Clins d’oeil et petites piques du 29 janvier 2017


Nous allons revenir dans ce billet sur cinq événements ou informations d’actualité : les vœux à la communauté de communes, les vœux au centre hospitalier, l’annonce du projet Coallia, l’annonce du projet municipal en matière d’économie sur les dépenses d’éclairage public, l’avis du rapporteur public dans l’affaire de l’arrêté interdisant de stationner sur la place du Foirail. Et rappel du second tour des élections Belle Alliance Populaire qui feront l’objet d’une publication des résultats dimanche soir sur Oloronblog.

Désappointement

Daniel Lacrampe, le président de la communauté de communes du Pays d’Oloron et des Vallées du Haut-Béarn, est, personne ne le contestera, un homme d’une grande courtoisie. Je suis sûr qu’à l’occasion du discours qu’il a prononcé mardi dernier lors de la cérémonie des vœux de cette collectivité,  il n’aurait pas manqué, s’il n’avait craint de lasser son auditoire, de citer nommément, pour les remercier de leur présence, les 400 invités qui remplissaient la salle Jéliote. Il s’est finalement contenté de saluer la présence des principales autorités. Ce qui a pris tout deux même deux bonnes minutes et deux pages de son discours.

Le président n’a pas manqué non plus de faire part des excuses des personnalités qui n’avaient pu se libérer pour assister à la cérémonie. Lorsqu’il a évoqué les excuses de Jean Lassalle, l’assistance a manifesté sa déception dans un murmure de désappointement (« Oh ! »). Lorsqu’il a évoqué les excuses d’Hervé Lucbéreilh, maire d’Oloron, le murmure de désappointement, le blogueur en a été témoin,  s’est fait encore plus intense (« Ohoooooo »). Mais, sans doute en raison de sa discrétion naturelle, Daniel Lacrampe ne nous a pas précisé si le maire d’Oloron avait confié à son premier adjoint la lourde tâche de le représenter.

Projet Coallia : encore beaucoup de questions

Je lis ce matin dans La République le compte-rendu de la présentation du projet que l’association Coallia envisage au Gabarn : « …un complexe de 70 à 100 logements à Oloron, comprenant un groupe d’entraide mutualisé, une pension de famille, une résidence accueil et une résidence sociale. ».

Tout en admettant qu’il peut présenter quelque intérêt, j’avoue avoir du mal à comprendre pour quelle raison ce projet est mis sur la place publique alors qu’à ce jour on en ignore tout : son contenu précis, son coût, son calendrier, ses futurs gestionnaires (ce ne sera pas Coallia), ses financeurs, son maître d’ouvrage, le rôle joué par la commune (simple faciliteur ?) etc. À moins que régulièrement un point presse soit organisé pour pouvoir nous faire part de l’état d’avancement du projet…

Autre sujet d’interrogation : à force d’implanter les gros projets en périphérie, on accélère la lente agonie du centre-ville. Savez-vous qu’une équipe municipale étudiait, à la demande du maire, une rénovation du Bialé pour y créer un hébergement pour les jeunes ? Et, du jour au lendemain, le maire a ordonné l’abandon de ce projet pour l’intégrer dans l’hypothétique projet Coallia. C’est là de la gestion à la petite semaine.

Ce dimanche 29 janvier, on re-vote à Oloron

On : pronom indéfini qui n’englobe pas obligatoirement l’auteur de ces lignes. Ce dimanche 29 janvier 2017, de 9 heures à 19 heures, un bureau de vote est ouvert à la salle du Bel Automne (ex- dancing Le Tourbillon) à Oloron. Pour le second tour des primaires de la Belle Alliance Populaire. Les électeurs du piémont oloronais, de la vallée de Josbaig, d’Etsaut, Borce, Cette-Eygun et… Barlanés auront à choisir entre Manuel Valls et Benoît Hamon. Vu les résultats du premier tour, le second nommé devrait arriver, du moins sur ce bureau de vote, nettement devant. Osons un pronostic plus précis 62% pour Hamon et 38% pour Valls. Rendez-vous dans la soirée sur Oloronblog pour connaître les résultats officiels sur le bureau de vote d’Oloron et, cher Majax (message personnel), pour dauber mes talents de pronostiqueur.

Vœux du centre hospitalier : réaction

Jeudi, dans la traditionnelle tournée des vœux, c’était au tour du centre hospitalier d’Oloron. Le blogueur laisse le soin au « spécialiste santé » attitré d’Oloronblog, qui connaît beaucoup mieux que nombre d’entre nous la situation du centre hospitalier, de commenter à partir des comptes rendus qui en ont été donnés par La République et Sud-Ouest les différentes prises de parole :

    • des vœux a minima où seul l’immobilier a été exalté ; le niveau de baisse d’activité n’a pas été précisé ; le rôle de l’Agence régionale de santé a été présenté comme celui d’un simple financeur
    • des vœux avec une carte sanitaire à l’ancienne. On s’y félicite du maintien du laboratoire. Mais Oloron a-t-elle besoin de 3 laboratoires dont 2 situés à 20 m d’intervalle ?
    • des vœux en attendant les élections. Vis à vis de la maternité par exemple, un début de travaux prévu juste avant l’été et après élection !!!!
    • des vœux ne disant pas ce que nous mettrons dans la maison commune construite en 2018-2020 ou quelle reconversion : plan B comme disent les politiques
    • des vœux pour un plan immobilier ( gériatrique et ehpad ) de la personne âgée bien frileux ….on y ira vieillir ailleurs et mieux ?????

