Conseil municipal du 30 juin 2017 : intégralité du débat relatif au recrutement de médecins pour l’hôpital


Ce n’est qu’au bout de 2 heures 30 de séance que la question du choix d’un « chasseur de têtes » en vue du recrutement de médecins pour le centre hospitalier général est venue en discussion. Dans le cadre d’une simple information puisque aucun rapport n’a été présenté au conseil sur le sujet : ni pour entériner la procédure choisie, ni pour inscrire au budget les crédits nécessaires à la rémunération du cabinet spécialisé. La presse était déjà partie. Ce qui a donné l’occasion au maire de glisser deux informations qu’il n’aurait pas donné en la présence des journalistes. Ci-dessous, la transcription intégrale de cette partie du conseil municipal

Le maire : je veux rappeler que l’état des lieux que nous avons fait à quelques-uns, avec Monsieur Bareille notamment, en matière de démographie médicale, je dis bien à moyen terme, pose un vrai problème dans cette ville, puisqu’il nous manque des médecins libéraux, tant des généralistes que des spécialistes et il va nous manquer dans les 5 ans qui viennent des médecins libéraux et il nous manque dès à présent, et il nous manquera encore plus des médecins hospitaliers. Mais je dis bien que c’est à moyen terme.

Il y a une urgence. L’urgence, c’est la maternité, parce que là ce n’est pas à moyen terme, c’est à 6 mois. L’ARS, je vous le rappelle, a donné son agrément à cette maternité jusqu’à la fin de l’année. Et elle poursuivra puisqu’elle a affirmé aussi son souhait de continuer à avoir une maternité à Oloron si nous trouvons des gynécologues et aussi des pédiatres en nombre suffisant. L’idéal qui a été donné par le directeur notamment de l’hôpital de Pau puisque l’on est dans un groupement hospitalier de territoire, est de dire qu’il faudrait, pour le groupement hospitalier de territoire, pas que pour Oloron, 5 gynécologues et 5 pédiatres.

Ça fait plusieurs mois que les uns et les autres, le comité qui s’est créé à l’époque, les élus de toutes sensibilités, Jean Lassalle, moi et quelques autres, se sont penchés sur cette affaire et ont essayé de trouver des solutions. Là d’abord, dans le cadre notamment des contacts que l’on avait avec l’affaire des migrants, essayer de regarder si parmi les gens qui étaient migrants on ne pouvait pas trouver des gens qui avaient des diplômes de médecins et qui auraient éventuellement pu venir s’installer à Oloron. Ça n’a pas été possible parce que la validation des diplômes prenait tellement de temps qu’ils n’étaient pas utilisables avant terme, c’est-à-dire plusieurs années. Et en plus on n’en a pas trouvé des tonnes.

Deuxièmement, on a contacté l’Ordre des médecins espagnols. Qui a mis en place une commission de travail dont l’objectif est de trouver une solution pour les médecins espagnols car, je ne sais pas si vous êtes au courant, là-bas il y a une crise relativement importante. Il y a même des médecins au chômage en nombre considérable. Il y a un problème double. D’une part, il y a beaucoup de médecins qui viennent d’Amérique du Sud et leurs diplômes, c’est pareil, ne peuvent pas être validés à court terme. Donc les Argentins, les Colombiens, les Équatoriens qu’on a pu rencontrer ne sont pas une solution pour nous. Et par contre il y a des médecins espagnols qui sont francophones et d’autres qui ne le sont pas mais qui pourraient le devenir. Donc il y a là une piste sur laquelle nous travaillons effectivement avec… Madame Etchenique a travaillé avec l’Ordre des médecins d’Aragon et par ailleurs on a rencontré donc l’Ordre national des médecins espagnols.

Et puis ensuite on a demandé à tous les médecins oloronais d’essayer de jouer de leur relationnel pour trouver des médecins qui pourraient venir à Oloron.

Force est de constater que ces trois pistes là, exercées depuis plusieurs mois, n’ont quasiment rien donné. Alors on s’est dit qu’il fallait faire appel à ceux qui savaient chercher au bon endroit, et surtout avec les bons arguments. Donc on a pensé qu’on ne risquait pas grand-chose à faire appel à un cabinet de recrutement « métiers rares », ça s’appelle comme ça, les « chasseurs de têtes », c’est un peu discourtois. Les métiers rares, c’est les médecins, mais ce n’est pas que ça. C’est plein d’autres métiers qui sont difficiles à trouver sur le marché du travail.

