Le transfert du magasin Point Vert : un jeu de chaises musicales


Permis de construite OlodisUn panneau annonçant l’obtention d’un permis de construire a été planté depuis peu sur le grand espace vert situé entre l’Alysson et l’Espace culturel et Sport E. Leclerc. Il annonce la création d’une « surface commerciale » d’un peu plus de 1 000 m² et indique que la société Olodis est la titulaire du permis de construire qui a été accordé le 12 mai 2016. Sans doute suis-je le seul Oloronais à ne pas savoir ce qui va se construire ici. Pour combler cette ignorance, direction la mairie afin de consulter le dossier de permis de construire.

Curieusement, le dossier qui m’est remis ne renferme pas les avis émis par les services sur le projet qui leur a été présenté par la société Olodis. Mais il contient assez d’informations pour satisfaire ma curiosité et, peut-être, celle de ceux qui souhaiteraient en apprendre un peu plus sur cette opération qui, nous allons le voir un peu plus bas dans cet article, s’apparente à un jeu de chaises musicales.

Le porteur de projet

Il s’agit donc de la société Olodis. Présidée par Madame Manescau, Olodis exploite un espace culturel E. Leclerc, un magasin de sport E. Leclerc et un centre commercial E. Leclerc.

Le projet

  • il s’agit de la construction d’une jardinerie (oui, le permis de construire est plus explicite que le panneau sur le type de « surface commerciale » qui sera accueillie en ces lieux) dans un bâtiment unique qui fera 52 mètres de long et 37 mètres de large dans sa partie la plus large. Pour présenter une certaine homogénéité avec le bâtiment Espace culturel/ Sport, la nouvelle construction sera habillée d’un bardage métallique blanc en façade et d’un bardage en bois naturel en bandeau. Sa hauteur sera de 6,60 mètres à l’acrotère (acrotère = muret situé en bordure de toitures terrasses pour permettre le relevé d’étanchéité)
  • la jardinerie comptera 3 espaces : 1 / sous toiture, une surface de vente, des bureaux et lignes de caisse pour une superficie totale de 902 m² ; 2/ un marché couvert, c’est-à-dire une zone couverte mais ouverte sur l’extérieur de 502 m² ; 3/ une zone extérieure, surface de vente découverte et ouverte d’une superficie de 312 m²
  • la desserte du terrain (et donc de la jardinerie) n’entraînera par rapport à la situation actuelle aucune modification de l’accès véhicules depuis ou vers le boulevard
  • en revanche les places de stationnement actuellement au nombre de 242 seront portées à 285. Ceci afin de faire face aux besoins de la clientèle de la jardinerie qui est estimée à une moyenne de 170 par jour.
  • Point Vert emploie aujourd’hui dans son libre-service agricole d’Oloron 7 salariés en CDI équivalent temps plein. L’enseigne annonce que son transfert permettra l’embauche de 3 salariés supplémentaires en CDI équivalent temps plein.

Le jeu de chaises musicales

Le dossier de présentation du permis donne les informations suivantes :

  • La société Olodis, propriétaire des terrains va également assurer la maîtrise d’ouvrage des travaux. Elle louera le bâtiment à la société Euralis Distribution qui exploite le Point Vert Jardin installé actuellement à côté du centre commercial E. Leclerc, face au centre hospitalier, sur des terrains qui appartiennent à Olodis, si j’ai bien compris
  • L’activité du Point Vert actuel va donc être transférée dans le nouveau bâtiment
  • Le Point Vert actuel sera démoli. L’opération permettra une reconfiguration complète du site du Centre commercial E. Leclerc, reconfiguration qui fait l’objet d’une autre demande d’autorisation dont nous pourrons reparler lorsque j’aurai pu consulter le dossier.

Voilà toutes les informations que j’ai pu glaner. J’en profite pour suggérer à celles et ceux qui n’auraient pas lu les commentaires laissés par des lecteurs sous l’article relatif au Lidl à revenir dessus. Ils contiennent pas mal d’idées et de propositions intéressantes

7 commentaires sur « Le transfert du magasin Point Vert : un jeu de chaises musicales »

  1. je suppose donc que, à terme, la jardinerie Delbard située en face va disparaitre… se barrer…et que les salades vont remplir les dents creuses. On ne se fait pas de fleurs dans les jardineries.Mais toujours pas de densification de l’habitat .La chaise qui manque…
    Je suis d’ailleurs étonné de la prolifération de ce type de commerces dans les villes alors qu à chaque visite, sauf au moment de la constitution des potagers, je constate un silence frais de cathédrale désertée entretenu par l’arrosage des plants. C’est vrai que dans « implanter » il y a planter.

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    1. Je me suis fait les mêmes réflexions que vous. Y aura-t-il de la place et surtout de clientèle pour deux jardineries à aussi peu de distance l’une de l’autre. Et puis je me suis dit qu’après tout, dans les bazars d’Orient, les commerces ayant la même activité étaient à côté les uns des autres. Alors…

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    1. Je prévenais en tête d’article que je devais être l’un des seuls Oloronais à ignorer la nature du projet qui faisait l’objet de ce permis de construire. Vous en apportez la preuve ! Pour une fois que la presse traditionnelle devance mes informations…. même si mon billet est un peu plus précis notamment en ce qui concerne le montage juridique de l’opération 🙂

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