Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 août 2017


En plein cœur d’un week-end à rallonge, le billet dominical reviendra sur les cibles ibériques de nos chasseurs de têtes médicales, moquera une imputation budgétaire municipale, célébrera un peu probable retour en grâce, se risquera sur le passerelles de la médiathèque, fera un détour par une boîte de nuit, s’accordera enfin une seconde d’auto-congratulation.

Les médecins espagnols appelés au chevet de la maternité du centre hospitalier : le point de vue d’un lecteur

En début de semaine, Oloronblog rendait compte d’une réunion plénière du conseil municipal au cours de laquelle était fait le point sur la recherche de médecins obstétriciens et pédiatres effectuée par notre chasseur de têtes. Etait notamment évoquée dans l’article la proposition lancée par le maire de passer une convention avec l’Espagne pour trouver les oiseaux rares. Proposition qui a suscité la réaction suivante d’un lecteur signant sous le nom d’Eugène. Cette réaction s’appuie sur un article publié par le quotidien national ibérique El Pais :

Bonjour,

Contacter une organisation professionnelle (l’ordre des médecins espagnols) pour lui enlever des adhérents en les débauchant ne semble pas une méthode efficace.

Mieux vaut contacter des médecins et utiliser leurs réseaux personnels. En l’occurrence, il y a au moins à Oloron un spécialiste belge et une doctoresse espagnole.

Pour ce qui est de l’Espagne, le quotidien espagnol El Pais a indiqué que la région Andalousie (qui gère le service de santé) a licencié 1286 docteurs (généralistes et spécialistes) , 1919 infirmiers et 1266 auxiliaires (brancardiers, personnels de salles..)

Il y a donc de quoi trouver pour Oloron, que ce soit en généraliste ou en spécialiste. Mais pas sûr que ce soit avec la méthode employée par le Maire……Et de toute façon, il faudra leur donner un cours intensif de français car pour protéger son business, l’ordre des médecins français exige que les médecins parlent français. Mais ça la mairie pourrait faire. Y compris en demandant à la doctoresse espagnole installée au cabinet médical près du Leclerc.

Ce que fait le maire, c’est la logique Shadock, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et cher… mais demander aux citoyens, c’est trop

Rencontrer Ségolène, une vraie fête pour notre maire

Le dernier article en date rappelait que le maire et l’une de ses collaboratrices s’étaient rendus le 12 mai 2016 à Paris au ministère de l’Écologie pour la signature d’une convention entre la commune et l’État, représenté par la ministre Ségolène Royal. Comptablement, la facture d’avion (1 137,40 €) aurait dû être réglée, cela semble tomber sous le sens, sur le compte « frais de mission » pour ce qui concerne la partie de la dépense concernant le maire et sur le compte « voyages et déplacements » pour la fonctionnaire.

Il n’en a rien été. Si je me fie au « grand livre des dépenses par nature » qui m’a été remis par la commune à l’époque où les services n’avaient pas encore reçu instruction de ne plus rien me communiquer, la totalité de la facture a été réglée sur le compte « fêtes et cérémonies ». Si d’aucuns pouvaient douter du plaisir qu’avait le maire de se retrouver face à Ségolène Royal, ils savent maintenant, grâce à cette imputation comptable, que pour lui c’était carrément une fête.

Retour en grâce ?

Plus question dorénavant de geindre parce que je ne reçois plus la lettre d’information de la ville. Ce n’est plus le cas depuis quelques jours. En toute objectivité, cette lettre, publiée à un rythme quotidien… les jours ouvrables, ne nous apprend rien que l’on ne sache déjà : elle est totalement consacrée à l’annonce des animations de l’été qui ont déjà fait l’objet de la publication et de la distribution (mais pas dans la boîte aux lettres du blogueur) d’une brochure spéciale. C’est donc un doublon.

En tout cas, cette histoire donne l’occasion au blogueur de passer pour un idiot à un double titre. D’une part pour avoir mis autant de temps à comprendre qu’il lui suffisait de s’inscrire non pas sous son nom, mais avec une adresse électronique non identifiable pour recevoir cette lettre électronique. D’autre part en révélant ce petit subterfuge.

