Lettre ouverte adressée par les pilotes du Rallye des Cimes aux enfants de Béarn et d’ailleurs (chronique « humour, dérision et sensibilisation »)


Il existe mille et une façons de dénoncer ou d’interpeller l’opinion publique sur une situation. L’humour et la dérision sont d’excellentes armes en la matière. Et ce ne sont doute pas les moins efficaces. Voici un exemple de ces méthodes sur un sujet bien clivant.

Rallye des CimesVendredi dernier, Oloron accueillait le départ du Rallye des Cimes, une institution dont 2018 marquait la soixante-deuxième édition. Le Rallye des Cimes et son cortège de pollution sonore et de nuisances environnementales dont ont pu profiter les Béarnais et Basques « d’Oloron à Iraty en passant par Licq ou Tardets ». L’occasion pour un petit groupe de citoyens, alors que se déroulait au même moment, en France et dans le monde, des « marches pour le climat », d’appeler l’attention des Oloronais sur le réchauffement climatique.

Levés de bon matin le dimanche, ils ont apposé sur les affiches du Rallye des Cimes des affichettes du style : « Tu cours pour le climat ?« , « Réchauffement climatique : sauf en Béarn« , « On change le climat et on aime ça ! » etc. Puis, sur leur lancée, ils ont rédigé la pseudo lettre ouverte ci-après, « adressée par les pilotes du Rallye des Cimes aux enfants du Béarn et d’ailleurs ».

Lettre adressée par les pilotes du Rallye des Cimes aux enfants de Béarn et d’ailleurs

Chers enfants,

Comme vous, nous avons été des petits garçons passionnés par les courses de voiture.

Mais nous, nous avons continué à en faire une fois devenus grands… jusqu’à cette année.

Nous avons en effet pris conscience qu’il nous fallait bien un jour devenir des adultes, responsables de votre avenir.

Nous avons pris conscience qu’il n’était plus raisonnable de nous amuser à parcourir les bois et les montagnes au volant de véhicules très polluants, car en continuant ainsi nous participions au réchauffement climatique dont les effets se sont encore faits cruellement sentir cette année, avec des températures jamais atteintes.

Nous avons pris conscience que nous vous donnions une très mauvaise image du monde des adultes, qui devraient avoir pour rôle de vous préparer un avenir moins sombre, et qu’en continuant comme nous le faisions nous ne vous montrons pas du tout un bon exemple.

Nous avons pris conscience que les sports mécaniques appartiennent au siècle précédent, quand on pensait encore que les énergies fossiles (dont l’essence que nous mettons dans nos voitures) représentaient une ressource inépuisable, mais qu’aujourd’hui il est plus que temps de cesser de dépenser pour nos loisirs un liquide, le pétrole, qui va devenir de plus en plus rare et est en grande partie responsable des menaces écologiques que nous commençons déjà à vivre.

Nous ne voulons pas nous sentir responsables de la montée des températures, des gaz à effet de serre, du climat chaque année de plus en plus déréglé, car nous pensons à vous, nos enfants, et notre souhait le plus cher, avant de nous amuser au volant de nos 4X4, est de préparer votre avenir.

Aussi avons-nous décidé de ne plus participer à cette course, ni aux autres, et de nous engager, comme tant d’autres citoyens responsables, dans la lutte pour sauver notre planète, la vôtre avant tout, celle qu’on vous laisse et qu’il va vous falloir nettoyer de nos bêtises.

Ainsi nous voulons vous redonner l’espoir que l’Homme peut s’il le décide devenir raisonnable en changeant ses comportements.

Il le peut, croyez-le, et nous sommes fiers, pour vous, jeunes filles et jeunes garçons du Béarn et d’ailleurs, d’en être l’exemple »

Derrière une action à l’esprit potache et farceur dont ils conviennent eux-mêmes, les auteurs de cette missive balancent quelques vérités bien senties. Qui laisseront sans nul doute complétement insensibles des pilotes qui reviendront faire vroum-vroum à bord de leurs petits bolides dès l’an prochain lors de la soixante-troisième édition. Mais ce sont là des vérités bonnes à dire… et à entendre.

