Rue Louis-Barthou : ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul (chronique « café du commerce »)


La plupart des Oloronais seraient sans doute bien en peine pour aligner le nom de plus de 3 des 9 adjoints au maire que compte notre commune. Et plus rares encore seraient certainement ceux qui pourraient préciser la nature de leur délégation, c’est-à-dire leur domaine de compétence. Parce que ces élus exécutent leur labeur dans l’ombre ? Ou bien parce qu’ils sont d’une totale transparence ?

Dans le même temps (comme dirait Macron) il est aussi dans notre cité de simples conseillers municipaux qui s’impliquent à fond, démontrant ainsi que ce n’est pas le montant de l’indemnité touchée à la fin du mois qui détermine la valeur et l’importance de l’engagement citoyen.

Il n’est bien entendu pas dans le rôle d’Oloronblog de distribuer les bons et les mauvais points. Mais force est de constater que dans son domaine d’action, l’économie, et plus précisément le développement commercial, Maïté Potin appartient à cette seconde catégorie. La revitalisation de le rue Louis-Barthou, le centre commercial de notre cœur de ville, est sans doute aujourd’hui le dossier qui la mobilise le plus.

Premières lueurs d’espoir pour un retour de la dynamique dans cette artère qui meurt à petit feu depuis des lustres ? C’est ce que semblent (veulent ?) signifier les chiffres communiqués par Maïté Potin au cours d’un point-presse tenu en ce début de semaine. La République les retranscrit comme suit en chapeau d’un grand article paru jeudi : « Sur les 50 commerces que compte cet axe, 36 devraient être occupés en juin, contre 22 en début d’année 2017 ». Et Maïté Potin de préciser : « … Six nouveaux commerces ouvriront d’ici juin. À ce moment-là, il n’y aura donc plus que 14 sites inoccupés. »

On ne peut bien sûr que se féliciter d’un tel bilan prometteur. Même s’il appelle une question et une première remarque :

  • La question : par quel coup de baguette magique, dans une rue à l’agonie, où les locaux commerciaux étaient inoccupés à 44%, le taux d’occupation va-t-il remonter en si peu de temps à 72% ? Brusque retour de la confiance ? Mais si tel est le cas, il faut vendre le brevet ou révéler la recette à toutes ces petites villes qui connaissent une désertification inéluctable de l’activité commerciale en centre-ville
  • La remarque : cette revitalisation est nécessaire pour re-donner le visage d’une ville dynamique, où il fait bon vivre. Traverser une artère principale aux vitrines vides ou occultées, ce n’est bon ni pour l’image d’Oloron, ni pour le moral des Oloronais. Mais il faut relativiser son apport sur le plan strictement économique. Il sera par exemple intéressant, une fois que la majorité des locaux sera réoccupée, de connaître le montant global du chiffre d’affaires ainsi réalisé. Et de le comparer à celui réalisé par une seule de certaines des activités commerciales installées en périphérie (pas nécessairement le Leclerc)

Un souhait pour terminer. Il m’est venu en lisant que l’un de ces nouveaux commerces au moins résulte d’un transfert d’une rue d’Oloron à une autre rue d’Oloron. De la rue Justice à la rue Louis-Barthou pour être précis. Le souhait, c’est qu’on engage une revitalisation basée sur de vraies implantations nouvelles. Car si c’est pour déshabiller Pierre pour habiller Paul…

28 commentaires sur « Rue Louis-Barthou : ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul (chronique « café du commerce ») »

  1. Ce problème de la « revitalisation » des centre ville est toujours traité de la même façon. On se souvient de ce que c’était dans le passé avec une multitude de petits commerces et cafés et on voudrait retourner en arrière.
    Mais c’est tout simplement stupide et impossible. Aujourd’hui la grande majorité de ces petits commerces n’est plus financièrement viable, c’est tout.
    On rajoutera que les gens ne vont plus taper la belote au bistrot tous les jours, et que les logements vétustes des centre ville n’attirent plus personne.
    Il ne faut pas regarder en arrière, il faut inventer les villes moyennes du futur.

