Lecture critique d’Inf’Oloron n°5, le magazine municipal


Inf'Oloron n°5Le numéro de printemps de notre magazine municipal a été glissé dans les boîtes aux lettres la semaine dernière. Ceux d’entre nous qui n’en auraient pas été les heureux destinataires peuvent le consulter sur le site de la ville.

Comme beaucoup d’Oloronais sans doute, je l’ai lu de la première à la dernière de ses 36 pages. Avec un œil critique. Ce qui ne veut pas dire négatif. Mais avec quelque malice cependant. Résumé de mes impressions. (pour consulter la revue, cliquer ici)

L’éditorial (page 3) : geignard et pleurnichard

Connaissant un peu Hervé Lucbéreilh, je ne puis croire qu’il soit le rédacteur de cet éditorial pourtant signé de son nom. Comment en effet reconnaître son dynamisme et son allant dans ce texte sans souffle où plaintes et jérémiades se succèdent ?

La victimisation commence dès le début du second paragraphe (« Malgré les difficultés et les obstacles mis chaque jour sur notre route, pour nous empêcher de réaliser ce pour quoi nous avons été élus… »), se poursuit quatre lignes plus loin (« Ceux qui vivent ici, nous témoignent jour après jour de leur soutien, de leur incompréhension envers certaines attaques inappropriées ou injustes… »), et se clôt par une citation d’un écrivain et philosophe genevois (« Frédéric Amiel écrivait que « les mélancoliques et les hypocondriaques n’engendrent que des produits sans vitalité ». Certains aujourd’hui en font la preuve… »).

J’ignore quels sont ces ennemis de l’intérieur qui minent le moral de notre municipalité et nuisent ainsi à son esprit d’entreprise. Mais j’ai cru comprendre que les critiques portées sur certaines de ses initiatives étaient fondées puisque la commune a dû revoir sa copie pour des raisons de non-respect de la loi sur plusieurs dossiers (création du Cesel, déclassement du foirail, réalisation de toilettes publiques, vente du camping municipal… et j’en passe).

J’ai apprécié dans Inf’Oloron…

    • Le dossier consacré au budget 2016 (pages 8 à 11). Il y a bien quelques approximations dans le mot d’introduction de l’adjoint au maire en charge des finances, mais l’ensemble est exposé de manière claire et concise.
    • Les deux pages (p. 12 et 13) présentant les quatre principales religions pratiquées par les Oloronais. J’imagine cependant que, laïcité oblige, un prochain numéro du magazine traitera du baptême civil et des formalités à accomplir pour pouvoir le recevoir en mairie.
    • Les deux pages (p. 14 et 15) expliquant le développement du numérique dans les services municipaux. Tout en souriant en découvrant que le service « Mes démarches en ligne » serait le plus performant du département. Sourire, car en matière numérique les progrès sont tels que ce titre de « plus performant » ne sera plus d’actualité d’ici quelques semaines.
    • Un article annonce par ailleurs la mise en ligne à compter du 1er mai du nouveau site  Internet de la ville. Je l’ai visité : ça marche (pour vous y rendre, cliquer ici) ! Et le site, au moins visuellement, est très agréable à découvrir. C’est là mon appréciation sur la forme. Quant au fond, il me reste à prendre connaissance du contenu.
  • Les trois pages (p. 16 à 18) dans lesquelles est décrite l’activité d’une dizaine de commerçants et artisans oloronais. Ça fait un peu « réclame », comme on disait autrefois, mais cela a le mérite de mieux nous les faire connaître.
  • L’histoire de la rue de Sègues (p. 28). Les rues de notre ville sont riches de leur passé. Voilà un filon à explorer numéro après numéro. J’ai ici l’occasion de signaler à ceux que cela intéresse et qui n’en sauraient rien que l’association « Le Patro de Notre-Dame  » publie au fil des numéros de sa revue « Le Notre-Dame » une remarquable chronique sur l’histoire des rues du quartier Notre-Dame.
  • Les pages 30 et 31 qui, images à l’appui, nous proposent de revenir sur les différents travaux d’équipement déjà réalisés ou en cours de réalisation. Bon, d’accord, il n’y en a pas beaucoup : 7, dont un n’est en rien municipal (la déviation Gabarn-Pont Laclau). Mais gageons que seuls les principaux travaux ont été retenus dans cette présentation.

