Afin de favoriser la redynamisation commerciale en centre-ville un élu propose un moratoire sur les permis de construire pour de nouveaux commerces en périphérie – rejet du maire


 Quatorze. C’est le nombre qui, tel un mantra, se psalmodie en ce moment (encore mercredi dernier lors du conseil municipal) du côté de la mairie. 14, comme le nombre de nouveaux commerces qui se seraient installés rue Louis-Barthou depuis la déclaration du Plan Marshall. Sortant exceptionnellement de sa neutralité éditoriale légendaire, le quotidien La République n’a pas tardé, exemples à l’appui, à démonter cette annonce, n’hésitant pas à la qualifier de « coup de com’». Il suffit d’ailleurs à tout un chacun d’aller faire un tour du côté de la rue pour constater que, si l’hémorragie semble pour l’heure endiguée, l’état du malade reste très préoccupant. En clair : il y a toujours autant de locaux commerciaux vides de tout occupant.

C’est qu’Oloron, comme bien d’autres communes de France, est confrontée à une contradiction dont la solution relève de la quadrature du cercle : encourager les implantations commerciales nouvelles en périphérie… tout en développant le commerce de centre-ville. Le problème est revenu sur le tapis l’autre soir en conseil municipal à l’occasion de l’adoption d’une délibération concernant l’amélioration de l’habitat et le renouvellement urbain, une opération qui vise à dynamiser les commerces « sur les axes stratégiques et au niveau de l’hypercentre (Résistance, Justice, rue Barthou, jardin public)… »

Lors du débat précédent l’adoption de cette délibération, le conseiller municipal d’opposition Jean-Étienne Gaillat a proposé que le maire d’Oloron refuse et ce durant les 5 ans de la durée de ce programme de renouvellement urbain destiné à redonner son attractivité au centre-ville, tout permis de construire des surfaces commerciales à la périphérie de la ville, « … le temps  de laisser les commerces qui s’installent à la rue Louis-Barthou etc. de pouvoir commencer à augmenter leur chiffre d’affaires pour commencer à vraiment s’implanter ».

Cette proposition s’est heurtée à une fin de non-recevoir du maire. Vous trouverez ci-dessous la transcription la plus fidèle possible de cet échange. Elle a été réalisée en se basant sur l’enregistrement audio du conseil.

J-E Gaillat – … En revanche, sur le second axe là, sur la dynamisation des commerces, d’abord je note avec plaisir votre succès extraordinaire sur la rue Louis-Barthou. Il devrait faire école en France, parce que contrairement à, encore une fois, ce que disent tous les experts et la conférence il n’y a pas longtemps à Pau à laquelle j’ai assisté d’un expert sur pourquoi les commerces des centres-villes dépérissent et ce qu’il préconise dans ce genre d’opération, nous, à Oloron, on prouve en fin de compte qu’avec un peu de bon sens les choses sont beaucoup plus simples : 4 coussins berlinois et une conseillère municipale décidée, et la rue revit. Je pense que c’est un concept que nous devrions transférer dans la France entière.

Le maire – Ne croyez pas que c’est aussi simple. C’est des dizaines de contacts de Ma dame Potin avec des commerçants.

J-E Gaillat – Mais c’est ce que je dis : une conseillère municipale décidée, et je la félicite du résultat. Mais on devrait faire école en France à l’heure où tant de villes souffrent…

Le maire – Mais nous n’en sommes qu’au début

J-E Gaillat – …Mais ça m’amène à une deuxième question et à une proposition. On va arrêter de se raconter des histoires : dans toutes les villes de France et de Navarre, tout le monde est d’accord pour dire que le facteur principal, le paramètre principal du dépérissement et des difficultés du commerce de centre-ville, c’est bien sûr le fait que les habitants y sont de moins en moins et donc problème de densité. En ce sens-là l’OPAH amène une réponse. Même si les sommes qui sont accordées, et c’est dommage, ne sont pas à la hauteur des enjeux, quand on lit le diagnostic qui est vraiment catastrophique et qui quand on le lit abondamment pourrait conduire tout le monde à fuir Oloron rapidement.

Et le second paramètre sur lequel tourne l’accord aujourd’hui, c’est quand même la prolifération des commerces à l’extérieur des villes. Donc aujourd’hui, on ne peut pas, en 2018, au conseil municipal d’Oloron, dire : « Je lance une opération, qu’on appelle Marshall ou autre chose pour redynamiser le commerce de centre-ville » et ne pas se préoccuper de savoir ce qui se passe au niveau de l’implantation des commerces en périphérie, à l’extérieur de la ville.

