergement en « dur ». Que les zadistes vivent comme ils le sentent, ceci est leur libre choix, je respecte le choix de tous mais que l’on respecte le mien.
    Je n’ai ni peur et ni haine envers quiconque, même pas envers les zadistes qui pourtant, et que vous le vouliez ou pas, génèrent des nuisances qui perturbent le voisinage et plus encore. Un simple effort de vie « en communauté » avec chacun ses différences, permettrait de lisser les relations entre nous.
    … et n’étant pas « un perdreau de l’année », je n’ai pas besoin de passer sur la zad d’Oloron pour connaître votre idéologie et votre façon de fonctionner.
    Sachez enfin que pour répondre au Maire d’Oloron, vous avez « mobilisé une centaine de personnes » et vous vous êtes mis à dos environ 10 000 personnes… Où est l’efficacité de votre action ? Que vous contestiez un projet, c’est louable et normal dirais-je. Mais si cette contestation vous aliène la force que le « peuple » peut vous apporter, alors vous avez perdu d’avance.
    Bonne journée Alex

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  2. M. Cazaux,

    Vous disiez vous-même il y a quelques temps : « Pêcher par le silence, quand ils devraient protester, transforme les hommes en lâches ».

    Si comme, vous le disiez également, plus récemment, tant de gens ( riverains pour vous paraphraser plus exactement ) sont convaincus de l’inutilité de cet axe ( et donc de ce qu’il est néfaste à minima pour les dépenses publiques – et pas qu’un peu – sans même parler de toutes les autres conséquences )… Pourquoi ne pas donc faire davantage de bruit pour que cette position soit entendue dans l’espace public ?

    C’est certain, une free-party à deux pas de chez moi alors que j’ai envie de dormir, moi aussi ça passerait mal – même si je ne suis pas assez vieux pour traiter cette musique de « bruit »… Ceci étant, en sachant que c’est un moyen de répondre aux autorités qui pensent qu’elles n’auront pas d’opposition sur place, je réalise que cela signifie qu’en effet, les locaux ne se mobilisent pas assez. « Pêcher par le silence, quand ils devraient protester, transforme les hommes en lâches »… C’est une belle citation que vous nous avez trouvé là.

    Pour ma part, je regrette que si peu soit proposé à Oloron pour le suivi des personnes démunies : Pas de douches publics gratuites ? Pas d’associations permettant un suivi vétérinaire à moindre coût sans pour autant priver les maîtres de leurs compagnons d’infortune ? Pas de Soupe de nuit ? Je vois briller l’absence, dans cette ville qui n’est pourtant pas si pauvre, de toutes ces choses qu’une « communauté », pour vous paraphraser puisque vous aimez ce terme afin d’accentuer l’homogénéité des gens d’Oloron, devrait évidemment s’organiser pour s’évertuer à proposer afin d’offrir un peu de dignité aux gens de passage et démunis.
    Vous auriez alors beaucoup moins de gênes liées à une manche que vous ressentez comme agressive, par des gens qui se sentent peut-être quant à eux agressés par l’indifférence ambiante. Moi, je crois que pêcher par l’inaction, quand ils devraient s’entraider, transforme les hommes en lâches.

    Par ailleurs, pour avoir pris le temps de lire tous les commentaires, de ce billet et du précédent, j’ai relevé – et je vais mettre ça sur le compte de la colère liée au boucan, mais c’est loin de justifier votre comportement – de nombreuses manifestations de mépris de votre part, souvent doublées de mauvaise foi. Je tiens donc à finir mon propre commentaire de façon bien moins mesurée, par cette liste, pour bien garder à l’esprit la rancune qu’il me faudra vous manifester si nous sommes amenés à nous rencontrer un jour.

    ► Le mépris des femmes : Vous avez dit à Vanessa dans le précédent billet, qui s’oppose au projet du tronçon routier en s’impliquant davantage sur les questions légales que ne le font les z@distes, que « de nombreuses femmes témoignent sous leur vrai nom sans se faire harceler » et que « les modérateurs de ce site s’évertuaient de toute façon à empêcher le harcèlement ». Déductions logiques de vos dires : Si seulement quelques femmes se font harceler, ce n’est pas si grave… Et de toute façon, le modérateur de ce site a des troupes d’élites chargées de vérifier que personne ne va camper à la sortie des maisons de toutes les publicatrices qui viennent ici. J’ignorais que ce blog disposait d’autant de moyens.

