Relation partielle, sinon partiale, du conseil municipal du 24 mars 2017


Des engagements antérieurs, comme on dit, ne m’ont pas permis d’assister à l’intégralité du conseil municipal présidé ce 24 mars par Daniel Lacrampe. Les 90 minutes de séance dont j’ai été l’un des observateurs m’ont tout de même donné l’occasion de relever un certain nombre d’informations que je me fais un plaisir de partager ici.

L’ambiance générale

La tension qui est toujours perceptible lors des réunions publiques présidées par Hervé Lucbéreilh était cette fois-ci bien moins vive. Pas d’invectives ni de provocations verbales de part et d’autre. À noter seulement les répliques de deux conseillères municipales de l’ex-équipe Lucbéreilh. Elles qui ne pipent mot lorsque leur leader est présent. Mais là, remontées comme des pendules, elles n’ont cessé d’intervenir à temps… et surtout à contre-temps à l’occasion de chaque prise de parole d’un membre de la minorité.

L’intervention en trois points de Bernard Uthurry

En début de séance, après avoir, comme Daniel Lacrampe s’en était acquitté avant lui, formulé des vœux de parfait rétablissement au maire, Bernard Uthurry s’est fendu d’une intervention de bonne tenue. En trois points :

1/ Il souhaite tout d’abord que cet intérim du 1er adjoint permette de lancer une passerelle entre la commune d’Oloron et la communauté de communes. Il considère que la mésentente qui règne dans la majorité bicéphale oloronaise est préjudiciable à notre ville si l’on considère l’importance prise aujourd’hui par l’intercommunalité dans le développement de notre territoire. Il appelle donc à un retour de la stabilité et de la sérénité entre les deux collectivités. En réponse, Daniel Lacrampe souscrit à ce vœu de sérénité sur le territoire.

2/ S’adressant directement à Pierre Serena, Bernard Uthurry tient lui faire savoir qu’il n’a pas aimé les propos vindicatifs et accusateurs qu’il a tenus après l’incendie des tribunes du stade de Saint-Pée. Sourire narquois de l’adjoint aux sports qui ne juge pas bon de répondre, ne serait-ce que pour avouer que ses propos, prononcés sous le coup de l’émotion, ont dépassé sa pensée.

3/ Bernard Uthurry conclut en déplorant qu’à l’occasion des prochaines élections présidentielles seuls 14 élus sur les 25 que compte la majorité municipale aient pu faire preuve de disponibilité pour faire partie d’un bureau de vote. Sur la sollicitation des services qui ne parvenaient pas face à cette situation à faire face aux besoins, les élus de la minorité ont donc accepté de répondre présent. Cet épisode l’amène à souhaiter que cet intérim du premier adjoint permette d’enclencher une démarche vers plus de citoyenneté des élus de la majorité municipale dont une partie fait également preuve d’un absentéisme assidu (ou d’une assiduité dans l’absence !) lors des séances du conseil de la communauté de communes.

La minorité municipale demande la communication de pièces comptables

Après que Jean-Jacques Dall’Acqua ait procédé à une présentation quelque peu soporifique (c’est l’exercice qui le veut) des orientations budgétaires, Patrick Maillet a pris la parole au nom de la minorité municipale. Je ne retiendrai qu’un point de son intervention… car j’ai quitté la séance en suivant. Le conseiller municipal a rappelé que le 10 mars il avait demandé la communication d’un certain nombre de pièces administratives et qu’il restait à ce jour dans l’attente de cette communication. Il n’a pas souhaité préciser davantage la nature de ces pièces, mais on a pu comprendre qu’elles étaient en lien avec le budget. Il s’agit donc vraisemblablement de pièces comptables. La minorité municipale manifesterait-elle quelque doute sur l’importance ou la sincérité de certaines dépenses effectuées au cours des exercices précédents ?

Daniel Lacrampe, dans une réponse toute béarnaise, a indiqué à Patrick Maillet que ces pièces lui seraient communiquées « dès que possible ». Ce qui n’engage à rien. Mais le suppléant du maire absent est un élu bien trop avisé et expérimenté pour ignorer que les conseillers municipaux sont en droit d’obtenir toutes informations sur les sujets sur lesquels ils sont appelés à délibérer. En conséquence, une non-communication de ces pièces avant le vote du compte administratif 2016 le 10 avril prochain pourrait être de nature, en cas de recours contentieux, à annuler le vote dudit compte administratif et, par effet domino, à annuler le vote du budget 2017 de la commune… qui reprend pour être équilibré les résultats du compte administratif 2016.

On saura le 10 avril, date de la prochaine réunion du conseil municipal, si la minorité a vu sa demande satisfaite.

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