Nous avons vérifié auprès de la préfecture si nous avions ou pas légitimité à lancer cette opération en tant que ville. Donc nous avons reçu un courrier de la préfecture qui nous indique que nous sommes bien dans la légalité en application de la clause de compétence générale qui a été maintenue et gardée pour les mairies. Donc nous pouvons parfaitement le faire.

Alors, compte tenu de l’urgence, parce que si l’on partait sur un marché public traditionnel il fallait beaucoup de temps, j’ai lancé en accord avec les différentes instances une consultation dont nous avons constaté qu’elle était moins de 25 000 €, donc elle pouvait être faite tout de suite, auprès de 5 cabinets spécialisés qui nous ont contacté à l’issue d’un article paru il y a quelques jours dans Le Quotidien du Médecin, que je tiens à votre disposition et peux vous communiquer demain si vous le souhaitez. Le Quotidien du Médecin a présenté notre initiative un peu d’ailleurs comme un exemple intéressant. À l’issue de cet article-là, un certain nombre de cabinets se sont manifestés auprès de nous. 5 qui nous ont paru répondre à la demande potentielle ; et 3 ou 4 qui étaient en fait des gens qui nous proposaient de mettre des publicités dans des revues, des journaux, on n’a pas répondu à ça.

Donc ces cabinets sont spécialisés en recrutement notamment de médecins et je leur ai demandé de nous faire une proposition d’action qui porte à la fois sur le fait de trouver des médecins, sur le prix et sur l’accompagnement. Cette consultation a été lancée. Les propositions seront rendues le 7 juillet. Je rappelle qu’elle ne porte que sur des gynécologues et des pédiatres et pas sur les autres médecins.

On analysera les offres, j’espère, le 8 ou le 9 juillet au plus tard afin de retenir ce cabinet. Et ce cabinet sera choisi pour 6 mois, du 10 juillet au 31 décembre 2017 à peu près et devra chercher des gynécologues, des pédiatres et nous tenir informés quasi mensuellement, c’est qu’on leur a demandé, de l’avancée de son travail.

On comptera dans l’analyse : la proposition d’intervention et la méthode d’accompagnement pour 40%, et la proposition financière forfaitaire pour 60%. Parce qu’il faut effectivement que l’on soit au-dessous du seuil pour la consultation.

Pourquoi on n’a pas été au-delà ? Parce que si l’on veut chercher les autres médecins dont à un moment donné on aura besoin, ce n’est peut-être pas mal de faire une expérience et de voir, au fond on risque pas grand-chose en 6 mois, de voir si ça marche ou si ça ne marche pas. Et si ça marchait, on partirait sur un nombre beaucoup plus important de médecins. Et là effectivement il faudra passer par un appel d’offres classique que je vous proposerai de faire au mois de janvier.

Voilà où on en est. Moi, je ne sais pas ce que ça va donner. Je ne suis pas sûr qu’on aura un résultat. Les références qui nous sont données au moins par les 3 qui ont fait une candidature un peu argumentée sont intéressantes. Ils démontrent qu’ils ont les contacts nécessaires et qu’ils arrivent visiblement à plein de choses. Je suis quand même un peu inquiet sur le délai, parce que 6 mois c’est quand même très très court pour permettre aux gens de venir.

Et par contre il fallait le faire tout de suite parce qu’ils m’ont indiqué que l’une des conditions pour que les médecins viennent ici (alors, on a déjà 3 ou 4 rendez-vous quand même, parce qu’il y en a aussi qui se sont manifestés tout seuls sans passer par le cabinet) est une condition familiale. C’est-à-dire qu’il faut qu’ils puissent s’installer pendant l’été, avoir des établissements scolaires pour les enfants, éventuellement chercher du boulot pour l’épouse si elle travaille etc. Donc c’est un dossier qui n’est pas simple. Mais je pense que quel qu’en soit le résultat, jamais la population oloronaise n’accepterait qu’on n’ait rien fait pour essayer de sauver notre maternité. Donc voilà pourquoi on a lancé cette opération.