    ► Le mépris des pauvres : Bon, alors là, c’est flagrant, et c’est partout donc je ne vais pas citer tout ce que vous avez pu dire sur leur aspect ou l’aspect de leurs animaux ; je vais directement passer au moment où je vous contredis :
    Vous dites que « ces gens-là » ( pas ceux de la chanson éponyme de Brel, donc ) n’ont jamais travaillé. Mais qu’est-ce que vous en savez, d’abord ? Je vous affirme le contraire. Les personnes avec qui j’ai pu parler ont parfois eu des emplois pérennes avant un accident du travail qui a changé leur vie. Elles ont parfois fait l’objet de licenciements économiques. Parfois elles ont démissionné à cause d’abus patronaux, heures sup’ non payées et autres. Parfois, elles enchaînent des petits boulots précaires pendant quelques mois avant de repartir quelques mois sur une zad. Bref, vous dites que vous êtes allé parler à ces personnes, et vous faites l’hypocrite, mais dans les faits, vous ne les connaissez pas. Vous n’êtes pas aller leur parler, vous êtes allé les jauger pour savoir comment mieux les menacer.

    ► Le mépris de l’intégrité physique : Avec votre suggestion que vous allé mettre en place une zad anti-zad, vous faites entendre qu’une milice pourrait se constituer.
    Il ne s’agit en effet pas de dire que vous voulez faire en sorte de faire réussir ou échouer le projet de l’axe routier afin que la zad dégage… Non, vous parlez bien de ces personnes avant de dire que vous allez organiser un comité contre… Elles. C’est bien ce que vous mettez en avant, et c’est bien comme ça qu’elles le perçoivent.
    Alors lorsque vous faites votre vierge effarouchée au sujet des prétendues « menaces » de Vanessa alors même que vous êtes le premier à venir vendre la violence, sachez que cela ne passe pas inaperçu, que des personnes qui ne sont actuellement pas dans l’équation s’intéressent à ce que vous écrivez.

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  3. Bonjour
    La fine plume que vous avez utilisée n’empêche pas la mauvaise interprétation des propos que j’ai tenus et que je tiens encore.
    Lorsque qu’il y a quelques temps j’ai prêché pour l’inutilité de la première déviation, celle de Goès, et du risque que cela faisait courir à la vie sociale et au développement du commerce principalement du quartier de Notre-Dame, personne n’est venu me soutenir, pas même vous. Pourtant Notre-Dame a vu depuis, deux de ses commerces mettre la clé sous la porte. Deux autres ne vont pas tarder.
    C’est vrai, beaucoup de gens de mon entourage pensent que cette déviation est inutile et je suis certain qu’Oloron deviendra une ville morte, entre autres, avant peu de temps… Et je l’ai déjà dit dans des endroits où je ne vous ai pas encore rencontré.
    Bien sûr et j’en suis convaincu, qu’à Oloron, comme ailleurs, il n’y a peut-être pas encore assez de moyens mis à disposition des personnes les plus démunies. Vous prêchez un convaincu !
    Mais quoiqu’il advienne, et comme je le disais, je ne reproche pas aux gens les plus démunis de faire la manche, je reproche à des gens, peut-être pas aussi démunis que vous le pensez, de « contraindre » les passants à leur donner une pièce. Je donnerai naturellement mais je n’accepterai pas la pression.
    Oui je confirme, de nombreuses femmes et hommes interviennent sur les réseaux sociaux sous leur véritable identité. Elles ne sont pas toutes harcelées et d’ailleurs, par rapport au nombre d’interactions que l’on pourrait relever sur les murs des participants, les phrases déplacées sont minimes. Il n’y a dans mes propos aucun mépris et surtout pas envers les femmes. Ce couplet n’est en définitive écrit que pour rallier à votre cause les lectrices éventuelles. Mais je rappelais à notre donneuse de leçon que l’on ne pouvait pas tout savoir sur tout et que Oloron blog était, comme son nom l’indique, un blog, dont les participants déclinent identité et adresse mail et dont les propos sont vérifiés avant publication. Il ne peut donc, en aucun cas, y avoir de harcèlement. Mais c’est tellement facile de donner des cours bien caché derrière un pseudo…
    Je ne sais pas d’où vous tenez que je méprise les pauvres, mais là vous dépassez réellement le cadre de mes propos. En bref vous interprétez pour pouvoir marquer l’opinion. Comme je le disais déjà dans d’autres billets, je respecte tout le monde et l’expression « ces gens-là » n’a rien d’infamant ou de diffamant, il signifie simplement dans mon propos « appartenir à la communauté zadiste ». Je sais, moi aussi, que certains d’entre eux ont été frappés par des accidents de la vie et je n’ai pas besoin, vu mon passé, que l’on parte dans des explications que le commun des mortels a déjà et depuis belle lurette assimilées. Maintenant l’ont-ils tous été frappés par ces accidents de la vie ? Vous-mêmes, en êtes-vous sûrs ? Certains d’entre eux n’ont-ils pas choisi ce style de vie et ne préfèrent-ils pas la précarité ? S’ils ont choisi, je respecte leur choix mais qu’ils respectent le mien… et ce n’est pas parce que l’on est en difficulté ou, comme je le disais frappé par un accident de la vie, que l’on doit s’en prendre à une communauté toute entière et surtout pas en troublant le voisinage…. Et oui, j’ai parlé avec certains d’entre eux quoique vous puissiez en déduire.
    Quant à votre dernier couplet sur le mépris de l’intégrité physique, il n’a jamais été question pour moi de constituer une milice. Là aussi vous utilisez des mots forts pour marquer le lecteur. Je connais certainement bien mieux que vous les problèmes qu’engendrent ce type de « regroupement ». J’ai simplement écrit aux autorités pour leur signaler qu’effectivement, les gens excédés et inquiets avaient parlé de constituer un groupe de défense, plus exactement un groupe qui lutterait contre l’installation d’une zad, mais il n’a jamais été question de violences verbales et encore moins physiques.
    J’ai toujours été contre la violence même celle utilisée par certains pour pouvoir faire valoir leur point de vue fusse-t-il légitime.
    Et j’espère bien que certains qui « ne sont pas dans l’équation » s’intéressent à ce que j’écris…
    Bien sûr, je le répète, c’est très facile de vomir des tas d’absurdités « planqué » derrière un écran, bien sûr c’est louable de monter au créneau pour défendre la veuve et l’orphelin, bien sûr c’est glorifiant de se pencher sur toutes les personnes qui se battent pour survivre… surtout si on habite loin d’eux et que l’on a une vie bien rangée et construite…
    … Et je réitère : « Pêcher par le silence, quand ils devraient protester, transforme les hommes en lâches » … Je proteste contre tous ceux qui attentent à la tranquillité de toute une communauté et je proteste contre tous ceux qui, autour d’un « apéro » pensent et disent la même chose que moi mais qui n’ont pas le courage de l’exprimer… Un référendum peut-être ?

