Dès le 14 juin, un « car Macron » reliera quotidiennement Oloron à Toulouse, Saragosse et Madrid


Car FlixbusPeut-être que le blogueur était le seul à l’ignorer. Que les lectrices et lecteurs pour qui cette information n’aura donc que le goût du réchauffé le lui pardonnent. En ce matin du 1er Mai, alors que certains entamaient leur tour de la Foire, je suis allé traîner du côté des panneaux d’information municipale accrochés au mur extérieur de la mairie. Dans le fol espoir, d’ailleurs bien vite déçu, d’y découvrir le texte de la convention liant la ville au Pelotari Club pour la gestion des trinquets Guynemer (voir le précédent billet du blog).

Alors que je me retirai après une quête vaine, mon regard est tombé par hasard sur l’affichette reproduite ci-dessous qui était placée dans le panneau « Affichages divers »

Horaires Flixbus

 

Que nous annonce ce document ?

  • La mise en service à partir du 14 juin par la société allemande Flixbus d’une ligne de bus Toulouse-Madrid
  • Une fréquence quotidienne des allers-retours
  • Entre les villes de départ et d’arrivée, des arrêts à Tarbes, Pau, Oloron, Urdos/Aisa (?), Saragosse
  • Un temps de trajet total d’un peu plus de 10 heures 30 entre Toulouse et Madrid… ou Madrid et Toulouse
  • Un temps de trajet de près de 3 heures 30 entre Oloron et Saragosse et d’un peu plus de 7 heures entre Oloron et Madrid

Sur quoi ce document reste-t-il silencieux ?

  • Le prix du billet
  • Le lieu de prise en charge des passagers
  • Les raisons pour lesquelles, à Oloron, l’arrêt et le départ du bus se feront dans la même minute (contre 5 minutes à Tarbes, Pau ou Saragosse). Il va falloir aux passagers monter ou descendre en marche  ? Quoique… monter et descendre En Marche d’un « car Macron », quoi de plus naturel ?

Bien que n’étant chargé ni de la promotion de Flixbus, ni de la réservation des billets, j’ai quand même essayé d’en savoir un peu plus en allant consulter le site internet de la société. Et n’ai pas été fichu d’y trouver la moindre information sur cette nouvelle ligne. Peut-être est-ce encore trop tôt ?

En tout cas, les optimistes pourront peut-être voir dans cette prochaine liaison Toulouse-Madrid via Oloron une opportunité pour les habitants d’une ville aujourd’hui enclavée sur le plan des dessertes en matière de transports en commun. Et puis Georges Manaut (dont j’attends le commentaire avec impatience) y trouvera sans doute une nouvelle raison d’affirmer l’inutilité de rétablir une liaison ferrée avec l’Espagne.

9 commentaires sur « Dès le 14 juin, un « car Macron » reliera quotidiennement Oloron à Toulouse, Saragosse et Madrid »

  1. Excellente nouvelle. Reste à connaître les tarifs et surtout comparer avec le TGV espagnol ( AVE) entre Huesca et Madrid. La connaissance précise des arrêts est indispensable.

    J'aime

  2. «  »Il va falloir aux passagers monter ou descendre en marche ? » »yen a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes…

    J'aime

    1. Cela étant, monter ou descendre En Marche dans un car Macron, quoi de plus naturel ? (tiens, celle-là, elle est tellement bonne que je la replace dans le corps du billet)

      J'aime

  3. La mise en service d’un bus qui va rallier Toulouse-Madrid (et vice versa) est une bonne nouvelle. Ma première pensée va à cette importante colonie d’espagnols qui se sont implantés dans le Sud-ouest de la France pour fuir la dictature de Franco. Ce nouveau moyen de locomotion facilitera leur déplacement, comme il le font une fois par an, pour séjourner dans leur pays natal afin de rendre visite au restant de leur famille. Ensuite, n’oublions pas que l’Espagne est notre premier voisin d’où la multiplication de couples binationaux.
    L’autre remarque est de constater qu’il est plus facile et moins coûteux d’ouvrir ce mode de transport routier que de reconstruire la voie ferrée sur un tronçon de 33 kms entre Bedous-Canfranc. Même, si l’honnêteté m’oblige à reconnaître que le confort du déplacement est supérieur en train.
    L’autre point relevé est que c’est Oloron-blog, une fois de plus, qui nous donne la primeur de cette information. Bravo.
    Comme je l’ai fait samedi dernier envers Sud Ouest et La République, sans que ces 2 journaux ne relatent l’info, j’en profite pour signaler aux lecteurs d’Oloron-blog, que la commission permanente du Conseil Régional Nouvelle Aquitaine, dans sa séance du 23 avril dernier, a accordé une subvention de 150 000 € pour promouvoir le projet ferroviaire de Pau à Canfranc.
    Notre Association, dans son communiqué faisait savoir que le Président de la Région persévérait à considérer sans objet le rapport Duron qui n’avait pas décelé d’intérêt à rouvrir cette voie ferrée, et de surcroît préconisait au Ministère de tutelle d’écarter tout financement d’Etat pour ce projet.
    Longue vie à Oloron-blog

    J'aime

    1. L’autre remarque est de constater qu’il est plus facile et moins coûteux d’ouvrir ce mode de transport routier que de reconstruire la voie ferrée sur un tronçon de 33 kms entre Bedous-Canfranc.

