Lecture forcément objective (!) de l’édito et de l’« ITV » du maire dans le nouveau magazine municipal


infoloron-n9Le nouveau numéro du magazine municipal vient d’être mis en ligne sur le site internet de la ville (cliquer ici pour le télécharger) et la distribution de la version papier se poursuit dans la boîte aux lettres des Oloronais. Un numéro agréable à lire, bien mis en page, rempli d’informations. Du bon travail. Je reviendrai dans ce billet sur la partie « politique » du magazine, celle où le maire veut faire passer un certain nombre de messages par le truchement de l’éditorial et d’une « interview ». Je me suis évertué à lire ces deux textes sans esprit de critique, tout en conservant un esprit critique. Résultat de cet exercice d’objectivité (!) ci-dessous.

L’éditorial : le maire touché par la résilience ?

En l’espèce, je donne au mot résilience le sens suivant : capacité à s’adapter à une situation défavorable et, même, à trouver dans cette situation une occasion de rebondir. L’éditorial est bâti sur le constat des lourds nuages qui surplombent les collectivités locales (la situation défavorable) et sur les opportunités et la nécessaire inventivité à trouver pour y faire face (l’occasion de rebondir).

C’est là une idée intéressante… même si elle n’a rien de neuf. Depuis des dizaines d’années les élus des petites communes la mettent en pratique. Vu les très faibles moyens financiers et techniques dont ils disposent comment pourraient-ils sans cela gérer leurs villages sans faire appel à l’ingéniosité, à l’imagination, à la débrouillardise.

Le maire suggère que la mairie devienne « une sorte d’entreprise qui crée de la richesse pour compenser ce qu’elle ne demande plus aux habitants ». Pourquoi pas, en effet. Mais de la richesse dans quels domaines ? Le maire évoque la réflexion en cours sur le thème de l’énergie (photovoltaïque, méthanisation, énergie hydro-électrique etc.). Encore une fois, pourquoi pas. Mais quand on sait que les premiers bénéfices tomberont dans 10 ou 15 ans compte tenu du « retour sur investissement », qu’est-ce qu’on fait en attendant ?

« L’interview »

Sur la forme. J’aime bien le chapeau du papier : « Hervé Lucbéreilh… s’est prêté au traditionnel entretien du début d’année ». Ma lecture : je pense que ça s’est passé plutôt de cette manière : Lucbéreilh tendant son message au chargé de com : « Tiens, voilà ce que je veux dire. Rédige-moi les questions qui vont avec ».

À propos de la dette. Le maire : « Nous nous retrouvons avec 3,3 M€ de dette en mois. Cet effort va continuer mais de manière réduite car il nous faut maintenant doper l’investissement. ». Ma lecture : ce n’est pas 3,3 M€ en moins puisque la commune a, en 2016, contracté une dette de 530 000 € à l’égard de l’EPFL. Par ailleurs, si on décide de doper l’investissement, je vois mal comment on peut continuer à réduire la dette ne serait-ce que d’1 €.

À propos de l’emploi. Le maire a raison de rappeler que ce sont les entreprises qui « font l’économie et l’emploi ». En revanche, lorsqu’il répète une nouvelle fois que le journal Aujourd’hui en France a « classé Oloron n°2 de son palmarès des villes qui se sortaient le mieux de la crise », il s’arrange quelque peu avec la vérité. Ma lecture : en réalité, c’est la zone d’emploi d’Oloron, et non la ville d’Oloron qui était concerné par l’étude du journal Or la zone d’emploi, ce n’est pas qu’Oloron puisqu’elle regroupe au total 82 communes du Béarn et de la Soule. Donc, chacune de ces communes peut revendiquer ce même classement favorable.

À propos du projet de carrières. On ne peut que convenir avec le maire : « … c’est le conseil qui en décidera, comme le prévoit la loi ». Il ajoute : « … il ne s’agit plus d’un projet de carrières mais d’un pôle pyrénéen des métiers de la pierre avec l’implantation de dix à douze entreprises qui représenteraient entre 100 et 150 emplois ». Ma lecture : on observera que cette annonce de pôle pyrénéen est brusquement sortie de terre lorsque le maire a pris conscience de toutes les résistances qu’engendrait le projet d’exploitation de carrières. Mais il n’y a absolument rien de concret. Aujourd’hui, ce pôle pyrénéen de la pierre est construit… sur du sable.

