Atelier de mémoire positive (chronique “défense et illustration de l’action municipale »)


À chacun sa conception de ce que doit être un blog citoyen. Voici la mienne :

  • Mais commençons d’abord par ce que ce n’est pas. Un blog citoyen, ce n’est pas un repaire de thuriféraires encensant à longueur d’articles l’action de la municipalité en place. Ce n’est pas le lieu d’expression d’un chantre entonnant jour après jour des hymnes à la gloire de tel ou tel élu. Non, il y a des personnes payées par le contribuable pour ces nobles fonctions. Dans les collectivités locales, elles forment ce que l’on appelle le service communication.
  • Un blog citoyen, c’est un site où l’on peut trouver, où l’on doit trouver au travers des articles ainsi que des commentaires qu’ils suscitent, des informations, des réflexions et des propositions présentées sous un angle différent de celui que nous réserve la presse locale qui se contente trop souvent de relayer la parole municipale. Un site qui aborde parfois des sujets que les municipalités en exercice ne souhaitent pas voir mis sur la place publique. Soit parce qu’elles considèrent que nous sommes trop bêtes pour les comprendre, soit parce qu’elles pensent que la concertation citoyenne les dépossède de leur pouvoir, soit tout simplement parce qu’il s’agit de dossiers embarrassants pour elles.

Même si le blog citoyen a avant tout pour vocation d’être le poil à gratter de l’action municipale, il se doit de reconnaître aussi tout ce qui est positif. Ce sera l’objet du billet du jour. Nous allons tenter, en l’illustrant par l’exemple, de dresser la liste de tout ce dont l’équipe en place depuis le mois d’avril 2014 peut se montrer fière. Mais pour dresser cette liste qui, n’en doutons pas, sera très longue, je compte, car il s’agit ici d’un atelier, sur la contribution des lectrices et lecteurs d’Oloronblog. À elles et à eux de l’alimenter par leurs commentaires au pied du présent billet.

J’entame cette liste en évoquant les efforts méritoires de notre municipalité pour réduire les dépenses de fonctionnement de la commune. À tout le moins pour réduire le remboursement des frais de déplacements et de mission aux élus. Qu’on en juge :

  • En 2013, sous le mandat Uthurry, les dépenses réelles constatées sur ce poste atteignent 400 €
  • En 2014, première année du mandat Lucbéreilh, elles sont soudainement multipliées par 25 (9 955 €)
  • En 2015, le record est amélioré avec 12 594 €
  • En 2016, on parvient au sommet avec 17 182 €, reversés pour plus de 85% au maire et à son hologramme
  • En 2017, je n’ai pas les chiffres puisque le maire m’a refusé l’accès aux pièces comptables correspondantes ; ce qui me contraint à saisir la Commission d’accès aux documents administratifs, tout citoyen ayant droit à la communication de ce genre de pièces comptables. Mais j’ai quand même appris que les dépenses sur ce poste de remboursement des frais de déplacement et de mission aux élus ont subi un coup de frein aussi brusque que violent, tutoyant le 0 € de dépenses depuis le mois d’avril 2017. Le fait qu’Oloronblog ait sorti l’affaire des frais de mission à la même époque ne relève bien sûr que de la coïncidence tout à fait fortuite
  • Pour 2018, le budget est encore en cours de préparation. Mais il se dit (seul le vote du budget confirmera cette information) que la somme consacrée au remboursement des frais de déplacement et de mission aux élus serait réduite à la portion congrue. Prévue initialement à hauteur de 3 600 €, elle aurait été ramenée progressivement, sur insistance de membres de la majorité municipale, à 100 € pour l’année entière. Et le maire aurait donné sa bénédiction à cette cure d’amaigrissement  de choc. 100 € à rapprocher des 17 182 € de 2016. Si ça ce n’est pas une politique volontariste pour traquer la dépense publique inutile… Et, cerise sur le gâteau, tout remboursement à un élu devrait faire dorénavant l’objet d’une délibération du conseil municipal, pièces justificatives de la dépense à l’appui

Les grincheux pourront toujours arguer que, si l’on peut limiter autant cette dépense aujourd’hui, il est dommage qu’il ait fallu attendre 3 ans pour s’en rendre compte. Mais, soyons positif, saluons cette mesure. En espérant que la réflexion se poursuivra dans d’autres domaines. Car il existe dans une commune bien d’autres niches d’économie. Tiens, au hasard, les frais de restauration ou les frais de communication, ou les frais de fêtes et cérémonies…

9 commentaires sur « Atelier de mémoire positive (chronique “défense et illustration de l’action municipale ») »

  1. La transparence est le domaine dont nos élus de tous bords ont le plus peur…et pour cause.
    Ceci dit, il me paraît totalement anormal que les frais de déplacement des élus soient aussi bas sous Uthurry ou maintenant après votre formidable action …
    Il y a en fait un autre problème dans la gestion des communes c’est qu’à la différence des entreprises, il n’y a pas une vraie comptabilité analytique. C’est pourtant indispensable si on veut gérer correctement et dans la transparence, c’est pour cela que cela existe dans le vrai monde depuis 40 ans.

    Donc aujourd’hui, qu’est ce qui empêcherait un élu d’imputer des frais de déplacement ailleurs que dans la ligne budgétaire prévue à cet effet ?
    En regardant les comptes administratifs il me semble que les possibilités de « dissimulation » sont immenses. J’ai d’ailleurs des exemples pour la ville de Pau.
    Qu’en pensez vous, vous qui ètes un spécialiste ?

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    1. Tout à fait d’accord avec votre analyse. Il est toujours possible de glisser une facture sur un autre compte que celui sur lequel elle devrait normalement être payée. Par exemple en la basculant du compte «restauration», lorsque tous les crédits ont été mangés sur ce compte, au compte «alimentation» ou sur un compte encore plus neutre dans son appellation. Comme le trésorier, chargé du contrôle, faute de moyens, ne contrôle pas la totalité des factures mais contrôle uniquement par sondages, ça peut passer.

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  2. 2 petites choses me viennent à l’esprit, pour lesquelles la mairie n’est peut-être pas moteur (vous me direz si c’est hors-sujet) mais qui « existent » depuis ce mandat en tout cas : – le marché du dimanche matin à Ste-Marie, qui anime le parvis et remplit les terrasses quand le soleil se montre / – le coup de pouce à la proposition de concerts réguliers par les cafetiers, ce qui tend également à animer la ville, en soirée.
    Dans un autre genre, l’organisation à Jéliote de la réunion publique sur les carrières. L’initiative est bonne et la parole a bien circulé ce soir-là, (pas à l’avantage du maire selon mon appréciation personnelle).

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    1. Voilà en effet trois initiatives qui vont dans le bon sens. Reste seulement à savoir si la réunion publique ne rentre pas dans le cadre des actions de concertation rendues obligatoire dans ce type de projet

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  3. Bonjour,
    je sais pas si ils avaient obligation de tenir cette réunion… L’important, c’est qu’elle ait eu lieu. Mais, depuis, hormis ceux qui s’y intéressent de près, qui a entendu parlé des carrières ? Où en est le projet et les études ?

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  4. Allez, c’est jour de fête : l’apparition d’abris-bus en dur pour les arrêts de la navette me semble être une « vraie » action en faveur des habitants. …
    Sinon, ça intéresse d’autres personnes que moi de tenter d’être objectif….? Parce-que là, ça ne se bouscule pas hein…..

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      1. Il faut avouer que le terrain est bien moins explosif sur la ligne Bedous Canfranc, que le sont certaines affaires Oloronaises, bien minées, comme les carrières.

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