Temps de travail : ça gronde à la communauté de communes (chronique « …et en même temps »)


HorlogeEn cette période de Noël, il n’y avait pas que les sapins qui avaient les boules. Par une lettre adressée à leurs élus, une large majorité des salariés de la communauté de communes du Haut-Béarn ont fait part de leur mécontentement. Motif : l’exécutif envisagerait de leur faire dorénavant observer la durée légale de travail. À savoir 1 607 heures par an. Alors qu’ils en accomplissement aujourd’hui 1 547, soit 60 heures de moins. Vu de l’extérieur, le point de vue des uns (les salariés) comme des autres (l’exécutif) peut parfaitement se comprendre.

Le point de vue des salariés peut parfaitement se comprendre

  • Qu’on le veuille ou non, il s’agit là d’une remise en cause d’un « acquis social ». Je suppose, pour l’avoir vécu dans une autre collectivité, que nous sommes en présence d’un avatar des 35 heures : lorsqu’elles ont été instituées dans la fonction publique territoriale au début des années 2000, les agents n’en tiraient pas un plein bénéfice… puisque, par le biais des jours de congé supplémentaires, ponts et journée du maire (ou du président), ils bénéficiaient déjà d’un temps de travail sensiblement équivalent aux 35 heures. Les élus de ces collectivités ont donc eu, pour une grande majorité d’entre eux, tendance à leur accorder encore un peu plus. Par souci social ou par dessein électoraliste ?
  • Qu’on le veuille ou non, cette situation n’a rien d’exceptionnel dans les collectivités de France et de Navarre. Pas besoin d’aller chercher très loin : les salariés de la ville d’Oloron ont le même régime. C’est d’ailleurs celui-là qui a été appliqué aux agents de la communauté de communes lors de la création de cette dernière. Mais regardons un peu plus loin autour de nous. Un article publié dans Le Figaro du 28 décembre 2017 rappelle que la Cour des comptes avait examiné en 2016 le temps de travail dans un échantillon de 103 collectivités. Constat sans appel dressé par les magistrats : « La durée théorique de travail des agents, dans les collectivités contrôlées, était en moyenne de 1 562 heures » pour l’année 2015. Cerise sur le gâteau : seules 20% des collectivités passées au crible respectaient la durée réglementaire de 1 607 heures. Pourquoi dans ces conditions les salariés de la communauté de communes du Haut-Béarn seraient-ils les seuls à faire les frais de la remise en ordre d’une pratique largement partagée à Oloron… et dans toute la France ?
  • Qu’on le veuille ou non, perdre 60 heures de congés par an, cela représente à raison de 7 heures quotidiennes, 8 jours et demi de moins de congés en moins par an. Lequel d’entre nous accepterait ce genre de décision sans rechigner ?

Le point de vue de l’exécutif de la communauté de communes peut parfaitement se comprendre

  • L’exécutif est comptable des deniers publics, de l’argent du contribuable. Sauf erreur, 60 heures par agent et par an, cela représente pour un effectif de 173 salariés (communauté de communes + Sictom) un total de 10 380 heures, soit l’équivalent du travail à plein temps de 6,5 salariés travaillant 1 607 heures par an. Par les temps de restrictions budgétaires qui courent, ce n’est pas neutre
  • L’exécutif se doit de respecter la norme de vie en société que l’on appelle la loi. Et la loi dit : 1 607 heures de travail pour un agent employé à plein temps. Si chacun commence à appliquer de son côté son régime propre, on parvient à des disparités, donc à des injustices. Car les collectivités qui connaissent encore une aisance financière peuvent accorder à leurs salariés des avantages que les autres seraient bien en peine d’octroyer
  • L’exécutif se doit de respecter les observations, recommandations, injonctions de la Chambre régionale des comptes, garante à la foi de la loi et des comptes publics. La communauté de communes du Haut-Béarn a-t-elle fait l’objet de remarques particulières ou devance-t-elle les remarques qui lui seront faites à l’occasion du prochain contrôle de sa gestion que feront les magistrats de la Chambre ? Je l’ignore. Cela étant, il sera intéressant de vérifier si la commune d’Oloron, qui est actuellement contrôlée par la Chambre régionale fera l’objet des mêmes observations, recommandations, injonctions à propos du temps de travail des agents municipaux… et l’attitude qu’adopteront alors les élus de la ville.

