Quelques échos de la réunion à huis clos du conseil municipal consacrée à la fiscalité locale


Samedi après-midi, à l’heure de l’ouverture de la saison culturelle de la CCPO du côté de l’espace Jéliote, la salle du conseil municipal était le théâtre d’une tout autre animation. L’ensemble des élus étaient conviés à une réunion plénière, ou si l’on préfère, à un séminaire ayant pour thème la fiscalité locale. S’agissant d’une réunion plénière, elle se tenait donc à huis clos (sans public ni presse), ou, pour rester dans le vocabulaire ecclésiastique, en conclave. Est-ce que pour autant de la fumée blanche est sortie de la cheminée de l’Hôtel de Ville pour signifier qu’un accord était intervenu entre les participants ?

Comme on a pu le lire dans la presse, les 8 conseillers d’opposition ont décidé de ne pas participer à cette réunion. Pour, selon leurs propos cités par La République « … ne pas perdre de temps à la table du menteur ». Ce fut donc une réunion de famille. Mais, comme dans toute famille, il peut y avoir des bisbilles lorsqu’on aborde les sujets qui fâchent. Et, bien que la rencontre se soit tenue à huis clos, quelques échos, ou éclats, comme on voudra, en ont filtré. Voici ceux qui sont parvenus jusqu’à l’oreille du blogueur.

  •  Organisée sans que les participants n’aient reçu le moindre document préparatoire, la réunion s’est principalement appliquée à démontrer durant deux heures aux élus présents, à grand renfort de graphiques, schémas et autres tableaux que les Oloronais étaient bien moins imposés que les habitants des communes de taille similaire. On ne connaît donc pas assez notre bonheur.
  • Cette rencontre entre membres de la majorité aurait pu donner lieu à une explication de gravures entre le maire et son premier adjoint à la suite de l’attaque en règle du premier contre la gouvernance de la CCPO présidée par le second. Il n’en fut rien. Ce ne devait sans doute être ni le lieu, ni le moment.
  • En revanche une conseillère municipale qui a eu l’outrecuidance de proposer le rétablissement des abattements (oui, ces fameux abattements dont la suppression a entraîné une hausse vertigineuse de notre taxe d’habitation) s’est fait vertement rabrouer par le maire. Qu’on se le dise, les seules idées qui vaillent, ce sont les idées du chef.
  • Sévère empoignade entre l’adjoint chargé des finances et un conseiller municipal qui a exercé les mêmes responsabilités auparavant dans le domaine des finances locales, une matière qui réclame connaissances et compétences. Ce conseiller municipal avait pour lui ces deux qualités. Cependant les fuites vers l’extérieur ne me permettent pas d’indiquer si le sujet de la fâcherie relevait de ce domaine.

Au final, y a-t-il eu fumée blanche ? Oui d’une certaine manière puisque les membres présents ont décidé… de ne rien décider. On ne touche pas à la fiscalité. Tout du moins dans l’immédiat, c’est-à-dire pour le 29 septembre, date du prochain conseil municipal.

4 commentaires sur « Quelques échos de la réunion à huis clos du conseil municipal consacrée à la fiscalité locale »

  1. bjr, c’est interessant que les oloronnais soient en moyenne moins taxés ( avant ou apres les + 35%?)que les autres villes aux environs et dans la même strate ( fourchette de population.) Mais ont ils le même niveau de revenus? Car c’est bien cela qui compte : si on augmente la taxation dans une commune riche, cela touche peut le niveau de vie. Mais si on l’augmente dans une commune à la population modeste, on appauvrit tout le monde. je vous transmet la comparaison par ailleurs.Et la question est toujours la même : à quoi vont servir les +35% : réduire la dette ( là ça profite in fine à tout le monde), fleurir les rond-points? faire circuler une navette vide? construire des équipements peu utilisé? Ne pourrait on pas consulter la population la dessus? Après tout, il s’agit de leur argent.

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    1. Le maire vous répondra (il l’a déjà fait) : « J’ai été élu pour 6 ans et durant cette période, je fais ce que je veux ».
      Quant à la fiscalité, je suis d’accord avec vous : il ne faut pas s’en tenir au seul taux d’imposition. Rentrent aussi en ligne de compte (liste non exhaustive) : les bases d’imposition, le niveau de revenus de la population, la fiscalité de l’intercommunalité qui s’ajoute à celle de la commune, la qualité et la proximité des services publics

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  2. Encore une fois le roitelet a voulu s’imposer et amener les conseillers municipaux à voter sans savoir pourquoi.
    Ce fut le même cas pour le projet de carrières sur Oloron où aucun plan n’a été fourni, pas plus que les lieux d’études.
    Ce coups là , les conseillers avait voté en suivant aveuglément leur guide, mais doivent le regretter un tantinet.
    J’espère fort qu’à l’avenir ils exigerons de maitriser les dossier et sauront faire entendre leur opinion ou opposition.

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  3. afin de mieux comprendre j’ai repris dans le ‘contrat de confiance ‘ un extrait du pacte financier de la liste de la majorité actuelle, que voici : elle déclarait que « depuis 2008, par contre, l’endettement de la ville a progréssé de 68%, malgré une augmentation des impôts de près de 50%. Ceci nous donne donc des devoirs par rapport aux Oloronais victimes de ce véritable matraquage fiscal »
    question: si en 6 ans les impôts ont augmenté de 50% et si aujourd’hui on peut
    constater une augmentation de 35% en 1 an, qu’elle est l’augmentation la plus importante? ce n’est plus un matraquage fiscal c’est un véritable bombardement qui a touché les familles Oloronaises et en particulier celles avec des enfants à charge.
    Pourquoi une réunion a huis clos pour évoquer cette situation, sachant que la majorité avait déjà voté son accord pour la suppression des abattements(ont-ils des regrets?????????)
    Plustôt que de communiquer sur des inaugurations de peu d’importance , une réunion ouverte à tous les administrés aurait été plus responsable

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