Démolition de l’immeuble de la rue Carrérot : opération communication ?


immeuble-rue-carrerot2Est-ce parce qu’il se déroulait à deux pas de ses bureaux en étant la cause d’un embouteillage monstre que La République a donné un tel retentissement à l’évènement ? Elle a en tout cas consacré plus la moitié de sa page Oloron à la démolition d’un immeuble rue Carrérot. Si l’on en croit l’article, c’est parce que la mairie a menacé le propriétaire d’un arrêté de péril assorti d’une possible astreinte de 1 000 € par jour de retard que le propriétaire s’est décidé à procéder à la démolition de cet immeuble dangereux pour la sécurité.

immeuble-rue-carrerot3
Le panneau publicitaire installé il y a plus de 10 ans est toujours en place

Selon Madame Lydie Haurat, un membre de la famille du propriétaire, la réalité est quelque peu différente. Elle rappelle qu’un « premier permis de démolir avait été déposé et obtenu par une société acheteuse qui a laissé son panneau publicitaire avec son numéro de téléphone et qui s’est désistée ». Cela s’est passé il y a plusieurs années. La société s’était désistée faute d’avoir pu vendre sur plans assez d’appartements pour lancer la construction du nouvel immeuble qui devait être érigé sur l’emplacement de la démolition.

Elle ajoute qu’un second permis de démolir a été déposé et obtenu « mais il fallait que l’éclairage urbain fixé sur la façade soit déposé par EDF selon la ville. C’est ce qu’attendait depuis plusieurs mois l’entreprise Laborde pour commencer la démolition. La  » menace » d’un arrêté de péril est arrivée quand mon fils a demandé à la ville d’enlever l’éclairage urbain donc bien après la demande de permis de démolir. »

Madame Haurat résume ainsi sa réaction : « On fait attendre le permis de démolir et on menace ensuite d’une procédure de péril… publicité bien orchestrée non ? ». On ne reprochera jamais à un maire de prendre soin de la sécurité de ses administrés. Il engagerait d’ailleurs sa responsabilité personnelle si tel n’était pas le cas. Mais si ce que dit Madame Haurat correspond à la réalité, et il n’y a aucune raison de mettre sa parole en doute, ne serions-nous pas en présence d’une opération de communication de la mairie ? Peut-être que le conseil municipal de mardi prochain donnera l’occasion au maire de lui certifier que l’opération était dépourvue de toute duplicité.

L’opération à grand spectacle aura au moins donné l’occasion à notre adjoint à l’urbanisme de faire part du projet de la mairie pour ce terrain… privé : le racheter à son propriétaire et l’affecter soit à des locaux d’habitation, soit à des locaux commerciaux, soit à la réalisation d’une liaison avec le quartier Sainte-Marie. Vous observerez comme moi la précision du projet. Cette indétermination démontre tout simplement qu’il n’y a pas eu le début du commencement d’une réflexion sur le sujet. Mais il reste du temps pour ça. La République conclut son article en rappelant qu’il faudra d’abord que la commune se mette d’accord avec le propriétaire pour que ce dernier lui vende le terrain. Vu le doigté avec lequel elle a mené cette affaire jusqu’à présent, cela semble mal parti.

11 commentaires sur « Démolition de l’immeuble de la rue Carrérot : opération communication ? »

  1. et l’usine sklop derriere en piteux état à qui appartient-elle ?.

    C’est vrai que le tranchant d’ardoises que je vois parfois retenues simplement par la gouttière me fait peur. cela a été arrangé mais place de la Libération j’en ai vu ainsi…au dessus de la terrasse d’un café…j’en frémissais pour le propriétaire qui peut être ne le savait pas .

    J'aime

  2.  » L’opération à grand spectacle aura au moins donné l’occasion ……. »
    Ne manque que le panneau: OLORON 2020, suivi de  » Ici la Municipalité prépare votre avenir …… « 

    Aimé par 1 personne

  3. La municipalité est tellement pauvre qu’elle à soit disant été obligée de vendre notre magnifique camping municipal à … un philantrope.
    Et soudainement elle aurait les moyens de lancer un couteux projet immobilier.
    Etonnant !

    J'aime

    1. Là, je ne voudrais pas défendre la municipalité (c’est pas mon genre !), mais sans doute veut-elle attirer l’un de ces promoteurs qui, on le sait, se bousculent pour réaliser une telle opération sur Oloron 🙂

      J'aime

  4. en centre ville, c’est insupportable, le propriétaire dors sur son tas d’or au restau du cœur, créons une association de défense pour le contraindre, si le maire n’y arrive pas…..
    René-Pierre Corne

    J'aime

Les commentaires sont fermés.