Clins d’œil et piques du dimanche 24 juillet 2016


Nouvelle série de clins d’œil et petites piques en ce dimanche. Il y en a cinq au programme.

Ingratitude (ma source : un lecteur)

Tombe Mademoiselle PomméIl est question en ce moment de bâtiments neufs pour les personnes âgées accueillies dans l’établissement Pommé. L’occasion de rappeler que par un testament en date du 10 novembre 1931, une Mademoiselle Pommé-Jacquet avait laissé un capital de 4 millions de francs, ce qui, converti en pouvoir d’achat d’aujourd’hui représente une somme de l’ordre de 2 760 000 €. En contrepartie, la ville devait construire un hospice sur un terrain que Mademoiselle Pommé avait acquis. Un hospice construit « de manière solide et confortable », précisait le testament.

Le testament ajoutait une seconde clause à la charge de la ville. Elle devait « réserver sur les rentes de l’hospice l’argent pour l’entretien du caveau qui se trouve au cimetière Notre-Dame au nom de Pommé-Jacquet ». Voici une photo de ce caveau aujourd’hui. Tout signe distinctif a été arraché, à la demande semble-t-il d’un maire laïcard de l’avant-guerre. Tombe à ne pas confondre avec le beau caveau au nom de Pommé situé juste en face et qu’un maire avait, par erreur, fait nettoyer par les équipes municipales à la veille d’une Toussaint.

Pauvre Louis Barthou ! (ma source : un lecteur)

Buste Louis BarthouPlus un homme politique est célèbre, moins ses adversaires hésitent à déverser sur lui des tombereaux de saletés. Notre compatriote Louis Barthou, qui fait partie de ces hommes politiques illustres, continue-t-il à subir pareilles avanies ? Exilé au fond d’une allée obscure et peu passante du jardin public, son buste aurait en tout cas bien besoin d’un nettoyage (photo ci-contre, étant précisé que les taches blanches sont des reflets dus à la pluie). De même que la colonne qui le supporte et le minuscule périmètre vert qui l’entoure.

Un hommage appuyé à l’adresse du maire

Vendredi avait lieu l’inauguration de l’exposition consacrée au sculpteur Pedro Tramullas. Dans un discours que j’ose qualifier « de très bonne tenue », le maire sut brièvement retracer la carrière de l’artiste et rappeler ses liens avec Oloron, liens renforcés par l’achat par la ville et la CCPO d’une cinquantaine de ses œuvres. Pedro Tramullas sut, seulement en trois phrases fortes, dire l’importance que revêtait pour lui cette reconnaissance de sa ville de naissance. Puis deux textes rendirent hommage à l’artiste. Lus d’abord en espagnol, ils furent ensuite relus dans leur traduction française.

Au terme de sa lecture, le traducteur, tint à adresser publiquement un message personnel au maire. Pour lui dire combien il le considérait comme un homme remarquable « qui tient ses promesses et respecte ses engagements ». Mine réjouie de l’intéressé (on le comprend). Approbation d’une partie de l’assistance, l’autre partie marquant quelque surprise à l’égard de ces propos quelque peu déplacés par rapport au sujet de la manifestation. Je me suis laissé dire que ce laudateur, qui n’a pas cru bon de se présenter à nous, était l’agent artistique de Pedro Tramullas. Quand il aura cessé ses fonctions auprès de l’artiste il pourra toujours postuler pour une place de chargé de communication auprès du maire d’Oloron. Histoire d’illustrer la morale de La Fontaine : « Tout flatteur vit aux dépens… »

Oloron ville fleurie

Oloron ville fleurie

 

Quand elle ne s’occupe pas de répandre des déchets inertes le long d’un cours d’eau du côté de la forêt, la ville d’Oloron se veut à la pointe de la défense de l’environnement. Un effort tout particulier est ainsi consacré à la décoration florale. Cette année l’embellissement de la ville est poussé encore plus loin. Même les grilles d’égouts sont plantées de fleurs. Ne cherchez pas à en trouver autour de vous. Ce n’était là qu’une plantation éphémère. Comme la boutique du même nom.

Investisseur sur Oloron ? Vraiment ? (ma source : un lecteur)

On se rappelle que, pour promouvoir l’exposition de peinture qu’elle effectuait à la salle Révol, le maire avait cru bon d’ajouter que Madame Adélaïde de Balincourt était « l’épouse d’un investisseur important sur Oloron Sainte-Marie ». Un lecteur d’Oloronblog plus curieux que les autres a cherché en quoi ce Monsieur de Balincourt pouvait être un « investisseur important sur Oloron».

Il a trouvé : Monsieur de Balincourt travaille dans une société dénommée Citelum SA, dont le siège est à Puteaux. Cette entreprise est spécialisée notamment dans l’éclairage urbain et la vidéosurveillance. Éclairage public et vidéo protection, deux domaines pourtant où la collectivité est son propre investisseur….

6 commentaires sur « Clins d’œil et piques du dimanche 24 juillet 2016 »

  1. C’est caustique…:)

    N’y aurait-il pas un zéro de trop en ce qui concerne le nombre d’oeuvre achetées par la Municipalité. 50 me parait énorme… Parce que moi j’ai un stock d’aquarelles héritées de mon père, je pourrais faire un prix. Vous allez me dire: « oui mais votre pere est un illustre inconnu » c’est pas faux ! mais j’aimerais bien faire un micro trottoir pour savoir qui connait cet artiste. J’ai connu un pedro mais il était chauffeur semi-remorque et seulement artiste de la marche arriere. Donc ce n’est pas lui.

    Non sérieusement, ils se moquent là…………

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    1. 50, c’est bien le nombre annoncé. Maintenant, il y en a de toutes les tailles
      50 000, c’est, en €, le chiffre publié comme prix d’achat de l’ensemble de ces œuvres

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  2. Donc vous pensez que je pourrais hériter de mon père une deuxième fois ? :).

    Au nom de la tracabilité puisqu’il s’agit d’argent public, j’espere que sera inclus dans chacune de ces oeuvres une puce Rfid. On puce bien les chevaux..

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  3. 😂😂😂…. Je me bidonne sur le dernier paragraphe ! Merci à ce lecteur assidu pour ses éclaircissements : « on y voit plus clair » maintenant, sans aucun heu de mots ! …. Encore une fois, pathétique …

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