Donc ce que je propose ce soir au conseil municipal, c’est, puisque nous partons pour une opération de cinq ans, et que l’objectif est non seulement de faire revenir des habitants en centre-ville et de redonner le désir d’habiter en ville, tel que je le lis, et je suis entièrement d’accord, mais, on en reparlera, je propose que pendant ces 5 ans, le maire d’Oloron prenne la décision d’installer un moratoire et, pendant ces 5 ans, le moratoire dira que, eh bien le maire d’Oloron refusera désormais tout permis de construire des surfaces commerciales à la périphérie de la ville, pour que pendant ces 5 ans, grâce à l’attractivité nouvelle de la rénovation de l’OPAH (note du blogueur – Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat, un dispositif destiné à encourager à la suite d’une réflexion cohérente et grâce au versement de subvention la réhabilitation des logements) qui va faire revenir les habitants et le temps de laisser les commerces qui s’installent à la rue Louis-Barthou etc. de pouvoir commencer à augmenter leur chiffre d’affaires pour commencer à vraiment s’implanter, eh bien durant ce temps-là, moratoire, on se refuse, et on le dit, clairement, plus aucun permis de construire ne sera attribué pour de nouvelles surfaces commerciales en périphérie.

Le maire – Mais vous n’avez pas le droit, Monsieur Gaillat.

J-E Gaillat – Si,si

Le maire – Vous n’avez pas le droit de ne pas signer un permis de construire s’il est légal.

J-E Gaillat – On a le droit à travers la CDAC (note du blogueur : Commission Départementale d’Aménagement Commercial, une instance qui se prononce favorablement ou pas sur les projets d’implantations commerciales qui dépassent une certaine superficie)

Le maire – À travers la CDAC vous avez le droit de voter contre

J-E Gaillat – En tout cas, ce qu’on peut, c’est manifester une volonté

Le maire – Et deuxièmement, tout à fait entre nous, ce serait ridicule

J-E Gaillat – Ah bon ?

Le maire – Oui, parce qu’il peut aussi y avoir des activités qui sont inexistantes sur le territoire et qui à un moment donné pourraient se présenter, et qui apportent un plus.

J-E Gaillat – C’est un discours que l’on entend depuis 30 ans, ça. Je me souviens très bien votre discours…

Le maire – C’est pour ça que je n’aurai pas une attitude aussi, aussi sectaire

J-E Gaillat – …et qui était partagé par les CCI (= chambres de commerce et d’industrie) de l’époque et qu’on entend depuis 30 ans : « Ne soyez pas contre ces commerces parce qu’ils font venir des gens largement à l’extérieur de la ville, ils les font venir et c’est eux qui les attirent ». C’est un peu le syndrome des palombières : comme on met des palombières en périphérie et qu’on les multiplie, on va faire venir plus de palombes et ces palombes, eh bien elles vont en plus aller faire un tour au centre-ville et elles vont aller développer le commerce de centre-ville. Aujourd’hui on sait que c’est une hérésie, on sait que ça ne se passe pas du tout comme ça et on sait que l’on va, au contraire, rejoindre le modèle américain qu’on connaît depuis 20 ans. Il suffit d’avoir été voyager aux États-Unis.

Le maire – On n’en a pas les moyens

J-E Gaillat – On sait que dans quasiment toutes les villes de même importance qu’Oloron, aux États-Unis, moi ça m’a frappé lors de mon premier voyage, eh bien il y a un commerce. Un seul. Pas deux, pas trois, un. Et, tout est là. Et aujourd’hui quand on regarde bien l’extension récente qui est faite sur une grande surface oloronaise, qui a multiplié sa surface, qui a multiplié ses rayons etc., je pense sans arrêt à cette vision que j’avais à l’époque, donc dans les années 70 aux États-Unis, où dans des villes comme Oloron il y avait un seul commerce dans lequel on rentrait en voiture et on pouvait sortir, on trouvait tout. On en prend le chemin.

Ce que je dis, c’est qu’on ne peut pas à la fois verser des larmes de crocodile sur le commerce de centre-ville, dire qu’on veut etc., et ne pas lui laisser, ne pas lui mettre à sa disposition les vraies conditions pour qu’il puisse se développer. De ce point de vue, où en êtes-vous sur le permis de construire une nouvelle surface commerciale en périphérie de la ville au niveau d’Intermarché ?