    Passez une bonne journée

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    1. les démunis c’est comme les chasseurs. Il y a les vrais démunis…et il y a « les vrais démunis ».
      si les philosophes adeptes du « fuck the sociéty  » se mettent à vouloir des douches, une cantine et un toit, les soins et plus si nécessaire…tout en faisant un bras d’honneur « aux bourgeois »….c’est dommage.

      on voit sur le Chemin de Compostelle aussi de drôles de pélerins adeptes du Donativo new’ age: » je mange, je dors, j’me casse »…. et c’est ainsi que périt le Donativo…

      Il y a pas écrit la poste !…..

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  4. Oui, bonjour.

    « Il ne peut donc, en aucun cas, y avoir de harcèlement. » : Si vous donnez votre identité exacte, n’importe qui peut vous retrouver facilement au-delà d’internet.
    Il n’y a pas si longtemps, un gamin a failli se noyer à Calais, frappé et jeté des quais par des fachos parce que son père qui militait pour l’aide aux migrants, s’était exprimé sous son vrai nom sur Facebook.

    « Elles ne sont pas toutes harcelées » : Vous récidivez ! Et celles qui le sont… Donc… Ce n’est pas si grave ? Mais vous vous relisez ou bien ? Il est bien normal de se protéger par l’anonymat, en particulier lorsqu’on a affaire à des personnes qui minimisent, comme vous le faites, le risque encouru, parce que vous-même n’en encourez aucun… Je ne dis pas ça pour « me mettre des lectrices dans la poche », je le dis parce que vous ne faites aucun effort pour essayer de comprendre celles qui considèrent avoir des raisons de se protéger : Vous êtes méprisant envers les femmes, en particulier lorsqu’elles essayent de vous tenir la dragée haute, elles deviennent alors des « donneuses de leçon ».

    « ces gens-là » marque évidemment une distance – hautaine – entre eux et vous, comme si nous n’appartenions pas toutes, et tous, à la même grande famille humaine « ces gens-là » sont « nous », mais vous en faites des « eux » et vous caractérisez ce « eux » par mille adjectifs infamants quant à leur aspect repoussant, voire même effrayant, et par leur potentiel de nuisance : Faire mine de ne pas comprendre que vous les avez insulté, et insulté encore, est désormais plus que ridicule de votre part, c’est pathétique.