Consommation électrique : peut mieux faire

C’est lancé : la mairie d’Oloron fait la chasse au gaspi sur ses factures d’éclairage public. Mise en place de régulateurs de tension sur les armoires électriques permettant de réduire la tension lumineuse de 23h à 6h, mise en place d’horloges astronomiques sur les armoires électriques permettant de contrôler l’allumage des lanternes en fonction du jour de l’année, remplacement des ampoules lumineuses du Mur, salle d’escalade Edouard Louis, par des Leds, extinction d’un point lumineux sur deux, sur la rocade, entre 23h et 6h, changement de 1 000 points lumineux remplacés par des Leds.

Même si les services de la ville se refusent à la chiffrer, l’économie attendue à terme, lorsque tous les travaux seront réalisés, sera certainement loin d’être négligeable sur une facture qui pèse aujourd’hui sur le budget communal à hauteur de 280 000 €. Toutefois, il est évident dès à présent que cette économie aurait pu être poussée encore plus loin dans une ville qui se proclame « ville intelligente » sur le plan numérique. Pourquoi en effet, plutôt que d’installer des horloges astronomiques sur les 120 armoires électriques (dispositifs qui devront être réglés un par un par une équipe technique) ne pas avoir cherché à centraliser l’ensemble des données pour un pilotage à distance en quelques clics sur un ordinateur ? Qui a la réponse ?

Abrogation et annulation

S’il est un domaine où la nuance est reine, c’est bien celui du droit administratif. C’est sur cette nuance que joue le maire d’Oloron pour se dédouaner de l’erreur qu’il a commise en signant au mois de décembre 2015 un arrêté municipal interdisant le stationnement sur une partie de la place du Foirail en attendant son déclassement. Arrêté immédiatement attaqué par l’opposition devant le tribunal administratif afin d’en obtenir l’annulation. 9 jours après la signature, devant la tournure prise par les évènements, le maire prenait un nouvel arrêté abrogeant le premier. Mais cela n’a pas mis un terme à la procédure contentieuse.

Mardi dernier, le rapporteur public (le magistrat du tribunal administratif qui a en charge l’analyse du dossier sur le plan du droit) a conseillé au tribunal d’annuler le premier arrêté (celui interdisant le stationnement) en estimant qu’il est entaché d’une erreur de droit et d’un détournement de pouvoir du maire d’Oloron. Rien que ça. Le tribunal rendra sa décision le 7 février.

Le maire considère qu’il n’y a pas dans cette affaire de quoi fouetter un chat. D’après lui, à quoi sert-il que le tribunal décide de l’annulation du premier arrêté (celui interdisant le stationnement) puisque le second arrêté l’a abrogé ? Et voilà la nuance entre abrogation et annulation. Abroger un arrêté, comme l’a fait le maire, signifie que cet arrêté interdisant le stationnement a eu plein effet entre sa date de signature et sa date d’abrogation, donc durant 9 jours dans le cas qui nous intéresse. Annuler un arrêté, comme il est proposé par le rapporteur public au tribunal, signifie que l’arrêté interdisant le stationnement est réputé n’avoir jamais existé. Or, comment un arrêté d’interdiction de stationnement pris par détournement de pouvoir et en fonction d’une erreur de droit pourrait-il avoir, comme le soutient le maire d’Oloron, la moindre valeur durant les 9 jours qui précèdent son abrogation ? C’est donc à bon droit que le tribunal s’apprête à l’annuler… et à déjuger ainsi le maire d’Oloron… à moins que le tribunal ne suive pas l’avis du rapporteur public… ce qui est rarissime.

4 commentaires sur « Clins d’oeil et petites piques du 29 janvier 2017 »

  1. bonsoir un petit clin d’œil sur les lumières du stade qui sont allumées alors qu’il n’y a personne .Sauf quelqu’un qui doit travailler chez EDF. Coté foot et coté rugby . je serai curieux de connaitre le nombre de foyer à qui cela pourrait rendre service .Alors qu’il ne fait pas nuit. Merci pour la lecture. cordialement Guillaume Deshayes

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  2. Rien sur le publi-reportage de M; le Maire dans le mag municipal ? Enfin, non, je voulais dire interview impromptue tel qu’il est présenté…. Mdr…
    2 choses m’ont forcément agacé : le soutien aux entrepreneurs (oui enfin surtout les copains copines) et la quasi absence de la démocratie participative. A quand le constat de cet échec lamentable ?

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