Clins d’œil et petites piques du dimanche 24 juin 2018


Quatre échos en ce premier dimanche de l’été. Nous emprunterons l’un des TER de la ligne Pau-Bedous (en espérant qu’il circule). Nous jetterons ensuite un œil sur l’éditorial du maire dans le dernier Inf’Oloron. Nous partirons ensuite nous aérer du côté du Parc Pommé où un palmier fait tout pour nuire à la communication communale. Nous nous ferons pour terminer quelques amis au sein des cadres territoriaux.

Au mois d’avril, on a perdu 77 TER sur la ligne Pau-Bedous (et retour) … et les grèves n’y sont pour rien

(Article actualisé le 24 juin à 9 heures grâce à la « bienveillante » vigilance d’un lecteur du blog)

Pau-Bedous avril 2018À côté du guichet de la gare à Oloron, une affiche (photo ci-contre) :

  • Un chiffre en gros caractères indique que 95,7% des trains sont arrivés à l’heure, c’est-à-dire avec moins de 6 minutes de retard à leur terminus, alors que ce taux s’établit à 91,4% sur tout le réseau Aquitaine
  • Un second chiffre en gros caractères nous précise que 187 trains ont circulé
  • Puis viennent deux autres chiffres en beaucoup plus petits caractères pour nous dire que 8 trains étaient en retard et que 180 autres ont été supprimés (2 en raison de défaillances techniques du matériel, 178 en raison de grèves)
  • 187 + 180 = 367 trains. Or, au mois d’avril 2018, si l’on se fie à la fiche des horaires des TER sur la ligne Pau-Bedous (et retour), ce sont 444 trains qui auraient dû circuler. Il en manque donc 77 à l’appel. Où sont-ils passés ? Peut-être dans cette explication donnée en bas d’affiche en caractères minuscules : les 180 trains supprimés ne comptabilisent pas les TER supprimés lors des perturbations prévisibles (travaux programmés par exemple) et en cas de suppressions partielles.

Faire une double comptabilité des trains supprimés, cela permet de masquer qu’en réalité, si 95,7% des trains sont arrivés à l’heure, ils n’ont été que 42% à circuler. Alors, certes, les grèves sont passées par là. Mais il n’y a pas que ça qui explique cette faiblesse du trafic au regard des prévisions.

Inf’Oloron n° 13 : un éditorial décousu et plaintif

Le magazine municipal de l’été arrive en ce moment dans les boîtes aux lettres. En couverture, le titre principal est plutôt alléchant : « un budget conquérant pour une ville ambitieuse ». Sitôt tournée cette page, on tombe sur l’éditorial du maire dont vous trouverez l’intégralité à la fin de cet écho. Et là, c’est un discours bien éloigné de la conquête et de l’ambition qui nous est servi.

Un discours plutôt décousu et plaintif. Ça commence pourtant bien puisque dans les trois premiers paragraphes notre premier magistrat se lance dans une forme d’autocélébration de ses 30 ans de vie politique au service de « sa » ville et de « son » canton. Arrive ensuite dans les deux paragraphes suivants le temps des jérémiades : tout va de mal en pis, surtout depuis trois ans, et ce dans tous les domaines (routes, sécurité, services publics, dotations de l’État etc.). Succèdent à cette longue plainte deux paragraphes qui occupent la moitié de l’éditorial. C’est une citation de l’humoriste Pierre Desproges qui narrait il y a 30 ans sur le ton de l’humour l’absurdité de certaines règles administratives. Pour clore son éditorial, le maire fait dans la prédiction catastrophiste : « … aucune partie de la République n’est aujourd’hui préservée. L’attentat de Trèbes vient de le prouver, il n’y a plus aujourd’hui d’espace protégé… Les élus ruraux tiennent encore un peu, mais ça ne durera pas… »

Lorsqu’ils partent à la conquête du pouvoir, les élus savent que dans l’exercice de leur mission ils seront confrontés à nombre d’embûches, d’échecs, de déception. Mais ils y vont quand même parce qu’ils pensent qu’ils sont en capacité de faire bouger les lignes. Et souvent, non sans mal, ils y parviennent. Je n’ai malheureusement pas trouvé ces raisons d’espérer dans cet éditorial sans fil conducteur et au ton résolument défaitiste.