Et une fois que l’on a constaté que les arguments des uns comme des autres étaient défendables, comment on s’en sort ?

Peut-on imaginer un passage en force de l’autorité territoriale ? Peut-on s’attendre à un mouvement de protestation de grande ampleur des salariés ? Les uns comme les autres n’ont rien à y gagner. La solution passe par le dialogue. Du donnant/donnant… ou du gagnant/gagnant pour employer une formule plus présentable. Une solution où, en échange du maintien de la durée de travail actuelle, pourrait être pensée et mise en place une réorganisation du travail qui permette de gagner en performance et en efficacité. Et l’idéal (on peut toujours rêver !), c’est que ce type d’accord soit repensé à l’échelon du territoire du Haut-Béarn et non à celui de la seule communauté de communes.

Une suggestion polémique pour terminer

La presse locale pourrait réaliser une étude sur le temps de travail effectif annuel et avantages annexes dans les principales collectivités territoriales… et les principales entreprises du Béarn. Qui permettrait de vérifier que les salariés de la communauté de communes du Haut-Béarn ne sont pas, et de loin, les mieux lotis sur ce plan-là. Mais une telle étude ne verra jamais le jour : il y a trop de lecteurs potentiels de ces journaux locaux qui pourraient en être chagrinés.

 

 

30 commentaires sur « Temps de travail : ça gronde à la communauté de communes (chronique « …et en même temps ») »

  1. La position présentée dans cet article, qui se veut équilibrée, n’est ni logique ni complète.
    Oui la façon dont sont gérés les fonctionnaires territoriaux est scandaleuse de laxisme, sous tendu par un clientélisme indigne.
    Oui il faut que la loi s’applique dans les collectivités territoriales et il n’y a pas a discuter cela.
    Car la productivité dans ces strates est mauvaise, il suffit de relire toutes les études de la Cour des Comptes sur ce sujet avec en particulier le fiasco total des intercommunalités faites pour mutualiser et optimiser les coûts (le personnel). Au lieu d’une diminution du personnel, il en a résulté une augmentation gigantesque (plus de 500 000 postes entre communes et interco)
    On pourra relire entre autre le rapport de 2009 :
    « Les collectivités territoriales ont de leur côté procédé à des recrutements supplémentaires, pas forcément rattachables à l’exercice des compétences nouvelles.
    On a ainsi constaté une forte progression des effectifs dans les échelons territoriaux qui n’étaient pas concernés au premier chef par les changements induits par la décentralisation, notamment les communes. Entre 1980 et 2006, les effectifs des communes ont augmenté de plus de 47 % ; ceux des intercommunalités de 147 %. » (Philippe Seguin 29 Oct 2009)
    Cette augmentation a été de 570 000 postes
    Et cette inflation injustifiée a continué a augmenter …
    On peut aussi citer notre Président de Région socialiste Alain Rousset qui déclarait le jeudi 13 novembre 2014 à la commission des lois du Sénat :
    « Oui, nous avons confondu en France l’emploi public et le service public. Oui, nous avons dégradé le service public parce que nous avons privilégié l’emploi public, que ce soit au niveau national ou au niveau territorial. Reconnaissons cela à notre débit. Il n’y a pas de contestation possible là-dessus, tous les recrutements qui ont été faits en redondance avec les communes plutôt que de la mutualisation… »
    « en France, on a acheté l’intercommunalité. Nous sommes dans un pays gaulois où chacun veut garder tout et le reste (…) Plus l’intercommunalité était riche, plus on a payé cher par habitant. Comme l’intercommunalité a été payée, achetée, les intercommunalités ont recruté massivement ».

    Mais il existe d’autres éclairages, par exemple celui de l’absentéisme.
    Cette catégorie de personnel bat des records, il serait intéressant de connaître celle d’Oloron…
    A Pau, Bayrou se lamentait : « avant que nous arrivions, en 6 ans l’absentéisme était passé de 9% des agents à 16% des agents, 1% d’absentéisme de plus tous les ans, c’est incroyable ! »
    Si on part sur 2500 agents, cela fait tous les matins près de 400 agents en arrêt maladie… sans commentaire !!! Et depuis Bayrou n’a pas communiqué sur les progrès réalisés qui auraient du entrainer la suppression de plusieurs centaines de postes …
    On rappelle que l’absentéisme dans le privé se situe autour de 4 à 5% et bien moins dans les professions libérales …

    Pour compléter, plusieurs études montrent que curieusement, dans une même collectivité, l’absentéisme des contractuels est moitié de celui des titulaires …bizarre …

    Alors assez de laxisme !