    « Certains d’entre eux n’ont-ils pas choisi ce style de vie et ne préfèrent-ils pas la précarité » : Bien sûr… On « choisit » d’être pauvre, en danger et méprisé ?
    Ils ont choisi de relever la tête, malgré des vies qui les ont poussé dans une précarité parfois autodestructrice, en allant affronter frontalement un système qu’ils dénoncent, et à juste titre, puisque, notamment, ce système les a broyé.
    Défendre la Nature contre le capitalisme, ça, c’est leur choix. Le faire dans la misère, et l’isolation face aux dangers parfois, pourquoi aucun être humain choisirait-il une telle chose ? N’est-il pas plus commode de le penser pour pouvoir plus facilement se frotter les mains de leur sort ?

    « les gens excédés et inquiets avaient parlé de constituer un groupe de défense »
    Mais à part ça vous réfutez évoquer de façon comminatoire la création d’une milice dont l’objet, on s’en doute, ne serait alors pas de faire des bouquets de fleurs pour les amener aux zadistes… ( Chose que pourtant eux seraient capables de faire pour vous ) ? Vous avez mentionné ne pas être un « perdreau de l’année ». Moi non plus.

    Concernant votre dernier couplet, vous ignorez de quoi vous parlez, sans quoi vous ne manifesteriez pas de joie à l’idée que de nouvelles personnes viennent vous lire.
    Quant au référendum, d’une part la majorité n’est pas intrinsèquement vertueuse, et d’autre part, regardez à Notre Dame Des Landes ce qu’il est advenu : L’abandon du projet malgré le référendum. Même avec seulement quelques acharnés, et un petit 40% de personnes comprenant que l’intérêt commun doit prévaloir sur les intérêts individuels, on peut faire des miracles 😉

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  5. @RD918: Ce n’est pas aux bourgeois que l’on doit les douches, les toits et les cantines, mais aux travailleurs qui les ont construit. Les bourgeois n’ont fait que s’en accaparer l’usufruit… Quant à la société, elle n’a pas à être bourgeoise, justement… Si elle ne l’était pas, il y aurait moins de précaires, moins d’inégalités et donc moins de conflits sociaux. Détester la bourgeoisie, ce n’est pas détester la société, au contraire… Il faut soi-même être bourgeois pour penser cela !

    …Enfin, ces jeunes que vous conspuez allègrement, ils se battent – parfois littéralement à mort, contre des pouvoirs publics facilement détournés par des intérêts bourgeois, justement.

    Vous avez – entre autres, les exemples sont tellement nombreux aujourd’hui ! – l’exemple de Sievens, où le projet de barrage a bien finalement été jugé inutile par la Justice – mais seulement… des mois trop tard… après qu’un gamin soit mort et que des hectares de terres sauvages aient été ravagés pour des décennies, voire des siècles, à cause du tassement. Pourtant, d’entrée de jeu, c’était évident : Déjà un an plus tôt la journal Le Monde titrait à propos de corruption, de conflits d’intérêt et de la protection d’une espèce endémique… Tout était là, les travaux n’auraient jamais dû commencé, le chantier jamais protégé par la Préfecture du Tarn, les flics jamais incités à user de pareille violence.

    Donc ces jeunes dont vous dites qu’ils voudraient « le minimum pour une vie décente sans même rien donner en échange » ( salauds de pauvres ! ) , en fait, dans des luttes légitimes, ils crèvent pour vous, pour que vos enfants aient un avenir moins dégueulasse. En plus, vous parlez du Donativo ? Ben justement, ils s’acharnent à cultiver sur place un potager pour offrir fruits et légumes à prix libre…
    Si ça ne montre pas leur bonne volonté.

    Mais bon, « La Poste », comme tous les services Publics d’ailleurs, vous le savez bien à Oloron avec la fermeture de la maternité, sont en train de se casser la gueule… ça aussi, c’est la faute aux méchants zadistes ? Tsss….

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    1. « les bourgeois » payent des impots sur leur revenu en plus des autres, ce qui n’est pas mon cas vu mes faibles revenus. Les travailleurs les ont construit mais avec de l’argent public…..

      Vu mes très faibles revenus mes enfants ont été boursiers échelon 5 pour leurs études supérieures .Grâce à qui ? A ceux qui payent des impôts. et mes gosses savaient que leur seule chance de sortir de la galère de leurs parents était de bosser, bosser, bosser pendant leurs études et pas dans des filières fabriques à chomeurs ou on se fait plaisir et non pas courir les bars et faire la fête …Alors forcément ils n’étaient pas considérés comme marrants et on leur disait qu’ils avaient une triste vie….

      Et à leur tour vu leurs revenus ils payent des impôts et participent au pot commun de la collectivité.Et vous croyez que faire pousser des salades et des tomates dans un carré suffit à votre participation ? surtout si éliminez les limaces vous pose un problème de conscience..