Éditorial du maire dans Inf’Oloron (cliquer dessus pour ouvrir)

Un fâcheux palmier

Affichage Festival de jazz-1Encore une histoire de communication. En principe, quand on tend une banderole pour annoncer un événement, c’est pour qu’elle soit vue du plus grand nombre. La photo ci-contre (cliquer dessus pour l’agrandir) montre la banderole apposée sur la pente du Parc Pommé, sur la route de Pau. Je ne sais qui, du palmier ou du support, était là le premier. Mais, ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui l’annonce a perdu tout effet de communication au moins pour ceux qui sortent d’Oloron. Trois solutions : 1/ on laisse les choses en l’état et on continue alors à communiquer pour rien ; 2/ on abat le palmier et l’on se met alors à dos les protecteurs de la nature ; 3/ on déplace le support. Je vote pour la proposition n° 3.

Actualisation : quelques jours après la parution de cet écho, le palmier fâcheux a été coupé à la base. Reste à savoir combien de temps il mettra pour repousser assez pour faire écran

Qui commande ? Les élus ou les fonctionnaires ?

Revenons au Parc Pommé pour ce dernier écho. Bien que peu connu des Oloronais, il constitue l’un des éléments du patrimoine de notre cité. Malheureusement, son entretien laisse de plus en plus à désirer. Un groupe de travail a été constitué au sein du comité de quartier afin d’étudier les améliorations à apporter, tout en tenant compte dans les propositions de la limite des capacités financières de la commune.

Avant que la moindre note présentant un état des lieux et formulant ces propositions n’ait encore abouti sur le bureau du maire, on a appris que quelques responsables de services freinaient déjà des quatre fers : avis défavorable car cet espace est très peu fréquenté. Parce qu’ils n’y ont eux-mêmes jamais mis les pieds ?

Sans doute par corporatisme (j’ai été l’un des leurs), j’ai beaucoup de respect pour les fonctionnaires territoriaux. Mais j’ai aussi eu l’occasion de constater à maintes reprises (j’ai même parfois, à juste raison, été la cible de ce type de reproche) que les cadres de ces collectivités ont beaucoup de mal à se faire à l’idée que dans une commune, ce ne sont pas eux les décideurs. Ils sont là pour préparer la décision des élus en étudiant et exposant les intérêts et inconvénients de telle ou telle solution, puis, quoiqu’ils en pensent personnellement, pour faire exécuter la décision qui a été prise. À charge pour les élus de leur rappeler si besoin ces règles démocratiques.

35 commentaires sur « Clins d’œil et petites piques du dimanche 24 juin 2018 »

  1. Ou est l’utilité de la banderole au parc Pommé maintenant que la déviation draine les véhicules.
    Il serait intéressant de faire un comptage après plusieurs mois de mise en service de la rocade.
    Le parc pommé mal tondu est plus jolie que les entrées d’Oloron depuis navarenx, rue Adou, ou l’ancien magasin Lafouresse depuis le biscondo.

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    1. Malgré l’ouverture de la déviation du Gabarn, il passe presque toujours beaucoup de VL par ce que l’on appelle la « route de Pau »
      Quant au Parc Pommé, ce n’est pas uniquement une histoire de tonte : il se dégrade à vitesse V : arbres à remplacer, cheminements intérieurs à rénover, bancs à changer, meilleur suivi de l’entretien général

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  2. Ah, la désinformation permanente sur le train Pau-Oloron-Bedous, un sport dont vous êtes le champion. Non, 460 trains n’auraient pas du circuler sur Pau-Bedous en avril 2018 : c’est une contre-vérité.

