Démocratie participative : activité au point mort ?


Ce matin, je rencontre une personne qui, comme moi, fait partie du Conseil économique social et environnemental local. Oui, ce fameux Cesel qui devait être à la démocratie participative locale ce que le Conseil économique et social est à la démocratie participative nationale, une instance de réflexion et de proposition. Cette personne s’interroge sur l’activité du Cesel. Elle a récemment contacté le président Bœuf qui est resté pour le moins vague sur le sujet.

Je ne dirai pas que le Cesel est en état de mort clinique puisque :

  • Il est réuni par le maire un ou deux jours avant chaque conseil municipal pour prendre connaissance de l’ordre du jour de cette assemblée. Mais il s’agit là davantage de réunions d’information que de séances de travail
  • Certaines de ses commissions se réunissent régulièrement. Je ne peux témoigner que pour la commission Patrimoine, dont je fais partie et qui travaille actuellement sur les panneaux d’information qui seront apposés prochainement pour rappeler l’histoire des immeubles et endroits les plus marquants de notre ville

Je dirai cependant que le Cesel est état de vie végétative :

  • Aucune assemblée générale n’a été tenue depuis sa création. Assemblée générale qui permettrait à ses membres d’être informés du travail de toutes les commissions et des propositions qui ont été prises en compte par la municipalité. Histoire de vérifier que le Cesel, et donc ses membres, ont un rôle utile dans la vie de la commune.
  • Aucune mise à jour des pages consacrées au Cesel sur le site internet de la ville. Allez par curiosité sur la page « travaux en cours ». Vous constaterez que toutes les informations à l’exception de l’une d’entre elles remontent à des réunions qui se sont tenues l’an dernier. Comme s’il ne s’était rien passé depuis janvier 2016. Et rien n’est dit des travaux de la commission Patrimoine qui pourtant n’est pas restée inactive. Ni des travaux de la commission « Développement durable et Transition énergétique » qui pourtant, si l’on en croit le contrat passé entre la ville et l’État, devait être associée à la définition des travaux à réaliser dans le cadre de l’opération territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEP-CV)

Dans ma fiche de candidature au Cesel en mars 2015, au paragraphe « Ma motivation », j’avais écrit : « M’assurer que la formule « démocratie participative » n’est pas vaine (franchement j’ai quelque doute) et que les citoyens lambda peuvent peser sur les orientations municipales ». Allez, Pierre Bœuf, on se bouge pour prouver que mes craintes n’étaient pas fondées ?

4 commentaires sur « Démocratie participative : activité au point mort ? »

  1. la difficulté de la démocratie participative est de trouver le point d’équilibre entre la stratégie des élus et les idées des participants. puis ensuite la capacité du CESL à être une force de proposition. et enfin la volonté des élus de prendre en compte ces propositions. dans le passé un exemple édifiant dans ce domaine : l’agenda 21. trop encombrant pour beaucoup de monde, il a été remplacé par un PECT( plan énergie climat territorial) qui se fait sans les citoyens. Et pourtant dans la diversité des parcours, des expériences des citoyens, il y a des idées , des exemples à prendre.

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