Premières réflexions sur l’ordre du jour du conseil municipal du 20 décembre


Le prochain conseil municipal se tiendra le mardi 20 décembre à partir de 18 heures 30. Les 44 questions inscrites à l’ordre du jour ont été mises en ligne ce mercredi sur le site internet de la ville. Elles seront présentées aux membres du Cesel la veille du conseil seulement. Il est donc difficile à cette heure d’en connaître la teneur exacte. Mais il reste possible d’engager de premières réflexions à partir du seul titre de quelques-unes d’entre elles.

Deux grandes absentes

  • Lors du conseil municipal du 23 novembre, le maire avait invité le conseil municipal à approuver une délibération qui, en modifiant le PLU, aurait permis la construction de logements sociaux sur un terrain privé jouxtant l’école Saint-Cricq. N’excluant pas un détournement de procédure, l’opposition avait fait valoir une faille : comment approuver un projet de logement sociaux alors que le dossier ne contenait en réalité aucun projet. Après avoir tenté quelques instants de tenir bon, le maire avait annoncé qu’il retirait la délibération de l’ordre du jour afin de se donner le temps de réexaminer le dossier et de le représenter éventuellement lors du prochain conseil. En ce 20 décembre, pas de délibération de ce type à l’horizon. C’est donc bien qu’il y avait un problème, comme le subodorait l’opposition. Il sera intéressant que le maire s’en explique mardi prochain
  • Seconde grande absente : une délibération qui aurait pour objet de modifier le PLU du côté de Soeix et du Bager afin de rendre possible l’exploitation des carrières. J’avais cru comprendre qu’il fallait que la décision soit prise avant le 31 décembre car à compter du 1er janvier ce type de modification n’incombera plus à la commune, mais à la communauté de communes. Alors, projet carrières définitivement enterré ? Ou bien une disposition législative qui nous aurait échappé, disposition laissant encore à la commune toute liberté en la matière ? Vigilance, vigilance

Information sur le rapport d’activités 2015 de la Communauté de Communes du Piémont Oloronais (rapport n° 1)

La loi (l’article L5211-39 du Code général des collectivités territoriales pour être précis) impose au président de la CCPO d’adresser chaque année un rapport retraçant l’activité de l’établissement. Ce rapport fait l’objet d’une communication par le maire au conseil municipal en séance publique. Deux réflexions à ce sujet :

  • Vu le rôle de plus en plus important de l’intercommunalité dans la vie quotidienne des Oloronais (dans les domaines de l’économie, de la gestion des déchets, de la culture, du tourisme, des loisirs, de l’urbanisme, des cantines scolaires etc.), il est regrettable que le conseil municipal expédie chaque année la discussion de ce rapport en moins de 5 minutes chrono
  • La loi précise que les délégués de la commune à la communauté de communes sont entendus lors de cette communication. À titre personnel, je serais curieux d’entendre à cette occasion ceux des représentants de la commune d’Oloron qui se sont distingués par une absence quasi permanente lors des séances de la communauté de communes (ici l’état de présence des élus oloronais à la CCPO). Comptent-ils continuer à pratiquer la politique de la chaise vide ?

Leader – Mise en place d’une plateforme numérique oloronaise (rapport n° 10)

Leader est un programme européen ayant vocation à soutenir les opérations qui « doivent aider les espaces ruraux à s’organiser et à s’adapter aux évolutions qu’ils connaissent en mutualisant les compétences et en favorisant les travaux conduits dans la concertation entre les différents acteurs publics et privés. ». Pardon pour ce jargon tout droit sorti des crânes d’œuf de Bruxelles. Cela étant, c’est la seconde partie du titre de la délibération qui pique ma curiosité. Qu’est-ce que cette « mise en place d’une plateforme numérique oloronaise » ? Qu’est-ce qu’on va encore nous sortir du chapeau ?