    Sur Pau-Oloron, on a 16 trains par jour du L au V soit 21 j X 16 = 336 trains, les SDF 9 jours X12 trains = 108 donc ce serait 444 trains et non pas 460 qui auraient du circuler.

    Quant à Oloron-Bedous, c’est 8 trains par jour X 30 j = 240 en sachant que 4 trains par sens sont aussi des Pau-Oloron.
    Près de 100 TER perdus NON, 93 ce n’est pas 100 et en réalité c’est 93-16 et là on est à 77 et non pas 93 que vous transformez en 100.

    Ça fait beaucoup d’approximations, de mensonges de votre part comme d’habitude.

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    1. Regardez mieux les fiches horaires, lecteur inconnu, et on en reparle. Il y a 14 trains les SDF et non 9 comme vous l’ėcrivez Je maintiens donc mon chiffre global de 460 pour le mois d’avril

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  3. J’ai été prévenu de ce petit groupe de réflexion pour le parc Pommé! Je m’y suis inscit. Je suis du quartier et ma profession est jardinier. J’avais quelques idées à défendre sur le sujet. Je n’ai jamais eu de nouvelles ?? Tu m’apprend Joël que les réunions ont commencé ?
    Vive la démocratie participative !!
    Pour le palmier 🌴 aucun défenseur de la nature viendra, le défendre, ne faisons pas dans la caricature !
    Bon dimanche et profiter du soleil pour faire un tour dans le parc Pommé…

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    1. Bonjour Serge. Le groupe s’est constitué à l’occasion de la dernière réunion du comité de quartier. Les comités de quartier, seul semblant de démocratie participative en notre bonne ville. Le prochain comité de quartier pour Notre-Dame aura lieu le 2 juillet prochain.

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  4. Ce que vous dites est faux. Trains au départ de Pau les SDF: 09.15, 12.25, 13.52, 17.11, 18.32, 20.18 = 6 —Dans l’autre sens 06.48 (SA)08.10(DF), 09.55, 13.05, 16.05, 17.51,19.12=6 donc 12 en Avril./ jour. N’oubliez pas de lire les renvois de la fiche.

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    1. Dont acte. Ce sont donc 77 trains (et non 93) qui se sont perdus dans la nature en avril 2018. Pouvez-vous, pour l’information complète des lecteurs du blog, nous dire ce qu’ils sont devenus ?

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  5. Et je n’ai pas écrit 09 mais 12 trains entre Oloron et Pau. Nombre de SDF en Avril = 9 à multiplier par 12 trains!

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  6. Avant que la moindre note présentant un état des lieux et formulant ces propositions n’ait encore abouti sur le bureau du maire, on a appris que quelques responsables de services freinaient déjà des quatre fers : avis défavorable car cet espace et très peu fréquenté. Parce qu’ils n’y ont eux-mêmes jamais mis les pieds ?

    Ne soyons pas étonnés d’ un tel comportement, à l’ échelon national la situation est la même. L’ administration Française reconnue la plus tatillonne du monde ne veut pas céder un iota de son pouvoir. Quand nos responsables politiques élus auront ‘ ils le courage de remettre en cause ce pouvoir administratif qui freine des quatre fers pour pouvoir se perpétuer ? On arriverait presque à se poser la question à quoi servent les élections.
    Il est vrai aussi que pour nos élus il est aussi facile de se défausser sur le dos de l’administration pour ne pas se mouiller et éviter de faire des mécontents.

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  7. Je ne connais pas les chiffres exacts de la ligne Oloron-Pau, mais j’ai noté méticuleusement le misérabilisme de la fréquentation du train Oloron-Bedous, avec 8 train par jour du printemps à l’automne, et 10 trains quotidiens en période estivale. En gare de Bedous, durant le premier semestre d’exploitation en 2016, ont été comptabilisés 4314 passagers, soit 23,7 passagers par jour montant ou descendant dans ce tortillard, pour parcourir ce tronçon de 24,8 kms, en 29 mn, soit à la vitesse moyenne de 51,3 kms/h.