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  2. C’est tout de même curieux de faire un nouvel article sur le sujet, alors que l’on parle de nouveau de certaines choses qui ne sont pas encore arrivées (6 boutique d’ici juin).
    Y aurait-il un besoin urgent de redorer l’image de notre municipalité qui est fort triste ?…

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  3. 2 observations aussi:
    – à vérifier dans quelque temps la pérennité des commerces.On sait que les aides à l’installation ne durent qu’un an et que c’est toujours à partir de la seconde année que les difficultés arrivent. C’est dans ce contexte qu’on a vu arriver « boutique éphémère » et « boutique à l’essai »…
    – la pérennité des commerces de proximité passe par une clientèle de proximité. Aussi, la revitalisation commerciale ne peut être distincte d’une revitalisation urbaine qui permet de requalifier les logements insalubres des centre ville.
    c’est là me semble t il que le bas blesse à Oloron. Croire que seuls les aménagements de la rue vont permettre de faire revenir les consommateurs est une vision datée et pas à la hauteur des enjeux.

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    1. Remarques que je ne peux que partager. Mais concernant la réhabilitation des logements insalubres les moyens d’intervention de la ville sont quand même limités. Surtout lorsque les propriétaires s’accommodent de la situation

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      1. Joel, dans ma ville aussi vieille qu’Iluro et aux moyens guère plus importants, on traque le logement insalubre avec quelques succès…mais il y a une réelle volonté et donc politique municipale depuis 10 ans…

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        1. Ici, à Oloron, il semble que la politique de la ville en matière de logement se limite au vote de quelques crédits pour des « opérations façades ». Peut mieux faire

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  4. Revitaliser c’ est très bien , mais avant tout ne faudrait’ il pas faire un bilan global économique, mais surtout un bilan déplacement dans la ville. J’ ai impression que
    l’ on veut rétablir à tout prix  » l’ époque glorieuse de la rue Louis Barhou « sans regarder que le contexte a complètement changé. On s’ entête à vouloir faire
    d’ Oloron une ville centre, alors qu’ elle est une ville de quartiers.
    En matière de revitalisation des centres villes d’ après une enquête publiée récemment, les villes qui réussissent le mieux sont les villes qui ont le plus diversifié les moyens de déplacements. ( Nantes, Grenoble) C’ est cela qui devrait être fait pour Oloron avant de parler de revitalisation de la rue Louis Barthou. La revitalisation ne devrait être que la résultante de la mise en place d’ un plan de déplacement.
    Ce ne sera pas les cas, j’ ai impression que l’ on s’ empresse de vouloir garnir les vitrines avant l’ arrivée des touristes pour faire bonne figure, mais au delà rien de bien sérieux. Dommage le court terme semble prendre le pas sur le long terme.

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  5. Très intéressant votre blog que je suis très régulièrement. Petite remarque : pourquoi diable vouloir ressusciter la vie commerciale des centres-villes. Il y a toujours eu des grands mouvements migratoires ville-périphérie et vice-versa : les bourgeois ont quitté le centre pour la périphérie dès que l’amélioration des transports individuels l’a permis, par exemple. C’est un phénomène mondial. Maintenant, ce sont les commerces du centre qui émigrent, quoi de plus normal et pourquoi lutter contre un phénomène naturel. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour laisser le centre dépérir ; au contraire réhabilitons le intelligemment pour favoriseret l’habitat et pas le commerce qui réussit bien en périphérie.Lles habitants reviendrons alors au centre-ville. Voir d’ailleurs certaines réussites architecturales récentes au centre de Londres, de Bruxelles, etc.

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    1.  » Bien sûr, ce n’est pas une raison pour laisser le centre dépérir ; au contraire réhabilitons le intelligemment pour favoriseret l’habitat et pas le commerce qui réussit bien en périphérie. »
      Effectivement pourquoi pas, mais à ce moment là cela doit se faire dans un projet de ville global et non de laisser faire, qui n’ aboutit qu’ au désastreux  » mitage » que tout le monde critique et qui aboutit irrémédiablement à un espèce de méli-mélo sans nom, où l’ on a des lotissements au milieu de zones industrielles avec tous les risques que cela comporte.
      A cela il faut ajouter une consommation abusive de terres agricoles, un allongement inconsidéré des réseaux d’ eau, d’ électricité, d’ égouts, de téléphonie, mais également de collecte des ordures et de distribution du courrier, points qui dans le bilan ne sont jamais pris en compte par nos responsables.