    Quelques lectures :
    https://alternatives-pyrenees.com/2017/04/09/cinq-cent-mille-postes-de-fonctionnaires-en-moins-cest-un-minimum/

    https://alternatives-pyrenees.com/2015/04/22/bayrou-et-le-budget-de-la-ville-de-pau-ou-est-la-verite/

    https://alternatives-pyrenees.com/2015/10/21/la-cour-regle-les-comptes/

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    1. Il conviendrait de gérer la fonction publique de façon égalitaire à la gestion dans le privé :
      objectif
      efficacité
      présentéisme
      licenciement pour absentéisme à répétition
      jours de congés et de non travail
      niveau de retraite
      liste des « avantages » par ailleurs non auto financés par la fonction publique car payés par les citoyens
      …etc
      Ensuite, on pourra écouter les plaintes et complaintes des gens qui ont des avantages exorbitants financés par les citoyens.
      Au fait : quelle est la valeur ajoutée par tout ceci ?
      En quoi cela diminue-t-il le taux de pauvreté ?
      En quoi cela améliore-t-il le PIB ?
      Est-ce avec de telles fonctions que l’on améliore le positionnement de la France face à al concurrence internationale et à l’appauvrissement industriel du pays ?

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  2. Je partage complètement cet avis. Nous sommes dans une démocratie ou le dernier mot revient à la loi. Et ce que demande la cour des comptes est le respect de la loi. Il est vrai que ces mauvaises pratiques sont nationales. Mais ce n’est pas une raison pour continuer. Enfin il ne faut pas oublier celui qui paie. Le contribuable, le citoyen, avec ses impôts. Dans les administrations on parle souvent service public, alors n’oublions pas le citoyen n’ c’est lui qui paie.

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  3. @ Daniel Sango et @ Eugene
    1/ Il ne faut pas se tromper de cible (je ne dis pas que c’est votre cas) : les responsables de cet état de fait, ce ne sont pas les fonctionnaires, mais les élus
    2/ Demander le respect de la loi, qui peut être en désaccord avec ça ? Mais à ce moment-là, il faut qu’elle s’applique partout de la même manière et que les agents d’une seule collectivité ne servent pas d’exemple quand tant d’autres passent à travers les mailles.
    Question à Daniel Sango : quel est le régime de travail à la ville de Pau et dans l’agglo ?

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    1. Je ne connais pas le détail de ce qui se passe à la ville et l’agglo de Pau, et Bayrou se garde bien de communiquer sur ces sujets…
      Par contre la Cour Régionale des comptes avait épinglé le Département (voir mon article lien ci dessous) :
      « « La durée moyenne quotidienne du travail ne peut donc pas être de 8 heures, comme indiqué dans le tableau transmis par les deux ordonnateurs, en réponse aux observations provisoires, mais de 7,8 heures pour cinq jours de travail par semaine. Sur cette dernière base, la durée annuelle moyenne annuelle des agents du département s’élève à 1567 heures (7,8 heures x 200,8 jours de travail après déduction des jours fériés et des congés accordés par la collectivité), soit une différence de 40,29 heures par rapport à la durée légale. Le non respect de la durée légale du travail génère de ce fait un coût annuel pour la collectivité de près de 2,7 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 95 agents et de 2,7 % de la masse salariale »

      https://alternatives-pyrenees.com/2016/11/14/il-faut-degraisser-le-mammouth/

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    2. « les responsables de cet état de fait, ce ne sont pas les fonctionnaires, mais les élus »
      Pas tout à fait…productivité stagnante pour ne pas dire plus, absentéisme record…la responsabilité est bien celle des agents
      Et on connait le remède : la suppression du statut de fonctionnaire, chose qui est faite dans une majorité de pays développés …

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    3.  » Demander le respect de la loi, qui peut être en désaccord avec ça ? Mais à ce moment-là, il faut qu’elle s’applique partout de la même manière et que les agents d’une seule collectivité ne servent pas d’exemple quand tant d’autres passent à travers les mailles. »