À propos de l’intercommunalité. Le maire : « … en début de mandat, on négocierait, sur quelques opérations importantes, une participation de la communauté de communes vers le bourg-centre ». Ma lecture : cette définition des opérations importantes se fait à travers un projet de territoire qui est élaboré au niveau de l’intercommunalité. Question : comment un maire peut-il participer concrètement à l’élaboration de ce projet de territoire s’il décide dans le même temps de démissionner de la communauté de communes qui travaille dessus ? La politique de la chaise vide est une mauvaise politique.

À propos des infrastructures. Le maire : « Je plaide pour défendre la liaison Europe du Nord – Europe du Sud avec le seul maillon manquant : Lescar-Somport, à réaliser d’urgence ». Ma lecture : sans vouloir la moindre seconde être désobligeant avec les personnes de petite taille (j’appartiens moi-même à cette grande famille), il faut se rendre à l’évidence : Hervé Lucbéreilh est aujourd’hui un nain politique.  Au moins quatre élus de son conseil municipal (2 conseillères départementales, un vice-président de conseil régional et un président de communauté de communes) ont un poids politique largement supérieur au sien. Il aurait donc intérêt à les fédérer autour de lui sur ce type de projet. Notre ville aurait alors une meilleure chance d’être entendue

À propos du centre hospitalier. Le maire : « Si l’Agence régionale nous a aidés à récupérer 19 M€ pour rénover le centre hospitalier, c’est parce qu’elle croit à son devenir ». Ma lecture : ces 19 M€ correspondent à des travaux et équipements. Mais pour quoi mettre et qui mettre dans les locaux ainsi réhabilités ? Un bel hôpital sans médecins, c’est un peu comme un aéroport sans avions.

Ainsi s’achève la lecture de ces deux articles. Mais probablement que dans les prochains jours quelques autres chroniques du magazine municipal donneront lieu à un petit clin d’œil.

24 commentaires sur « Lecture forcément objective (!) de l’édito et de l’« ITV » du maire dans le nouveau magazine municipal »

  1. Cher Joël les médecins il y en avait. J’ai posé une question : pourquoi sont ils partis? Certains, normalement car ils avaient atteint l’âge de la retraite. Parmi ceux là certains auraient pu encore continuer, mais ils ne l’ont pas fait, pourquoi? D’autres qui n’étaient pas atteins par l’âge fatidique de la retraite sont partis ailleurs, non pas pour se rouler les pouces mais pour exercer leur métier…. mais ailleurs! Pourquoi, la ville n’est pas belle ? Il pleut plus qu’ailleurs ? On mange mal? il n’ y a pas de vie culturelle?Où est la vraie raison!!!!,

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    1. Voilà en effet les questions. Il est invraisemblable que les décideurs ne se les soient pas eux-mêmes posées. Et quelles ont été leurs réponses ? Il serait vraiment intéressant de le savoir.

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  2. Le Maire nous dit qu’il ne croyait pas au train ralliant Bedous. Il ne doit pas savoir que le seul train de maïs partant de Canfranc cesse son activité à partir du 1 er février prochain (transport trop cher et pas commode). Il n’a pas vu non plus le reportage télévisé de France 2 qui en 3 mn a fait rechuter le train au Pont de Lestanguet. Normalement, en lisant demain la presse régionale, il saura qu’un journaliste s’est aventuré dans le train ralliant Bedous et s’est retrouvé être le seul passager. Dans 3 semaines une équipe de reporters parisiens viendront avec l’artillerie lourde pour effectuer un long métrage sur cette ligne Oloron-Bedous.
    On ne peut pas rester sur les images de l’inauguration avec ses flonflons, ses chansons, et un déplacement à l’oeil de 1500 personnes pour obtenir une ovation. Tchou, tchou, tchou.

