Clins d’œil et petites piques du dimanche 14 janvier 2018 (chronique dominicale)


Cette chronique dominicale commencera par un clin d’œil avec le rappel d’un accident aérien dont la place des Oustalots a été le théâtre il y a tout juste 100 ans. Nous reviendrons ensuite à notre époque en parlant de désertification commerciale dans des lieux autres que la rue Louis-Barthou, en livrant le classement des 10 meilleurs restaurants d’Oloron selon un site internet mondialement connu, en évoquant le tribunal et en terminant par un écho canin.

Le jour où un avion a fait un atterrissage d’urgence place des Oustalots

Voici une anecdote qui, me suggère le lecteur facétieux qui me l’a transmise, pourra inspirer Pierre-Louis Giannerini pour les panneaux de signalétique patrimoniale et événementielle qui devraient bientôt fleurir dans le quartier Sainte-Marie. Notre lecteur l’a dénichée dans le journal oloronais Le Glaneur du 23 février 1918 :

« Mardi, vers 17 heures, un aéroplane survolait la ville d’Oloron. Le moteur ne fonctionnant pas bien, l’aviateur cherchait un terrain d’atterrissage. En vol plané, il descendait sur Sainte-Marie, lorsque l’hélice ayant heurté la toiture d’une maison, rue Saint-Grat, avion et aviateur sont tombés sur le sol, place des Oustalots. Ce dernier, qui est un officier italien de l’école d’aviation de Pau, a été relevé sans grand mal, mais son appareil a subi des dégâts appréciables. »

 

Dévitalisation commerciale : il n’y a malheureusement pas que la rue Louis-Barthou

Voici le constat fait par quelques lecteurs d’Oloronblog sur les quelques dizaines de mètres qui vont de la rue Justice, qui appartient au quartier Sainte-Croix, à la place Clémenceau, dans le quartier Notre-Dame :

  • Chaussures Félix: fermeture définitive du magasin pour fin d’activité (retraite) il y a quelques semaines
  • Pâtisserie Artigarrède de la place Amédée Gabe : apposition toute récente d’une affiche annonçant « Fermeture définitive du point de vente pour raisons indépendantes de notre volonté »
  • Banque BPSO de la place Amédée Gabe : fermeture définitive il y a quelques mois pour transfert à quelques encablures de l’Espace culturel Leclerc
  • Crédit Agricole situé face à l’église Notre-Dame : apposition toute récente d’une affiche sur la porte d’entrée : « L’accueil de votre agence Crédit Agricole d’Oloron Gambetta sera désormais réalisé à l’agence d’Oloron Légugnon. Vous pourrez y faire toutes vos opérations courantes et retirer vos moyens de paiement ». Ne reste plus sur place qu’un distributeur de billets
  • Bar des Amis de la place de la Résistance : coup de blues passager ou intention réelle ? Le patron nous annonce la semaine dernière son intention de baisser définitivement le rideau
  • Boulangerie Chabat de la rue Jean Mendiondou : fermeture définitive au mois de juin dernier

En contrepartie, les implantations nouvelles se comptent sur LE doigt : ouverture au mois de mai dernier d’Epicerie et Compagnie qui propose, place Clémenceau, des produits en majorité bio et locaux, sans emballage jetable.

Un plan d’action ambitieux nous a été annoncé. Il vise à terme à revitaliser la rue Louis-Barthou. C’est une bonne chose, à la condition qu’il se concrétise. À partir du constat fait sur Notre-Dame (et probablement en serait-il de même sur les autres quartiers de la ville), il est évident que la réflexion municipale… et intercommunale sur les moyens à mettre en œuvre pour endiguer la désertification de la ville par ses commerces et ses services doit être, au-delà de la seule rue Louis-Barthou, élargie à l’ensemble de la cité.

Les 10 meilleurs restaurants oloronais selon TripAdvisor

TripAdvisor, nous dit Wikipédia, « est un site web américain qui offre des avis et des conseils touristiques émanant de consommateurs sur des hôtels, restaurants, villes et régions, lieux de loisirs, etc. ». Les avis des consommateurs sont accompagnés d’une notation. Et, régulièrement, le site publie, entre autres, un classement à partir de ces notations.

