La Boutique Éphémère : un p’tit tour et puis s’en va


La Boutique Éphémère
cliquer sur la vue pour l’agrandir

Atmosphère très ‎rock and roll en ce vendredi soir à l’occasion de l’inauguration de la Boutique Éphémère ouverte à l’initiative de la ville dans un local situé à l’angle du parvis de la médiathèque. ‎Rock and roll non pas en raison de la teneur du discours du maire, hyper classique. Ni en raison de la tenue vestimentaire des invités. Ni par la présentation des canapés de chez Artigarrède sur lesquels les participants se sont jetés une fois le discours terminé et le ruban inaugural coupé. Mais précisons d’abord, à l’intention de ceux qui ne le sauraient pas encore, ce qu’est une Boutique Éphémère.

La Boutique Éphémère est un concept qui nous vient des États-Unis où il a été lancé dans les années 2000. Il s’agit de magasins ou de commerces occupés de façon très ponctuelle (de l’ordre de quelques jours à quelques mois) par des commerçants qui viennent y faire connaître leurs produits, vendre une fin de série, faire une exposition temporaire etc.

La Boutique Éphémère2
cliquer sur l’image pour l’agrandir

Et à Oloron ? Ouverte dans un local appartenant à la commune, et réhabilitée par les agents municipaux, la Boutique Éphémère a vocation à être mise à disposition des commerçants, artisans ou (pourquoi pas ?, a dit le maire) des associations pour des durées allant de 1 jour à 1 mois. Moyennant un loyer modique de 1 € par jour d’occupation. L’objectif est là aussi de faire connaître leurs produits, mener une opération ponctuelle…

C’est, et nous en revenons ici au côté ‎rock and roll de la manifestation de vendredi soir, la société « Les p’tites flingueuses » qui a pris vendredi la première possession des locaux. Pour une durée de 3 jours. Il s’agit d’une boutique de vente en ligne de vêtements et accessoires rockabilly : pulls, T-shits, chemises, robes, cardigans, débardeurs etc. des années 1950. La Boutique Éphémère lui donne l’occasion d’exposer durant ces 3 jours les produits qu’elle vend habituellement via internet (ici son site). Une société bordelaise devrait lui succéder dans l’occupation du local.

Le maire, qui aime tellement sa ville qu’il aspirerait à la voir figurer au premier rang dans tous les domaines -même celui du nombre des remontrances préfectorales pour la suspicion d’irrégularité de certaines des délibérations de son conseil municipal- croit savoir que c’est la première Boutique Éphémère du département. C’est aller un peu vite en besogne puisqu’il en existe déjà depuis plusieurs années à Pau, Bayonne, Biarritz, Lons…. Carrefour-Lescar réserve même quelques locaux à ce type de boutiques.

Mais peut-être est-ce la première du genre dans le département à être ouverte à l’initiative de la collectivité publique et à destination à la fois des commerçants et artisans. C’est en tout cas là une heureuse initiative qui a déjà le mérite de faire revivre au moins momentanément un local municipal vacant. Reste à savoir comment l’opération va s’inscrire dans la durée.

Deux questions pour terminer :

  • pourquoi cette action ne s’est-elle pas réalisée en partenariat avec la CCPO ? C’est en effet la CCPO qui a compétence en matière de (je cite) « accueil et assistance aux porteurs de projets : animation et promotion du territoire » ainsi que pour (je cite toujours) « la création et gestion de structures favorisant l’implantation et la création d’activités économiques »? Y aurait-il là la traduction d’un besoin irrépressible de la ville de tirer la couverture à elle ?
  • à qui sera confiée la gestion de la mise à disposition des locaux ? Les occupants successifs seront-ils choisis en concertation avec les commerçants et artisans ? Il faut en effet éviter que des commerçants extérieurs puissent venir concurrencer les commerçants en place dans le cadre d’une opération commerciale « coup de poing ».

Cela étant, le blogueur, qui n’a pas peur du paradoxe, souhaite « longue vie » à la « Boutique Éphémère » !

13 commentaires sur « La Boutique Éphémère : un p’tit tour et puis s’en va »

  1. bonjour . L’idée est sympathique.

    A propos d’éphémère , je suis tombé sur un article de la REP du 14 avril dernier parlant d’installation de baignoires sur le rond point de Borderouge.

    Était -ce un poisson d’Avril âgé qui avait besoin d’un bassin pour se soulager?

    Serait ce sur le même principe de l’éphémère sachant que les récupérateurs de ferraille pourront penser à un dépôt sauvage ?

    C’est vrai qu’au regard de l’historique de notre planète, les carrières du Bager d’Oloron peuvent être elles aussi qualifiées d’éphémères.. ou d’effet Maire.