Tel un cautère sur une jambe de bois

Ça y est ! Les deux passerelles franchissant les gaves d’Aspe et d’Ossau en direction de la médiathèque ont été ré-ouvertes à la circulation piétonne. Elles avaient été fermées pour des raisons de sécurité, le pourrissement des lattes de bois formant le platelage représentant un risque de chutes et entorses pour les malheureux usagers.

D’un côté, on ne peut que se féliciter de cette réouverture qui permet en cette saison touristique à nos visiteurs de bénéficier de deux points de vue magnifiques sur nos gaves. Mais d’un autre côté… rien n’a été résolu. Je sais bien que la communauté de communes se préoccupe de régler le contentieux qui est né des malfaçons à l’origine de ces dégradations.

Mais en chacun d’entre nous il y a un technicien chef de travaux. Qui saura expliquer à celui qui sommeille dans le blogueur pourquoi le même tapis de caoutchouc a été reposé sur les réparations ? Car, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on ne tardera pas à voir des ouvriers revenir sur le chantier pour remplacer les lattes qui viennent de l’être.

Une mairie « vache à lait » ?

Sud-Ouest consacrait le 5 août un article à la réouverture prochaine du Club, la boîte de nuit située à l’aérodrome d’Oloron-Herrère. Les exploitants s’y disent préoccupés par la sécurité à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement. Ce qui me semble la moindre des choses. Un bout de phrase de l’article a tout de même fait sursauter l’un des lecteurs du blog. Je cite ce bout de phrase : « Les trois associés vont aussi voir avec la mairie s’il serait possible d’envisager des navettes pour se rendre au Club depuis le centre-ville… ».

Et notre lecteur de s’interroger : « Pourquoi payer pour le Club et pas pour le Rodéo à Esquiule ou pour le lac du Faget ? ». En effet. Mais je suis sûr que la mairie a été la première surprise d’apprendre par presse interposée cette sollicitation du Club. Et elle n’aura pas la moindre intention d’y répondre favorablement. À juste raison. Bien administrer les domaines dont elle a la compétence devrait déjà suffire à son bonheur.

Record battu

Séquence autocongratulation. Oloronblog a ouvert au mois de janvier 2015. Depuis lors, la consultation du site est en croissance constante. Sans vous abreuver de chiffres, sachez que le nombre de vues pour l’année 2017 atteignait le 10 août 2017 un chiffre équivalent à celui atteint sur les 366 jours (c’était une année bissextile !) de 2016. Merci à toutes les lectrices et à tous les lecteurs pour leur fidélité.

Sur Retr’Oloron

On sent que le site Retr’Oloron s’est accordé des demi-vacances. Un seul article a en effet été inséré la semaine dernière. Il fait le récit de la seule visite qu’un président de la République en exercice a rendu à notre ville. C’était il y a quelques lustres de cela, le 18 juillet 1928.

5 commentaires sur « Clins d’œil et petites piques du dimanche 13 août 2017 »

  1. Merci au Blogueur pour ces articles, mais à la lecture de la navette, m’est venu à l’esprit un fait que je trouve vraiment navrant, voire irresponsable par son manque de sécurité. Pourquoi lors de la création d’arrêts supplémentaires n’en avoir pas créé un au lycée agricole, lycée oloronnais dont les élèves sont obligés de prendre des risques certains pour se rendre en ville?..

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    1. Remarque judicieuse, André. Je suis persuadé que la ville a de bonne raison pour ne pas avoir prévu cet arrêt. Quant à savoir lesquelles…. Ce serait peut-être bien qu’un habitant de Soeix pose la question en comité de quartier

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    2. Votre remarque est pertinente. J’ ai eu l’ occasion à plusieurs reprises de remarquer que le dimanche soir les élèves pensionnaires des lycées Jules Supervielle et Gynemer se rendent à pied de la gare à leurs pensionnats, en hiver sous la pluie avec leurs bagages.
      Ne serait ‘ il pas possible de mettre en place un moyen de transport pour éviter ce genre de désagrément ? Peut être que les établissements scolaires disposent même de moyens pour cela, mais ne sont pas sensibles à ce problème.
      Dommage, car on attrape pas les mouches avec du vinaigre et ce n’ est pas comme ça que l’ on remplira les pensionnats, ou l’ on donnera envie de venir étudier à Oloron.

      Aimé par 1 personne

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