Le maire – À ma connaissance, il n’y a aucun permis de construire de déposé.

J-E Gaillat – Ah bon ? Ni en cours d’étude ?

Le maire – Ah ! On sait qu’il y a quelqu’un qui y pense, mais on n’a pas reçu de permis de construire, on n’a pas de permis de construire de déposé.

J-E Gaillat – Donc quand vous l’aurez sur votre bureau, vous le signerez ?

Le maire – Mais, je ne peux pas refuser un permis de construire qui est légal. Sur quelle base ? Parce que je ne veux pas qu’un commerçant vienne ? Comment je fais pour refuser un permis de construire ? Si j’ai un commerce de grande surface qui vient me voir en me disant : « Monsieur, je vous demande de voter pour mon projet en commission départementale d’équipement commercial », je peux effectivement lui répondre : « Non Monsieur, je ne voterai pas parce que je me suis engagé à ne pas le faire ». Mais je ne pas ne pas signer un permis de construire s’il est légal ! 

J-E Gaillat – Ah, bien sûr. Vous pouvez manifester une double votre volonté. Un, un moratoire. Vous pouvez l’annoncer publiquement. Et ça calmera les ardeurs, croyez-moi. Et ça rassurera ceux qui veulent aujourd’hui qu’il y ait un (inaudible) en centre-ville.

Le maire – Et puis au-delà du propos démagogique,

J-E Gaillat – Ah non, non, pas démagogique du tout.

Le maire – Si, parce que pourquoi vous ne l’avez pas fait ? Vous étiez en plus président de la communauté de communes qui avait à sa charge l’économie et vous étiez premier adjoint au maire d’Oloron Sainte-Marie pendant six ans. Pourquoi vous ne l’avez pas fait ?

J-E Gaillat – Ah, bonne question. Est-ce que vous avez lu le PADD (note du blogueur : Projet d’Aménagement de Développement Durable, un document qui fait partie du plan local d’urbanisme de la commune) du PLU d’Oloron (note du blogueur : Plan local d’Urbanisme, document d’urbanisme dans lequel la commune précise les règles de construction sur son territoire) ?

Le maire – Non, je n’ai pas lu le PADD

J-E Gaillat – Le PADD, pour ceux qui ne le savent pas ici, c’est la constitution du PLU (= plan local d’urbanisme). C’est-à-dire que ce qui est écrit dans le PADD permet à qui que ce soit de déférer au tribunal administratif un permis qui dérogerait aux termes du PADD. Que dit le PADD de la ville d’Oloron élaboré justement par nous ? Il dit : « Stoppez l’implantation des commerces en périphérie ». Il le dit clairement. Alors quand vous dites qu’on n’a rien fait…

Deuxième chose, je me souviens très bien, et ce n’est pas anodin, et on retrouve ce même problème au niveau de l’habitat, les déséquilibres fiscaux. Aujourd’hui, savez-vous que la fiscalité des commerces en périphérie est moindre que celle du centre-ville. Est-ce que vous le savez ? Et quand la première commission intercommunale qui traite de ça, une commission communale traite de la fiscalité sur l’habitat, très bien, mais a été créée, justement quand j’étais président de la communauté de communes, la commission intercommunale pour la fiscalité des commerces, et ma première demande devant ce constat a été de commencer à inverser les choses parce que je trouvais totalement absurde que les commerces de périphérie soient moins taxés en plus que les commerces de centre-ville. Après, excusez-moi, je n’ai pas pu rester président de la communauté de communes. Même chose pour le PLH. L’opération du PLH (= Plan Local de l’Habitat), c’est nous qui avons fait l’étude, il a été signé en juin…

Le maire – Puisque vous parlez de tous les documents qui existent, vous en avez un autre qui s’appelle le PPRI, le Plan de Prévention des Risques d’Inondation.  Eh bien regardez-le et vous verrez que les espaces dont vous parlez ne sont pas constructibles.

J-E Gaillat – Nous avons voté contre. Vous vous êtes débrouillés comme des manches avec le PPRI. On ne l’a pas voté. Bon

Le maire – Monsieur Gaillat, soyez, franchement, soyez agréable. On ne dit pas à des gens : « Vous vous êtes débrouillés comme des manches ».