    Mais là on cumule.

    J'aime

    1. Sympa ce commentaire !
      Je crains que l’histoire des baignoires sur le rond-point Borderouge ce ne soit pas un gag. Mais peut-être que ce projet qui risque d’en doucher plus d’un lorsqu’on constatera le résultat final,finira par tomber à l’eau ??!!

      J'aime

  2. a propos de ronds points et n’habitant pas Oloron , vous pourriez me donner le sens de celui de la gare dédié parait-il dorénavant à la guerre de 1870 et notre défaite cuisante nous faisant perdre l’Alsace et la Lorraine. ( en plus très moche)

    Il ya t il un message subliminal du genre: je travaille pour le roi de prusse  » ?

    je dis ça parce que j’ai justement l’impression avec encore une cotisation locale de plus à payer d’en devenir un membre actif.

    J'aime

  3. Le rond-point de la gare a été dénommé « rond-point des Médaillés militaire ». On vient d’installer ce « Monument aux Mobiles » qui était implanté auparavant Place Mendiondou (la place du Tribunal), en a été enlevé en 2006 pour restauration… puis stockage. Est de retour 10 ans plus tard. Le coût de l’opération (qui ne doit rien au roi de Prusse » figure sur un panneau d’information planté à proximité : 29 240 € HT… dans lesquels ne figurent ni les opérations de restauration, ni le stockage.

    J'aime

  4. merci pour ces renseignements. Et celui en fabrication devant le groupe Safran Messier c’est en hommage aux victimes du 11 septembre ?
    Il va falloir que nos élus atterrissent .ya plus de sous dans nos poches, qu’ils puisent dans les leurs.

    J’espere qu’en suivant ils n’auront pas l’idée de dresser une tablette de chocolat géante enveloppée dans du papier d’alu devant le garage Guiraud. Ne me dites pas que si, et que c’est pour ça que monsieur le maire vend sa maison ?…

    La marmotte en a un peu marre des marottes .

    J'aime

    1. Non, il se dit que sur rond-point Guiraud, le maire envisagerait de faire installer une maquette du camping municipal. Il vend peut-être sa maison pour s’y reloger???

      J'aime

  5. Bonne idée la boutique éphémère…mais le lieu est-il approprié ? Seuls les musiciens qui répètent dans les (2 petites) salles de Mascali passent dans cette cour. Eux qui rêvaient d’une petite salle de concert dans un lieu qui aurait pu devenir un pôle musical…pourquoi ne pas mettre cette boutique dans la rue Louis Barthou avec tant de locaux vides. J’ai pu discuter avec la première exposante qui m’a confirmé n’avoir vu personne en dehors des participants à l’inauguration !

    J'aime

    1. Tout à fait d’accord. Par exemple, le local communal qui a hébergé provisoirement l’Office du Commerce et de l’Artisanat du Piémont Oloronais (OCAPO) dans la rue Louis-Barthou paraissait mille fois mieux adapté.

      J'aime

  6. ah! oui je m’étais fait la même réflexion mais ne connaissant pas le lieu ou est situé cette boutique éphémère je pensais que l’environnement choisi devait être favorable .

    Sinon la rue Louis Barthou, quel désastre mais comment faire? c’est un véritable casse tête qui n’est pas propre à Oloron. En faire une galerie marchande piétonne et couverte mais le coût en serait énorme…

    J'aime

    1. Existe-t-il quelque part l’exemple d’une redynamisation des commerces de centre-ville réussie ? Les habitudes des consommateurs ne les attirent-elles pas aujourd’hui en périphérie où les possibilités de stationnement sont plus faciles ?

      J'aime

      1. J’avais l’impression qu’à Pau la « pietonisation » des rues avait été favorable mais un collègue me disait l’autre jour qu’il y avait un fort turnover des commerçants. Je n’ai pas encore pris le temps de vérifier… Mais il me semblait que ce serait une bonne expérience pour Oloron sachant que l’accessibilité depuis le jardin public, du parking de carrefour ou celui de la sous-préfecture via la passerelle reste tolérable (certes un peu plus long que de traverser le parking du Leclerc). Il y aurait, selon un autre collègue, un problème dû à la classification en nationale de la rue Barthou.

        J'aime

  7. C’est que beaucoup se demandent si la rue piétonne ne serait pas une solution. C’est vrai aussi qu’il y a aujourd’hui un problème administratif, la rue Louis-Barthou étant sur le tracé de la RN 134. Mais ce n’est pas là un problème incontournable.

    J'aime

Les commentaires sont fermés.