      …Voir d’ailleurs certaines réussites architecturales récentes au centre de Londres, de Bruxelles, etc.
      L’ échelle n’ est pas la même, ni le milieu culturel et encore moins le type de population, notamment en ce qui concerne le pouvoir d’ achat. Dans le cas d’ Oloron il faut un projet à échelle humaine, tenant surtout compte de la future démographie et de l’ évolution de l’ économie locale. Sans ça on risque de se retrouver avec beaucoup de commerces et peu de consommateurs. Situation qui serait aussi difficile à vivre que l’ actuelle. D’ où l’ intérêt d’ une étude globale associant
      l’ ensemble des forces vives de la ville avec un travail en amont et en profondeur.
      Maïté Potin est sûrement pleine de dynamisme et de bonne volonté, mais personnellement je pense qu’ elle ne peut mener à elle seule un tel projet, surtout en si peu de temps, d’ autant qu’ il semble qu’ elle soit seule à porter ce projet.

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    2. Merci de votre message. Mais ne pensez-vous que la présence d’un certain nombre de commerces de proximité est elle aussi garante de la réhabilitation d’un centre-ville ?

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      1. Mais ne pensez-vous que la présence d’un certain nombre de commerces de proximité est elle aussi garante de la réhabilitation d’un centre-ville ?

        Bien sûr que oui, personnellement je suis un fervent partisan de la revitalisation
        d’ Oloron, pas forcément que de la rue Louis Barthou, mais tout est question
        d’ équilibre et comme vous dites si bien:
        …  » Si les commerces installés rue Louis-Barthou présentent un intérêt, les clients accepteront de se garer à quelque distance. Mais si c’est pour trouver la même chose que dans les commerces de périphérie, ils auront vite choisi.  »

        Malheureusement en se polarisant sur la rue Louis Barthou, on risque de mettre en péril l’ ensemble des commerces des autres quartiers, tout aussi en difficulté et ainsi le devenant encore plus. On ne peut pas d’ un coté favoriser les GS en multipliant les mètres carrés de vente et de l’ autre crier au loup en jouant le rôle de sauveur des commerces de quartiers. Il y a là quelque chose d’ antinomique qui me paraît assez troublant. Dans cette affaire tout se tient, nos responsables ne semblent pas
        l’ avoir compris, préférant à cela l’ effet d’ annonce médiatique.
        La revitalisation de la ville devrait à mon point de vue se faire sur le temps, au moins d’ une mandature, avec tout l’ engagement de la totalité du Conseil et non reposer sur une personne ou deux.

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    3. Euh….Ce ne sont pas les bourgeois qui sont partis en périphérie, ce sont les ouvriers, les artisans et les plus pauvres qui ont été chassés des centre-villes par les bourgeois, les loyers y étant devenus trop élevés. On l’a vu dans toutes les villes de France. Regardez à Bordeaux: les parisiens sont en train de faire grimper au plus fort le prix de l’immobilier. A cause de cette gentrification, les plus démunis sont obligés de partir plus loin, où c’est moins cher! Par ailleurs, il me semble que l’agrandissement de toutes les grandes surfaces (Leclerc, Lidl, Gamm Vert….) ainsi que l’installation de la zone marchande en dehors du centre-ville sont les grands responsables de la mort de la Rue Louis Barthou.
      Et que dire des propriétaires qui font de l’obstruction quand à la location ou à la rénovation des locaux? Combien d’appartements ont été refait « à l’arrache » par des propriétaires peu scrupuleux qui ne font que du cache-misère pour louer au plus vite, ou vendre au plus offrant? Les grands responsables de la fin de la rue Louis Barthou, ce sont eux! S’ils avaient voulus sauver leur rue, ils le pouvaient avec un peu moins de doigts crochus et un peu plus de partage, un peu moins d’individualisme et un peu plus de citoyenneté. Ils oublient souvent que l’argent n’est pas synonyme de plaisir, mais de responsabilité!
      Tout cela manque cruellement d’imagination!