    Ces chiffres de fréquentation sont puisés sur le site de la SNCF qui recense l’activité des 3034 gares en France. Le 26 avril 2017, le jugement du Tribunal administratif de Toulouse avait acté une fréquentation journalière moyenne de 265 passagers/jour, or nous en somme à 23,7 passagers, soit même pas 10 % de l’estimation. A ce niveau, ce n’est pas une couleuvre que le Juge voulait nous ingurgiter, mais un boa. Et l’internaute @Vérité peut s’y associer pleinement.

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    1. An delà de ces avalanches de chiffres, un constat offert par Manaut : 23 passagers par jour, c’est à peu près le remplissage d’un bus faisant un trajet équivalent avec en moins :
      pollution
      danger routier
      retard dù aux ralentissements (tracteurs, camions, travaux etc )
      Alors ????

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      1. Je ne suis pas là pour prendre la défense de Manaut (il montre souvent qu’il est assez grand pour le faire lui-même), mais j’ai cru comprendre que les 23,7 passagers par jour, chiffre qu’il avance sur la liaison Oloron-Bedous, ce n’est pas la moyenne par train, mais c’est la moyenne pour l’ensemble des 8 trains quotidiens.

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      2. Avec @Mardemanot qui a cru à une fréquentation de 23 passagers par train, tandis qu’il s’agit d’une fréquentation par jour, nous avons encore la preuve d’un internaute qui n’a jamais mis les pieds en Vallée d’Aspe. Et au cas où il penserait que le train roulerait avec l’eau du gave, je l’informe aussi que ce train consomme 3 fois plus de carburant que l’autobus. D’une capacité de 84 places assises, pour ses 3 ou 4 passagers, il a toutes les vertus du confort. Sa vitesse lente (51 kms/h) permet de visualiser cette belle Vallée.L’inconvénient réside dans le prix du billet élevé, fixé à 5,50 € sur le trajet Oloron-Bedous pour les 24,8 kms du parcours.Par contre, en autobus le prix du billet est de 2 € seulement entre Bedous et Canfranc distants de 33 kms. Soit 3 fois moins cher.
        Pour conférer le succès dans la fréquentation du train, le Président de la Région avait baissé simultanément le prix du billet du bus pour rallier Canfranc, espérant sans doute créer un courant de nouveaux passagers pour faire leurs provisions à Canfranc.

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  8. 444 trains, répétons-le c’est sur Pau-Oloron, PAS PAU-BEDOUS comme vous l’affirmez ! Les 77 trains restant (sur Pau-Oloron) correspondent à 4,8 jours sans trains en jours ouvrables (Sur 16 AR/jour, 8 ne vont que jusqu’à Bedous)

    Eh, NON, ils ne se sont pas perdus dans la nature (Affirmation gratuite = vous n’avez aucune preuve corroborant cela et « bienveillante »= on sait l’objectivité dont vous faîtes preuve sur la ligne Oloron-Bedous).
    Eh, OUI, les grèves y sont pour quelque chose même si c’est de manière indirecte ! Elles impactent la circulation des trains la veille et le lendemain d’une grève.

    En effet, en règle générale, la veille d’un jour de grève, les trains de 18.32 et 20.18 au départ de Pau sont supprimés ainsi que les 06.48, 08.10, 09.55 au départ d’Oloron et 07.30 au départ de Pau les lendemains d’un jour de grève. Cela résulte de plusieurs facteurs : disponibilité et rapatriement du matériel ainsi que du personnel qui n’opèrent pas que sur cette ligne avant le début de la grève etc… etc…Ces trains ne peuvent être comptabilisés dans ceux supprimés les jours de grève mais ils le sont en raison de conséquences indirectes de cette dernière. C’est pareil sur toutes les lignes. Vous le constaterez sur la prochaine affiche de grève prévue (Demandez-la à la SNCF ou téléchargez-là sur le site TER AQquitaine ainsi que l’affiche des travaux en Avril).