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  3. @Alain nous demande s’il ne serait pas judicieux de stopper le projet de déviation routière Gurmençon-Gabarn, pour reporter le financement sur la voie ferrée jusqu’à Canfranc. Il argumente cette stratégie avec l’arrêt du passage de camions espagnols qui ont cessé d’alimenter le silo de Canfranc en maîs depuis le 1er février.
    En prenant la calculette, ce transport en maïs représentait 5600 camions par an . Si nous ventilons ce nombre sur 300 jours ouvrables, nous atteignons 18 camions par jour, nombre qu’il faut doubler pour tenir compte du passage à l’aller, même si les camions y circulent à vide.
    Ce nombre de 36 camions de maïs par jour ouvrable est très minime à comparer avec l’importante circulation des camions en relation avec l’activité de nos carrières, centrale béton, livraison de bois ou de fuel, d’engrais, de produits chimiques, de fourrage, etc..
    D’autre part, même si la voie ferrée a été ouverte entre Oloron et Bedous, la fréquentation routière n’a pas faibli sur la RN 134. Le nouveau train n’est pas fréquenté: 5,2 passagers par train sur le tronçon Oloron-Bidos, et 2,8 passagers sur le trajet Bidos-Bedous.
    Il est difficile d’échapper au non sens de cette réouverture de voie ferrée. D’ailleurs, les partisans les plus farouches du tchou tchou au fuel-oil différent la présentation de leur candidature aux prochaines élections législatives. Il préfèrent attendre la décision de 2 jugements prochains qui leur donneront un carton rouge ou vert dans la poursuite du gaspillage d’argent public.

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    1. Ce nombre de 36 camions de maïs par jour ouvrable est très minime à comparer avec l’importante circulation des camions……..

      Si d’ après vos calculs il ne passe que 36 camions de maïs et si le but premier de la déviation Gabarn / Gurmençon retenu par le projet est d’ empêcher les PL de transit de passer par Oloron est’ il utile de faire cette déviation qui va coûter au final 90M d’ euros pour 36 camions par jour ?????? Vous ne répondez toujours pas à la question très claire de l’ utilité ou pas de cette déviation.
      Hors transport de transit FR/ ES les PL servant au transport local emprunteront toujours les différents itinéraires des dessertes locales qui passent toutes par Oloron. Donc dans Oloron il y aura autant de PL. Je ne comprend toujours votre raisonnement qui pourrait justifier cette déviation. Veuillez fournir des explications claires qui justifient votre engagement en faveur de ce projet.

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  4. Mais bien sûr que cette déviation Gabarn/Gurmençon se justifie.Il suffit de constater le nombre de milliers d’automobilistes qui franchissent quotidiennement la porte d’Aspe.Il y a lieu même de prévoir d’autres déviations , comme Gurmençon, Asasp,ect… Il faut reprofiler la RN 134 . Il est anormal que cette route dite internationale comporte une telle étroitesse avec des goulets d’étranglement dont la vitesse est limitée à 30kms .Il suffit de regarder ce qui a été fait dans la Vallée d’Ossau étape après étape: déviation d’Arudy, Izeste, Louvie-Juzon, Gère Bélesten,Laruns. Pendant de temps, notre Vallée d’Aspe qui se veut touristique ne dispose même pas d’une piscine contrairement aux vallées d’Ossau et du Barétous !.
    Qu’est-ce qu’il apporte le tchou tchou au fuel oil pour sortir la Vallée d’Aspe de son sous-développement. Quand par économie, le déneigement laisse à désirer pour accéder au Col du Somport, les bâtiments de Peyranère sont délaissés,ect…

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  5. Je suis étonné de votre réponse, vous qui êtes si sourcilleux en ce qui concerne la dépense publique. Faire des contournements et des déviations ou tout autres types d’ aménagements en vallée d’ Aspe va nécessiter des dizaines d’ années de travaux, pour au final un piètre résultat, en matière d’ environnement et de qualité de vie dans la vallée, ainsi que de dépréciation des biens immobiliers situés en bordure de route. S’ il ne doit passer que des VL sur la RN134, le profil actuel est largement capable de répondre aux besoins.
     » Il suffit de constater le nombre de milliers d’automobilistes qui franchissent quotidiennement la porte d’Aspe. »
    Mais combien traversent la frontière? Un milliertout au plus en période estivale.

    Surtout n’ oublions pas qu’ une route sollicitée par un trafic routier PL important a une durée de vie d’ environ 20 ans, en milieu montagnard sûrement moins.
    ( Voir pour preuve les nombreux travaux permanents sur la RN134 dû au fait du trafic important des PL)
    Alors qu’ une ligne ferroviaire a une durée de vie de un siècle, avec un coût de maintenance nettement moindre, avec de plus une capacité de transport bien plus importante, avec un risque d’ interruption météo nettement moindre. De plus pouvant fonctionner 8j /8 sans interruption des week-end comme les PL.
    Opter pour une route à fort trafic en montagne, s’ est opter pour laisser toutes les lumières et le chauffage allumés en permanence dans votre maison, avec les fenêtres ouvertes en hiver. Je ne pense pas que vous souhaiteriez vivre cette situation en payant de vos deniers. Alors si nous avons tous eu la chance de vivre dans l’ abondance, pensons aujourd’ hui aux générations futures qui devront payer pour nos dérives injustifiées .

