Clins d’œil et petites piques du lundi 19 décembre 2016


Quatre sujets au sommaire de ce billet. Deux d’entre eux peuvent être qualifiés de sérieux (« Accueil des migrants : bientôt + 13 ? » et « Hébergement dans les EPHAD oloronais : point de vue d’un médecin »). Les deux autres sont quand même plus légers (« Oloron, capitale béarnaise du Street Art ? » et « Les mots pour le dire »).

Accueil des migrants : bientôt + 13 ?

Le 15 octobre dernier, un conseil municipal unanime acceptait la proposition du gouvernement de mettre en place un Centre d’accueil et d’orientation (CAO) à Oloron. Un CAO destiné à accueillir un maximum de 25 migrants pour une durée maximum de 6 mois. Dans les jours qui ont suivi cet accord, 12 migrants sont arrivés : 11 en provenance du Soudan et 1 du Koweit. Ils sont ici durant l’instruction de leur dossier en vue de l’éventuelle obtention du statut de réfugiés.

L’OGFA, qui les suit pour le compte de l’État (les services de la mairie et un collectif de bénévoles apportant de leur côté un appui « social » important), prépare actuellement l’hébergement pour l’accueil de 13 migrants supplémentaires (12 + 13 = 25). Ils devraient arriver dans le courant du mois de janvier. Quelques prophètes de malheur prédisaient (espéraient ?) que cela se passe mal pour les 12 premiers arrivants. Ce n’est pas le cas. Ces premiers arrivants pourront jouer le rôle de tuteurs pour les suivants. Il n’y a donc aucune raison que tout ne continue pas à se dérouler sans accroc.

Hébergement dans les EPHAD oloronais : point de vue d’un médecin

Ce n’est pas parce qu’il est maintenant à la retraite qu’un médecin ne peut avoir un avis autorisé sur la situation du secteur de la santé à Oloron. Gérard Biancalana a réagi à l’article publié sur le blog le 17 décembre dernier au sujet du prix « low cost » de l’hébergement dans les EPHAD oloronais. Son diagnostic est sans appel : « manque de personnel évident », « locaux vétustes, mal entretenus même si (le personnel) qui y travaille fait de son mieux avec conscience » ; « Ce sont des personnes qui sont de plus en plus dépendantes avec un personnel insuffisant alors c’est sûr, on peut avoir un bon prix de journée!!!! Mais tout va bien!! », conclut-il. Je crains qu’il ne soit pas le seul médecin oloronais à dresser ce constat….

Oloron, capitale béarnaise du Street Art ? 

Est-il permis de suggérer à un maire qui est toujours en quête de projets pour faire briller sa commune une idée pour faire d’Oloron une capitale béarnaise, que dis-je, une capitale mondiale dans le domaine culturel ? Qu’il y promeuve un art encore balbutiant, donc en devenir : le Street Art. Une forme d’art qui consiste notamment à détourner les panneaux de signalisation. Par « détourner », il ne faut pas entendre « piquer » ou « changer de sens ». Non, il s’agit de donner au panneau, grâce à un dessin ou quelques coups de pinceau, un sens humoristique ou poétique… sans pour autant lui faire perdre sa signification initiale.

Rien de tel qu’un visuel pour illustrer ce détournement. La photo ci-dessous a été laissée dans un commentaire du blog par un lecteur anonyme (merci cher rd918 !). Ce panneau est visible à l’entrée de l’impasse Saint-Cricq. Samedi, je suis allé vérifier s’il était toujours en place. C’était le cas. J’ignore si l’auteur s’est inspiré d’un modèle pioché sur internet, mais c’est bien trouvé ! Même la loi réprouve ces retouches non officielles.

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Le Street Art, c’est le champ libre laissé à la créativité et à l’imagination. Celles et ceux qui souhaiteraient voir d’autres détournements que celui reproduit ci-dessus peuvent déjà se rendre sur le site suivant (cliquer ici)

Les mots pour le dire 

L’affichette qui clôt cet article a été apposée sur une petite résidence de la rue Camou. On y lit deux textes écrits de deux mains différentes. La première, ironique : « Gentil Toutou, dis à ton maître, que le mur ou le trottoir de la copropriété n’est pas un crottarium (crottes de chien). Merci de penser aux résidents de la résidence ». Dessous, la seconde, un rien agacée : « Monsieur un peu de savoir vivre et de respects seraient la bienvenue ». Voilà qui est toujours mieux qu’un flot d’injures. Reste à savoir si cela suffira à dissuader le maître. Si ça se trouve, ni lui, ni son chien ne savent lire. Les habitants de la résidence auront alors toujours le recours de faire appel à la police municipale qui sera créée mardi prochain. Faisons confiance à nos vaillants membres des forces de l’ordre pour savoir mettre un terme à ce genre d’incivilité.

affichette-residence

3 commentaires sur « Clins d’œil et petites piques du lundi 19 décembre 2016 »

  1. Hôpitaux , EPHAD ……classés, notés !!quel intérêt pour le « lambda » qui doit se contenter du service de proximité ? il devra quand même verser une coquette somme pas toujours en rapport avec le service rendu .Bravo Gérard pour ton diagnostic et oui ,tout va bien ! nous avons la « semaine bleue  » (bon ,d’accord 51 grises): un beau pansement sur la conscience !

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  2. Le street art est déjà connu des habitants de Sainte Croix. Il y a un moment de cela était écrit « au beurre » sous le panneau de la rue du Croissant. Ce rajout a été enlevé depuis… C’est bien dommage, ça m’avait beaucoup fait rire !

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