      Vous voulez être en dehors de la société et ses règles (parfois chi*** , j’en conviens) avec une théorie fumeuse inapplicable, et vous considérez que toute forme de travail est une aliénation .Qu’est ce qu’on y peut..?
      A Sivens un gosse est mort pour rien. La retenue aurait permis de retenir de l’eau qui partait à la mer pour faire vivre des paysans qui ainsi n’avaient pas à pomper éventuellement dans les nappes. Cette retenue au bout de 10 aurait recrée naturellement une zone humide ou les oiseaux migrateurs auraient fait une halte ce qui n’était pas le cas. Dans le Lot et Garonne vers Caussade une retenue du même type est entrain de se finaliser et les agriculteurs ont attendus de pied ferme toute velléité de zadisme. vous faites de la décroissance un art de vivre mais votre mouvement de balancier contraire est contre productif.Vous bloquez les freins et partez dans le décor donc peu de personnes veulent vous suivre.Soyez moins exigeants, j’allais dire extrémistes.. 🙂 composez un peu.Il faut faire avec les gens.

      Votre théorie du « no futur » porte ses fruits concernant la maternité, vous devriez vous en réjouir.

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  6. Résumé une dernière fois
    – pas de mépris envers quiconque
    – jamais été question de créer une milice
    – oui content de voir que des personnes autres viennent lire nos écrits. C est de là que l’on pourra débattre et sortir d une situation conflictuelle.
    – je confirme que TOUTES les personnes qui laissent leur identité ne sont pas harcelées et pour celles qui le sont je le déplore, c est inadmissible.
    – je respecte le choix de vie et le combat de chacun jusqu’au moment où l’on attente à mes choix personnels.
    – et contrairement à ce que vous tentez de propager j’ai une répulsion très prononcée pour les extrémistes de tous poils.
    – je vous confirme que personnellement je trouve ce projet de déviation, en l’état actuel de mes connaissances, inutile.
    – j’affirme que ce n’ est pas en se mettant à dos la population que ce combat sera gagné.
    – il est vrai que l’on ne choisit pas d’être pauvre. Certains pourtant préfèrent vivre dans la précarité par simple choix personnel. Je respecte.
    – enfin il serait bon de ne pas faire d’amalgame
    Voilà j’ espère avoir répondu à vos interrogations. Je pense qu’il n’est plus nécessaire de tenter de débattre et de trouver un terrain commun dans la mesure où vous refusez de prendre en compte les arguments que je vous présente.
    Passez une bonne soirée

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    1. A la lecture des précédents échanges, j’ai retenu ceci:
      « ces gens-là » : désigne des personnes en marquant une distance hautaine entre eux et celui qui parle
      « bourgeois »: personne qui paye des impôts

      On dirait bien que le fameux prisme de la communication continue de faire des ravages: les mots changent de sens selon qui s’exprime ! Comment se comprendre alors ?
      Et si l’on devenait plus tolérants de l’avis contraire au notre ? Et si l’on essayait de comprendre au lieu de juger? Et si on arrêtait d’interpréter systématiquement les propos des autres selon nos propres critères ? Et si on s’ouvrait davantage aux autres? Et si on essayait de se comprendre au lieu de chercher à se démolir ?

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  7. Bonsoir,

    Alors vous voulez à la fois débattre, ne plus débattre, et avoir le dernier mot ?
    …ça va être compliqué !

    Acceptez que l’anonymat soit pour certaines personnes la seule solution de se préserver du harcèlement et arrêtez d’insister sur le fait que tout le monde ne se fait pas harceler comme si les personnes qui se faisaient harceler étaient… Marginales.
    …Ou ne faites pas semblant ensuite de « déplorer »…

    On ne choisit pas de vivre dans la précarité ; La précarité implique que notre situation peut devenir dramatique du jour au lendemain. On peut choisir de vivre dans un certain dépouillement, mais ce n’est pas la même chose. Par ailleurs, quand on subit la pauvreté alors que les autres se goinfrent, la dignité-même est vite atteinte : Certaines personnes peuvent très bien revendiquer un « choix » quand ce n’en est pas un en réalité, ce, seulement pour essayer de recouvrer un peu de leur dignité, et vous le savez très bien, vous ne voulez juste pas y réfléchir.

    Même prisonnier d’une pauvreté subie, qui empêche par exemple l’accès gratuit à un terrain où faire pousser ses légumes et vivre selon ses aspirations… Cela n’empêche pas de prôner librement, par vrai choix, cette fois, une certaine décroissance et de considérer qu’au contraire la croissance infinie étant nuisible au bout du compte à tout le monde, même aux vrais profiteurs de ce monde, au final, il faut la combattre.

