Chemin de fer Oloron-Bedous : photos inédites de la construction du viaduc d’Escot, porte de la vallée d’Aspe


« Chemin de fer », voilà un terme un peu vieillot, non ? En tout cas, la ligne Oloron-Bedous après un sommeil de plus de trente années s’ouvre à nouveau au public demain 26 juin. Et le cortège d’inauguration l’empruntera cinq jours plus tard, le 1er juillet. Nul doute que les orateurs qui se succéderont pour prononcer les discours officiels ne manquent de saluer le travail effectué durant deux ans par ces centaines d’ouvriers et techniciens pour remettre la ligne en état.

Mais il n’est pas interdit non plus à nos officiels – pas plus qu’il ne sera interdit aux passagers des trains Oloron-Bedous – d’avoir sur le chemin une pensée pour les aînés de ces ouvriers et techniciens. Ceux qui, au début du siècle dernier, ont construit cette ligne. Dans des conditions de pénibilité et de sécurité qui n’avaient rien à voir avec celles qu’ont connu les équipes d’aujourd’hui.

Viaduc d'Escot
Le viaduc d’Escot aujourd’hui

Parmi les ouvrages d’art qui jalonnent le parcours, il en est un qui est présenté comme la « porte de la vallée d’Aspe ». Désolé, Monsieur Tramullas, « La porte d’Aspe », ce n’est pas l’œuvre monumentale que vous avez érigée sur le rond-point de Gurmençon. C’est le viaduc d’Escot.

Le site internet « Transpyrénéen » nous raconte l’histoire de cet ouvrage qui « enjambe le gave d’Aspe d’une seule volée de 56 mètres » : « Commencé à partir de 1908, il ne sera achevé qu’en 1909 après 16 mois de chantier. Il a nécessité 3351 m3 de maçonnerie. Sa construction ne fût pas de tout repos. Six appuis provisoires soutenaient le cintre en bois de l’arche principale. La crue du gave d’Aspe en juin 1908 emportera deux de ces appuis. La réalisation de l’ouvrage sera cependant menée à bien ».

Retrouvées dans un classeur dormant au fond d’un tiroir, vous découvrirez en fin d’article quelques photos inédites retraçant quatre phases de la construction de ce viaduc. Une occasion de vous faire une idée de l’ampleur de la tâche. Mais avant cela, un post-scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède puisqu’il concerne les législatives.

Post-scriptum à vocation rectificative : dans un tout récent article, j’énumérais les fonctions électives parfois à forte connotation cumulative dont étaient déjà chargés les sept hommes politiques cités par La République comme éventuels candidats lors des prochaines élections législatives de juin 2017. L’un des sept (vous avez le choix entre Jean Lassalle, Bernard Uthurry, Marc Oxibar, Benat Inschauspé, Jean-Claude Coste, Arnaud Villeneuve et François Maïtia) a tenu à compléter mes informations. Je me fais donc un devoir de répercuter ici les précisions qu’il m’a apportées :

  • Jean-Claude Coste n’est pas seulement conseiller départemental. Il est aussi maire de Féas et vice-président de la communauté de communes de Barétous
  • Benat Inschauspé n’est pas seulement maire d’Hasparren. Il est également vice-président de la communauté de communes d’Hasparren

Voilà qui est dit. Voici maintenant les photos promises en début d’article (cliquer dessus pour les agrandir):

Pont4
Le viaduc d’Escot 1
Pont5
Le viaduc d’Escot 2

 

Pont6
Le viaduc d’Escot 3
Pont3
Le viaduc d’Escot 4

6 commentaires sur « Chemin de fer Oloron-Bedous : photos inédites de la construction du viaduc d’Escot, porte de la vallée d’Aspe »

  1. Je ne savais qu’il avait suffi de 16 mois pour construire ce viaduc..Tres bel exploit sachant la faible mécanisation de l’époque. « Le pont de milhoc » en référence au pont de Millau ? 🙂

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  2. Merci le blogueur, j’adore ces anciennes images qui m’émeuvent toujours. Ces hommes faisaient un travail merveilleux et j’éprouve une sorte de nostalgie de cette époque où malgré un travail harassant les hommes étaient en contact les uns avec les autres, où le travail ne manquait pas, où il y avait d’autres valeurs…

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  3. Cela étant, ne penses-tu pas que les générations qui viendront après nous auront sans doute la nostalgie de ce que nous, nous avons vécu ? Peut-être parce qu’elles n’en verront que les bons côtés….

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  4. Heureusement ou malheureusement, à l’époque pas de zadistes ni d’écolos ni de Petetin….
    Il est intéressant de voir comme ce qui est construit à une époque, au prix de sacrifices humains qui seraient impensables aujourd’hui, sans parler du désastre écologique provoqué lors des travaux, devient quelques années plus tard une œuvre inestimable.

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    1. D’accord avec vous. De la même manière, dans un autre domaine, que la mise en exploitation du gaz de Lacq, qui a fait et continue de faire la richesse de notre département, serait impensable aujourd’hui

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    2. Ce n’est pas ce que vous appelez un œuvre qui me touche, loin de là…
      C’est simplement la créativité des hommes de cette époque et ce qu’ils étaient capables de faire avec très peu ou pas de mécanisation et c’est ce que je respecte et apprécie.
      Aujourd’hui encore des gens meurent au travail ou à cause de celui-ci et comme me le suggère le rédacteur de ce blog, peut-être dans quelques générations, les gens penseront de même de notre époque sans se soucier du stress subi, des pressions, des maladies professionnelles (amiante et autres produits toxiques) ou bien des pollutions et dommages…
      Quant au désastre écologique, certes il existait, mais pour suivre votre raisonnement il en a été de même lorsque l’on a construit les premières routes et toutes ces structures que nous utilisons à l’heure actuelle sans penser qu’un jour ce fut une atteinte à la nature, à notre planète.
      Il faut enfin en prendre conscience et savoir construire un autre avenir, une autre façon d’agir sens continuer à dévaster et détruire notre environnement.
      Quant aux zadistes, s’il n’existaient pas, bien des projets auraient été plus démesurés et destructeurs ou simplement plus nombreux…

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