Bernard Uthurry : Je suis étonné que parmi les praticiens nécessaires à faire tourner une maternité, compte tenu du surcroît de travail et de la spécificité de cette discipline, il n’y ait pas des anesthésistes intégrés. Parce que j’avais cru comprendre que l’hôpital souffre de carence en matière de démographie médicale pour tous les services hospitaliers, plus singulièrement, effectivement, pour les gynécologues, nos 2 gynécologues grâce auxquels ce sursis a pu être accordé jusqu’à présent, mais on sait très bien que le centre névralgique d’un service hospitalier, à l’échelle d’un territoire hospitalier, c’est l’anesthésie.

Le maire : L’anesthésiste, effectivement, il est nécessaire, c’est une évidence. Le problème, c’est qu’en terme de groupement hospitalier de territoire, le manque d’anesthésistes est moins prégnant que celui de gynécologues et pédiatres. D’où la priorité. Mais dans la liste des médecins qui seront recherchés en janvier, figureront évidemment des anesthésistes. On ne peut pas tout faire en même temps.

Bernard Uthurry : La deuxième chose qui pourrait nous éclairer, c’est, compte tenu de ce recrutement massif, ne serait-ce qu’en gynécologie et en xxx,

Le maire : potentiel, putatif

Bernard Uthurry : Oui. Mais quelle incidence sur le budget de l’hôpital ? Est-ce que nous avons la garantie que ces recrutements ne mettent pas en péril le restant de l’offre sanitaire de l’hôpital ?

Le maire : Non, parce que ces recrutements répondent à une volonté de l’ARS. Qui va nous mettre les moyens nécessaires pour que ça fonctionne. L’ARS a affirmé systématiquement à chaque fois sa volonté de maintenir la maternité d’Oloron et nous a mis le marché en mains : si vous trouvez les médecins nécessaires, Monsieur Bareille est témoin, cette maternité, elle est nécessaire sur le territoire et donc nous la maintiendrons.

Par contre, la vraie question que l’on pourrait se poser, puisque les journalistes ne sont pas là on va se la poser vraiment, c’est l’histoire des 5 gynécologues et des 5 pédiatres. Parce que pour une maternité qui est aux alentours de 500 accouchements, c’est un nombre qui est considérable (contestation du chiffre annoncé par des élus). 300 ? J’ai pas vu les chiffres. Peu importe. En tout cas, à l’époque où elle était à 500, c’est-à-dire il y a peu de temps, la maternité d’Oloron fonctionnait avec 2 gynécologues.

Bernard Uthurry : 500 ça remonte à…

Le maire : à 8 ans

Bernard Uthurry : Non, non, c’était en-dessous de 400.

Le maire : en tout cas ils étaient 2. Et puis il y avait un remplaçant quand l’un d’eux s’en allait etc. En équivalent temps plein, ça faisait 2. Tout d’un coup on nous en demande 5. C’est ça la vraie question. C’est pas le nombre d’accouchements qu’il faut compter. La différence, c’est pourquoi ? C’est parce que Pau, et le directeur de Pau nous l’a écrit, en disant qu’il partageait notre volonté. J’ai là sa lettre. Je peux vous le montrer si vous le souhaitez. Le directeur de Pau considère que l’action que nous menons là est une action positive sur le territoire. Sauf qu’il me rappelle que nous sommes un groupement hospitalier de territoire et qu’il faut 5 médecins. On va être très clair : on n’en trouverait que 3, je pense que ça peut fonctionner très bien. Je pense que les 2, c’est pour permettre aux équipes paloises d’être aussi à l’aise.

Bernard Uthurry : Je le crois aussi. Qui recrute les médecins ?

Le maire : Ça va être le GHP, c’est-à-dire ça va être Pau.

Bernard Uthurry : Et quid si comme c’est le cas maintenant y compris le site de Pau contrairement à celui de Bayonne est affecté par des problèmes de démographie médicale, quid des 3 médecins recrutés avec une participation financière qui à ce moment-là n’est pas extraordinaire, mais bon… Est-ce qu’on a la garantie que ces médecins-là resteront sur Oloron ?

