Jean Lassalle, pour l’exemple


 

Il est évident que nous autres, citoyens de la 4ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques, nous préférerions voir notre député faire l’actualité d’une autre manière que celle dont les médias font leurs choux gras depuis quelques jours. Dernier épisode en date, l’article qui a été mis en ligne hier sur le site Médiapart.

On aurait aimé que tous ces médias encensent notre homme politique pour l’esprit de finesse dont, parait-il, les Béarnais sont largement pourvus. Mais aujourd’hui, ce sont plutôt des propos déplacés, des blagues salaces, des réflexions lourdingues, des gestes équivoques voire une « tentative d’agression sexuelle » qui lui valent cette publicité.

Tout en reconnaissant sans problème que ses attitudes, si elles sont avérées (comme la plupart de ceux qui le jugent aujourd’hui, je n’en ai pas été le témoin), ne sont pas tolérables, je n’ai pas envie de hurler avec les loups. Convenons en effet que nous sommes aujourd’hui en présence d’une séquence d’une formidable hypocrisie.

Qui ignore en effet que des comportements comme celui que l’on reproche à Jean Lassalle sont monnaie courante depuis, je dirais presque, la nuit des temps ? Et ce dans tous les milieux (la politique, l’entreprise, la rue etc.). Et du jour au lendemain, on fait mine dans la presse d’en prendre conscience… et de s’en indigner en désignant une poignée de « coupables ». Ah, les Tartuffe !

Que les femmes, qui sont les victimes de ces gestes et paroles, disent « Stop ! Ça suffit ! », quoi de plus normal ? Et pour que le message soit bien reçu, il fallait sans doute que quelques-uns de ces harceleurs, de ces beaufs, de ces malotrus que compte notre beau pays servent d’exemple. Pas de chance pour lui, Jean Lassalle figure dans cet échantillon. Ce n’est sans doute pas le pire d’entre eux, même si, j’en conviens, cela n’est pas une excuse.

Dans la circonscription (nous avons tous des noms qui nous viennent immédiatement à l’esprit… à Oloron même) c’est loin d’être le seul adepte des propos déplacés, blagues salaces et autres réflexions lourdingues visant le sexe dit faible. Mais ce constat ne constitue pas une justification : non, le pouvoir n’autorise pas tout à ceux qui n’en détiennent ne serait-ce qu’une parcelle. Voilà une piqûre de rappel qui devrait lui être salutaire… et devrait être source de réflexion et de dissuasion pour quelques autres de ses congénères.

4 commentaires sur « Jean Lassalle, pour l’exemple »

  1. Il y a même Colette Capdevielle, ex-député et avocate de profession qui vient baver sur Jean Lassalle. Elle n’avait pas bavé avant par crainte peut-être que que cela nuise à sa réélection. En tant qu’avocate, elle aurait dû savoir que le flagrant délit est le délit qui se commet actuellement, ou vient de commettre dans un temps proche de sa commission. Outre qu’elle a pris une grande rouste aux législatives, elle est contrainte de perdre tout espoir d’obtenir un dédommagement étant entendu que l’infraction réelle ou imaginaire qu’elle révèle est prescrite, c’est-à-dire ne peut être sanctionnée. Ce qui s’appelle agir pour ne rien faire. La totale quoi.

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  2. « Agir pour ne rien faire »… On ne peut pas dire que l’emphatie vous étouffe Manaut. Vous devriez aller discuter avec des permanentes du CDIFF, il y en a un à Pau au Complexe de la République… Et puis Colette Capdevielle, peut-être qu’elle l’avait cherché, non ? PArce que là votre raisonnement est à vomir.

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  3. @Bertrand
    Votre réaction déforme complètement mon propos. Un peu comme pour avoir dit que Colette Capdevielle avait attrapé une déculottée aux dernières législatives et que vous le traduisiez dans mon souhait de lui retirer la culotte. Un jour, un journaliste demande à une jeune et jolie Députée de 22 ans comme étaient ses relations avec ses collègues de l’Assemblée composée majoritairement d’hommes. Très bien, sans problème, répond’elle. La journaliste rajoute que ressentez-vous quand des députés masculins vous appellent «Ma cocotte», et notre jeune et jolie Députée de répliquer «Je perçois cela comme une flatterie affectueuse liée à mon âge». Là où des personnes voient une taquinerie affectueuse, d’autres, à l’image de @Bertrand peuvent le ressentir comme une offense qui leur donne envie de vomir.

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