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  6. Comment voulez vous qu’il y ait une convergence dans nos approches.Je ne cesse de dire que le transport en train a d’immenses vertus: sécurité, confort, vitesse. Encore faut-il que cela corresponde à une demande, à un besoin, à une fréquentation. Ce n’est pas le cas. A titre d’exemple, dimanche 8 janvier, 13 passagers seulement ont été recensés dans les 8 trains de la journée, soit une moyenne de 1,6 passager par train.Sur la base des chiffres du projet présenté à l’enquête publique, le déficit d’exploitation en train coûtera 7 fois plus cher que celui de l’exploitation par autobus.Chaque billet du train de nuit « La palombe bleue » reliant Pau à Paris coûte 100 € aux contribuables. Avec le train Oloron-Bedous, les contribuables seront sollicités pour 70 € par billet vendu….. pour seulement un trajet de 24,5 kms. Même cela présenté à la face peut rester inaccessible quand on est encapuchonné dans un parti ou un groupement.

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  7. Je ne cesse de dire que le transport en train a d’immenses vertus: sécurité, confort, vitesse. Encore faut-il que cela corresponde à une demande, à un besoin,…..

    Je pense qu’ à lire vos propos la convergence de nos approches va se faire.
    En effet la demande et le besoin pour réaliser cette liaison ferroviaire existent
    Premier point:
    Pour ce qui concerne la demande, elle existe depuis des années, de la part de nos voisins et amis Aragonais, mais également de la part de pas mal d’ industries.
    Deuxième point:
    Pour ce qui concerne le besoin, il est bien réel, vis à vis de nos engagements à la COP21. Un projet routier ira à l’ encontre de nos engagements. Cela n’ est pas normal que d’ un coté on s’ engage à diminuer les carburants carbonés et de l’ autre on pousse à la consommation de ce type de carburant.
    A équivalence de tonnage un train consomme environ 50% de moins que des PL
    De plus la liaison ferroviaire Bedous / Canfranc peut être opérationnelle en maximum 2 ans, alors que pour un projet routier il faudra 20 ans. Y a pas photo.
    Je vous concède que si le train doit s’ arrêter à Bedous, cela sera une grosse erreur,
    de l’ avoir remis en service, mais je pense que dans l’ intérêt général il continuera jusque’ à Canfranc.

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  8. Je pense qu’il est préférable que nous arrêtons là l’échange. Vous savez construire des écoles qui ne recevraient pas d’élèves, des piscines sans baigneur,des voies ferrées sans passager, etc…. Tout est possible avec l’argent des contribuables. En Espagne, on a bien construit une dizaine d’aérodromes qui n’ont jamais vu un avion, tant au décollage qu’à l’atterrissage. Il ne vous reste plus qu’à votre Association de faire circuler une pétition en la matière. Je crois que vous avais déjà fait ainsi pour demander de stopper le projet de la déviation routière Gabarn/Gurmençon et même que vous souhaitiez un référendum. A chacun son truc.

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  9. Bonsoir,

    Une page contre ce contournement dispendieux ici : https://www.facebook.com/ANVII-B%C3%A9arn-Contournement-978033018974836/

    L’argumentaire ici : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1aHuUjQcmoxm8cBYCJ9LNVjOihR6cGw3z19qddumXAb0/edit#gid=0

    et tout ce qu’on pourrait faire pour la ville avec ces 75 millions d’euros : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1N-vNM1E3gxX-WE19uM8IhrIX2acYCEsGLMsVXS0S20o/edit?ts=5795c4b1#gid=1662250289

    Etre encore pour ce contournement me semble un non-sens vis à vis des finances publiques, du réchauffement climatique etc… et cela cache surtout un projet autoroutier, l’axe E7 transeuropéen, c’est donc en plus une entourloupe.

    Bonne soirée 🙂

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  10. Et oui à un référendum si tous les arguments sont mis à hauteur équivalente sur la place public 🙂
    Je n’ai vu aucune publicité anti contournement payée par la mairie, non ? 😉

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  11. Vous pensez être des écolos. En fait, vous êtes des pollueurs dans les échanges. Vous avez essayé de vous opposer au contournement Gabarn-Porte d’Aspe et vous vous êtes rendu compte que la population ne vous suivez pas du tout dans votre pétition. Pour la voie ferrée Oloron-Bedous, c’est pareil, le même enfumage. Vous êtes incapable de justifier 120 millions de travaux pour rénover 24,5 kms de voie ferrée afin de faire circuler un train transportant 2 passagers qui étaient véhiculés auparavant en autobus. Bien sûr, quand on ne paye pas d’impôt, rien ne coûte d’exiger dans la vallée d’Aspe un train dont le déficit d’exploitation sera 7 fois supérieur à celui de l’autobus.Garçon, servez, c’est ma tournée, ce sont les autres qui payent.

