Le blogueur : « militant de la politique » et non « militant politique »


Très flatté, un rien grisé même, le blogueur jeudi soir sur le coup de 23 heures 07. Il venait en effet de recevoir à titre personnel (cf @LoloroneyJoel dans la copie ci-contre) de la section Béarn d’un parti politique un communiqué de presse indiquant la position dudit parti sur le financement de la déviation d’Oloron. Et quand il considère la liste des destinataires de ce communiqué,Communiqué Debout la France il s’aperçoit qu’il est en bonne compagnie ; des journalistes, des hommes politiques (un conseiller régional, vice-président de la CCPO, un maire), un président d’association….

Ce parti a certes une audience nationale. Mais elle reste assez confidentielle, malgré le dynamisme dont font preuve ses militants locaux. Il s’agit de Debout la France, le parti créé par le souverainiste Frédéric Dupont-Aignan. Cela aurait-il été le parti socialiste, le parti communiste, le Modem ou le parti Les Républicains, le blogueur aurait eu la même réaction : il n’est le porte-voix d’aucune formation ni sensibilité politique. C’est le rôle de la presse de relayer ou pas ce type de communiqué.

Adepte du nomadisme électoral (parfois à gauche à l’exception des extrêmes, parfois à droite à l’exception des extrêmes, parfois même au centre), le blogueur n’est ni encarté, ni partisan. Il considère, peut-être à tort, que le militant politique, quel que soit son dévouement pour la cause qu’il défend… ou peut-être en raison de ce dévouement, est trop souvent obligé d’avaler des couleuvres et de taire son sentiment profond sur la politique de son parti. Très peu pour le blogueur qui tient à rester libre de dire ce qu’il pense.

En revanche, le blogueur se veut un militant de la politique. La politique dans son sens premier de « gestion de la cité ». À sa toute petite échelle, il cherche à faire en sorte que les citoyens soient mieux informés et s’intéressent davantage à l’action communale. Et qu’ils aillent jusqu’à vouloir s’y engager sans aucun parti pris, c’est-à-dire sans chercher avant tout à privilégier telle ou telle sensibilité politique au sens de sensibilité partisane… et quelques fois sectaire.

Tout ça pour dire, que le communiqué de Debout la France – section Béarn ne sera pas diffusé par le blogueur. Comme il n’est pas chien, il consentira tout de même à indiquer que ce parti considère à propos de la déviation d’Oloron que le département des Pyrénées-Atlantiques « doit maintenant prendre ses responsabilités pour éviter que ce projet vital ne capote ».

Information qui n’a rien à voir avec ce qui précède. Vendredi soir la séance plénière du Cesel consacrée au conseil municipal du 11 avril s’est déroulée à la mairie en l’absence du maire d’Oloron. Explication officielle : il était retenu par la réunion de la CCPO qui se tenait au même moment. Une interne à la CCPO m’a appris que le maire d’Oloron a effectivement assisté à cette réunion de la CCPO. Le temps de l’appel des membres présents. Il a ensuite quitté la séance avec Monsieur Dall’Acqua en prétextant qu’ils partaient rejoindre la réunion du Cesel. Monsieur Dall’Acqua y est bien arrivé. Mais le maire d’Oloron a dû se perdre en route car il n’a pas pointé le nez à la mairie.