J-E Gaillat – Vous dites qu’on n’a rien fait…

Le maire – Ne dites pas non plus à Madame Potin avec un air ironique que ce que nous faisons à la rue Louis-Barthou n’est pas bien. Personne d’autre n’a essayé de faire quoi que ce soit à la rue Louis-Barthou. Et donc quand on installe quatorze nouveaux commerçants pour donner envie à d’autres de venir, pardon de vous dire que c’est une action qui est positive.

J-E Gaillat – En tout cas je vous donne trois points : le PADD, sur lequel vous dites qu’on a rien fait, la fiscalité, et ça, c’est la commission intercommunale qui traite de ça, et ce déséquilibre, je ne sais pas si ça a été modifié ou si ça continue, en tout cas je trouve ça complétement inégalitaire et absurde quand on veut  justement développer le commerce du centre-ville, et le troisième point, je rappelle que l’OPAH a été signée en juin 2014, il était prêt, c’était après deux ans d’étude, les premières dispositions, on les a sous les yeux aujourd’hui, elles vont commencer en 2019, donc du temps. Je n’accuse personne parce qu’entre temps il y a eu une fusion etc., je sais très bien qu’on ne peut pas tout faire à la fois et que les choses ont été étalées. Donc là je ne polémique absolument pas, je n’accuse personne. Mais simplement quand vous dites qu’on n’a rien fait, excusez-moi, ce n’est pas vrai.

Le maire – Ben, si. Vous n’avez jamais empêché…

J-E Gaillat – On essaie surtout de prendre les points comme il faut et non pas de faire de la communication. Et je vous dis, et ce que je dis, il n’y a pas que moi qui le dis, évidemment, les armoires sont pleines de rapports qui expliquent pourquoi les commerces de centre-ville dépérissent, pourquoi les centres-villes se paupérisent à la fois, on le sait très bien

Le maire – Le cabinet Argo&Siloe, c’est dommage…

J-E Gaillat – On ne peut pas à la fois

Le maire – … vous auriez dû venir les écouter il y a quelques jours

J-E Gaillat – Ce sont des processus qui se passent dans le temps. Donc la proposition, c’est puisque nous entamons maintenant pour 5 ans un plan visant à réhabiliter le centre-ville en matière d’habitat, visant à redynamiser le commerce de centre-ville, je suis tout à fait d’accord, mais, prenons les mesures jusqu’au bout et décidons aujourd’hui que pendant ces 5 ans et bien plus un seul permis de construire de commerce de quoi que ce soit en périphérie.

Le maire – Ça pourrait être vite fait, il n’y a plus de terrain

J-E Gaillat – Si, si, il y en a encore, la preuve

Le maire – Un

J-E Gaillat – En tout cas, si on est cohérent, on ne peut pas faire les deux à la fois

D. Lacrampe – Juste un élément de réponse, Jean-Étienne, c’est à ma connaissance parce qu’il y avait ces recommandations du PADD que le projet auquel tu fais allusion du côté de l’Intermarché n’a pas pu aller s’installer sur la route de Bayonne (note du blogueur : s’agit-il du Lidl ?), ni au premier emplacement, ni sur un deuxième emplacement qu’ils avaient en prévision. Donc il y a eu effectivement référence à ce PADD. Et cette recommandation sur la route de Bayonne, à mon avis aurait du mal à s’appliquer sur l’autre implantation envisagée.

Le maire – Et moi je regrette que l’on ait dévoyé le débat sur lequel on était, un débat qui amène 3 millions d’€ de subvention pour lancer l’opération programme d’amélioration de l’habitat d’entre 10 à 12 millions d’€ de travaux dans notre ville. Ça parait ce soir autrement plus important de prendre cette décision, et c’est celle-là que l’on va devoir voter, que de philosopher sur savoir de quelle manière on va appréhender ou pas les trois commerces de la rue Louis-Barthou et les trois grandes surfaces de la périphérie.

J-E Gaillat – C’est un souci d’efficacité

Le maire – On en parlera à un moment où l’on parlera d’économie, ce sera un thème particulier. Et pour le coup, puisque vous avez écouté un certain nombre d’experts sur Pau, on va vous en amener à Oloron. C’est le cabinet Argo&Siloe qui va vous donner des éléments économiques sur notre ville qui, croyez-moi, vont vous surprendre.