    10 jours de travaux en jours ouvrables ont aussi impacté la circulation des trains en Avril, travaux nécessaires à la bonne circulation de ceux-ci. Il y a donc eu addition des 2. On arrive à 77 sans problème sur…Pau-Oloron, sur Oloron-Bedous c’est moins…

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    1. Quels que soient nos comptes d’apothicaire, une chose est sûre : c’est au détriment du service public dû aux usagers. Parce qu’au final, ce sont bien eux qui trinquent

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  9. La grève est un droit constitutionnel quelle que soit l’opinion qu’on peut avoir de ce mouvement cheminot ou sur les réformes ferroviaires du président de la République: M.Macron, quant aux travaux d’entretien, il faut bien en faire. Les 2 ensemble expliquent les 77 trains évoqués.

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  10. Il eut été plus judicieux de ne pas faire payer les voyageurs.Vous auriez emporter l’adhésion des voyageurs , tandis que là………..Quand on voit la galère dans la capitale…..

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  11. Que les comptes soient d’ apothicaires ou non peut importe, le principal est sauf
    c’ est que la voie soit réouverte jusqu’ à Bedous et demain jusqu’ à Canfranc, pour qu’enfin le trafic international par PL, qui tue la vallée à petit feu,se fasse par le train.
    Ne perdons pas de vue que ce n’ est pas le trafic voyageur qui fera vivre cette voie, mais bel et bien le trafic marchandise. Alors qu’ il y ait 15 voyageurs ou 150 sur 1 train ou 4 c’ est quasiment sans importance. Par contre enlever les PL de la RN134 et rendre la vie vivable aux riverains est un problème important de salubrité publique.
    Posez la question sur la nouvelle qualité de vie et de sécurité des riverains des villages de Ledeuix, Cardesse et Monein avec la limitation des PL de trafic international et vous comprendrez vite qu’ il faut faire rapidement la même chose en vallée d’ Aspe, en plus en la rendant payante pout tout type de PL. N’en déplaise à certains. La réalisation de contournements d’ Oloron ou des villages en vallée
    d’ Aspe est une totale hérésie en réponse à un vrai problème, qui impacte la vie de milliers de personnes entre Oloron et Canfranc.

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  12. Quel est l’intérêt de circuler sur cette voie ferrée à 55 kms/h sur les 227 kms du parcours entre Pau et Huesca, tandis qu’en passant par Hendaye le trajet ferroviaire entre Bordeaux et Sarragosse est plus court de 102 kms, à double voie électrifiée, et à vitesse deux fois plus rapide ? En 1938, le trafic marchandises transitant par Canfranc représentait 1,8 % de l’ensemble du tonnage transpyrénéen. L’étude la plus complaisante porte la potentialité à 4 % . A un moment ces projets pharaoniques vont faire pschitt. Déjà, le ministre espagnol ne répondra pas à l’invitation des roitelets aragonais pour célébrer le 27 juin à Canfranc le démarrage des travaux ( Gare transformée en hôtel-restaurant 5 étoiles, avec plusieurs dizaines d’appartements, piscine, salle de réunion, jardin public, et patati et patata, etc….

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    1. Cessons de vivre avec des données du passé. Vous êtes figé comme si le monde
      c’ était arrêté de vivre avec l’ effondrement du pont de l’ Estanguet, dont c’ était la finalité du sort de la vallée d’ Aspe. Les Maires de la vallée sont dans le même cas que vous. Vous êtes les éternelles victimes, pour le reste des temps.
      Non l’ effondrement du pont et la fermeture de la voie ne sont pas une fatalité, mais bien au contraire une occasion de voir l’ avenir autrement et de donner de l’ espoir à la vallée.
      Depuis 50 ans bien des connaissances ont évolué, notamment en matière d’ impact des transports sur l’ environnement naturel, mais également humain. Cela doit être impérativement pris en compte par les autorités de tutelle et appliqué sur le terrain.
      S’ entêter à vouloir continuer à faire du transport routier dans cette vallée dont le profil géographique et géologique ne sont faits pour cela équivaut à faire du négationnisme et à fuir ses responsabilités face à la population.
      L’ avenir de la vallée ne peut se résumer à des comptes d’ apothicaires
      d’ occupation de trains fantômes ou pas. Il faut dépasser ces clivages révolus, car en tant que citoyens ont est en droit d’ attendre autre chose de nos responsables locaux et nationaux, même si ça doit coûter cher, mais sûrement moins bien cher et pour bien plus longtemps, que des investissements routiers dépassés.