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    1. A vous lire Mr Manaut, c’ est à croire que vous avez en permanence l’ anti ferroviaire et l’ anti écolo à fleur de peau, tels les bubons de la peste qui démangent.

      Vous parlez en permanence du train Pau Canfranc comme d’ une tare qui hante votre esprit de redresseur de tord permanent.
      Mais, pour un peu changer de thème, on pourrait aussi parler des autoroutes et routes , dont vous êtes friand, qui ne seront jamais rentables et dans ce domaine là, il ne manque pas de cas en France, ni dans notre belle région Aquitaine.
      Pour rafraîchir votre mémoire, on peut citer localement la célèbre A65 de votre ami Rousset, que vous ne citez jamais pour ce cas, qui est tout aussi honteux aux yeux de beaucoup que le train Oloron Bedous, que vous n’ arrêtez pas d’ attaquer.
      ( A ce sujet, Il va falloir qu’ OLORONBLOG vous offre un chapeau de cow-boy, un pistolet et une monture pour traduire vos attaques permanentes en scénario de film)

      On pourrait aussi parler longuement d’ autres cas tout aussi catastrophiques économiquement, notamment de quantité d’ autoroutes du centre de la France, réalisées pour calmer les caprices des princes locaux devenus nationaux, pour certains. Caprices de princes, roses, rouges ou bleus, mais jamais verts, ce qui
      vous empêche de vous y acharner dessus, malgré toutes vos envies.

      Pour ce qui me concerne, ne pensez pas que je sois un inconditionnel du transport ferroviaire, comme vous, vous l’ êtes du transport routier. Il faut reconnaître que le transport routier est le moyen le plus performant sur des distances inférieurs à 100/ 150 km, au delà le ferroviaire reste un moyen très efficace, en utilisant des containers, qui limitent les pertes de rupture de charge. Cela pourrait être particulièrement efficace pour le transport international, comme c’ est le cas en vallée d’ Aspe, entre la France et l’ Espagne. C’ est d’ ailleurs ce qui va se faire entre Lyon et Turin, alors pourquoi pas entre Pau et Canfranc. Le potentiel de charge pour le rentabiliser existe, seule la volonté politique de le concrétiser manque pour
      l’ instant, mais souhaitons que cela va prochainement changer.
      D’ autre part, il existe en vallée d’ Aspe une structure ferroviaire qui ne demande pas beaucoup d’ argent, ni de temps, pour la remettre en service avec une capacité de charge bien supérieure à celle d’ une route. De plus, elle correspond parfaitement au profil encaissé de la vallée d’ Aspe. Alors que des travaux routiers demanderont une vingtaine d’ années de travaux, jamais rentabilisés, que vous le vouliez ou non, avec des conséquences environnementales désastreuses.

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    2. Le « vous » m’inclut ?
      Je paye des impôts (avec plaisir, sachant que normalement cela sert la collectivité), et je me paye même le luxe d’habiter à moins de 100 mètres de la voie ferrée…. et d’être pour la liaison Oloron Canfranc… tout en étant ravie que l’étude qui restait cachée illégalement soit enfin mise à disposition de la population, je suis pour la transparence.
      Ah oui, je suis aussi allée aujourd’hui manifester à Pau contre la corruption.
      J’ai des idées et j’agis en conséquence, c’est tout 🙂
      Cordialement

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  12. @Michel. Tu te disperses dans ton argumentation. Il faudrait que tu fasses plus court en synthétisant davantage. En guise d’apprentissage, rédige-nous en 10 lignes le non sens qu’il y aurait à ce que plusieurs milliers d’automobilistes emprunteront chaque jour la future déviation routière Gabarn Porte d’Aspe, au lieu de se joindre à quelques dizaines d’usagers du train.