D. Lacrampe – C’était quelle conférence ?

J-E Gaillat – La conférence qui a eu lieu… ah c’était avant que les Idées ne mènent le Monde, trois semaines avant,

D. Lacrampe – Ça avait lieu où, cette conférence ?

J-E Gaillat – Au musée des Beaux-Arts

Le maire – Bon je mets le rapport aux voix concernant l’OPAH-RU. Qui est contre ? Qui s’abstient ? Donc c’est beaucoup de discussions pour un vote à l’unanimité.

 

 

 

5 commentaires sur « Afin de favoriser la redynamisation commerciale en centre-ville un élu propose un moratoire sur les permis de construire pour de nouveaux commerces en périphérie – rejet du maire »

  1. En aparté, je ne comprends pas que les propriétaires des boutiques de la rue Louis Barthou les laisse vide et ainsi se dégrader.Je serais propriétaire de tels murs fermés depuis des années ne serait ce que pour qu’ils restent en état je ferais des baux a titre gratuit à charge pour le preneur d’entretenir le local et de payer les charges d’élec , eau .Bref une affaire blanche tout cela en attendant de meilleurs jours.Car il n’y a rien de pire qu’un local fermé.

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  2. On ne peut pas à la fois laisser la ville s’étaler et vouloir avoir un centre dynamique ,avec une population globale de l’agglomération qui progresse peu.
    Je comprends l’intérêt du débat entre Mrs Gaillat et Lucbéreuilh.

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  3. Pour une ville de 10000 h, il est difficile d avoir en même temps un centre ville dynamique avec des boutiques rentables et une grosse zone commerciale en périphérie. Il n est pas étonnant que le débat ait eu lieu entre deux personnes qui ont connu les plus belles années de cette rue où il faisait si bon se balader. La nostalgie de cette rue commercante est encore très présente chez beaucoup d oloronais . Sachant qu il faut environ 7 à 10 ans pour qu un commerce trouve son rythme de croisière, il sera difficile de l adapter objectivement à un calendrier électoral….

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  4. JE Gaillat est complètement à côté de la plaque, mais bon, cela se comprend …

    Le problème n’est pas l’implantation des commerces, ils s’installent là où ils pensent pouvoir prospérer.
    Le problème a plusieurs composantes et la première et plus importante, valable à Oloron Pau ou autres villes moyennes : l’habitat en centre ville est beaucoup trop vieux, peu performant : LES GENS NE VEULENT PLUS Y HABITER !
    Pas de lumière pas d’isolation ni phonique ni thermique seuls les personnes pauvres occupent maintenant les centre villes.
    Et ce ne sont pas les sommes ridicules des subventions qui vont convaincre les propriétaires de se lancer dans des travaux titanesques de réhabilitation.

    Le second volet dépend des élus : la migration des populations vers les périphéries, les bâtis modernes et les pavillons. Et là on tombe sur une des plus grandes erreurs : laisser aux Maires le pouvoir d’élaborer les PLU.
    Evidemment, depuis, les SCoT demandent de revenir a un habitat groupé, d’arrêter cet étalement urbain destructeur. Mais le mal est fait pour longtemps.
    Les PLUI vont dans ce sens mais inverser la tendance prendra des décennies.
    Là les élus doivent agir.

    Au lieu de déblatérer sur un problème connu et sans solution à court terme, les élus feraient mieux de réfléchir à ce que pourrait être Oloron dans 30 ans.
    Car c’est seulement après avoir fixé un objectif long terme que l’on pourra construire un futur cohérent.
    Et je prends position : le centre d’Oloron ne sera plus une seule centralité et ce ne sera plus la rue Louis Barthou .

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    1. de toute façon les plu sont faits en dépit du bon sens. Dans les villages ils rendent constructible les vergers du bâti traditionnel ( les dents creuses selon leur terminologie )foutant en l’air le cachet des villages au lieu de chercher à restaurer les corps de ferme à l’abandon dans lesquels ils pourraient faire du logement social en préservant l’authenticité du lieu . Des lotissements faits en dépit du bon sens qui sont en fait une course à la taxe foncière…. et des réunions publiques dites de concertation qui sont en fait du flan , tout étant déjà réglé……et je ne parle pas des regles d’architecture ou on voit apparaître des maisons en toit terrasse comme au Maghreb …Peut être bien que ce soit là aussi une avancée sur le réchauffement climatique… 🙂

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