Pourquoi Lucbéreilh ne se présentera pas aux législatives


Encéphalogramme plat sur l’actualité municipale depuis quelques jours. Pas le moindre évènement municipal croustillant à se mettre sous l’Adam. Le blogueur finissait par tourner en rond autour du clavier de son ordinateur. Mais il ne désespérait pas pour autant. Il savait que tôt ou tard un homme allait, grâce à l’une des initiatives hasardeuses ou déclarations fracassantes dont il a le secret, lui fournir un sujet d’article sur un plateau. L’attente du blogueur fut vite récompensée. Merci donc à Hervé Lucbéreilh pour sa contribution bien involontaire à Oloronblog.

conf-presse-cnipHier, 9 février 2017, le département des Pyrénées-Atlantiques recevait un hôte de marque : Bruno North, le président du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), un particule (pour ne pas dire groupuscule) qui tutoie les thèses de la droite extrême. Au pied de la passerelle de l’avion qui a atterri à Biarritz Pays Basque, important sinon en nombre du moins en qualité, un comité d’accueil formé de deux militants de la fédération départementale dudit CNIP : Hervé Lucbéreilh et Madame Schaff, déléguée aux élections.

Attendez, il y a quelque chose qui m’échappe : Hervé Lucbéreilh, ci-devant vice-président national, n’avait-il pas démissionné avec pertes et fracas du CNIP il y a moins de deux mois en se jurant que pour lui « la politique comme ça », c’était fini ? Une démission en réaction à une enquête policière dirigée contre Bruno North pour une sombre histoire de financement illégal. Mais le dossier aurait été clos sans suite. Le démissionnaire a donc réintégré le bercail. La politique comme ça, ce n’est donc plus fini pour lui. Ce qui étonnera tout le monde, sauf ceux qui ont suivi les péripéties des élections du mois dernier à la communauté de communes.

Sud-Ouest et La République rendent compte ce matin de la réunion qui s’est tenue à Oloron, réunion au cours de laquelle le président et le vice-président ont évoqué les prochaines élections législatives. Bruno North, selon la République, considère qu’Hervé Lucbéreilh « a vocation à être candidat ». Quant à l’intéressé, selon Sud-Ouest, il n’exclut pas d’y aller si aucune alliance n’est trouvée avec les deux autres candidats de droite. Alliance, c’est-à-dire ? Une entente au plan national ou une place serait faite à quelques candidats issus du Cnip ? Ou bien, sur le plan local, une petite place de suppléant de Marc Oxibar ou de Laurent Inschauspé ?

En réalité, cette hypothèse de Lucbéreilh, candidat lors des prochaines législatives, c’est du vent. Pourquoi ?

  • Parce que, si l’on excepte la présidentielle, quelle que soit l’élection qui se présente à l’horizon (municipale, départementale, régionale, législative), à un moment ou à un autre Lucbéreilh fait courir le bruit qu’il envisage de s’y présenter. Cela n’a qu’une visée, et une seule : occuper le terrain médiatique, faire en sorte qu’on ne l’oublie pas
  • Parce qu’il est totalement exclu que Marc Oxibar ou Laurent Inschauspé, qui ont déjà choisi leur suppléant, décident tout d’un coup de le déposer pour faire une place à un allié encombrant qui leur rapportera tout au plus quelques dizaines de voix supplémentaires
  • Parce que, même s’il s’en défend, Lucbéreilh ne prendra jamais part en solo, sous l’étiquette Cnip, à une élection où il drainera tout au plus 2% des suffrages

Pour prendre un tout petit peu mieux conscience des « valeurs » défendues par le particule dont l’actuel maire d’Oloron occupe la vice-présidence, signalons que Bruno North sera reçu le 10 février prochain par le maire extrême-droite de Béziers, Robert Ménard qui souhaite former avec le Cnip une alliance pour les législatives. Lucbéreilh-Ménard, même combat ?

Un commentaire sur « Pourquoi Lucbéreilh ne se présentera pas aux législatives »

  1. mon dieu ! dis papa c’est ou les législatives? derriere la présidentielle autant dire à l’horizon si tant est que l’on y arrive…

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