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      1. Je crois pas, comme vous l’écrivez que : « Ce ne sont pas les bourgeois qui sont partis en périphérie, ce sont les ouvriers, les artisans et les plus pauvres qui ont été chassés des centre-villes par les bourgeois, les loyers y étant devenus trop élevés. ». En ville, les loyers ne sont pas très élevés. En revanche, l’état de certains locaux…

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  6. Dans nos remarques on parle d’économie ne pas oublier que là compétences économique reviens à la CCHB.
    Je suis assez d’accord avec vous faire revivre la rue Chanzy comme nous l’avons connue n’ est pas possible de plus s’occuper d’une rue et laisser mourir un quartier (notre dame ) est pas acceptable. Bientôt à notre dame seulement la mairie restera.

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    1. Dans nos remarques on parle d’économie ne pas oublier que là compétences économique reviens à la CCHB.

      Soyons positifs, autant du coté de la CCHB que de la Mairie, ils ont tout intérêt à ce que ce projet réussisse. D Lacrampe premier adjoint de H Lucbéreilh marche de pair, main dans la main, avec Hervé. De plus, ne dit’ on pas dans les couloirs Oloronais que Daniel sera le successeur d’ Hervé, d’ où son intérêt de prendre en main une ville dont il aura participé à sa revitallisation. Ça sera un bon point pour lui et fera autant de travail en moins à faire. Mais il lui en restera beaucoup….

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      1. Oui, l’économie est d’abord du ressort de la communauté de communes. On peut donc regretter qu’en la matière commune d’Oloron et intercommunalité ne travaillent pas davantage de concert. Avec un seul souci : non pas la recherche de « marquer des points » par rapport à l’autre structure, mais l’intérêt des Oloronaises et Oloronais

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  7. Et si l’on parlait du problème de stationnement de la rue L.Barthou ? Malgré l’absence de commerces ,il est toujours aussi difficile de se garer ce qui est un argument très négatif et donc un premier sujet à traiter.Quant au quartier Notre Dame,plus de boulangerie,plus d’épicerie ,lui aussi meurt à petit feu .Des maisons et des appartements à vendre ou à louer entourent la place de la Résistance !

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    1. Si les commerces installés rue Louis-Barthou présentent un intérêt, les clients accepteront de se garer à quelque distance. Mais si c’est pour trouver la même chose que dans les commerces de périphérie, ils auront vite choisi.
      Quant au quartier Notre-Dame, je ne peux, en voisin des lieux, que partager votre constat

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  8. Un parking au Tribunal, un parking à Labarraque, un parking à la Sous-Préfecture; plus quelques places dans la rue. A part si on marche avec un déambulateur,
    c’est un faux problème, le parking. S’il fallait des parkings à outrance, nous ferions absolument tout en drive-in: le pain, le café, l’apéro, la belote…^^
    Des commerces attractifs, c’est ça qui manque!

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  9. Plusieurs remarques à cette chronique et aux différents commentaires :
    D’abord Oloron est une petite ville au milieu d’un espace rural.
    Toutes les études ne sont pas d’accord pour définir une petite ville mais en gros se sont les communes de 5000 à 20 000 hab.
    Même si l’on retrouve les mêmes problématiques de centre ville qui meurt pour des villes plus importantes, notamment celles qui ont de 20 000 à 50 000 hab, les villes moyennes, il n’en reste pas moins que nous avons ici nos propres atouts et nos propres freins.
    Il y a des villes petites, moyennes ou grandes qui réussissent et d’autres pas.
    Chaque ville à ses spécificités propres. Dés lors la comparaison avec d’autre villes ne suffit pas à comprendre pourquoi chez nous çà ne marche pas.

    Ensuite, l’économie de la rue LB s’inscrit dans une économie locale faites de petits commerces de magasins à taille humaine. Mais depuis le temps de la rue Chanzy, sont passées plusieurs politiques commerciales plus ou moins pertinentes à tous les échelons de l’État, l’installation de la consommation de masse par la création de zone commerciale à l’extérieure des villes, sous la pression de la grande distribution. Ceci a modifié durablement nos déplacements et nos façons de consommer.
    Nous sommes en 2018 nous ne reviendrons jamais en 1988 !
    (même avec une Delorean).
    Cela ne nous empêche pas de créer de l’économie vivante dans cette rue.

