Histoire d’un don à la ville d’Oloron : le donateur répond aux questions d’Oloronblog


Jean-Pierre Boussary, âgé aujourd’hui de 79 ans, fait partie de ces personnes qui, sans faire de bruit, de façon parfaitement désintéressée, donnent ou ont donné sans compter leur temps, leur énergie et et parfois même leur argent pour notre commune. DSC09380-1Il a ainsi été la cheville ouvrière de la sauvegarde et de la restauration de la chapelle du Faget et de celle de Légugnon. Jeudi dernier, il a fait un aller-retour depuis le Médoc, où il vit maintenant, afin d’installer à l’Hôtel de ville l’horloge dont il vient de faire don à notre cité. Il a accepté avec beaucoup de gentillesse de répondre à mes questions.

Pouvez-vous nous décrire l’objet que vous venez de léguer à la mairie d’Oloron ?

La pendule que j’ai offert à la ville d’OLORON est une horloge typique PAUL ODOBEY construite dans les années 1890. Elle sonne les heures et les demies sur une cloche extérieure à l’aide d’un marteau, actionné par un filin qui est relié à la mécanique de l’horloge. (Vous pouvez voir ce type de cloche exposé dans la mairie, à mi-hauteur, de l’escalier gauche qui mène au 1er étage).

 DSC09377-2Vue de face, à gauche comme à droite se trouve les cylindres sur lesquels on enroule une corde (à l’aide d’une grosse manivelle). En suspend se trouve des poids de 30 kg qui par leur fonction descendante assument le fonctionnement (comme dans une pendule Comtoise); la remontée des poids se fait tous les 8 jours. Pour celle se trouvant dans la salle du conseil municipal la durée est de 2 jours, situation oblige

La transmission de l’heure sur le grand cadran extérieur se fait par une tige qui part de l’arrière du châssis. Le petit cadran à l’avant ne sert que pour la remise à l’heure extérieure.

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– Quelle est son histoire ?

En visitant un clocher en 2004 j’avais vu dans un coin une vieille pendule plus ancienne que celle de Paul Odobey ; n’ayant pu la récupérer je m’étais mis en quête d’en trouver une autre. Dans les petites annonces d’un journal d’antiquités j’en ai trouvé une à VICHY (Allier)chez un horloger prenant sa retraite. Toujours un peu « fada » (j’ai des moments comme ça !), j’ai été la chercher fin janvier 2005 entre deux tempêtes de neige. D’après ce qui m’a été dit elle était dans un bâtiment d’une maison de retraite prés de Charroux en Bourbonnais (Allier).

– Quelle part avez-vous prise dans sa restauration ?

La seule chose que j’ai faite a été de rajouter une traverse bois à l’avant pour avancer le châssis vers l’avant ce qui a évité que le balancier frotte sur la traverse du bas.

 

– Pour quelle raison avez-vous souhaité faire ce legs à la ville d’Oloron ?

J’ai essayé de la vendre, le seul acquéreur de valable a été un horloger des Hautes-Pyrénées qui était venu la voir ; il n’a pas pu obtenir son prêt. J’ai eu de la compassion envers lui… il se l’était imaginée décorant sa vitrine … j’ai abandonné… c’est ainsi que j’ai pensé au musée d’OLORON. Ce genre de chose n’a pas sa place n’importe où. C’est un bon choix que j’ai fait et mon cœur est content c’est le principal ! L’argent ne m’intéresse pas, il m’en faut qu’un tout petit peu ; avec mes souvenirs d’enfant, je sais définir être pauvre mon père étant prisonnier en Allemagne….Dans ma tête, en regardant derrière moi : je suis devenu riche ( une philosophie à discuter )

– Avez-vous émis quelques conditions à ce legs ?

Pour le legs, Virginie Arruebo m’a remis les feuilles : convention du don me concernant signée de Monsieur le maire et de moi, en principe ça devrait aller……

Vous êtes très attaché au patrimoine de notre cité. S’il vous fallait appeler l’attention de la municipalité sur la sauvegarde de certains de ses éléments, sur lesquels appelleriez-vous par priorité son attention ?

Il faudrait voir ce pigeonnier de Légugnon, les pierres de l’Arche ou de la porte qui le côtoie. L’arrière de la chapelle aurait besoin d’être rafraîchi. Combien d’autres choses qui m’ont échappées !

Merci Monsieur Boussary. Est-il interdit pour conclure de souhaiter que la ville d’Oloron sache à un moment vous témoigner sa reconnaissance pour tout ce que vous avez fait pour elle ?

 

5 commentaires sur « Histoire d’un don à la ville d’Oloron : le donateur répond aux questions d’Oloronblog »

  1. «  ».Dans ma tête, en regardant derrière moi : je suis devenu riche » »

    C’est justement là une belle philosophie de la vie facilitant le passage de relais inéluctable.La sagesse.

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  2. Bonjour
    Je remercie Joël pour la biographie qu’il a fait.sur ma personne et aussi du reportage sur la pendule Odobey Par discrétion je n’en espérais autant .
    je remercie aussi Monsieur Rdg118 et Monsieur Tutu pour leurs commentaires
    Je remercierai aussi cette amie de plusieurs décennies qui vient de m’envoyer ce mail . Pour tous ceux qui. aime les jolies choses je l’adresse cette lecture..
    « La beauté est un mystère
    qui danse et chante dans le temps
    et au-delà du temps .
    Depuis toujours et à jamais
    elle est incompréhensible….
    Elle est dans l’œil qui regarde ,
    Dans l’oreille qui écoute
    autant que dans l’objet admiré.
    Au revoir…..
    J-P B

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