22 commentaires sur « Lettre ouverte adressée par les pilotes du Rallye des Cimes aux enfants de Béarn et d’ailleurs (chronique « humour, dérision et sensibilisation ») »

  1. Des vérités sûrement mais le bloguer pour aller en Bretagne il y va en vélo avec la compagne sur le porte bagage. ….
    Et les auteurs dun courrier il vont dégonfler les roues des camions en vélo ou à pieds. …
    Et les donneurs de leçons il cuisine avec quoi. …Au gaz fossiles ou au feu de bois pris dans les zad bois qui est très bon pour l’eco_système des forêts.
    De grâce pas de polémique car celui qui est irréprochable lève le doigt ☺☺☺

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    1. Je ne connais aucune personne irréprochable, même pas moi. C’est un changement de cap titanesque que nous devons faire. Certaines pratiques serons même impossibles à abandonner, pour le moment. Je fais au mieux. Je fais des efforts. Au moins j’y pense, et finalement, à la longue, je change. Mais c’est long…tellement long. Je crains que, mondialement, nous ne changions assez vite pour enrayer ce changement climatique qui s’annonce !
      Mais il faut aussi remettre de l’ordre dans les priorités de changement. Ma petite cuisine au gaz, comparée au émanations des porte-containers qui sillonnent la mer par milliers, brûlant un pétrole lourd des plus polluants, me semble anodine. Je fais cependant des efforts, je met des couvercles sur l’eau des pâtes, mange un peu moins cuit, etc…Et pour que ces bateaux cessent de naviguer il faut changer tellement nos habitudes de consommation… et les avions…ne plus partir en vacances vers ces îles paradisiaques ? Pfou…titanesque je dis !

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    2. Avec vous, Coucou, seules des personnes qui vivraient dans des grottes, s’éclaireraient à la bougie (ah non, ça pollue aussi), et se nourriraient de racines seraient légitimes pour éventuellement apporter des critiques sur ce genre de sujet, bref, des personnes « irréprochables » (c’est vous qui le dîtes).
      C’est marrant, ça, car en général ces personnes (existent-elles seulement?) sont considérées par les gens comme vous comme d’insupportables extrémistes, des khmers verts, des ayatollahs bio, bref des personnes elles aussi illégitimes.
      Donc, quoi qu’on fasse, le discours écologique semble insupportable à vos oreilles. Les écolos, c’est forcément des donneurs de leçon, et comme vous semblez le supplier (« de grâce »), il ne faut surtout « pas de polémique », bref, ne surtout pas discuter de ces sujets dont « certains » persistent à penser qu’ils devraient au contraire être incontournables dans le débat public, être quasiment prioritaires, car la direction qu’on veut donner à notre société va conditionner notre avenir, tout simplement.
      Avec vous, Coucou, c’est sur, pas de prise de tête: on continue à aller tout droit…

      Mais que dis-je? Je viens de faire un petit pêt, un vent, un prout, quoi. Horreur! Je viens d’émettre du gaz à effet de serre, je suis un pollueur en fait, moi qui me croyais écolo, je ne suis décidément pas irréprochable… (je le savais déjà, mais ça se confirme!). Allez, j’arrête de polémiquer, vous allez me dire que je suis un donneur de leçon…

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  2. Je vois que je ne suis pas le seul à avoir été interpellé par cette collision entre l’actualité récente et ce rallye. Pourtant je suis assez fan de sports mécaniques, mais j’avoue que face à ces véhicules je repensais aux paroles de Hulot sur notre responsabilité à toutes et tous… Ce n’est pas Oloron qui depuis 2016 est labellisée « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » ?… Paradoxe, voire schizophrénie… Ce rallye est d’une autre époque ; d’autant plus quand la F1 montre l’exemple avec les Formules E. Après comme « coucou » on peut évoquer les comportements quotidiens ; cette lucidité bidon qui remplace si bien les tripes. Il ne s’agit pas de tout éliminer, mais de diminuer fortement notre consommation et changer nos vilaines habitudes. Si chacun fait un pas, pas besoin de faire un dessin ? Mais si j’en crois la logique de « coucou », pas la peine de changer quoi que ce soit tant que nous n’aurons pas de baguette magique qui changera tout d’un coup. Moi aussi je consomme du gaz, de l’électricité, je roule en voiture, je remplis ma poubelle de déchets qui vont en partie finir dans la nature… Mais je regarde aussi comment je peux amoindrir cette empreinte et chaque jour j’essaie de réduire quelque chose du quotidien. Pas facile c’est sûr, puisque nos politiques publiques ne soutiennent guère cette démarche, et du coup, pour aller en Bretagne il faut encore prendre la route ou le train. Mais on peut alors proposer du covoiturage, ou utiliser d’autres formules. En ce moment je lorgne aussi du côté des motos électriques qui commencent à se développer. Pour des travaux réalisés récemment dans un commerce local, j’ai privilégié la laine de coton recyclé pour une partie de l’isolation avec la bonne surprise de réaliser que c’était moins cher que les laines classiques et plus performant. Et puis j’en parle avec mon fils de 8 ans, pour qu’il réfléchisse avec moi sur ce qu’on peut faire. C’est pas grand chose tout ça, mais c’est déjà commencer à refuser que cet avenir dégradé et dégradant ne soit une fatalité.