      Dans ce cas il faut demander aux Elus ( Employeurs à certains moments) qu’ ils commencent à montrer l’ exemple, en étant présents à plein temps sur les sièges des Assemblées ou autres Institutions dont ils sont les représentants. Car quand les chats ne sont pas là les souris dansent.
      Il faut uniquement et strictement le respect de la loi, hormis pour les personnes reconnues handicapées.
      Si les responsables de Collectivités Territoriales veulent aller au delà en accordant des avantages à leur personnel, que cela se réalise au travers de négociations officielles, validées par un vote en CM ou en Assemblée et non par des accords tacites de dessous de table électoraliste. Cela en veillant de plus à ce que le fonctionnement normal de la Collectivité Territoriale en question ne soit pas pénalisé.
      En s’ installant dans cet état d’ esprit de  » copinage » on peut aller très loin dans la démarche et demain remettre en cause les lois, jusqu’ à en faire une par individu.
      Les règles de  » savoir vivre ensemble » doivent être respectées de haut en bas des échelons.

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  4. Alors, que la loi s’impose aussi aux oligarques, qui construisent sans permi de construire en zone protégée, qui ne payent pas leur juste impôts en France…
    Rappel : l’optimisation fiscale est légale, mais injuste…
    80 milliard d’évasion fiscale en France qu’on récupérerait permettrait de maintenir un service public en l’état et pour tous…

    mais on peut continuer à taper sur ceux qui ont mieux que d’autres, hein… Pfff !
    Quelle logique. je préfèrerais qu’on fasse d’abords le ménage par le haut.

    Sur le sujet, quand les 35 h ont eu lieu, et que ces agents ont eu du temps de « vacances » en plus, cela a-t-il dégradé le service public ? ou ont-ils compensé en effectuant en moins de temps le travail qu’ils faisaient avant ? a-t-on du recruter pour compenser les heures faites en moins ?
    C’est une donnée qui manque pour pouvoir trancher je pense…

    Mais certains tranchent quand même, ça m’amuse (enfin presque…).

    Bonne année à tous les quelques employés privilégiés qui vont faire les frais d’une politique nivelant vers le bas… les uns après les autres.

    On va ainsi très vite pouvoir déstabiliser le SMIC, le chomâge pour avoir moins de chômage…mais avec un bon des travailleurs pauvres, comme en Allemagne, le « modèle »…

    Pauvre monde…

    Je ne souhaite donc pas une bonne année, mais COURAGE à tous , car il va en falloir.

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  5. Eh oui, on nivelle par le bas…surtout que quand on connait un peu la fonction publique, on sait que la plupart des personnes sont en bas de l’échelle quelque soit leurs diplômes ( concours oblige!!) qu’il sont donc payés à peine au dessus du smic, tout bénéf pour la collectivité non? Alors quelques jours de congés, ma foi…c’est pas du vol! Bon courage à tous

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    1. C’en est même à se demander pourquoi on fait la queue ou des pieds et des mains pour y rentrer au point qu’il y ait inflation de postes si on y ait si mal rémunéré…….:)

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    2. Il n’ est nullement question de niveler par le bas, car les grilles de salaires vigueur seront respectées. Mais il est seulement question que les salariés des Collectivités Territoriales travaillent ce pourquoi ils sont payés. Les bons comptes font les bons amis. Maintenant aussi aux responsables Elus ou de Collectivités Territoriales de montrer l’ exemple et de faire respecter les lois. Généralement dans le privé les cadres font plus d’ heures que le personnel, je ne vois pas pourquoi cela ne pourrait pas être le cas dans le public ou du moins respecter la légalité en vigueur
       » Alors quelques jours de congés, ma foi…c’est pas du vol! »
      C’ est effectivement une forme de vol et surtout n’ allez pas dire cela à des employées de grandes surfaces qui se font licencier comme des malpropres sur le champ, pour avoir pris deux fruits blets, jetés dans une poubelle. Restons réalistes.