      Mr Manaut vous faites dans la confusion des genres. La finalité de la réouverture du Canfranc est pas de faire du transport de voyageurs une priorité, mais d’en profiter accessoirement en complémentarité. La priorité, étant d’ enlever le trafic routier de marchandise en transit international, de la route. Comme vous le savez très bien, mais vous ne voulez absolument pas le reconnaître, c’ est ce type de transport qui pose problème aux habitants de la vallée.
      Ne négligeons pas que si l’ on intégrait au transport des passagers par car, le coût réel des infrastructures supporté par les contribuables, le coût environnemental, sanitaire et sécuritaire, on serait sûrement plus cher que le transport ferroviaire, en ayant de plus nettement moins de confort.

      J'aime

      1. Réponse à @Michel fervent partisan du retour du train en Vallée d’Aspe, oubliant que ce projet a obtenu un avis négatif de la Commission d’enquête publique et que le rapport Duron a condamné en proposant même au Ministère de ne pas lui apporter de financement d’Etat. Ce décor planté, il faut noter que la Région Aquitaine, unique financière du projet, et présidée par Alain Rousset, n’a jamais fait savoir sur le plan juridique que cette réouverture de voie ferrée était projetée aussi pour le transport des marchandises. Le Tribunal administratif validant les fausses données de prévisions d’un trafic journalier de voyageurs chiffré à 265 passagers/jour , à relier avec les 24 voyageurs/jour enregistrés au terminus de Bedous, sur le site de la SNCF durant le premier semestre d’exploitation.. Cette fréquentation misérabiliste sera constatée encore à la baisse lors de la prochaine statistique de la SNCF.
        Je comprends quand on est encapuchonné dans une idéologie la difficulté d’avouer que l’on a tout faux. Ainsi, dans un premier temps, devant le fiasco d’un prolongement ferroviaire sur Bedous, on avance que cette voie ferrée n’a de sens que si elle rallie Canfranc. Un peu comme une deuxième couche de peinture pour colmater les lézardes sur un mur.

        Ensuite, les partisans utilisent un autre joker pour dire que l’intérêt principal de cette ligne réside dans le transport des marchandises, ignorant que cette voie ferrée, du fait de l’unicité de la voie, de son profil et surtout de sa déclivité ferait que le transport des marchandises par cet itinéraire coûterait 2 fois plus cher,et mettrait 2 fois plus de temps pour arriver à destination.

        Dans le passé, sur cette ligne transitait 1, 8 % du flux ferroviaire transpyrénéen. En 2013, l’étude de la SNCF relevait un potentiel de 30 000 tonnes /an. Mécontent de cette étude, le roitelet aquitain ordonnait une analyse critique de cette étude (75 000 €) pour un résultat plus agréable d’un flux d’un million de tonnes/an, en insérant un péage de 100 € pour chaque passage de camion au tunnel du Somport. Ouaah !

        J'aime

  4. De moins en moins de pétrole et du « tout route » à l’horizon?
    150 mille balles de subvention quand les nouveaux cadres technocrates de la SNCF veulent fermer les lignes TER qui ne rapportent pas (dont la ligne Pau-Bedous, jugée non-rentable)?
    Mouhahaha, nous n’en sommes pas à un paradoxe près!
    C’est quand même bizarre cette impression de vivre dans la 4ème dimension…

    J'aime

  5. «  »gauthey
    4 mai 2018 à 7 h 24 min
    De moins en moins de pétrole et du « tout route » à l’horizon? » » »

    A 7.50 euros Oloron Pau par le train obligeant à prendre d’autres moyens de transports au départ et à l’arrivée la voiture a encore de beaux jours devant elle nonobstant le fait que cette dernière outre la liberté d’aller et venir sans contraintes d’horaire peut transporter autre chose que nos modestes céans .

    La derniere fois que j’ai pris le train c’était pour aller avec mon épouse à Sète avec billets réservés. Cela s’est traduit entre Pau et Toulouse par un voyage dans un car bondé ( avec des chinois montés à Tarbes qui ne comprenaient pas ce qui se passait) suite à un « mouvement de grève ». A Narbonne occupation temporaire des voies par des cheminots mécontents…
    le but de notre voyage était d’aller acheter une voiture d’occasion. Le retour s’est fait sans encombre .

    J'aime

  6. Où en est l’histoire du bus Macron devant faire halte à Oloron sur route de Madrid? Faut pas compter sur presse locale pour en savoir plus donc à toi de jouer encore 1 fois et propose-toi comme bénévole pour expliquer a 1 localier ce qu’est 1 info locale. Merci encore de faire le travail des autres…

    J'aime

Les commentaires sont fermés.