Incendie des tribunes du stade : le maire d’Oloron et son adjoint aux sports, enquêtes et filatures


L’enquête judiciaire n’étant pas parvenue à établir l’origine de l’incendie qui a détruit une partie de la tribune d’honneur du stade de rugby en mars 2017, le parquet vient de décider sa suspension. Ce qui désole à juste titre le maire d’Oloron et son adjoint aux sports, Pierre Serena.

Ce dernier n’hésite pas à mettre en cause le sérieux de l’enquête des gendarmes : « Ça me rappelle « L’Enquête corse » le film aves Jean Reno. (…) J’aimerais savoir combien de personnes ont été interrogées dans le cadre de l’enquête », confie-t-il à La République ce vendredi. Et de déplorer : « … ceux qui ont fait ça, ils n’auront pas de problème ! »

Dès la survenance du sinistre, notre adjoint aux sports avait pourtant désigné des coupables : des élèves des établissements scolaires voisins qui traîneraient au stade en dehors des heures de cours. On le sait, cette accusation sans preuves avait causé quelque émoi au sein de la communauté éducative. La décision du parquet vient de lui donner une occasion de s’enflammer à nouveau.

Pour sa part, le maire d’Oloron, infirmant en quelque sorte les conclusions du parquet, est catégorique : « Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un acte criminel : il est dommage que l’on ne trouve pas la personne qui a fait ça… », indique-t-il dans La République, Sud-Ouest complétant sa déclaration : « cette tribune ne s’est pas allumée toute seule. On a trouvé du papier et on a vu qu’il avait été brûlé à l’endroit où le feu a pris ».

Seul petit problème : selon Sud-Ouest encore, qui a pu consulter le dossier, « l’enquête de la gendarmerie, et le rapport d’expertise qui est venu nourrir cette dernière, n’ont pas pu établir que l’incendie était bien d’origine criminelle ».

Alors de deux choses l’une : soit nos élus, emportés par une déception bien compréhensible après avoir pris connaissance des conclusions provisoires du travail des enquêteurs, perdent leur sérénité et disent n’importe quoi ; soit ils détiennent des informations importantes à même d’élucider les causes du sinistre et ils doivent toutes affaires cessantes les communiquer aux services compétents. Mettre sur la place publique, comme ils semblent tentés de le faire, des hypothèses non vérifiées ou faire part de convictions non étayées ne fait rien avancer. C’est, ni plus ni moins, faire acte de populisme. Plutôt que de jouer les inspecteurs de police, qu’ils se préoccupent de mettre dans les meilleurs délais à la disposition du FCO Rugby des installations sportives dignes de lui.

3 commentaires sur « Incendie des tribunes du stade : le maire d’Oloron et son adjoint aux sports, enquêtes et filatures »

  1. une fois n’est pas coutume, assez d’accord avec le Maire
    quand il y a des faisceaux d’indices, voire des preuves, la justice, quand elle met la main dessus, doit condamner les coupables.
    affaires à suivre…

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  2. Oloron serait il Chicago ? Quand vous appelez pour un problème rue Palassou, la gendarmerie peut vous répondre: madame vous habitez rue Palassou …. Un incendie dans une école d’un village voisin avait eu du mal à sortir le coupable connu ! poignardé rue Adoue pour l’un, tabassé sérieusement pour un autre toujours rue Palassou un peu avant. Pour un bled perdu au bout du monde ca fait pas sérieux ! Que font la mairie et gendarmerie ?

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    1. pourtant pour une mauvaise blague au collège des Cordeliers on a failli avoir le gign et la sanction a été immédiate.
      Vous prenez une balle de ping-pong…non je rigole…….

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