    Ce n’est pas pour autant que ces personnes ne veulent pas pouvoir accéder à un minimum de sécurité ! Vous pensez réellement qu’elles choisissent le risque d’être évacuées par la violence à chaque petit matin qui se lève ? De voir saccagé par des bottes leur potager partagé ? De voir brûler les matériaux qu’ils essayent de recycler pour construire autre chose que du béton ? Je ne crois pas que ces personnes choisissent la pauvreté et la persécution. Je pense qu’elles préféreraient l’abondance, mais pour tout le monde, et la liberté. Or, ces choix qui sont les leurs, vous ne les respectez pas, contrairement à ce que vous dites… Puisque vous faites tout pour renforcer leur misère et leur répression !

    Finalement vous dites : « Ils veulent être pauvres ? Et bien je vais les aider et les priver un peu plus, de l’usage de ce terrain où ils vivent … » en convoquant la Préfecture, notamment – je trouve cela monstrueux et cela ne va pas m’aider à passer une bonne soirée… Mais plus vous que moi ne sommes dupe de l’intérêt que nous portons à ce que l’autre passe une bonne soirée.

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  8. C’est vanessa BIP (non, je ne donne toujours pas mon nom :-p)

    « Vu mes très faibles revenus mes enfants ont été boursiers échelon 5 pour leurs études supérieures .Grâce à qui ? A ceux qui payent des impôts. et mes gosses savaient que leur seule chance de sortir de la galère de leurs parents était de bosser, bosser, bosser pendant leurs études et pas dans des filières fabriques à chomeurs ou on se fait plaisir et non pas courir les bars et faire la fête …Alors forcément ils n’étaient pas considérés comme marrants et on leur disait qu’ils avaient une triste vie…. »

    Et oui, cartains ont bien compris que le système ne marche que pour quelques filières… et ils reprochent aux autres ne pas être allés dans ces filières. Mais rassurez-vous, parcousup justement va bien limiter les places, car si tous allaient dans les « bonnes filières »… le systèmes seraient incapables d’absorber tous les sortants.

    Faut aller voir cette vidéo qui explique très bien les limites de notre système…
    (Grr, je ne retrouve pas la vidéo que je voulais, mais j’ai celle-ci

    https://vimeo.com/81932198)

    Ayons au moins la décence de ne pas reprocher à certains de nous avoir laisser une « place au soleil » (que certains ne veulent pas, et je les comprends) places limitées… dans le système actuel…

    Changeons donc le système 🙂

    Vanessa

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    1. c’est fou ça! je ne reproche rien du tout ! ils font ce qu’ils veulent et à l »extrême limite qu’ils y aillent…MAIS après reprocher la « place au soleil » non ! et leur reprocher de faire de l’ombre ! non ! Vous vous enfermez dans un choix de vie ( je parle pas de tout le monde car j’ai eu un métier auparavant ou j’ai vraiment approché les gueules cassées de la vie pour diverses raisons) de refus de la société et vous restez là au bord à regarder passer le train de la vie.Et vous ne pouvez plus monter dedans…alors vous tentez de l’arrêter…
      vous avez en partie raison vu la folie de cette société de conso mais soyez…..je ne sais pas comment vous dire car je ne veux pas choquer, ce n’est pas le but de cet échange…tiens prenez un labrit plutot que ces clebs à moitié menaçants par la taille..soyez des bons représentants de votre cause pour que les portes s’ouvrent au moins psychologiquement

      Et puis alors hein remplir le tonneau des Danaïdes de la pauvreté en favorisant l’arrivée d’encore plus misérables,….suivez mon regard… mais cela on en a déjà parlé ailleurs… 🙂

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  9. Si une même ersonne écrit cela :
    « Et à leur tour vu leurs revenus ils payent des impôts et participent au pot commun de la collectivité.Et vous croyez que faire pousser des salades et des tomates dans un carré suffit à votre participation ? surtout si éliminez les limaces vous pose un problème de conscience.. »

    Puis ça « c’est fou ça! je ne reproche rien du tout ! ils font ce qu’ils veulent et à l »extrême limite qu’ils y aillent »

    On doit en déduire quoi ?

