Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron


Hier, un commerçant oloronais de la place de la Résistance (vu le nombre de commerçants qui restent sur cette place, il ne sera pas difficile à identifier) a laissé sur son compte Facebook un message courroucé dont voici le premier paragraphe :

« Un film va se tourner à Oloron. A cet effet, tout un quartier va être fermé, avec interdiction de stationner et circuler. Autant dire que les commerçants n’auront pas trop de clients pendant cette période… On ne leur a pas demandé leur avis, ni proposé aucun dédommagement, ni glissé un mot sous la porte : quelques panneaux ont tout simplement été posés une semaine avant, mettant les gens devant le fait accompli. »

On doit se féliciter que notre cité soit ainsi bientôt mise en valeur sur grand écran. On peut également prendre la chose du bon côté et applaudir à l’animation inhabituelle qui va régner dans le quartier Notre-Dame. On peut tout autant regretter que les Oloronais directement concernés, les commerçants au premier chef, n’aient pas été personnellement informés des petits désagréments que va susciter pour leur activité le tournage du film et des mesures prises pour limiter ces nuisances au maximum.

Mais c’est un peu une constante dans l’information municipale : autant, lorsqu’il s’agit de mettre en valeur l’une de ses actions ou initiatives un rien médiatique, la commune manie avec dextérité sa communication à grands coups de points-presse, affiches, panneaux, articles sur le site internet ou Inf’Oloron, newsletter ou messages sur les réseaux sociaux, autant elle peine à informer les administrés dans les autres circonstances, c’est-à-dire pour les affaires du quotidien.

Par exemple, lorsque des travaux importants touchent une rue ou un quartier, serait-ce si compliqué d’organiser une réunion d’information ou de glisser systématiquement dans les boîtes aux lettres des riverains « impactés » une note expliquant la nature de l’opération, son calendrier, les nuisances auxquelles ils peuvent s’attendre, les moyens mis en œuvre pour les réduire ? Puis de les informer ensuite régulièrement de l’état d’avancement des travaux ? Initiée par les élus et appréciée des habitants, c’était là une pratique courante dans la collectivité où j’exerçais. Oloron pourrait s’en inspirer.

Et il ne s’agit pas ici de jeter une pierre dans le jardin du service communication de la ville. Car ce type de décision relève avant tout d’une volonté politique, donc du politique. Pour en revenir au billet posté par notre commerçant de la place de la Résistance, il se conclut tout de même sur une notre positive… quoique légèrement grinçante. Je n’en retiendrai donc ici que la part souriante : « Le seul point de cet état de choses qui pourrait être positif est que ce matin, je n’avais jamais vu autant d’employés municipaux s’activer place de la Résistance. ». Ah, si on pouvait tourner un film toutes les semaines dans le secteur !

3 commentaires sur « Une communication à deux vitesses à la mairie d’Oloron »

  1. La place de la Résistance est la plus mal lotie d’Oloron .Depuis le bitumage il y a 2ANS toujours pas de marquage au sol….pour les fêtes de fin d’année pas une guirlande lumineuse (voir la place st Pierre en comparaison ).Quant à la police municipale ,elle brille par son absence depuis des années (voir la pagaille les jours de marché sur le parking !)

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  2. Juste une petite remarque humoristique sur le commentaire de Rayban concernant la police municipale. Cela ne fait pas des années qu’elle existe a Oloron et heureusement car ses intervention semblent remarquées par ailleurs…
    Adz

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  3. J’en ai fait l’expérience avec un chantier dans ma rue.Un talus rue des églantiers a été aménagé avec de gros cailloux calcaires ,à la place de l’herbe .C’est définitif ,c’est le domaine public.Je l’ai découvert le jour même avec les panneaux d’interdiction de stationner.Qu’est ce que je suis exigeant ,moi citoyen!

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