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  6. Une solution serait de laisser à chacun le choix :
    – soit effectuer le nombre d’heures légal et ainsi l’argent public serait effectivement utilisé à bon escient;
    – soit rester sur le nombre d’heures actuel mais accepter d’être payé pour les heures effectuées ce qui permettrait l’embauche pour la CCHB de 6 personnes. J’en entends déjà râler certains… mais on ne peut pas prôner en permanence le partage et tirer toujours la couverture à soi !
    Enfin, veut-on des élus calculateurs à des fins électorales qui gaspillent notre argent ou bien des élus qui gèrent nos deniers dans l’intérêt public ?
    J’invite certains salariés bien confortables dans leurs petites habitudes (une minorité, car il y a des employés de grande qualité qui malheureusement ne dont pas assez reconnus) à aller faire un tour dans le privé…

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  7. Je suis une fonctionnaire « privilégiée » (comparé à beaucoup, et je le sais), et je n’ai pas besoin d’aller faire un tour dans le privé pour savoir ce qui s’y passe.
    J’ai des amis proches au RSA, au chômage, sans domicile fixe, ouvriers, j’ai travaillé dans le privé pour payer une partie de mes études et mes parents étaient ouvriers (de la belle époque) etc…

    Et de plus, il suffit de voir les vacataires, contractuels, bref, le personnel précaire employé dans le public (sous payés, mal traités, précarisés, à temps partiel forcé sans droit au chômage) pour remplacer les fonctionnaires pour se rendre compte de la détérioration de toute notre société quand il s’agit des acquis sociaux de ceux de la base.

    C’est sans doute justement car je suis une privilégiée, que je peux militer contre la suppression des acquis sociaux DE TOUS, sans tiret à boulets rouges comme certains (à mes yeux) semblent le faire ici, sur les nantis de la base, soit les fonctionnaires aux yeux des plus mal informés il me semble : lien ici sur la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires 😉 https://www.inegalites.fr/Fonctionnaires-le-mepris-salarial-continue

    Les fonctionnaires semblent privilégiés car les choses se détériorent dans le public PLUS RAPIDEMENT que dans le privé.

    Mais bon, certains (sans doute bien placé dans le privé, je suppute ??) préfèrent voir dans les fonctionnaires le mal de notre société, plutôt que de repenser toute la société vers plus d’égalité…

    Vive le nivellement par le bas, il a de beaux jours avec votre raisonnement…

    Et encore un lien qui en dit long… sur la fraude, qui ne vient pas du Public, je pense 😉 ni des salariés de la base, hein https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1701010163252528&set=a.275824242437801.66516.100000306827550&type=3&theater

    Ou ceci ici, qui en dit long sur qui s’enrichit… https://www.facebook.com/156497564944230/photos/a.179069952686991.1073741830.156497564944230/179070096020310/?type=3&theater

    Un dernier, mais il y en a des faits similaires avérés, je ne parle pas de lieux communs répétés en boucle : https://www.inegalites.fr/France-le-pays-ou-les-riches-sont-tres-riches?id_theme=23

    Alors avant de descendre ces salariés, je voudrais savoir si quand leur temps de travail a été diminué, ils ont réalisé le même travail en moins de temps, ou si il a fallu embaucher pour compenser… je ne me permettrais éventuellement de juger que après…

    Merci 🙂

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    1. Me référant à ma seule (petite) expérience, je crois qu’il y a eu des embauches supplémentaires dans nombre de collectivités locales après ce passage aux 35 heures… aménagées

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    2. La maladie chronique de nos collectivités territoriales se mesure assez facilement.
      Oloron, masse salariale en 2000 4,2 millions d’euro
      En 2003 création de la cc du Piémont pour lequel Oloron compte pour 50% en gros, masse salariale additionnel : 3,37 M€
      En 2010…tout augmente Oloron 5,15 M€ Piémont 4,6 M€
      En 2016 Oloron 6,57 M€ Piémont 4,8 M€

      Depuis 2000 Oloron a augmenté de 56,4 % malgré la création d’une interco.
      Elle même en augmentation de 45,5 % depuis 2003…

      Où est le gain par mutualisation ?
      Où est l’augmentation de productivité des agents ? (1 à 2% / an dans le privé )

      LA seule solution : suppression du statut de fonctionnaire, ET de la « professionnalisation » des politiques (en effet leur seul objectif est leur ré élection …)
      On pourra ajouter aussi le recrutement des DGS dans le privé, pas par une filière administrative.

      Bon, c’est pas pour demain, mais la France avec 4 rameurs et 6 passagers ne peut pas faire la course avec les autres pays qui ont 6 rameurs et 4 passagers …
      Cela ne peut durer.