    Et pour les retenues d’eau « écolos » :
    « La retenue aurait permis de retenir de l’eau qui partait à la mer pour faire vivre des paysans qui ainsi n’avaient pas à pomper éventuellement dans les nappes. Cette retenue au bout de 10 aurait recrée naturellement une zone humide ou les oiseaux migrateurs auraient fait une halte ce qui n’était pas le cas »

    https://theconversation.com/barrages-et-reservoirs-leurs-effets-pervers-en-cas-de-secheresses-longues-111583?fbclid=IwAR0g-pS6GaNr8Cx7dlX4wtWPZhiJUJpnthkabckfkGNwNENnbi9OfVSXmsY

    LOL…

    Allez, j’en resterai là, hein…
    Argumenter ici vous colle une image de donneuse de leçon…

    Vanessa Machintrucmuch

    Mais dès que je retrouve la vidéo sur le fait qu’étudier dans nos sociétés n’augmente pas le nombre de places au soleil, juste cela écrase les moins diplômés, je le poste 😉

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    1. «  »Mais dès que je retrouve la vidéo sur le fait qu’étudier dans nos sociétés n’augmente pas le nombre de places au soleil » »

      mais dans le cas de mes gosses cela vous permet vu leur profession de vous exprimer par le biais du langage informatique.sinon comme au bon vieux temps prenez une Ronéo à manivelle(inventée aussi par des sachants ) puis tractez les boites aux lettres. En quoi avoir des connaissances que les autres n’ont pas écrase les autres , je me suis nourri des connaissances des autres que je n’avais pas.je ne me suis pas senti « écrasé ». Même dans les modestes choses que j’ai réalisé c’est grâce à l’expérience des autres, des anciens que j’ai pu les faire.Ou voyez vous de la domination ? Quel drôle état d’esprit ou alors vous avez eu de bien mauvais professeurs de la vie.Apprendre est une forme de partage.Transmettre en est une autre.

      Sinon en laissant partir l’eau à la mer cela limite les sécheresses ?Vous savez qu’on peut gérer l’eau? Oui je sais c’est un vilain mot « gestion »

      Vous devez confondre décadence et décroissance

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  10. « Les travailleurs les ont construit mais avec de l’argent public » : Oh ? A Oloron, les douches, les cantines et les toits sont en argent ? …Ben on s’embête pas !

    « Vu mes très faibles revenus mes enfants ont été boursiers échelon 5 pour leurs études supérieures .Grâce à qui ? A ceux qui payent des impôts. »
    Sans eux, ils n’auraient même pas eu besoin d’être boursiers… Ils auraient juste fait des études …Comme tout le monde. Alors, donc, là, si je vous suis… Ils devraient donc être redevables à la bourgeoisie qui leur a laissé quelques miettes ? Comment s’étonner ensuite, avec une telle mentalité, qu’on en passe par tous les caprices de la bourgeoisie en terme de production ? Y compris de grands axes routiers inutiles, destructeurs, générateurs de carrière dans les forêts, comme au Bager, générateurs de bilan carbone désastreux avec la pollution au monoxyde de carbone… Ah mais c’est sûr, si on se fait une place au soleil en apprenant à faire du bon bitume pour faire plaisir à ceux qui ont financé nos études… Tout va bien !!!

    « Et vous croyez que faire pousser des salades et des tomates dans un carré suffit à votre participation ? » – Franchement, si davantage de monde faisait cela plutôt que de couler du bitume, de fabriquer des armes, de produire des produits chimiques qui détruisent les sols et j’en passe… Peut-être bien que le monde ne s’en porterait pas plus mal !

    « vous considérez que toute forme de travail est une aliénation ». Non, c’est inexact. On peut condamner le salariat sans condamner le travail, et on peut condamner le travail sans pour autant condamner l’activité humaine. D’abords il faut lire Marx, et ensuite Kropotkine. Ces théories ne sont fumeuses que lorsqu’on n’a jamais essayé d’en prendre réellement connaissance.

    « A Sivens un gosse est mort pour rien. »
    Il n’est pas mort pour rien, il a été assassiné pour rien et est mort en défendant une cause qu’il pensait juste. Un minimum de respect à sa mémoire serait le bienvenu.

    « La retenue aurait permis de retenir de l’eau qui partait à la mer pour faire vivre des paysans qui ainsi n’avaient pas à pomper éventuellement dans les nappes. »
    Pour arroser quoi ? Une plante qu’on trouve dans les étangs, normalement, et plantée en surproduction dans une zone souvent concernée par les sécheresses ? Un mode de production aberrant ( vous, vous condamnez la consommation, mais jamais la production ? Tsss ), pour une économie toute aussi absurde. Ces paysans, adhérents de la FNSEA, pouvaient très bien vivre, et tout autrement. Ce projet était en outre empreint de conflits d’intérêt ( ouvrage par la famille des élus ) et un gouffre pour l’argent public de l’ordre de 360 000 € par an pendant vingt ans ! Vous rigolez avec votre « en vivre » ou bien ??