Décision modificative n° 3 (rapport n° 17)

Cette décision va permettre de réajuster le budget communal. Elle devrait faire apparaître en recettes la somme de 520 000 € attendue de la vente du camping municipal qui a été décidée le 23 novembre dernier. En fait, cette recette ne devrait apparaître qu’à la condition qu’un sous-seing ait déjà été signé avec l’acquéreur choisi. Considérons que c’est le cas. Quelle destination va être donnée à cette somme ? Il faut avoir à l’esprit que lors du vote du budget au mois d’avril dernier, il avait été prévu un emprunt de 300 000 € pour équilibrer les comptes. Une partie des 520 000 € va-t-elle servir à annuler cet emprunt de 300 000 € puisque l’ambition de la commune était de ne pas alourdir la dette communale au moins jusqu’à l’exercice prochain ?

Budget Navettes Urbaines – Vote d’une autorisation de programme et crédits de paiement pour l’installation d’abris bus (rapport n° 20)

Allons-nous enfin savoir, grâce à cette délibération, quelle destination nos élus entendent donner aux sommes récoltées grâce à l’instauration du versement transport qui taxe la plupart des entreprises de plus de 9 salariés ? On parle d’une recette de plus de 300 000 € par an. Elle doit être utilisée pour contribuer au financement des transports en commun. Ce seraient donc les abribus qui en bénéficieraient les premiers. L’aménagement d’une plateforme multimodale sur la place du Foirail serait-il passé aux oubliettes ?

Création d’un service de police municipale (rapport n° 21)

Police municipale, le retour. Le 29 juin dernier, le conseil municipal avait décidé de créer un emploi de policier municipal… sans décider de créer le service de police municipale qui aurait dû aller avec. Et il était resté insensible aux arguments de l’opposition qui lui en avait fait la remarque. Le conseil est pourtant appelé à décider le 20 décembre de la création de cette police. Qu’est-ce qui justifie ce retournement de situation ?

Modification du tableau des effectifs (rapport n° 22)

Il sera intéressant de vérifier le contenu de cette délibération. Et plus particulièrement de voir si y figure la création d’un poste de chargé de la communication et des relations publiques à partir du mois de janvier. Dans l’affirmative, selon quelles conditions. Pour de plus amples informations sur le sujet, voir l’article précédent du blog

Voilà les quelques délibérations qui aiguiseront plus particulièrement mon attention. Vous avez pu remarquer que ma présentation est ponctuée de bien des points d’interrogation. Sont-ils remplacés par des points d’exclamation à la suite de la séance de présentation de l’ordre du jour lundi devant le Cesel ? À moins que la séance de présentation de lundi au Cesel ne révèle d’autres points (d’interrogation ?) intéressants. Les lecteurs d’Oloronblog seront bien sûr tenus informés des réponses que j’aurai pu alors obtenir.

10 commentaires sur « Premières réflexions sur l’ordre du jour du conseil municipal du 20 décembre »

  1. Tout cela est assez simple et toujours aussi desolant pour la ville et pour les impôts des citoyens et des entreprises.
    la navette urbaine. deux points à ce propos. Apres avoir imposé aux entreprises un versement transport qui ne sert pas à leurs salariés, il faut bien en « gaspiller » le montant! Sinon il faudrait annuler le versement transport puisque cet impot est affecté aux depenses de transport. nous allons donc continuer dans la gabegie. En effet puisqu’il n’y a quasiment personnes dans les navettes, on en cherche la raison : pas assez de frequence, on rajoute une navette, toujours aussi vide! On va mettre des abribus, car si les oloronnais ne se precipitent pas sur la navette, c’est bien sur , vous l’aurez remarqué, parce qu’ils doivent attendre pendant longtemps sous la pluie. Enfin la fabrication d’abribus, va rigidifier les lignes ( itineraires et arrets). Donc quand il faudra modifier, il faudra demonter et deplacer les arrets, nul doute que cela contribuera à depenser les impots du versement transport. N’aurait il pas été plus simple d’organiser une enquete sur les besoins des oloronais pour savoir comment les satisfaire? En attendant puisqu’on ne leur demande pas leur avis, ils votent avec leur pied et la navette est vide. C’est beau la democratie participative. Le seul à pouvoir se rejouir, c’est le gerant de l’entreprise TPO.