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    3. Quand j’ai organisé les conditions de passage aux 35 heures dans le privé, les rémunérations ont été diminuées au prorata avec des axes et actions de progrès (et des intérimaires, CDD) pour arriver à faire le même travail qu’avant mais en 35 heures et seulement ensuite les salaires ont été remis à niveau : c’est cela l’efficacité obligatoire dans le privé sinon on se fait manger par la concurrence et on trouve un pays totalement désindustrialisé. est-ce la fonction publique qui fait la richesse d’un pays ?ou ceux qui permettent de payer la fonction publique qui devrait rendre des comptes à ceux qui la financent

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  8. Monsieur Sango, cela pourrait durer si l’état récupérait tout l’argent dû (fraude fiscale, optimisation fiscale)… On pourrait réaffecter les fonctionnaire en trop vers les services aux personnes par exemple.

    Mais je suis d’accord avec vous, je ne suis pas contente de l’actuel fonctionnement…

    Là où je ne vous rejoins pas, c’est sur la solution.
    Si on privatise tout, seuls les plus riches auront accès aux services actuellement publics… A l’américaine : se soigner, éduquer les enfants, s’assurer pour soi en délaissant les plus démunis…
    Quel bel avenir !

    Je vois un autre avenir, avec par exemple le salaire à vie (oui, je me doute que ça va pas plaire à tous, je ris d’avance) : https://www.bastamag.net/C-est-confirme-je-suis-plus-utile-au-chomage

    Un grand plan sur l’énergie aussi : https://negawatt.org/Scenario-negaWatt-2017-2050

    Et encore, c’est sans compter sur l’effondrement programmé de nos modèles de sociétés qui ne peuvent durer face à la fin de pétrole etc…

    Même le gouvernement français s’informe sur ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=YIEWe8ytCww

    Et là, grand plongeon dans l’inconnu !

    J’espère donc que chaque ville sera parée à ce futur pas si éloigné : énergies renouvelables locales, économies d’énergie, circuit court et indépendant du pétrole pour l’alimentation, entraide, biens en communs, partage du travail (avec un salaire à vie ?)…
    Une autre civilisation va devoir voir le jour, et ce sont les décisions d’aujourd’hui qui détermineront le niveau de violence qui l’accompagnera.

    Petit zapping édifiant ici 😉 https://www.facebook.com/M.Mondialisation/videos/1595252483824485/?hc_ref=ARTIi0vK6w0npIjLoExPP15_m8DcOtQYIqA23TXEVc2Z09TNx9YggHua-ISmsnRCKj8&pnref=story

    Au lieu de bonne année à tous, je réitère mon bon courage…

    🙂

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  9. Au secours, je suis affligé par les commentaires négatifs sur les fonctionnaires.

    1-« des privilégiés par rapport au privé! » Tout dépend de quel privé on parle…nombre d’entreprises octroi plus de 25 jours de congés par an par accord ou convention, des congés trimestriels ou d’ancienneté, heures supplémentaires payées, revalorisation salariale régulière , prime d’intéressement, 13ème ou 14ème mois, comité d’entreprise fournissant nombre d’avantages….pour les privilégiés de la fonction publique c’est gel des salaires depuis 10 ans, évolution des carrières quasi nulle, heures supplémentaires à récupérer et encore pas toujours.

    2-« on se bouscule pour être fonctionnaire »…je ne crois pas, de plus en plus de collectivité font appel à des contractuels faute de candidats en raison du montant des salaires et de la dégradation des conditions de travail ( dans la territoriale mais aussi dans l’hospitalière, c’est pire à l’éducation nationale) on se bouscule, vous êtes sûr!

    3-« Il faut respecter la loi », personne ne dit le contraire, la collectivité est-elle hors la loi? Pas si simple d’aprés Monsieur Adam, la chambre régionale des comptes fait des recommandations c’est son boulot, est ce que cela veut dire qu’il faut supprimer des acquis qui seront forcément une régression sociale ?

    L’objet du billet de Monsieur Adam concerne les agents de la CCHB, ils sont à nos côtés dans le social, les crèches, la culture, la piscine, le ramassage des ordures ménagères et j’en oublie sûrement…ceux que je connais et côtoie dans mon quotidien sont investis dans leur travail et rarement absents, ils ne méritent pas à mon sens ce traitement sévère ni de la part des blogueurs ni de la part du président de la communauté de communes.