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      1. @ michel

        alors, mais le projet est pharaonique mais pourquoi pas, faire un tunnel transpyrénéen partant d’en bas….et plutôt vers Tarbes pour rejoindre le pôle Saragosse . Un énorme hic: tout le transport marchandises pris en otage en cas de greve. Les voyageurs seraient une moindre chose devant une économie paralysée pour quelques revendications politico syndicales et parfois plus politico que syndicales.

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  13. On voit que @Michel ignore le terroir pour écrire que je pense comme les élus de la Vallée d’Aspe. Eux, afin de ne pas subir les représailles du Président de Région en matière de subvention pour leur collectivité, ils ne se sont pas opposés à la construction du tronçon Oloron-Bedous. C’est vrai, l’argument choc pour Alain Rousset a été de leur dire que les travaux pour le retour du train ne coûteraient pas un rond à leur commune.Il y a eu même un hochet supplémentaire pour l’élu de Sarrance avec la construction d’une halte ferroviaire, tandis que le projet présenté à l’enquête publique ignorait la desserte de ce village de 176 habitants.
    PS : C’est dans un restaurant de la Vallée d’Aspe (54 € par tête de pipe payés par A. Rousset avec le chéquier de la Région) que les élus ont pris note que ce train allait sortir les camions de la RN 134 et allait donner un coup de fouet au développement économique de cette Vallée. Et c’est en cocufiant les écolos qu’il a recueilli 60 % de suffrages aux dernières élections régionales.

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  14. Je vous félicite pour la pertinence de votre analyse sur le taux de régularité des TER Pau- Bedous. Quand l’usager prend son abonnement ,il le fait au vu de la fiche horaire: toute suppression de train ne respectant pas la fiche horaire lui crée une gêne supérieure à celle d’un train en retard. Ne pas prendre en compte dans les statistiques les trains supprimés la veille pour travaux ce n’est pas respecter la clientèle; Quelques années après la remise à neuf de la ligne Pau -Oloron , la proportion de trains supprimés pour travaux est déjà importante. qu’en sera-t-il dans quelques années .Je n’ose pas imaginer ce qu’il en sera sur la ligne Bedous-Canfranc au tracé plus tourmenté et où l’entretien sera plus important surtout si on fait passer des trains de fret beaucoup plus lourds . Heureusement, les sérieux arguments de M. Manaut sur l’éventuel trafic fret sur Pau -Canfranc me rassurent . J’ajouterai qu’en cas de travaux ou de grève la SNCF privilégie toujours la circulation des trains de voyageurs

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    1. Vôtre article donne réponse à vos inquiétudes. Il faut le lire jusqu’ au bout et ne pas s’ arrêter à ce qui vous intéresse, ni lire entre les lignes( ferroviaires).
      La concurrence fera baisser les coûts et augmenter la fréquentation en multipliant les offres. De plus TRANSDEV est une entreprise française, donc pas de problème, d’ autant qu’ elle dégage des bénéfices. Ce qui vous fera particulièrement plaisir de pas la voir aux crochets de la collectivité comme la SNCF. On n’ attend plus qu’ une chose qu’ elle prenne la ligne Pau / Canfranc en charge le plus rapidement possible. Cela fera plaisir aux riverains de la RN134 en vallée d’ Aspe.

