La minorité municipale oloronaise sort de son silence pour nous parler… du passé (chronique vintage)


 

« Ah, que la République était belle sous l’Empire ! ». Allez savoir pourquoi, cette boutade de l’historien Alphonse Aulard m’est venue à l’esprit en prenant connaissance dans La République et dans Sud-Ouest d’aujourd’hui du communiqué émanant des élus de la minorité municipale. Un communiqué publié à quelques jours (ce sera samedi 10 mars à 11 heures) de l’inauguration des rives « Raymond Dieste », du nom de l’élu qui présida aux destinées de notre cité de 1983 à 2001. Un communiqué qui célèbre son action quasi visionnaire dans l’aménagement de notre ville.

Entendons-nous bien : ce n’est que justice qu’Oloron rende ainsi hommage à un élu qui s’est dévoué corps et âme au service de la collectivité durant des décennies. Il est normal aussi que ses amis socialistes et communistes rappellent tout ce que nous lui devons. Et cela au travers d’une gouvernance qui n’avait rien du caractère brouillon et m’as-tu-vu que nous lui connaissons aujourd’hui.

Non, ce qui m’interpelle, c’est que ces représentants de l’opposition municipale sortent de leur silence uniquement pour célébrer le passé. Hormis leurs interventions de quelques minutes lors de chaque conseil municipal, on peut en effet compter sur les doigts d’une seule main leurs prises de position publiques pour donner leur point de vue ou formuler leurs propositions sur un sujet d’actualité.

Avez-vous le moindre souvenir d’un communiqué, d’une réunion publique ou d’un point presse de l’ensemble du groupe minoritaire consacré au devenir du centre hospitalier, à la revitalisation du centre-ville, à la fiscalité locale, à l’intercommunalité etc. etc. ? Non rien. Il y a bien le blog Une autre voix, mais il se contente de reproduire le compte-rendu des conseils municipaux et les interventions faites par les élus de l’opposition lors desdits conseils. C’est plutôt maigre comme source d’information sur les ambitions qu’ont pour Oloron des élus qui espèrent sans doute un jour en reconquérir la mairie.

Je ne me sens pas la fibre socialiste, ni communiste, ni aucune autre fibre d’ailleurs… pas même la fibre numérique. Je suis un citoyen lambda, pas un donneur de leçons. Mais je sais aussi qu’il n’y a pas de vraie démocratie locale sans une opposition forte, imaginative, audible. Une opposition qui ne se contente pas de critiquer et de contrecarrer l’action de la municipalité en place, mais sait aussi faire valoir sans polémiques inutiles son point de vue, sait communiquer d’une même voix sur son action et ses propositions.

Mais pourquoi ce silence qui n’est rompu, comme dans le cas présent, que pour rappeler un passé forcément lumineux ? Parce que les élus de l’opposition ne sont pas d’accord entre eux (rappelons-nous, pour en revenir aux années 2001, que la gauche a perdu à l’époque la mairie en raison de querelles intestines) ? Parce qu’en réalité ils n’ont rien à nous dire ? Parce qu’ils attendent, au vu de l’incohérente gestion municipale actuelle, que, tel un fruit mûr, le pouvoir leur tombe dans le bec en 2020 sans qu’ils n’aient rien à faire ? Si l’une de ces trois raisons est la bonne, on est mal partis !

5 commentaires sur « La minorité municipale oloronaise sort de son silence pour nous parler… du passé (chronique vintage) »

  1. au fait en parlant des socialistes olo ont ils encore leur carte?certains sont ils tentés par l aventure courageuse hamoniste comme on peut le constater ds pas mal de fedés? qui pour leur poser la question sinon la presse locale mais ceci est 1 autre histoire…

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  2. Très bonne analyse du blogeur.
    Et les élus de la majorité en 1983 qui ont permis par leurs ambitions de faire perdre la mairie seront il samedi à l’inauguration des berges du gave.
    Et les détracteurs de la magnifique place St Pierre ? ??
    Joël tu parles du manque de communication des élus minoritaires de la mairie.je rajoute ou sont nos élus du département d’Oloron 2 madame Barbet et Monsieur Berdou.. ..
    Quel bilan pour notre territoire à mi mandat ! !!
    Hervé , soit tranquille l’oposition pour les municipales ne viendra pas de la minorité actuelle car il n’y a aucun patron. ….

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  3. Vous vous rappelez d’un certain leader socialiste, qui parvint à décrocher la Présidence de la République en 2012 si mes souvenirs sont bons, et dont l’action-phare fut la multiplication des hommages, commémorations et dépôts de gerbes en tous genres ?
    Grandeur et décadence du socialisme à la française. Même des pointures comme Jean-Yves Le Drian en sont réduites à quitter le navire. Sur Oloron, c’est peut-être la même « dynamique » ? Alors, qui pour reprendre le flambeau dans 2 ou 3 ans ? Mesdames et Messieurs les Oloronais, d’évidence il va vous falloir trouver de nouvelles têtes …

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  4. C’est vrai, pour ce qui est des conseillers départementaux de la Vallée d’Aspe, ils sont inexistants pour n’avoir même pas pris la peine de répondre à des requérants qui leur avaient confiés leurs dossier. Même la politesse est une valeur à la dérive. N’oublions que leur gourou départemental, en son temps, avait fait voter une contribution financière de 80 millions pour les travaux de la LGV Tours-Bordeaux. Pendant ce temps, les départements des Landes et du Poitou, s’étaient abstenus de tout versement.

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  5. Parce qu’ils attendent, au vu de l’incohérente gestion municipale actuelle, que, tel un fruit mûr, le pouvoir leur tombe dans le bec en 2020 sans qu’ils n’aient rien à faire ?

    C’ est bien ce qu’ils attendent avec impatience, ça sera d’ autant plus facile qu’ il y aura un fort taux d’ abstention. On aura un Maire élu a la majorité, avec 10% des voix exprimées. C’ est ça la démocratie à la sauce béarnaise.
    A tu, puish a jo. ( A toi, puis à moi) La vie est belle ……

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