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    1. 1-« des privilégiés par rapport au privé! » Tout dépend de quel privé on parle…nombre d’entreprises octroi plus de 25 jours de congés par an par accord ou convention, des congés trimestriels ou d’ancienneté, heures supplémentaires payées, revalorisation salariale régulière , prime d’intéressement, 13ème ou 14ème mois, comité d’entreprise fournissant nombre d’avantages….pour les privilégiés de la fonction publique c’est gel des salaires depuis 10 ans, évolution des carrières quasi nulle, heures supplémentaires à récupérer et encore pas toujours.

      Ne pensez pas que le secteur privé fasse des cadeaux à ses personnels par un coup de baguette magique. Avant tout le secteur privé pense à ses actionnaires et ses dirigeants et s’ il reste des miettes, elles vont aux personnels.
      Mais à un certain prix, qui est en début d’ année la négociation concertée d’ objectifs et principalement de productivité, mais également de temps de présence au travail sur l’ année et de qualité de travail.( Mesurée entre la quantité produite et la quantité livrée en temps et en heure)
      Le secteur public pourrait aussi adopter ce système, je ne vois pas la raison pour laquelle il y aurait honte à le faire. Je pense que nos Elus ont aussi autant d’ idées que les dirigeants du privé pour mettre en place de telles mesures, mais faudrait’ il
      qu’ ils soient eux mêmes exemplaires dans leurs fonctions électives.
      J’ ai comme impression qu’ il y a un espèce de barrage intellectuel à ne pas le faire, sûrement par peur d’ être le premier et d’ être montré du doigt. D’ autres pays ont fait et adopté ce type de mesures, notamment des gouvernements de gauche des pays du Nord de l’ Europe, ce qui est assez paradoxal et personne ne s’ en plaint, surtout pas les citoyens. Seule la concertation peut apporter une réponse à ce problème.

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      1. Il existe une possibilité de rémunérer en partie les salariés du secteur public au mérite. C’est par le biais du régime indemnitaire. Mais, vous avez raison, il s’agit là d’une pratique qui est loin d’être entrée dans les mœurs et se heurte à des résistances très fortes des salariés : la difficulté d’établir de scritères de mesure indiscutables associée à la crainte que le « au mérite » soit en réalité du « à la tête du client ». Alors, sauf volonté politique réelle (je rappelle que dans une commune, c’est le maire, et non le conseil municipal, qui est le patron des agents), ce n’est pas demain la veille que nous assisterons à ce type de révolution.

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        1. ….ce n’est pas demain la veille que nous assisterons à ce type de révolution.

          Et pourtant il faudra y venir, à moins que l’ on souhaite rester à tout prix une forteresse imprenable au sein de l’ Europe. Mais il faudra aussi expliquer clairement aux citoyens, qui n’ont pas une bourse extensible à l’ infini, les raisons d’ une telle situation. Ce qui n’ est nullement justifié actuellement par nos Elus et Responsables.

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    2. Les « acquis » devrait être autofinancés sans avoir recours aux impôts et taxes payés par les citoyens.
      Ensuite on pourra en parler comme étant des acquis résultants d’une efficacité de gestion et de solutions

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  10. Tableau n°1
    : Durée annuelle de travail (pour un salarié à temps complet) hors enseignants,
    magistrats, militaires et médecins hospitaliers, en heures, moyenne 2013-2014
    Fonction publique d’État (FPE) = 1 627
    Fonction publique territoriale (FPT) = 1 578
    Fonction publique hospitalière (FPH) = 1 546
    Ensemble fonction publique = 1 584
    Secteur privé = 1 694
    source : https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/publications/rapports-missionnes/2016-rapport-Laurent-temps-de-travail-fp.pdf

    Conclusions :
    – il ne faut pas mélanger toutes les fonctions publiques…la Fonction Publique d’Etat est un contre-exemple parfait à la FPT ou FPH
    – à Oloron, avec 1547h, on est en-dessous de la moyenne nationale FPT (1578), donc ce n’est pas brillant, au sein d’une FPT elle-même peu « performante » !!
    – quant aux disparités entre cadres (A) et agents (B-C) dans la Fonction Publique, je livre sans commentaires ce tableau du rapport Laurent…qui va à l’encontre de certains des commentaires exprimés dans ce blog !!