J’ai moins goûté dans Inf’Oloron….

  • Le style lourdingue dans lequel sont rédigés les articles. Dans le numéro précédent de la revue, il y avait une vivacité, une fluidité que l’on ne retrouve pas ici. Coup de faiblesse du rédacteur en chef ?
  • L’absence totale d’évocation de dossiers d’actualité qui, pourtant, mobilisent nombre d’Oloronais. N’aurait-il pas été intéressant de revenir, par exemple, sur le sujet particulièrement sensible du devenir de la maternité du centre hospitalier ? L’occasion aurait ainsi été donnée à la municipalité de rappeler sa position.
  • L’absence quasi-totale de présentation un peu détaillée des projets d’équipement qui ont été inscrits au budget de cette année.
  • Inf’Oloron aurait pu aussi faire le point sur toute une série de projets annoncés par le maire … et dont on n’entend plus parler. Quel est l’état d’avancement du partenariat public-privé pour la réfection de la voirie ? Et le réaménagement de la rue Louis Barthou ? Et la résidence service pour les personnes âgées au Gabarn ? Et le Musée du béret ? Et…. et…. et….

En résumé….

Inf’Oloron numéro 5 se laisse lire, est informatif, se garde de toute polémique (si l’on excepte l’éditorial signé par le maire), mais a un contenu qui a tendance à revenir sur le passé plus qu’à se projeter dans l’avenir.

Post-scriptum

CCAS donLes destinataires d’inf’Oloron ont eu la surprise de trouver au milieu de la revue un flyer (en bon français, un dépliant) les invitant à faire un don au Centre communal d’action sociale (CCAS). Est-ce Robert Bareille qui est à l’origine de cette initiative ? Ce dépliant est en effet la copie conforme de celui que diffuse l’UNCCAS (Union nationale des centres communaux d’action sociale), un organisme dont il est l’un des vice-présidents.

Ma réaction a été la suivante à la découverte de ce document : tout en sachant que personnel et élus du CCAS feraient un bon usage de mes deniers, je préfère les réserver à des organismes type Secours Catholique ou Secours Populaire qui, eux, n’ont pas la ressource de voter des impôts. Si la commune veut augmenter sa dotation au CCAS, qu’elle assume ses responsabilités en nous taxant davantage plutôt qu’en faisant appel à notre générosité.

7 commentaires sur « Lecture critique d’Inf’Oloron n°5, le magazine municipal »

  1. Certains et certaines qui auront croisé notre premier magistrat à l’occasion de la Foire de Mai auront pu entendre le ton « geignard et pleurnichard » de ce dernier… Pour finir par entendre sur un ton boudeur « on a été élu pour prendre des décisions ». Ce qui en soit n’est pas faux ; mais on ne lui a jamais demandé d’être autocrate…

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    1. Bien sûr que les administrés attendent des élus qu’ils prennent des décisions ! Mais qui sont le fruit d’une réflexion, d’études, de concertation voire de négociation. Pas sûr, comme vous le dites, qu’il en soit ainsi chez nous dans bien des cas.

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      1. Voilà un sujet qui nous sépare !
        Je suis assez ébahi en ouvrant les pages d’info Oloron de trouver 4 pages relatives à l’exercice de la foi à Oloron.
        Suis je le seul?
        J’attend d’un magazine municipal qu’il m’informe sur la chose publique et non pas sur la religion qui appartient à la sphère privée .

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        1. Vous l’avez compris, ces deux pages ne me choquent pas. Dès lors que toutes les religions sont présentées de façon équitable. Car chacune d’entre elle a un rôle dans la cité.

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  2. J’ai lu dans cet Inf’Oloron qu’EOP avait une appli sur Android. Mais impossible de mettre la main dessus… Est-ce qu’elle n’est disponible que sur l’Apple Store ou est-ce que c’est moi qui ne sait pas chercher ?

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