Bernard Uthurry, vu depuis Bordeaux


Dans mon billet de lundi intitulé : « Quel jugement la romancière Zoé Shepard porte sur Hervé Lucbéreilh », je prêtais à l’invitée principale du Salon du livre le commentaire suivant sur notre maire : « C’est quelqu’un qui, au contraire de son prédécesseur, ignore tout des ficelles qui permettent à un maire de recruter, par clientélisme ou par opportunisme, qui bon lui semble en contournant la réglementation ». Après la mise en ligne de cet article, Zoé Shepard m’a adressé un mail. Pour me dire qu’elle retrouvait ses paroles dans cette citation, mais qu’elle s’était sans doute mal exprimée sur un point.

En fait, elle assume cette mauvaise expression parce que c’est une personne pleine de tact. Mais peut-être est-ce tout simplement moi qui ai mal compris et donc mal retranscrit sa pensée. Sont en cause les premiers mots de la citation :  » C’est quelqu’un qui, au contraire de son prédécesseur….  » . Ils pourraient laisser penser que la romancière porte un jugement critique sur la gestion de Bernard Uthurry lorsqu’il était à la tête de la mairie d’Oloron.

En comprenant cela, je m’étais dit que Zoé Shepard reprenait là à son compte un compliment sur Bernard Uthurry qu’Hervé Lucbéreilh lui avait glissé à l’oreille. Il n’en est rien : Lucbéreilh est l’un des seuls à ne pas lui avoir parlé d’Uthurry lors du Salon du livre ! Par ailleurs, elle ne connaît rien de la gestion de ce dernier à Oloron. En revanche, sans l’avoir côtoyé au Conseil régional, elle sait qu’il a laissé dans le domaine qui lui était délégué, celui des transports, le souvenir d’un bosseur engagé dans ses dossiers. Et en rien celui d’un clientéliste. Voilà qui devait être dit.

Retranscrivons maintenant le jugement porté par Zoé Shepard sur Hervé Lucbéreilh sous une forme incontestable : « C’est quelqu’un qui, au contraire des pratiques dont son prédécesseur a pu être le témoin au conseil régional, ignore tout des ficelles qui permettent à un maire de recruter, par clientélisme ou par opportunisme, qui bon lui semble en contournant la réglementation ».

À titre personnel, j’ai de l’estime pour Bernard Uthurry. Mais je persiste à croire que lui et son successeur n’ont rien à s’envier en matière d’accommodements avec la réglementation en matière de recrutement du personnel communal. Il suffit pour s’en convaincre de consulter les délibérations que l’un comme l’autre ont fait adopter par leurs majorités respectives dans ce domaine.

2 commentaires sur « Bernard Uthurry, vu depuis Bordeaux »

  1. Bernard Uthurry serait considéré comme un bosseur à la Région ? Ce n’est pas l’impression que j’ai retenu en visionnant la séance plénière du 27 mai dernier. Pendant sa durée de 13 h entrecoupée d’une pause repas de 2 h, il y a eu plusieurs dizaines d’intervenants. A aucun moment Bernard Uthurry a pris la parole, se contentant de manipuler son smarphone.

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