Clins d’œil et petites piques du samedi 26 mai 2018


Trois petits tours et puis s’en va. Trois sujets dans ce billet saturnin. Ils nous mèneront de la rue Louis-Barthou à la salle Jéliote en passant par le Chili et l’Argentine. Finalement, des petits tours qui se transforment en voyage au long cours.

Un cas de brutalisme, rue Louis-Barthou ?

Les Nouvelles galeries
L’immeuble Rousso

Brutalisme ? Rien à voir avec la rubrique « faits divers ». Si l’on en croit Wikipédia « Le brutalisme désigne un style architectural issu du mouvement moderne, qui connait une grande popularité entre les années 1950 et 1970 avant de décliner peu à peu (…). Il se distingue notamment par la répétition de certains éléments comme les fenêtres, ainsi que par l’absence d’ornements et le caractère « brut » du béton. ».

Dans un article récemment repris par Oloronblog, Francis Cha évoquait de façon humoristique le patrimoine oloronais négligé. Le bâtiment des « Nouvelles Galeries » (actuel bâtiment Rousso) situé rue Louis-Barthou figurait au nombre de ses sites d’études. Qui pourra contester, après avoir lu la définition du brutalisme donnée par Wikipédia que ce bâtiment relève de ce style architectural ? Un style qui jure quelque peu avec le style XVIIIe ou XIXe des autres immeubles de la rue.

Quand Oloron accueillait un usurpateur en grande pompe

Que le maire d’Oloron accepte de consacrer un peu de son temps forcément précieux à un journaliste (cf le principal article de Sud-Ouest dans sa page Oloron vendredi) pour l’entretenir de ses relations avec le royaume d’Araucanie et de Patagonie (son titre de vice-consul, les indiens Mapuche, un souhait de voyage à New-York) a un côté réconfortant et rassurant :

  • d’abord parce que cela montre que notre édile est d’humeur badine et ne rechigne pas à pratiquer le second degré
  • ensuite parce que cela indique qu’il considère que tout va bien dans notre cité puisqu’il ne juge pas utile d’évoquer tout autre sujet important qui pourrait toucher les Oloronais de plus près que ces lointaines contrées du Chili et d’Argentine
  • à moins que ce ne soit la stratégie « Tant qu’on parle de ça, on ne parle pas du reste » qui ait été ici mise en pratique
Araucaria
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Il y a tout de même un événement liant Oloron et le royaume d’Araucanie que Monsieur le vice-consul « oublie » de rappeler : notre ville, maire en tête, avait accueilli en octobre 2015 « Stanislas Parvulesco, Prince d’Araucanie et de Patagonie ». Une stèle immortalise la plantation d’un Araucaria qu’il avait effectuée en compagnie du maire le 15 octobre de cette année-là « En hommage au combat des Indiens Mapuches » sur un bout d’espace vert situé aux abords du rond-point Bir Hakeim. Le hic, c’est que Stanislas n’est pas légitime aux yeux des légalistes du Royaume qui reconnaissent aujourd’hui comme Prince un certain Frédéric Ier. Oloron a donc fait honneur à un usurpateur. Cela étant, rendre hommage au faux prince d’un faux royaume, ce n’est tout de même pas courir le risque de s’exposer à des problèmes pour faux et usage de faux.

Hervé Lucbéreilh en guest star du spectacle de Guillaume Meurice hier soir à Jéliote

Hier soir, l’humoriste Guillaume Meurice, qui sévit également sur France Inter avec Charline Vanhoenacker, donnait un spectacle à la salle Jéliote. Et il a invité sur scène le maire d’Oloron. Enfin… invité… à l’insu de son plein gré. Car le maire d’Oloron, qui n’était pas présent, se serait sans doute bien passé de cette mise en lumière qui avait plutôt tout d’une mise en boîte si l’on en croit les citations trouvées dans La République ce matin.

Décrit par Meurice comme « un mélange de professeur Tournesol et de Christine Boutin » (pour le côté voyages imaginaires du premier et le penchant catho tradi de la seconde ?), moqué par le même sur un autre registre (« Il ne paye pas ses frais de route, il voyage à deux endroits en même temps… il mériterait un documentaire »). Des spectateurs (la salle Jéliote était comble) pliés de rire, hormis bien sûr le président de la communauté de communes qui, diplomatie oblige, se devait de rester extérieurement impavide.

Le principal intéressé n’est pas le premier homme public à être la cible des traits d’esprit décochés par l’humoriste. Il ne sera certainement pas le dernier. Il y a trois façons au moins de réagir dans ce genre de situation :

  • L’indifférence (feinte ou réelle)
  • La réponse sous forme d’humour
  • La posture zitronienne (« Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi ! »)

À votre avis, quelle sera celle du maire d’Oloron ? Allez, je me lance : l’humour… bien sûr !

Bonus : pour celles et ceux qui voudraient retrouver les deux précédents articles du blog consacrés au royaume d’Araucanie-Patagonie, c’est ici et ici

4 commentaires sur « Clins d’œil et petites piques du samedi 26 mai 2018 »

    1. Je ne sais si la Web TV d’Oloron a filmé. Mais si tel est le cas, vu son souci d’informer au mieux les Oloronais, elle ne manquera pas d’intégrer ce passage sur le maire d’Oloron dans son reportage

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  1. le prochain Noël, je décore l’Araucaria du rond-point Hacheim ! au moins il servira à quelque chose….et on le remarquera peut-être

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  2. Une petite pique en ce 30 mai. Passant à Oloron et traversant le gave d’Aspe j’ai constaté une immense dégoulinade sur le mur arrière de la poste. Un wc bouché au dernier étage ou plus surement une méga fuite dans le toit. N’ayant aucun moyen de la photographier je vous laisse sur votre faim.Si je puis dire.
    Ou alors de l’art figuratif en complément de la façade arrière des galeries modernes en tous cas un sevice public.

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