    D’ailleurs, il serait intéressant d’observer l’évolution des chiffres de l’emploi local pour le commerce durant les trente dernières années, nous pourrions être surpris.
    Il me parait aussi nécessaire, d’appréhender le problème de manière plus large car aujourd’hui bien des choses ont changé dans tous les secteurs à commencer par l’imbrication des problèmes et des solutions.
    L’attente des consommateurs aussi : mais qu’est ce qu’on veut exactement ?

    Enfin, le chapitre politique locale n’est pas très glorieux. Des politiques locales peu ambitieuses, peu dynamiques et créatives.
    Des élu(e)s enfermé(e)s dans des batailles de clocher, des rivalités de pouvoir et de territoire, un manque de vision global de développement du territoire, une démocratie participative descendante peu active.
    Une politique générale très classique et dépassée, plutôt statique.
    Alors oui avec des élu(e)s qui ont cœur de faire et qui font comme ils peuvent.
    Mais globalement la dynamique n’y est pas. La motivation se perd et l’engagement du début disparaît.
    De l’autre coté, parce qu’il y a un fossé entre les élus et les citoyens. de l’autre coté donc, des citoyens qui réfléchissent qui ont des propositions qui donnent aussi de leur temps et de leur énergie pour la collectivité et qui finissent aussi par s’épuiser par manque de lien.
    De ce point de vue, les trente dernières années n’ont pas eu beaucoup de prise sur la politique locale. Quasiment rien a changé.

    Alors je fais un souhait, celui de sortir de ces bruits de couloir, de cette politique partisane qui entrave notre développement, de cet immobilisme politique, de ces discours stériles sur les compétences des uns et des autres.
    Si la rue LB gagne c’est le commerce, la ville et le territoire qui gagne. si elle perd tout le monde perd !
    Ce territoire doit être en capacité de clarifier et définir une vraie politique collective de développement à son échelle, il doit être en capacité de dépasser et de transformer les freins en accélérateurs de développement.
    Il en a les ressources et les atouts, les moyens humains et les idées, ne lui manque que la volonté !

    Et comme disait Philippe Meyer : le futur ne manque pas d’avenir !!!

    P.S : J’envisage de revenir sur le sujet de la rue Louis Barthou dans l’émission Débat Ouvert du mois de Mai. C’est ouvert à toutes et tous !

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  10. Excellente analyse globale sur la vie de la cité. Effectivement, je pense que bien des gens on eu à un moment donné envie de faire bouger les lignes, mais n’ étant pas de la mouvance ou de la bien pensance en place, on a tout fait pour leur mettre des bâtons dans les roues, afin qu’ ils ne viennent pas entraver la vision que se faisaient certains de leur avenir.
    On a préféré écouter les sirènes des GS que chercher à mettre un terme au déclin de la ville en se posant les bonnes questions. Aujourd’ hui ces querelles de clocher nous ont amené au désastre que l’ on connait.

     » Si la rue LB gagne c’est le commerce, la ville et le territoire qui gagne. si elle perd tout le monde perd ! »
    Personnellement ce n’ est pas que la rue LB qui doit gagner, mais la ville dans sa totalité et si l’ on peut bien sûr le territoire, mais il faudra que les querelles de clocher et les comptes d’ apothicaires cessent, car c’ est cela qui nous tue.
    « … le chapitre politique locale n’est pas très glorieux.

    Ce territoire doit être en capacité de clarifier et définir une vraie politique collective de développement à son échelle, il doit être en capacité de dépasser et de transformer les freins en accélérateurs de développement.
    Effectivement, le premier travail à faire est de réaliser un état des lieux en faisant bien sûr participer l’ ensemble des acteurs ( Commerçants, Consommateurs, Associations, Médias, Responsables politiques et administratifs de tutelle etc …) et à partir de la fixer des priorités et des objectifs réalistes. Peut être qu’ à ce moment là on se rendra compte que la première priorité n’ est pas de faire ouvrir des magasins à la va-vite, mais de faire en sorte de changer le contexte global et l’ état d’ esprit.