    « Cette retenue au bout de 10 aurait recrée naturellement une zone humide ou les oiseaux migrateurs auraient fait une halte »
    Son chantier, illégal, a détruit l’écosystème local qui existait depuis des siècles ; en effet il a sacrifié la dernière zone humide importante de ce bassin de biodiversité, qui abritait au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes. alors vos oiseaux migrateurs… Ils ont bon dos !!! Et ce n’est pas dans une retenue de type barrage que vous retrouverez la même biodiversité. Quand on éradique tout, ça revient pas par miracle, après !

    « Votre théorie du « no futur » porte ses fruits concernant la maternité, vous devriez vous en réjouir. » Ma théorie ??? C’est ma théorie qui a fait fermer la maternité ? Ou bien le fait que l’argent public est détourné pour des intérêts privés, des grands chantiers inutiles et autres ? Non parce qu’à vous écouter, j’ai presque envie de me rendre tout de suite à la police, hein, si à cause mes théories, on ferme des maternités !!!

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  11. « remplir le tonneau des Danaïdes de la pauvreté en favorisant l’arrivée d’encore plus misérables,….suivez mon regard » (…) « En quoi avoir des connaissances que les autres n’ont pas écrase les autres  »

    Boh, je vais juste vous donner un petit exemple pour vous répondre à ça… Mais avant ça, je me dois de vous préciser… J’ai été développeur informatique pendant plus de 10 ans ( indépendant et salarié, en CDI ), ce, suite à une reconversion professionnelle après accident du travail dans le gros oeuvre où j’avais également exercé à peu près le même temps ( maçonnerie, charpente, couverture, rénovation de monuments historiques, etc )… Et aujourd’hui, après avoir aidé des demandeurs d’asile à s’installer en France pendant plus d’un an ( ça vous embête, hein ? Tant mieux ! ) je suis sur les Zad par conviction ; ça vous recadre un peu qui je suis et qui seront peut-être un jour vos propres enfants…

    C’est en vous ayant précisé ce parcours, qui n’est pas celui d’un jardinier anti-tue-limaces, que je vous invite désormais à lire ceci :

    « Le coltan est un gravier noir dans la boue au poids économique très lourd. 80% des réserves mondiales sont ici. Le coltan contient du tantale et toute la planète en veut. Il s’agit d’un élement chimique adaptés au superalliage dans l’industrie de l’aérospatiale et aux condensateurs dans le domaine de l’électronique. Indispensable pour la construction de tablettes et smartphones. »

    Vous sentez où je vais en venir, là ? Oui, …Non ? Allez on continue…

    « La ruée vers le coltan est menée par les grandes multinationales lointaines, les mafieux, les dictateurs des pays voisins.
    Les agriculteurs des deux Kivu se retrouvent persécutés, chassés. La militarisation de l’économie engendre la commercialisation de la violence. Des milices proposent leurs services pour terroriser, torturer, violer. La haine etnhique est érigé en vitrine pour justifier les agissements, mais ce n’est qu’un drapeau. La réalité est tout autre. La violence sert ici la concurrence commerciale.
    Et l’historien David Van Reybrouck dans un opus remarquable consacré au sujet “Congo” chez Actes Sud, décrit les mécanismes de la région et s’étonne que les 6 millions de morts ne soulèvent aucune couverture médiatique et ne provoquent une indignation populaire.
    “Elle a disparu de l’actualité mondiale car passait pour inexplicable et confuse.Pour couvrir les guerres, le journalisme a recours à un cadre de référence morale. Dans cette guerre du Congo, il n’y a pas un camp de gentils.”

    Src = https://www.les-crises.fr/congo-comment-6-millions-de-morts-peuvent-ils-etre-places-sous-silence-mediatique

    Vous avez ici un exemple type de la façon dont le savoir conditionne non seulement la domination, mais aussi la violence internationale qui va avec et qui entraîne inexorablement des flux d’exilés dans les pays privilégiés qui n’ont même pas la décence de réfléchir à leurs responsabilités. Je pourrais aussi vous parler du réchauffement climatique qui entraîne des sécheresses au Soudan, et donc des famines, et donc des révoltes face aux pouvoirs ( corrompus, mais c’est un pléonasme ) qui se retournent contre leurs peuples par des persécutions que l’Europe prétends reconnaître comme telles avec la convention de Genève.

    C’est idiot… Si la France avait sur que pour quelques tablettes de plus, elle allait devoir accueillir des migrants, peut-être qu’elle n’aurait pas ratifié Genève… Oh, mais je vous vois venir… Vous ne croyez pas non plus dans le réchauffement climatique… Si je résume… Vous ne croyez qu’en ce qui vous arrange, du coup ?

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