    Tableau n°2
    Durées annuelles de travail pour certaines professions de la fonction publique
    (hors enseignants, magistrats, militaires et médecins hospitaliers)
    Moyenne 2011-2014
    Personnels de directions et ingénieurs = 1 742
    Administratifs de catégorie A –État = 1 787
    Administratifs de catégorie A – Collectivités locales et hôpitaux = 2 073
    Infirmiers, sages-femmes, puéricultrices = 1 696
    Animateurs socioculturels et de loisir = 1 509
    Administratifs de catégorie B–État = 1 571
    Administratifs de cat. B – Collectivités locales et hôpitaux = 1 730
    Adjoints administratifs de l’État = 1 485
    Agents de service – autres établissements = 1 402
    Agents de service hospitalier = 1 572
    Aide-soignant(e)s = 1 593
    Agents de la Police nationale = 1 673
    Pompiers = 2 564

    Très Bonne Année 2018 au Blogueur et à ses Lecteurs !!

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    1. Tout ceci confirme le décalage comparativement au privé.
      Le quota d’heures du privé a été fixé dès 2002 avec une évolution d’augmentation par la suite
      Une non atteinte de l’efficacité avec une diminution d’heures, et souvent de salaires, conduisait à de lourdes difficultés et des pertes d’emplois alors que les heures dans la fonction publiques semblent gentillettes.
      Etes-vous informé que les cadres dans le privé sont bien souvent au forfait, avec des objectifs de résultats et que très très majoritairement, le nombre d’heures hebdomadaire est plus près des 45 à 48 heures (soit plus près des 2000 h/an après 5 semaines de congés et 2 de RTT forfaitaires), que ceux de dirigeants est de 50 à 70 heures/semaines sans RTT comparées aux ci-dessus ?
      Le tableau ci-dessus ne fait que confirmer le décalage entre le privé et le public en grande partie financé par le privé

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  11. bonsoir et bonne année à tous/toutes.Mon commentaire portait sur le temps de travail et la nécessaire harmonisation dans toute la CCHB, en conformité avec la loi. Mais, il y a un autre point qui porte sur le régime indemnitaire des agents qui est une part de leur remuneration. Il devrait lui aussi être harmonisé, mais à masse salariale constante. Sinon, non seulement le temps de travail diminuera, mais son cout augmentera. Ce qui est loin d’être un signe d’efficacité pour les citoyens, mais en plus un risque d’augmentation des impôts. La solution ne peut être une harmonisation à la baisse du temps de travail et une harmonisation à la hausse du régime indemnitaire.

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  12. Si non, en plus des fonctionnaires qui sont la cause de la crise en France (ironie, mais à en lire ici, ça résume), Macron augmente par 5 les contrôleurs… des chômeurs !

    Avec 1 emploi disponible pour 44 chômeurs, faut m’expliquer le souci ? A oui, comme ils vont revoir le SMIC à la baisse, les chômeurs devront accepter un emploi (payer en-dessous du SMIC, voire pire à temps partiel imposé, voire pire aux horaires flexibles empêchant de chercher un boulot complémentaire, et en plus peut-être loin de chez eux ) ou perdre leur chômage…

    Par contre, pas de multiplication par 5 des contrôleurs fiscaux, alors que l’évasion fiscale coute 80 milliards par an…
    En même temps, vu la suppression de l’ISF, ils n’ont plus besoin de frauder…

    Elle est belle la France d’aujourd’hui.
    La paupérisation en marche, avec l’aval (LAVAL je devrais dire ?) de beaucoup…

    Moauis, vaut mieux pas me croiser en ce moment, et pour longtemps je pense 😉

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  13. Et dans tout ça que sont devenus les anciens salariés de la crèche du centre social la haüt ?????

    je pense qu’ils ont des choses à dire …
    et aussi qu’ils en ont gros sur la patate …

    Lors de la négociation de reprise de la crèche la haüt , le directeur du centre social, avait réussi a obtenir, entre autre, de la part de la CCHB ( communauté des communes du haut Bearn ), l’octroie pour les salariés de la crèche , des chèques cad’hoc (comme tous les salariés de la CCHB )
    Hors une semaine avant de les recevoir , ont leurs dit qu’ils ne les auront pas? Pourquoi !!
    Qui en a décidé autrement ???
    Quelle fut pas leurs déceptions et leurs incompréhensions !!
    Alors que sur leurs même lieux de travail certains salariés les ont eu !
    Alors discrimination ou pas discrimination ?
    Que dit la loi par apport à ça ?

    Et maintenant on va leurs enlever des jours de congé ?

    Allez discuter et demandez leur si:
    il n’était pas mieux dans le privé, que dans le public ?

    Pitoyables

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