Derniers développements de l’affaire dite « des frais de mission » : pourquoi le « no comment » s’impose


Encore éloigné d’Oloron pour quelques jours, je suis avec quelque distance (c’est le cas de le dire) l’accélération qu’a connue ces tout derniers temps l’enquête préliminaire relative à l’affaire dite « des frais de mission ». Les élus locaux sollicités par la presse, au moins ceux qui acceptent de s’exprimer, observent sur le sujet une prudence de bon aloi.

Comment ne pas approuver cette réserve ? Hormis quelques initiés, aucun d’entre nous ne dispose à ce jour des deux informations essentielles qui lui permettraient de livrer un commentaire autorisé :

  • Aucun de nous, hormis quelques initiés, n’a connaissance des éléments recueillis par les gendarmes au cours des investigations qu’ils ont menées dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le procureur de la République pour de prétendus détournements de fonds publics
  • Aucun d’entre nous, hormis quelques initiés, n’a connaissance des réponses que le maire a livrées aux gendarmes qui l’ont interrogé jeudi et vendredi et personne ne sait si ses réponses seront de nature a convaincre la Justice de sa bonne foi

Tout commentaire émis dans ces conditions n’aurait aucun intérêt. Ce serait un peu un remake local de ce à quoi on assiste en ce moment au plan national sur BFMTV, LCI et autre Cnews au sujet du remaniement gouvernemental : des heures de discussion pour ne rien dire, pour relayer des rumeurs, pour aller de supputation en supputation, alors qu’on n’est au courant de rien. Ça tourne en rond. C’est ridicule.

« No comment », donc, tant que des informations fiables, donc officielles, n’auront pas été diffusées. En revanche, il est un document officiel qui, lui, méritera quelques commentaires prochainement sur Oloronblog, c’est le rapport définitif de la Chambre régionale des comptes sur la gestion communale entre 2011 et 2016. Car il y a beaucoup à dire, et pas seulement sur les « frais de mission ».

Rappel : dans l’onglet « Dossiers » situé en tête de la présente page, il y a un sous-dossier « Affaire des frais de mission » qui permet d’accéder à tous les articles consacrés à ce sujet par Oloronblog

2 commentaires sur « Derniers développements de l’affaire dite « des frais de mission » : pourquoi le « no comment » s’impose »

  1. Le « no comment » s’impose en effet car « Tout commentaire émis dans ces conditions n’aurait aucun intérêt » dixit le blogueur.
    Cependant, il y a peut-être un minimum à dire concernant le commentaire rapporté par « la République des Pyrénées » :
    « L’avocat du maire d’Oloron, Thierry Sagardoytho a livré ce commentaire……….. Aucune mise en examen, ni ….n’est prononcée. »
    Je croyais que seul un juge d’instruction pouvait procéder à une mise en examen…étonnant pour un avocat, non ??
    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2018/10/12/herve-lucbereilh-est-libre-apres-une-garde-a-vue-prolongee,2443134.php

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    1. Sauf à considérer que le procureur de la République aurait pu, à l’issue de sa garde à vue, décider de présenter M. Lucbéreilh à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen

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