Lucbéreilh soutient Sarkozy ? Quelle affaire !


En ce milieu de bel après-midi du début du mois de septembre, en découvrant l’information, les rédactions sont soudain entrées en ébullition. Les réseaux sociaux n’ont pas arrêté de la répercuter à grand renfort de textos, tweets et autres courriels. Bref, la planète terre a pratiquement cessé de tourner face à cet évènement de portée nationale : par un communiqué, le CNIP64 venait d’annoncer qu’il apportait son soutien à Nicolas Sarkozy à l’occasion de la primaire de la droite et du centre de novembre prochain. Maintenant que l’émotion générale est retombée, retrouvons notre sang-froid pour analyser la situation.

Commençons par redire que l’influence du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) est plus que négligeable dans le microcosme politique. On le qualifie d’ailleurs de micro-parti. J’utiliserai pour ma part le terme de nano-parti, tant nous atteignons ici l’univers de l’infiniment petit.

Jugez-en : au début de l’année 2016, le Journal du Dimanche indiquait que le CNIP comptait 247 adhérents à jour de cotisation. Et ce chiffre (deux cent quarante-sept) ne concernait pas la seule section des Pyrénées-Atlantiques, présidée par Hervé Lucbéreilh. Non, il recensait la totalité des adhérents sur la France entière.

Je dois à la vérité de préciser que le JDD tenait ce chiffre de l’ancien président du mouvement, un ancien président en délicatesse avec la nouvelle direction. Qui a démissionné parce qu’il ne cautionnait pas le rapprochement du CNIP avec le Front national lors des élections régionales. Ce qui en dit long sur les valeurs qui sont aujourd’hui celles du CNIP et de ceux qui en font partie.

247 adhérents au total. Je n’aurai pas la cruauté de faire un ratio, mais crains qu’Hervé Lucbéreilh soit à la fois le président-trésorier-secrétaire-seul adhérent du CNIP64. Enfin, pas tout à fait le seul adhérent du 64 puisque la mairie d’Oloron s’honore de compter dans son personnel un second membre de cette grande formation. Si c’est avec cette levée en masse que Sarkozy compte remporter la primaire…

Au reste, en quoi le ralliement de Lucbéreilh à Sarkozy constituerait-il un évènement ? Il lui a déjà fait allégeance lors des deux précédentes présidentielles. Ce qui ne l’a pas empêché en même temps de claquer la porte de l’UMP et de voir en Jean Lassalle le seul gaulliste qui nous reste. Il y a des moments où je me demande si je comprends la moindre chose à la politique.

Mais s’il s’agit d’un non-évènement, pourquoi y consacrer un billet, me demanderez-vous à juste raison. Tout simplement parce que nous avons ici l’illustration que le sens de la communication (et tout le monde reconnaîtra qu’Hervé Lucbéreilh, à l’image de son mentor, est loin d’en être dépourvu) arrive à faire passer pour un fait d’importance ce qui n’est en réalité qu’une péripétie sans intérêt.

Cela étant, à la place de Marc Oxibar, à ce jour candidat désigné par l’ex-UMP pour les prochaines élections législatives dans notre circonscription, je me poserais quand même une question : par ce soutien à Sarkozy, et dans l’hypothèse d’une victoire de ce dernier, le maire d’Oloron n’espère-t-il pas obtenir l’investiture en lieu et place de celui qui fut son collaborateur à la mairie d’Oloron entre 2001 et 2008 ? Mais, non, suis-je bête, c’est toujours sans arrière-pensée qu’un homme politique apporte son soutien à un autre.

3 commentaires sur « Lucbéreilh soutient Sarkozy ? Quelle affaire ! »

  1. Un petit oiseau, un petit poisson s’aimaient d’amour tendre..mais comment s’y prendre…
    Il faut apporter son couteau à la garburade, ça risque de saigner…:) surtout si ils sont mis ensemble à la table faucille et marteau..

    En face ? pas mieux…

    On coule…………

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