Chronique locale oloronaise : les deux évènements marquants de la semaine


Retour d’oloronblog et de son rédacteur après une semaine de pause. Un rédacteur qui s’est efforcé de rester au courant des évènements locaux au travers d’une lecture quotidienne de la presse locale, de La République plus précisément (désolé, Sud-Ouest). Si l’on excepte les préparatifs de la Foire du 1er mai – mais comment qualifier d’actualité un évènement qui se reproduit tous les ans à la même époque depuis 7 siècles ? -, j’ai relevé deux articles marquants : celui consacré au devenir de la maternité et celui faisant le point sur l’avancement des études pour la création des carrières de Soeix et du Bager.

Le devenir de la maternité : dialogue de sourds ?

On commence à y voir un peu plus clair dans ce dossier. Enfin, quand j’écris « un peu plus clair », c’est aller bien vite en besogne. À l’issue de la lecture des deux articles publiés sur le sujet à deux jours d’intervalle, on peut observer que :

  • la communauté médicale oloronaise, rejointe en cela par les praticiens hospitaliers palois, reste sur la même position depuis le départ : on est confronté avant tout à un problème de démographie médicale (pas de relève chez les obstétriciens et manque d’anesthésistes). Les médecins jugent qu’il est illusoire de croire que la situation évoluera dans le bon sens d’ici 2017. Autant donc, selon eux, engager dès maintenant la transformation de la maternité en centre de périnatalité.
  • L’ARS (agence régionale de santé) a eu une position plus équivoque. Dans un premier temps, quand les médecins voient dans la démographie médicale le cœur d’un problème qui deviendra crucial d’ici 2017, l’ARS se place sur le seul plan de la sécurité pour répondre que, celle-ci n’étant pas menacée en 2016, il n’y a aucune raison d’envisager la fermeture de la maternité. Un dialogue de sourds
  • Il semble que l’ARS reconnaisse maintenant le bien-fondé des inquiétudes exprimées par les médecins. Et se donne 6 mois pour trouver des solutions, c’est-à-dire recruter obstétriciens et anesthésistes pour éviter le transfert de la maternité sur Pau. Que ne s’est-elle rendu plus tôt à l’évidence ! Et elle pense trouver aussi vite une réponse à une question qu’elle aurait dû se poser depuis des années ?

 

Sud-Ouest a souhaité recueillir l’avis de ses lecteurs sur le sujet. Si j’avais pu me compter au nombre de ceux-ci, j’aurais formulé une réponse en deux parties :

  • L’avis raisonnable : je n’ai aucune compétence qui me permette d’évaluer la situation. En quoi mon avis pourrait-il présenter quelque intérêt dans ces conditions ?
  • L’avis raisonné : en tant que citoyen, je ne puis croire que l’ARS puisse faire mine de s’intéresser seulement aujourd’hui à cette question de démographie médicale. Je pense que les dés sont jetés et qu’à très brève échéance nous aurons confirmation que la solution préconisée par les médecins était, malheureusement pour la maternité d’Oloron, la seule possible. Mais, au risque de me répéter, je rappelle qu’il s’agit là de l’avis d’un citoyen qui n’a pas toutes les billes en main pour se prononcer.

Les carrières de Soeix et du Bager : et l’Homme dans tout ça ?

 Dans le journal de jeudi, GC Conseil, la société qui projette d’exploiter des carrières du côté de Soeix et de la forêt du Bager, prolonge sa politique de communication. Pour nous annoncer que les études préalables se poursuivent et sont conduites dans les règles de l’art. Ce qui est bien le moins ! On n’en saura pas plus sur les surfaces dont l’exploitation est projetée, mais on apprend que faune et flore font l’objet de la plus grande attention et qu’il n’est pas question de les menacer.

J’en suis très heureux pour toutes les espèces concernées et citées dans l’article : le bouvreuil pivoine, la chouette de Tengmalm, l’euprocte des Pyrénées, la cicindèle germanique. Ou pour l’orme des montagnes. C’est très bien que botaniste et herpétologue se penchent sur leur cas. Mais n’y a-t-il pas un chaînon manquant dans cette liste des espèces à protéger ? Je veux parler de l’Homme. Qu’est-ce qui est prévu dans le cadre des études préalables pour mesurer les conséquences que pourrait avoir sur lui l’exploitation de ces carrières ? Car la biodiversité, c’est bien beau, mais il ne faudrait pas oublier l’une de ses composantes les plus importantes. Vite, Monsieur Costanzo, une réponse !

2 commentaires sur « Chronique locale oloronaise : les deux évènements marquants de la semaine »

  1. En tant que citoyen, je répondrais surtout qu’avec 214 naissances domiciliées sur le territoire de la Communauté de Communes du Pièmont en 2014, je ne comprends pas ce questionnement…

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  2. Bien heureux du retour de notre cher blogueur qui comme à son habitude pose une question des plus opportunes. Mr Costanzo ne pense pas à l’homme?… Que nenni, il pense à LUI, tout comme notre cher maire concernant ce même sujet…

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