       » Au reste, paradoxalement, beaucoup de ces lignes locales devraient retrouver des couleurs grâce à la concurrence. Pour s’en convaincre, direction l’Allemagne, où opère l’un des futurs compétiteurs de la SNCF, le français Transdev. Depuis l’ouverture du ferroviaire régional allemand, en 1997, cette filiale de la Caisse des dépôts – par ailleurs seule entreprise privée à exploiter une petite ligne française (lire ci-dessous) – a remporté une quinzaine de contrats dans 9 Länder, se hissant à la deuxième place avec 7% du marché, derrière l’opérateur public Deutsche Bahn. Augmentation des fréquences, amélioration de la qualité de service, nombre de voyageurs en hausse et même réouverture de lignes… Quels que soient les indicateurs, cette mise en concurrence semble avoir tout bon. « Nos coûts d’exploitation au kilomètre sont moitié moins élevés que ceux de la SNCF (9 euros contre 18), note Richard Dujardin, DG de Transdev France. Du coup, sur une de nos lignes autour de Düsseldorf, par exemple, nous sommes passés d’un train toutes les heures à un toutes les quinze minutes et le nombre de passagers a grimpé de 500 à 23.000 par jour. »

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  15. Et le maire, dans tout ça? La cour des compte ne devait-elle pas statuer sur son cas début juin? Nous sommes le 25 et, à ce jour, rien à l’horizon.
    Savez-vous quelque chose?

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    1. Rien d’officiel, mais le conseil municipal pourrait avoir à débattre de cette lettre d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes lors de sa réunion de rentrée au mois de septembre. Et, en parallèle, l’enquête judiciaire se poursuit.

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    2. Étant précisé que ce sont les comptes qui sont jugés par la Chambre, et non le maire… même s’il est possible qu’il se fasse taper sur les doigts pour sa gestion

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  16. hé bé! de 500 à 23000 par jour avec une telle cadence ! La mairie de Bedous va pouvoir lancer le projet de nouveaux lotissements car ce sont les habitants qui vont manquer 🙂

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    1. Ne vous tracassez pas il y a de la place partout dans la vallée d’ Urdos à Escot. Le train assurera parfaitement le service des déplacements. Dans les années 1900 il y a eu jusqu » à 1000 habitants à Lescun. En plus ça va créer des postes administratifs, les écoles vont réouvrir et la CCPO va attribuer des aides. Les Maires valléens seront contents ……Il fera être bon être Maire dans la vallée.
      On peut toujours rêver ça ne coûte pas cher aux contribuables, ni ne mange pas
      l’ argent de Mr Manaut, qu’ il pourra ainsi entièrement consacrer à son projet routier.

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      1. Avec @Michel, on rêve jusqu’à oublier que cette voie ferrée a cessé son activité en 1970. Cela fait 48 ans qu’aucun gouvernement de droite ou de gauche n’a voulu rouvrir cette ligne. Actuellement est nié que la gare de Canfranc sera transformée en hôtel restaurant dont les travaux commence aujourd’hui, nié que les terrains SNCF aux abords de la gare de Pau auront une fonctions autre que ferroviaire. Quant à la gare de Bedous, elle est projetée pour être convertie en hôtel-restaurant 5 étoiles ! Même ces indices n’ébranlent pas la conviction de retour du tortillard, cheminant sur une voie au profil d’un vermicelle.Tchou, tchou,tchou….

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  17. Actuellement est nié que la gare de Canfranc sera transformée en hôtel restaurant dont les travaux commence aujourd’hui, nié que les terrains SNCF aux abords de la gare de Pau auront une fonctions autre que ferroviaire. Quant à la gare de Bedous, elle est projetée pour être convertie en hôtel-restaurant 5 étoiles

    Mais a t’ on réellement besoin d’ établissements aussi spontueux et grandioses que ceux que vous citez pour recevoir les passagers. Seules la fonctionnalité et la sécurité sont nécessaires. Personnellement ça ne me gêne pas du tout de voir leur
    devenir transformé. Eventuellement, si les CR sont riches, on peut conserver les caractéristiques architecturales typiques d’ une époque, pour le plaisir de certains nostalgiques. Mais il ne faut surtout pas que cela pénalise la finalité du projet, qui est de supprimer les PL de la RN134.

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