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  13. Je crois que je vais faire encore plus court que 10 lignes. Le problème n’ est pas du tout le passage de voitures dans Oloron, mais le passage de PL, qui n’ apportent rien à la vie Oloronaise. Comme déjà expliqué,le contournement n’ enlèvera malheureusement pas les PL dans Oloron. Ce dont Oloron a réellement besoin
    c’ est un véritable plan de circulation. Je confirme que les 90 M d’ euros prévus pour le contournement seraient bien plus profitables à l’ ensemble des Oloronais qu’ à quelques PL de transit. Un euro dépensé pour les Oloronais aura bien plus de retombées économiques pour le commerce local et l’ image de marque de la municipalité qu’ un euros dépensé pour le contournement.

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  14. il fallait donc faire un mix avec un ferroutage digne de ce nom. Un tunnel en bigorre traversant les pyrénées de part en part. Mais on a jamais les moyens de notre politique et faisons donc que des mécontents.

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    1.  » Un tunnel en bigorre traversant les pyrénées de part en part. ……. »
      Si un jour tunnel ferroviaire il doit y avoir ce n’ est pas vers la Bigorre qu’ il faut le faire pour déboucher sur un désert économique coté Sud, mais plutôt vers l’ Ouest pour déboucher directement sur le Nord-Ouest riche de l’ Espagne, où se trouve le pouvoir d’ achat des ménages et un fort potentiel économique.
      Souhaitons que l’ exemple du tunnel routier du Somport surdimensionné, aura servi de leçon.

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  15. @Michel. En parcourant votre argumentation pour diminuer les nuisances des poids lourds, vous êtes bien silencieux à promouvoir les circuits courts pour rapprocher les lieux de production et de consommation des marchandises. En l’absence d’harmonisation européenne sur la fiscalité, on assiste à une hémorragie de notre industrie avec des entreprises qui ne cessent de se délocaliser. Désormais, dans la seule Espagne, sont construites les automobiles Mégane, Captur, Kadjar pour le compte Renault ; Partner pour la société Peugeot ; Berlingo, C4 Picasso, C4 Cactus pour l’entreprise Citroën. Même l’achat de la paille en Espagne est moins cher. Dans ces conditions, la circulation des poids lourds dans la Vallée d’Aspe ne fera qu’augmenter.On comprend alors de la part des riverains de la RN134 leur souhait de voir ces déviations routières.

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    1. Bien sûr qu’ il faut promouvoir les circuits courts. Personnellement, je suis partisan
      d’ avoir des petites unités industrielles décentralisées près des lieux de consommation, que d’ avoir des grosses unités centralisées qui donnent aux consommateurs l’ impression d » économie d’ échelle.
      Alors qu’ en réalité il n’ en est rien. Ses économies d’ échelle sont supportées par ces mêmes consommateurs, sous une forme bien plus pernicieuse, qui est la multiplication des PL sur les routes pour le fameux  » juste à temps » dont on nous bassine. Mais également, ils servent de zone de stockage roulante, avec tous les problèmes de sécurité routière et pollution qui en découlent.
      Personnellement je préfèrerai voir des wagons servant d’ aire de stockage dans des gares, que des murs de PL sur les routes.
      Sincèrement là où je ne vous comprends pas, c’ est que d’ un coté vous soyez contre les délocalisations, qui seules génèrent quantité de PL sur les routes et de
      l’ autre vous soyez favorable au transport routier.
      Délocalisation et transport routier, dans le système actuel Européen sans harmonisation fiscale, sont irrémédiablement condamnés à marcher de pair.
      Cela est la cause racine de nos nombreux PL inutiles sur la RN 134.

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  16. Doit-on construire des routes dispendieuses pour éloigner un danger routier lié au trafic des PL qu’on pourrait stopper par le transport via voie ferrée, pour augmenter un danger atmosphérique réel dont on ne pourra se prémunir ?

    O-o

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  17. @Michel@Vanessia, vous avez une approche très fleur bleue avec vos propositions sur les moyens de transport. C’est oublier que chaque fois que le litre de carburant augmente de 2 centimes, c’est 1 milliard d’ euros supplémentaire qui rentre dans les caisses de l’Etat. D’où la volonté politique de maintenir un transport routier important.
    Concernant l’étude de rentabilité socio économique d’un prolongement ferroviaire jusqu’à Canfranc, il faut attendre la décision du tribunal dans deux semaines. C’est à ce moment-là que nous saurons si cette étude est communicable au public. Pour Vanessa, en se prononçant déjà pour cette voie ferrée, c’est comme si elle déconsidérait le résultat de cette étude qu’elle a pourtant financée en tant que contribuable.

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