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  11. Un (humble) avis : la 1ére chose à faire dans un centre-ville est de lutter contre l’habitat insalubre ou ne respectant pas les standards mini de logement de ce siècle, en incluant les rénovations de façade des immeubles…la 2éme , c’est de remettre des équipements publics ou privés de loisirs attractifs en ville (piscine,cinémas, médiathèque, discothèque (s), base de loisirs enfants… la 3éme c’est avoir une et une seule association de commerçants unis qui se donnent à fond… si vous faites cela, vous faites revenir des habitants, qui n’auront que peu envie d’aller passer une journée dans les galeries commerciales.
    Pb : l’affaire ne fera pas en un claquement de doigts !

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    1. D’ où l’ intérêt de faire une étude globale sur la ville, afin de définir qu’ elle est
      l’ action la plus urgente à réaliser. La réhabilitation des logements est effectivement une action importante, sûrement bien avant la réouverture des commerces.
      A quoi cela servirait’ il de réouvrir des commerces sur un champ de ruine. Tout le contexte commercial Oloronais et ses annexes directes est à revoir.

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      1. @ Michel
        Avant de parler « base de loisirs enfants », j’aurais dû écrire « crèches »…
        Quand on a la chance comme Oloron d’avoir un ratio « emplois/habitants » tout à fait positif, il me semble qu’il devrait y avoir en Mairie, en CCHB et chez le Député une vraie réflexion commune pour se donner les moyens d’attirer en ville une part significative des citoyens-salariés de chez Messier, Lindt, PME et TPE locales etc… qui ne font que transiter pour leur boulot par la ville du lundi au vendredi…
        je me répète : il faut attirer en ville de jeunes adultes, de jeunes couples et des retraités fatigués des départements français où il fait trop chaud, trop froid, trop ceci, trop celà (suivez mon regard)…mais oui,ça court les rues plus qu’on ne le pense !!
        pour cela, il y faut :
        – des logements sympa, des rues sympa, des bâtiments et infrastructures publics sympa, des hôtels et resto sympa, des espaces verts sympa, des promenades et bancs publics sympa, des voyagistes locaux innovants et souriants
        – des animations sympa, : il fût un temps oû le Festival Folklorique des Pyrénées amenaient des milliers de visiteurs sur plusieurs jours, donc il est possible même en Haut-Béarn de drainer du monde !! Le marché le vendredi est un non-sens de nos jours, il y faut un marché du samedi !! A Bayonne, ils ont la fête du jambon ce w-e avec des bérets dits « basques »,pourquoi pas à Oloron une fête « mondiale » des Bérets civils & militaires, la garbure, c’est bien mais pourquoi pas une fête « mondiale » du Chocolat, une autre des Fromages Aspe, Ossau & Barètous…
        – une incitation des grosses entreprises locales à participer à la vie de la Commune (oublier Leclerc & consorts de la distribution) : journées « portes-ouvertes » innovantes chez Messier, chez Lindt, chez Laulhère…
        – et ne pas oublier un « truc » disparu mais que j’ai beaucoup aimé et pratiqué dans ma jeunesse avec mes parents : relancer le site et son activité de thermalisme de Lurbe St Christau…plutôt que les carrières de cailloux !!

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  12. Et combien de m² supplémentaires de grande surface rien que ces 3 dernières années…? Aucune levée de bouclier. On leur a laissé la possibilité de couvrir presque toute l’offre (en biens et services), et maintenant, il faudrait se dépêcher de mettre la rue Barthou sous perfusion?! Je ne suis pas très optimiste à ce sujet, pardonnez-moi, mais je crois que le mal est fait, et que la morphologie de la ville a déjà beaucoup changé; combien de petits commerçants se sont installés en périphérie pour sauver leur peau? Après l’appel d’air, c’était suivre ou crever sur place. Magasins de jouets, fringues, boulangers, pâtissiers, cave, pharmacie, banque…. C’est déjà destructuré, va falloir faire avec et penser autrement l’avenir du centre-ville « historique », à mon avis..

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