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  3. Personnellement, j’apprécie les améliorations, mais je me méfie énormément des recherches de la perfection et du besoin d’obliger les autres à être parfaits, c’est à dire à être comme celui qui affirme détenir LA vérité.
    Je sui vieux et j’ai déjà vu tellement de vérités successives se contredire, alors qu’elle étaient toutes évidentes, très évidentes au départ.
    Certains (pas vous blogueur, que j’estime fort) trouvent un os à ronger et ne voient plus que lui, négligeant le fait que d’autres os, bien plus importants, existent et que pourtant, ceux-ci les laissent absolument indifférents.
    Alors, oui, la course automobile pollue, mais elle rend les gens heureux…
    Pratiquement toutes les actions ludiques des hommes polluent, ne serait-ce que par leur conséquences. C’est pourquoi je me demande si j’aimerais vivre dans un monde dépollué, certes, mais triste… triste à mourir…

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      1. Pour sourire, je signale que je suis né dans une époque pendant laquelle il n’y avait nulle circulation excessive (pas de courses auto, bien sûr), où l’on mangeait peu et pas gras, ne buvait pratiquement pas d’alcool, marchait beaucoup à pied et ne fumait que de temps à autre…
        Enfin, c’est ce que m’ont raconté mes parents puisque j’étais trop jeune pour m’en rendre compte (paraîtrait que c’est un peu à cause de ce régime que mon enfance et mon adolescence se sont passées sous le signe du rachitisme).
        ET bien, alors que tout cela correspond peu ou prou aux rêves des écologistes,, bizarrement, mes parents ont été très, mais très heureux, lorsque cette période s’est terminée.
        Comme quoi, l’être humain n’est jamais heureux !

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        1. Tout à fait. je connais des gens encore de ce monde qui se souviennent quand pour la première fois ils ont actionné un interrupteur et qu’une ampoule s’est allumée dans la pièce de vie ainsi qu’une femme , ma voisine, qui devait avant d’aller à l’école aller épandre les tas de fumier un sac de jute sur la tête pour se protéger de la pluie…..ils faisaient de l’écologie comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.Mais qui serait à même de vivre comme eux, les culs-terreux ? Les écolos que je connais, non………..

          @ Sciam: la psychologie des foules: excellent ouvrage sur le comportement humain.Toujours réédité.

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        2. J’aimerais vous demander de préciser votre propos sur les causes du rachitisme de votre enfance-adolescence. Car si j’ai bien compris, manger peu et sainement (« pas gras »), boire peu d’alcool, marcher beaucoup à pied et fumer de temps à autre, vivre dans un air peu pollué (« nulle circulation excessive) seraient des facteurs favorisant le… rachitisme ? Heuu, vous êtes bien sur ? Vous me faites peur ! Je vais donc encourager mes enfants à fumer, boire de l’alcool, manger des frites à tous les repas et à effectuer tous nos déplacements en voiture… pour leur santé. Merci Docteur !

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    1. Un monde sain et en harmonie avec la nature n’est pas forcément un monde triste !!! Nous nous sommes simplement trompés de direction, en grande partie abusés par la présentation d’une société de consommation qui devait nous apporter le bonheur. Il n’en est rien. Avec d’autres principes de vie, plus respectueux, l’humain sera toujours aussi ludique. Et je fais confiance à son inventivité pour trouver ça !

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  4. «  Les foules n’ont jamais eu soif de vérités. Devant les évidences qui leur déplaisent, elles se détournent, préférant déifier l’erreur, si l’erreur les séduit.
    Qui sait les illusionner est aisément leur maître ; qui tente de les désillusionner est toujours leur victime.  » Gustave Le Bon

    Que dire quand, lors de cette marche à travers le jardin public, on se fait interpeler par des cyclopèdes pour nous signifier que ça n’est pas le lieu pour faire une marche pour le climat ? …

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  5. « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas. »
    Prophétie d’un Amérindien Cree
    Parce que tout n’est que question de tunes…..

