Centre hospitalier : ce qu’il faut retenir de la réunion du 27 juin avec le directeur de l’ARS


Le 27 juin, Michel Laforcade, directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) avait réuni autour de lui membres de la communauté médicale, représentants syndicaux, élus (Jean Lassalle, Daniel Lacrampe, Hervé Lucbéreilh, Marilyse Gaston représentant Bernard Uthurry), les représentants du Collectif santé et du syndicat de pays, administration de l’hôpital, pour faire le point sur les dossiers touchant le devenir du centre hospitalier d’Oloron. Voici, selon l’un des participants à cette réunion, les principales informations et précisions que les personnes qui étaient autour de la table ont pu obtenir.

  • Le rapatriement de la maternité de son emplacement actuel à Saint-Pée vers le centre hospitalier est immédiat. Trois chambres (2 de deux lits et une d’un lit) ont été remises à neuf. Leur occupation individuelle sera privilégiée : s’il y a trois patientes, chacune sera installée dans une chambre différente. S’il y en a quatre, il faudra en partager une.
  • La maternité comptera donc 5 lits, un chiffre qui correspond aux besoins compte tenu du nombre d’accouchements sur Oloron. À Saint-Pée, avec 15 lits, la maternité était surdimensionnée. Cela étant, s’il y a à un moment plus de 5 parturientes en même temps, celles en « surnombre » ne seront pas dirigées vers Pau. Il sera trouvé pour elles des lits supplémentaires dans l’enceinte du centre hospitalier.
  • L’emplacement de la maternité au sein du centre hospitalier n’est pas définitif. De gros travaux d’investissement (18,4 millions d’€ qui ne concerneront pas qu’elle) vont être réalisés dans le centre hospitalier dans les deux à trois ans. La maternité sera repositionnée à l’intérieur de l’établissement cette occasion.
  • Le directeur de l’ARS l’a répété à de multiples reprises : la maternité d’Oloron n’est pas dangereuse. Le contraire ne lui a pas été démontré. La situation n’est pas la même que celle que connaissait la maternité d’Orthez dont il a été contraint de prononcer la fermeture. Au contraire d’Orthez, Oloron dispose de praticiens permanents. Même s’il va falloir compléter l’équipe.
  • Le renouvellement de l’agrément de la maternité doit intervenir au mois d’octobre prochain. Jean Lassalle a interrogé le directeur de l’ARS : faudra-t-il procéder aux recrutements nécessaires pour pouvoir obtenir ce renouvellement ? Réponse : le renouvellement de l’agrément est une formalité administrative qui n’est pas liée aux recrutements. La question des recrutements se posera, elle, lors du départ du docteur Henriot
  • Le directeur de l’ARS est ouvert à toute procédure (la création d’un comité de pilotage) qui pourra être mise en œuvre pour parvenir à recruter de nouveaux praticiens. Mais l’ARS ne mettra pas un centime dans ce comité de pilotage. L’Agence préconise fortement des recrutements via l’hôpital de Pau. Toutefois ils n’ont pas de candidature à cette heure. Jean Lassalle a suggéré l’aide parallèle de l’hôpital de Bayonne. Sans y être opposé, le directeur ne peut l’exiger. Pour une question d’organisation administrative. Hervé Lucbéreilh a évoqué le recrutement de médecins syriens. Mais là, il peut y a voir un problème de validation de diplômes.
  • Il faut que les recrutements pour la maternité soient opérationnels d’ici fin 2017. Cette date butoir correspond au départ à la retraite du docteur Henriot.
  • Concernant la réanimation, la prise en charge des malades continuera d’être assurée à Oloron. Et (mais cela est déjà le cas aujourd’hui), les malades en situation sérieuse seront dirigés vers l’hôpital de Pau. Quant au personnel nécessaire, une convention est passée avec l’hôpital de Pau (qui n’aurait pas contrairement à Oloron) des problèmes de recrutement. Des médecins réanimateurs de cet hôpital sont présents quotidiennement.
  • Le directeur a enfin réaffirmé la volonté de l’ARS de maintenir à Oloron tous les services (ophtalmologie etc.) qu’un centre hospitalier digne de ce nom se doit d’offrir à sa population.

Post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède : le groupuscule de droite Centre national des indépendants et paysans (CNIP) revendique, selon le JDD, 2 858 adhérents à jour de leur cotisation. Il tenait son conseil national samedi. Pourquoi vous donner cette information ? Parce que deux Oloronais ont, récemment, accédé à de nouvelles responsabilités au sein du micro-parti. Hervé Lucbéreilh, jusqu’alors secrétaire-général adjoint du mouvement s’est hissé à la prestigieuse place de vice-président national. Toutes mes sincères félicitations à Hervé Lucbéreilh pour cette brillante promotion ! Dans lequel nous pouvons aussi voir la confirmation de l’adage : « Nul n’est prophète en son pays ».