12 000 € de factures et dépenses non justifiées, licences fictives : Guillaume Costanzo, président du comité départemental de tennis du Gard, « démissionné »


L’affaire ne concerne pas directement Oloron. Mais son acteur principal a, depuis quelques années, un pied dans la commune. Il s’agit de Guillaume Costanzo qui, ici, porte le projet des carrières de Soeix et du Bager et, dans son Gard natal, exerçait entre autres fonctions la présidence du comité départemental de tennis. Un poste conquis à la fin de l’an dernier et dont il vient de se faire débarquer. Comme quoi il y aura fait une moins longue carrière que chez nous. Le Midi-Libre racontait l’histoire en ce début de mois. Voici la synthèse de l’article.

Les faits

Le 28 mai dernier, les membres du comité sont convoqués en urgence au siège de l’instance, à Nîmes. Deux points sont inscrits à l’ordre du jour : 1/ l’exposé de faits concernant des factures et dépenses non justifiées de la part du président ; 2/ sa révocation. Après trois heures de débats houleux, il doit céder la place. Le communiqué officiel invoque : « Des raisons professionnelles et personnelles ne lui permettant pas de poursuivre sa mission ». Mais selon l’un des participants : « On ne peut pas réellement parler de démission. Il a fallu le pousser vers la sortie. Avec la perte de confiance, on ne pouvait pas continuer ainsi. »

Les trois griefs du comité contre Guillaume Costanzo

  • l’achat sans autorisation de 3 500 € de places pour le tournoi de Roland-Garros qui se déroule actuellement ;
  • une facture de 8 800 € pour des photocopies
  • un « mystère » autour du nombre de licenciés du Tennis Club d’Alès (TCA) dont Guillaume Costanzo a assuré la présidence : il y a officiellement 500 licenciés, mais seulement 200 d’entre eux pratiquent en loisir ou compétition. On peut donc parler de licences fictives pour les 300 autres. En février, une centaine de nouveaux membres se sont inscrits. Selon les « accusateurs » de Guillaume Costanzo, ce sont « des personnes qui ont quitté la région, arrêté le tennis, changé de sport ou ont été inscrites à leur insu. Et puis en juillet le club a inscrit des jeunes qui ont bénéficié de l’initiation tennis dans le cadre de la politique de la Ville, mais ne mettent pas les pieds au club.» Le but du gonflage artificiel des inscriptions ? Permettre au club de percevoir des subventions plus importantes mais aussi augmenter le nombre de voix dont pourra bénéficier Guillaume Costanzo lors de l’assemblée générale du comité départemental

Le point de vue de la ligue d’Occitanie de tennis

  • Elle pourrait ordonner un audit financier
  • Les achats de places semblent justifiés puisque « chaque président de club peut acheter deux places par jour, payées par le comité. Elles sont destinées aux présidents de club ou membre de comités qui rendent des services ». Il semblerait cependant que des places aient été attribuées à des personnes extérieures au milieu du tennis
  • « Nous avons été alertés très tôt de la contestation portant sur le nombre de licences au club »

Le point de vue de Guillaume Costanzo

« C’est un problème de méthode. J’ai agi comme un chef d’entreprise, par souci d’efficacité. J’avais prévenu le comité des achats de place, mais il m’a été reproché de ne pas avoir obtenu d’autorisation. Concernant les photocopies, il s’agit de plaquettes pour les partenaires. Il n’y a pas de règle pour dire que pour telle ou telle dépense, il faut des autorisations. Pour les licences ? Nous sommes un club particulier, avec une implication de la politique de la ville. C’est normal que nous ayons beaucoup de scolaires. Je me suis expliqué, j’ai assumé. »

En conclusion provisoire

Factures et dépenses non justifiées, décisions prises sans l’aval des instances à qui il revient de droit de les prendre, voilà des situations que l’on ne risque pas de retrouver à la mairie d’Oloron ! De toute façon, dans le cas contraire, les élus auxquels il pourrait être reproché ce genre de dysfonctionnement seraient à l’abri : au contraire du président d’un comité départemental de tennis « démissionné » par son comité, ils ne peuvent être « démissionnés » par le conseil municipal.

9 commentaires sur « 12 000 € de factures et dépenses non justifiées, licences fictives : Guillaume Costanzo, président du comité départemental de tennis du Gard, « démissionné » »

  1. Une affaire qui devrait nous mettre sérieusement en alerte sur l’honnêteté de cet homme  » d’affaires  » en matière de respect de l’environnement, promesses d’emplois, respect des engagements, rentrées de devises pour la ville.

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  2. Oh punaise… Bravo de saisir la balle au rebond 😉 !

    Tiens, Mister Bloggeur, t’as des infos sur un bricoleclerc qui se ferait sur Oloron (en face du Leclerc culture, sur un champs de plus qui va être artificialisé 😦 ))… Tu en as déjà parlé et j’ai loupé l’info ?

    On se Leclerise à fond… (Je me rassure en me disant que le staff du Leclerc va militer aussi contre la Pau-Oloron car alors tous ses nouveaux magasins seront délaissés au profit de la zone de Lescar -« soleil » (noir).)

    OK, je file :-p

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  3. Notre ami Constanzo va peut être faire comme Trump qui revendique le droit absolu de s’auto-gracier.
    Dans un tweet, le président américain affirme son « droit absolu » de se « gracier », tout en se défendant d’avoir quoi que ce soit à se reprocher.Source AFP
    Modifié le 05/06/2018 à 06:34 – Publié le 04/06/2018 à 19:05 | Le Point.fr

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  4. La route entre Arudy et lurbe st chritau s’appelait la route des brigands, on peut la rebaptiser la route des projets pas très clairs….

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    1. Pas du tout! on voit là les mauvais esprits. Guitou voulait faire d’un terrain de tennis sur gazon un terrain sur terre battue.Et ça c’est pas de la balle !…….

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