Le maire : Mais on ne l’a pas aujourd’hui. Soyons clairs :  on ne sait pas si on va les trouver. On se donne les moyens, tous les moyens d’y arriver.

Bernard Uthurry : Je crois même que tout le monde partage une idée qu’on ne les trouvera pas, mais qu’il faut faire semblant de tout faire pour les trouver.

Le maire : C’est pas faire semblant, parce qu’on va s’engager. On va essayer. Ensuite, une fois que c’est fait, il faut encore qu’ils soient validés et par la direction de l’hôpital de Pau, et par l’ARS. Donc il va falloir les présenter. Ce n’est pas parce qu’on les trouve qu’ils sont formidables et qu’il faut les prendre se suite comme ça. C’est dans le cadre de ces négociations-là qu’effectivement la ville d’Oloron Sainte-Marie notamment, arguant du fait que c’est elle qui a engagé les moyens financiers pour rechercher ces médecins va vouloir la garantie du directeur de l’hôpital de Pau. Je sais, oralement, mais pas par écrit, je ne lui ai pas demandé par écrit non plus, que s’il y en a 3 ils seront exclusivement sur Oloron et que s’il y en 5, par contre il y en a 2 qui seront beaucoup sur Pau.

Et après, pour les bureaux d’études aussi, sachez qu’il y aura 2 types de réponses : il y aura ceux qui auront comme réponse « c’est tant par médecin qu’on vous présente », et d’autres qui disent : « c’est une mission globale », et parce qu’ils ont vu qu’il y aura demain une mission beaucoup plus lourde si ça marche, je pense qu’ils vont un peu batailler pour que ça ne nous coûte pas trop cher.

Robert Bareille : Je voudrais revenir sur la question qui est au cœur de la problématique qui a été posée par Bernard Uthurry : est-ce que les recrutements, ça ne risque pas de plomber l’hôpital ? C’est une question que l’on peut se poser. Mais moi je dirais que c’est l’inverse : continuer à faire fonctionner la maternité à partir de l’affirmation de l’ARS qu’il faut la maintenir. L’ARS dit : si vous allez sur des moyens non conventionnels, ça peut être intéressant, mais nous ne mettrons pas d’argent. Mais par contre, si on continuait à faire fonctionner dans ce cadre-là, avec les remplaçants qui viennent à prix d’or, c’est à ça qu’il faut mettre fin. Ou on dispose des effectifs suffisants et dans un cadre sûr et qui permet de fonctionner, et on y va. Mais si on doit recruter 1 ou 2 médecins et continuer avec des remplaçants à pris d’or, c’est pas une solution.

Je verse une pièce au dossier, une pièce qui sont des lettres prises récemment. Pour la maternité de Saint-Lizier, dans l’Ariège. Pour qui le ministère et l’Ars compétente ont décrété ce qu’ils appellent une « exception géographique » parce qu’ils considèrent que le temps d’intervention (ils sont à moins de 200 accouchements), mais ils considèrent qu’il est inconcevable d’avoir des temps d’intervention, et non pas des kilomètres. Des exceptions ont été prises avec le collectif national des établissements de proximité pour un moyen financier, et en exigence de nombre de médecins, c’est-à-dire que l’on n’en exige pas 5. Comme le dit Monsieur le maire, cela serait injouable, en tout cas d’ici la fin de l’année, mais que l’on puisse fonctionner avec 2 ou avec 3, mais en s’affranchissant des questions de remplacement.

Le maire : Sans que ça sorte d’ici : on a actuellement 3 rendez-vous avec 3 gynécologues. Qui sont de Français. Un qui vient de Nice et 2 qui sont du Nord de la France et qui veulent venir s’installer dans la région. Ceux-là nous ont contacté.  Par contre on n’a pas de pédiatre. Après, ça ne veut pas dire que parce qu’ils prennent rendez-vous et qu’ils viennent voir qu’ils vont trouver l’établissement formidable, que la ville va leur plaire, que l’activité proposée va leur convenir, tout ça on n’en sait rien. Il faut les recevoir, leur présenter la ville, leur expliquer, leur montrer et voir ce qu’ils veulent faire.

