Dépôts sauvages : on monte en gamme


Récriminer une énième fois contre les monstres (déchets encombrants), poubelles éventrées et conteneurs en vrac qui encombrent les trottoirs de notre clinquante cité relèverait de l’anecdote. Ce que me signale aujourd’hui, photo à l’appui, une lectrice d’Oloronblog prouve que l’on peut atteindre dans ce domaine aussi une sorte de raffinement. D’où mon choix d’y consacrer un billet.

Dépôt sauvage aout 2016  028-1
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Dans la nuit de mardi à mercredi, un réfrigérateur a été abandonné sur le trottoir (photo ci-contre), rue Camou, aux abords du Capa (Centre d’accueil des personnes âgées). Jusque-là, on pourrait dire « Rien que de très normal » tant ce type de pratique est courant, dans ce quartier ou ailleurs en ville. Ce qui est moins ordinaire, c’est que les personnes qui ont voulu se débarrasser de l’appareil n’ont pas pris la peine de le vider de son contenu. Résultat : il renfermait encore un tas d’aliments en voie de décomposition et dégageait la puanteur qui va avec. Sympa pour les agents territoriaux chargés de l’évacuer. Notre lectrice a alerté EOP, le service d’intervention d’urgence de la mairie. Qui a fait son travail.

Ne vous attendez pas à trouver ici une quelconque lamentation ou réflexion profonde (!) sur la perte du sens civique d’une partie de nos compatriotes. D’abord parce que ça ne sert à rien, ensuite parce que des énergumènes peu soucieux de la qualité du vivre ensemble, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. La question est plutôt : comment arriver à limiter ce genre de comportement qui pourrit beaucoup plus que nos élus ne le pensent la vie de nos concitoyens ?

S’il existait une solution radicale, ça se saurait. Le moyen le plus dissuasif, c’est de taper au porte-monnaie des contrevenants. Mais, en l’espèce, il m’étonnerait que les déménageurs aient laissé leur adresse dans l’un des bacs du réfrigérateur. L’autre moyen, plus doux, c’est le rappel au règlement via le bulletin municipal. Cela a déjà été fait. Mais croyez-vous vraiment que cela ait quelque effet ? D’autant que je suis prêt à parier que rares sont les Oloronais qui se plongent dans cette lecture.

Il y a également nos ASVP (agents de surveillance de la voie publique) qui ont, entre autres missions, de veiller au respect de l’hygiène dans l’espace public. Mais on ne peut tout de même pas leur reprocher de ne pas être en mesure, tels des Zorro, de surgir au bon moment pour surprendre les contrevenants.

Le problème n’est peut-être pas insoluble, mais il est probable qu’il ne sera pas résolu de sitôt. Pas facile d’être un maire qui s’est engagé à faire de la propreté de la ville l’une de ses priorités.

2 commentaires sur « Dépôts sauvages : on monte en gamme »

  1. Ah! Le maire à pour priorité la propreté de la ville ? Ah! Oui, de la ville, pas de la commune!!! Petit rappel, les services municipaux ont benné des gravas contenant du plomb et de d’amiante dans la forêt du Bager, à côté d’un court d’eau, juste l’été !!! Quant aux projets de carrières se serait une pluie de poussières sur Oloron… du travail en perspective pour garder la ville propre…

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    1. Je suis évidemment d’accord avec toi Serge ne rajouterai rien tellement il me semble inutile de penser que notre municipalité puisse adhérer à une démarche respectueuse de l’environnement digne de ce nom…
      Dans certaines communes d’une taille proche de la notre il y a des collectes de déchets encombrants, qui pour certains ayant un peu de civisme pourrait éviter ce genre de soucis.
      Penser a verbaliser lourdement tous ceux qui jettent des détritus sur la chaussée me semblerait une bonne chose (emballages Mc Do, paquets de cigarettes, etc…) de quoi créer un emploi d’ailleurs…
      Pas seulement en ville , mais en forêt également car il est intolérable de voir ce qu’on y trouve 😦

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