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  6. L’ un des problèmes du Rallye des Cîmes est qu’ il a changé de dimension, poussé en cela, par d’ une part les Elus locaux, qui ont voulu en faire une  » vitrine touristique » d’ audience internationale, d’ autre part par les médias qui ont vu là une opportunité de noircir des pages. Pages de plus en plus noires concernant le bilan écologique.
    Maintenant le problème est que le monstre risque d’ échapper à tout contrôle local pour dégénérer en catastrophe, aux impacts irréversibles sur l’ environnement.
    Devinez qui paye les dégâts causés? Sûrement pas les pilotes qui reviennent avec pelles et pioches remettre les pistes et chemins qu’ ils ont défoncé. Autrefois c’ était le cas car les bergers utilisaient les mêmes pistes pour accéder à leurs estives d’ où l’ intérêt de les maintenir en bon état.
    Non c’ est tout simplement les contribuables locaux, que l’ on met à contribution, pour des pilotes de l’ autre bout du monde, qui n’ ont cure des dégâts occasionnés. Le problème est le même pour le Dakar et tant d’ autres.
    Aujourd’ hui on peut être d’ accord ou pas avec le principe de ce rallye,qui n’ apporte pas grand chose à la cause automobile et encore moins à l’ environnement, mais seulement quelques retombées médiatiques.
    Si le Rallye des Cîmes veut rester crédible aux yeux de l’ opinion publique locale, qui ne le comprend plus sous sa forme actuelle de débauche de puissance mécanique, il doit doit faire un retour rapide à son idée d’ origine, qui était une confrontation locale, comme les aiment les Basques, entre des bergers locaux, qui utilisaient des Jeep de faible puissance servant à l’ accès aux cayolars.
    Le rallye des Cîmes doit se relocaliser à la Haute Soule, mais surtout s’ assagir en limitant la débauche de puissance mécanique. C’ est à ce prix là qu’ il pourra
    devenir éventuellement compréhensible et acceptable par les autochtones, en dehors de toute considération écologique, qui voudrait que tout simplement il disparaisse.

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  7. Juste une interrogation
    Pourquoi a l ere de la visio conferance nos gouvernants prennent chacun un avion pour une reunion sur ce fameux rechauffemebt climatique
    A mediter
    Par contre il serait interressant de savoir quel etait le moyen de transport de notre colleur d affiche

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    1. Dédé, c’est vrai que c’est une question essentielle, bien plus importante que le message passé par les dites affiches. Alors tentons d’y répondre: soit il y est allé en voiture, l’horreur donc: il n’est pas pur, irréprochable, c’est pas un vrai. Si on le retrouve on le lynche, il le mérite.
      Soit, et il vaut mieux penser ça pour son intégrité, il y est allé à vélo, à pied, voire à genoux en se flagellant. Puis il est retourné dans sa cabane en bois (local) au fond des… bois, et il a mangé un bol (en bois local) de chocolat (Lindt, donc local!) au lait, local idem. Il aura alors droit à votre admiration?
      C’est bête, car s’il l’avait écrit en bas des affiches (à pied, cabane, local, pureté, etc) vous auriez sans doute été plus ouvert au fond de son message, alors que là, il est direct discrédité…
      Ah la la ces écolos… D’ailleurs, « l’environnement ça commence à bien faire » (N. Sarkozy, 2014), non?

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  8. …  » un bol (en bois local) de chocolat (Lindt, donc local!) au lait, local idem. »

    Pour ce qui concerne le chocolat, hum, hum, pas très local. Personnellement je n’ai jamais vu de champs de cacaotiers plantés derrière l’ usine. Par contre dans le temps il y avait bien des vaches tout au tour de l’ usine et en particulier celles de la pâtisserie Artigarède, dont le lait servait à la confection du Russe. Mais c’ était dans le temps …… Pour la petite histoire les vaches faisaient matin et soir le chemin depuis la pâtisserie jusqu’ aux prairies derrière le cimetière et vice versa.
    Mais c’ était dans le temps….. où les monstres du rallye des Cîmes ne passaient pas dans les rue Oloronaises……

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  9. J’adore ce qu’ils ont fait ♥ Bravo.

    Coucou : je préfère voir les gens en action dans le bon sens, même si ils (moi la 1ère) ne sont pas au bout des changements qu’il faudrait…

    Et les changements individuels ne compenseront jamais les détériorations collectives du climat et de l’environnement.

    1) Un doc qui montre bien que le changement doit être politique et global (au sens noble), et pas individuel :

    Vers les 2/3 de la vidéo, il est expliqué que toutes les personnes qui font attention à être plus économes au niveau énergétique et des ressources en général libèrent des énergies et des ressources… qui étant moins demandées ont leur prix qui baissent… ce qui fait que ceux qui ne veulent pas faire attention se permettent de dépenser plus d’énergie bon marché et d’acheter plus de biens… Les solutions sont donc ailleurs (la vidéo est parfaite et explique tout)

    La solution (si tant est qu’il ne soit pas trop tard) sera collective ou ne sera pas…

    2) Les gros riches se préparent à ce qu’il n’y ait pas de solutions, eux…

    https://laspirale.org/texte-575-douglas-rushkoff-de-la-survie-des-plus-riches.html

    Même les politiques s’y préparent : https://www.youtube.com/watch?v=YIEWe8ytCww

    3) Pas la peine de culpabiliser les plus pauvres qui ne seraient pas écolos… vu qu’ils consomment peu, ils sont déjà bien plus performants sans le vouloir :

    Ben, faut quand même tenir bon après tout ça…

    😦

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