Bernard Uthurry : La démarche Saint-Lizier, si les responsables ont pu faire jouer la distance ou le temps, ça c’est un combat qui mérite d’être mené. Et peut-être remporté. Moi je vous avoue que j’y crois pas trop.

Le maire : c’est un combat difficile, on le sait bien.

Bernard Uthurry : On était ensemble devant la ministre il y a quelques mois de ça qui disait : « Je veux que les conditions soient remplies ». Les conditions, vous avez 5 gynécos et 5 pédiatres. Alors, à ce moment-là, la messe est dite.

Le maire : On va quand même être francs : ce nombre de 5 gynécos et de 5 pédiatres émane d’une lettre du directeur de l’hôpital de Pau, pas du tout de l’ARS. L’ARS n’a jamais affirmé qu’il en fallait 5. Quand on lui disait qu’il en fallait 3, ça lui allait très bien.

Bernard Uthurry : 3 semble logiquement un minimum acceptable par les médecins parce qu’on n’aura pas des xxx et des Hanriot qui vont…

Le maire : C’est fini, ça n’existe plus

Robert Bareille : Maintenant, les inquiétudes peuvent être regardées avec le temps, avec l’actualité. J’entends, et ça pèsera sur l’hôpital d’Oloron, qu’il y aurait de nouvelles coupe sombres, y compris sur l’hospitalisation publique du fait des derniers comptes.

Le maire : de 8 milliards. Ne nous leurrons pas : il y a 8 milliards à gratter, si j’ai bien compris ce qu’a dit le ministre Darmanin ce matin. Sur ces 8 milliards, il y a le gel de l’indice du point des fonctionnaires qui rapporte 2 milliards. il reste encore 6 milliards. Ils vont se partager comment ? Fonction publique hospitalière, fonction publique territoriale, vous allez voir que l’on va nous réduire la DGF, ça va continuer,

FIN du débat consacré au recrutement des médecins pour l’hôpital d’Oloron

4 commentaires sur « Conseil municipal du 30 juin 2017 : intégralité du débat relatif au recrutement de médecins pour l’hôpital »

  1. Bernard Uthurry a un sacré bagout sur la place des anesthésistes. Comme si on avait oublié qu’il avait tenté de chloroformer un auditoire de 200 personnes pour les législatives en déclarant qu’il allait communiquer l’étude de rentabilité d’un prolongement ferroviaire jusqu’à Canfranc. Heureusement que je suis dans une phase d’éveil pour rappeler cette promesse non tenue qui prolonge une situation de non droit.

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  2. Comment dire ?… Déjà que notre Maire est sacrément évasif au fil de la lecture… J’aime beaucoup le « j’ai pas vu les chiffres. Peu importe ». Ca résume assez bien l’ensemble. Et on comprend mieux sa confusion concernant les notes de frais…
    Donc si j’ai bien compris, la ville recherche 10 praticiens qualifiés, dont certains ne sont pas destinés à travailler sur le territoire oloronais, mais on est pas sûr du chiffre parce qu’au final personne n’a clairement dit combien il en voulait/fallait, et dont je n’ai pas compris qui allait les payer… Et le flou semble aussi grand concernant les cabinets de recrutement. Je me trompe ?

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    1. Y a du vrai ! C’est vrai qu’à la lecture de ce qui, je le rappelle, représente l’intégralité du débat, on se demande quel sera le cahier des charges donné au « chasseur de têtes ». Parce qu’il a été surtout question de 3 gynécos. Comme si les pédiatres étaient passés à la trappe. Et comme si la nécessité d’anesthésistes n’était que secondaire.
      Mais je crois qu’au final c’est Bernard Uthurry qui résume le mieux le ressenti général de nos élus :  » Je crois même que tout le monde partage une idée qu’on ne les trouvera pas, mais qu’il faut faire semblant de tout faire pour les trouver »

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  3. Surpris que nos politiques locaux ne se soient pas saisis, ou n’évoquent pas les outils mis en place par l’ ARS (agence régionale de santé) dont le PLS (plan local de santé) et le PRS 2018/2027 (plan régional de santé) qui est en cours d’élaboration, une réunion de concertation se tenait le 27 juin, et qui sera soumis pour avis, localement à la rentrée……En ont-ils au moins connaissance, y portent-ils un œil intéressé ?

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