Étant bien entendu que ce type de palmarès peut toujours donner lieu à discussion (les avis et notes proviennent-ils de vrais clients ayant réellement pris leur repas dans le restaurant concerné ? quels critères rentrent en compte pour classer entre eux plusieurs restaurants qui obtiennent la même note ?), chacun d’entre nous a pu à un moment ou à un autre tenir compte de ce type d’information dans ses choix de restauration.

Sans plus attendre, voici le classement des 10 meilleurs oloronais établi par le site (cliquer ici pour y accéder). Étant précisé qu’il s’agit là du classement général, et non du classement par catégories (cuisine locale, tarifs modérés, repas économique) qui figure, lui aussi sur TripAdvisor :

1/ La Part des Anges – 2/ La Maisonnette – 3/ Crêperie La Gogaille – 4/ Le Loft Café – 5/ Le Trinquet – 6/ Le Pastoral – 7/ Le Bristol – 8/ La Croqu’antine – 9/ Le Bistrot de Nini – 10/ Le Couloir Pizzeria

 Après la maternité, au tour du tribunal ?

Après avoir perdu sa maternité, Oloron est-elle appelée à voir disparaître dans les prochaines années son tribunal ? Je m’empresse de préciser que si cette hypothèse est évoquée par des membres du barreau, rien ne permet d’affirmer à ce jour qu’il en ira ainsi. Il faut néanmoins savoir que le gouvernement compte réformer la justice. Et que les conclusions des travaux de concertation seront remises ce lundi 15 janvier. On pourra alors prendre connaissance des préconisations, notamment dans le domaine de l’organisation judiciaire qui est l’un des cinq chantiers auxquels s’attèle la réforme.  En résumé : pas d’inquiétude immédiate, mais vigilance.

 Chiens dangereux : petite correction apportée à l’information publiée dans le dernier magazine municipal

LInf’Oloron daté de ce mois de janvier (très bien fait et intéressant) consacre sa dernière page à un article intitulé « Chiens catégorisés : quelles sont les obligations ? ». Les « chiens catégorisés » sont ceux que l’on nomme dans un vocabulaire moins jargonnant les chiens dangereux. Comme le rappelle l’article, ils sont classés en deux catégories.

Une lectrice du blog a relevé une petite erreur dans la liste des obligations incombant aux propriétaires de ces chiens et listées par le magazine. Il y est en effet précisé que les chiens de 2ème catégorie (c’est-à-dire les Staffordshire terrier – étant entendu que les Staffordshire bull ne sont pas considérés comme des chiens pouvant être dangereux – ou American Staffordshire terrier ; Rottweiler ; Tosa ; et assimilables par leurs caractéristiques morphologiques aux chiens de race Rottweiler) doivent être stérilisés.

Notre lectrice rappelle que non, contrairement à ce qu’indique Inf’Oloron, les chiens de 2ème catégorie n’ont pas à être stérilisés (cf. la fiche technique mise en ligne par la Préfecture de police). Et elle relève, avec le sourire, la dernière phrase de l’article : « D’où l’importance de rappeler la règlementation… »

 

4 commentaires sur « Clins d’œil et petites piques du dimanche 14 janvier 2018 (chronique dominicale) »

  1. A notre Dame ou sont les coiffeurs? et la crêperie rue Camou, le bar chez YOYE rue camou à vendre,il est loin le temps ou nous avions des coiffeurs, une poissonnerie, une quincaillerie, une auto école, un magasin electro_ménager, des peintres en bâtiment, un restaurant qui avec la poule au pot serait devant dans le classement des restaurants ,2 pharmacies, 3 boulangers, et même un ophtalmolégiste (Merlin) deux écoles, 1 presbytère, …….. Mais Joël nous les anciens de la place nous sommes des nostalgiques du quartier.
    Monsieur le Maire va sûrement demander à la CCHB un travail sur la question des commerces car c’est une compétence économique !

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  2. En contrepartie, les implantations nouvelles se comptent sur LE doigt : …….

    N’ oublions pas l’ agrandissement du Centre Leclerc, qui a lui tout seul va devenir bientôt le  » coeur de ville » d’ Oloron, avec bien sûr l’ assentiment de tout le monde et plus particulièrement de la Municipalité, qui met plus d’ ardeur à accorder le permis de construire qu’ à apporter des réponses aux problèmes des commerces du centre ville. Comprenne qui pourra …..

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  3. Il y avait aussi un maréchal ferrant (Becas) le local est intact et une reconnaissance par l’association patrimoine serait une bonne chose.

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