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    1. Hormis quelques rares personnes âgées, les Oloronais ne seront jamais utilisateurs de cette navette, ( distances de déplacement trop courtes, pour temps d’ attente de passage trop long) tant que la ville restera  » ville ouverte à la voiture ». Cette navette
      trouvera sa justification le jour où une municipalité décidera d’ engager un véritable plan de circulation, avec des parkings payants et limitation du nombre de places .
      Ce jour là, la navette se justifiera pour les Oloronais, mais également pour les automobilistes extérieurs, avec la création de parkings relais aux entrées de la ville, à condition de revoir totalement ses missions de service.
      Hors, nous sommes loin d’ en prendre le chemin, quand on lit que la municipalité actuelle a des visées sur l’ ancienne usine Sklop pour créer une nouvelle rue.
      Au train où ça va bientôt Oloron sera en totalité goudronnée, pour le plus grand bonheur des nids de poule, qui pourront prospérer.

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  2. La plateforme numerique oloronnaise.
    Dans la cadre du grandiose plan tres haut debit du departement ( nos impots, toujours nos impots pour financer une fibre à votre domicile, parce que les operateurs ne veulent pas le financer tellement c’est couteux et non rentable), il fallait bien que la ville intervienne? Tiens je pensais que l’aménagement numérique du territoire partait à l’intercommunalité? Donc on va chercher de l’argent bruxellois pour financer partiellement une plateforme numerique, cad des travaux, du genie civil, des equipements…. toujours sans consulter les habitants, les entreprises sur leurs besoins et sur les couts! On va encore nous sortir une usine à gaz du style navette urbaine pour nous eriger en ville intelligente, mais sans utiliser les outils dejà existants. ça nous a un petit air d’autoroute landaise, chere, peu utilisée ( ha nous avons appris que la solution a été trouvée : tarif augmenté et obligation de passer sur ce gouffre). Tous ces technocrates qui savent mieux que vous ce dont vous avez besoin, ils veulent faire votre bonheur sans que vous ne compreniez. Et vous allez vous plaindre de devoir encore payer plus d’impots! S’il est elu, M Fillon va avoir du travail pour reduire les depenses publiques locales.

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    1. Mais Monsieur Fillon réduira les dépenses publiques en passant au privé bien des services publiques… qui deviendront des sévices privés payants, que seuls les plus riches pourront s’offrir…

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  3. Une réponse à Eugène:Il faut avoir les yeux ouverts ou bien des lunettes,quand on voit la navette passer.Elle est souvent non pas remplie ,mais avec de trois à 6 passagers .Témoignage :dans mon quartier.,ailleurs elle est sûrement vide ,mais il est vrai que je ne ferme pas les yeux quand elle passe devant moi.
    Sans rancune ,mais je n’aime pas ces propos peu honnêtes.Qu’Eugène fasse la moyenne des trois derniers passages de la navette devant lui qu’il additionne et qu’il se dise à lui même,ah j’ai exagéré.

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    1. Ne serait-il pas intéressant de rendre compte annuellement au conseil municipal du fonctionnement du service ? Il y a bien un budget annexe navette qui permet de connaître son coût en fonctionnement et investissement. Mais pourquoi ne pas informer dans le même temps sur le nombre de jours de fonctionnement, le nombre de passagers transportés, le kilométrage parcouru, les difficultés rencontrées, les points à améliorer etc.

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  4. Bonjour, rien a voir avec les précédents sujets, mais je vous suis depuis longtemps, mais depuis quelque temps on ne parle plus du joli coin restauration fermer après un incendie et en cette période de Noël avec la patinoire et autres villages cela serait agréable de la revoir fonctionné. merci de nous tenir au courant.

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